

Défendons le maintien de deux CPE au collège Rosa Parks de Rennes


Défendons le maintien de deux CPE au collège Rosa Parks de Rennes
Le problème
En cette période difficile liée à l’épidémie de Covid-19, il faut aussi mettre à profit notre temps en confinement pour préserver, tant que possible, le tissu essentiel par lequel notre société tiendra le choc quand elle devra se remettre sur pied. Si rien n'est fait, le collège Rosa Parks perdra un poste de Conseiller Principal d'Éducation à la rentrée de septembre 2020. Restons alertes et visibles pour que la reprise soit moins douloureuse.
En 2019, le Département d'Ille-et-Vilaine a fermé l'ancien collège Malifeu et deuxième site de l’actuel collège Rosa Parks (Villejean, Rennes). L’effectif annoncé l’été dernier pour notre établissement classé en REP, bien qu’il corresponde à des critères de REP+, était d’un peu plus de 500 élèves. Pourtant, ce sont bien 550 élèves qui sont désormais regroupés sur le site restant (Montbarrot), sans extension de la surface au sol.
Les services académiques ont tout de même répondu à quelques attentes portées par les habitants, parents et professeurs mobilisés. Ils ont concédé une Vie Scolaire renforcée en postes d'ASEN (surveillants) et le maintien du second poste de CPE qui risquait de disparaître avec la fermeture du site Malifeu.
Après plusieurs mois de recul, cela s’est avéré indispensable. De nombreux conflits ont tant bien que mal été contenus, sans pouvoir éviter certains faits de violence à l’intérieur et à l’extérieur de l’établissement, plusieurs exclusions définitives d’élèves ni la souffrance de certains personnels. L’équipe de direction est aussi sur le terrain à toutes les ouvertures, fermetures, récréations et très souvent aux autres interclasses.
Malgré cet engagement de tous, les CPE sont en permanence sur le pont, prolongeant régulièrement leurs journées sur place au-delà de 19 h pour assurer leur travail de détection, de suivi et de résolution des difficultés en lien avec les multiples acteurs de la communauté éducative, professionnels et familles, et avec les partenaires extérieurs (services sociaux, éducateurs, médiateurs, Police, Justice…).
Comment aurions-nous fait avec un seul CPE ? Comment ferions-nous si un poste était supprimé ? Deux CPE, cela peut paraître confortable en comparaison des établissements qui n’en ont qu’un, voire qui n’en ont plus ! Par cette pétition, nous voulons aussi alerter sur cette pénurie qui fragilise la vie scolaire et le cadre éducatif à l’échelle du territoire, et qui finit par tirer la norme vers le bas.
Une étude publiée en 2017 par l’APRAS positionne le secteur (IRIS) très densément peuplé de la Dalle Kennedy, où vivent de nombreux élèves du collège, en première place rennaise pour la vulnérabilité des mineurs (deux jeunes concernés sur trois parmi les 11-17 ans). Face à ce contexte social où la sécurité des jeunes et leur accès à une égalité des chances sont menacés, la réponse ne peut être la suppression d’un poste de CPE.
Les professeurs, agents techniques et représentants des parents d’élèves, unanimes
Le problème
En cette période difficile liée à l’épidémie de Covid-19, il faut aussi mettre à profit notre temps en confinement pour préserver, tant que possible, le tissu essentiel par lequel notre société tiendra le choc quand elle devra se remettre sur pied. Si rien n'est fait, le collège Rosa Parks perdra un poste de Conseiller Principal d'Éducation à la rentrée de septembre 2020. Restons alertes et visibles pour que la reprise soit moins douloureuse.
En 2019, le Département d'Ille-et-Vilaine a fermé l'ancien collège Malifeu et deuxième site de l’actuel collège Rosa Parks (Villejean, Rennes). L’effectif annoncé l’été dernier pour notre établissement classé en REP, bien qu’il corresponde à des critères de REP+, était d’un peu plus de 500 élèves. Pourtant, ce sont bien 550 élèves qui sont désormais regroupés sur le site restant (Montbarrot), sans extension de la surface au sol.
Les services académiques ont tout de même répondu à quelques attentes portées par les habitants, parents et professeurs mobilisés. Ils ont concédé une Vie Scolaire renforcée en postes d'ASEN (surveillants) et le maintien du second poste de CPE qui risquait de disparaître avec la fermeture du site Malifeu.
Après plusieurs mois de recul, cela s’est avéré indispensable. De nombreux conflits ont tant bien que mal été contenus, sans pouvoir éviter certains faits de violence à l’intérieur et à l’extérieur de l’établissement, plusieurs exclusions définitives d’élèves ni la souffrance de certains personnels. L’équipe de direction est aussi sur le terrain à toutes les ouvertures, fermetures, récréations et très souvent aux autres interclasses.
Malgré cet engagement de tous, les CPE sont en permanence sur le pont, prolongeant régulièrement leurs journées sur place au-delà de 19 h pour assurer leur travail de détection, de suivi et de résolution des difficultés en lien avec les multiples acteurs de la communauté éducative, professionnels et familles, et avec les partenaires extérieurs (services sociaux, éducateurs, médiateurs, Police, Justice…).
Comment aurions-nous fait avec un seul CPE ? Comment ferions-nous si un poste était supprimé ? Deux CPE, cela peut paraître confortable en comparaison des établissements qui n’en ont qu’un, voire qui n’en ont plus ! Par cette pétition, nous voulons aussi alerter sur cette pénurie qui fragilise la vie scolaire et le cadre éducatif à l’échelle du territoire, et qui finit par tirer la norme vers le bas.
Une étude publiée en 2017 par l’APRAS positionne le secteur (IRIS) très densément peuplé de la Dalle Kennedy, où vivent de nombreux élèves du collège, en première place rennaise pour la vulnérabilité des mineurs (deux jeunes concernés sur trois parmi les 11-17 ans). Face à ce contexte social où la sécurité des jeunes et leur accès à une égalité des chances sont menacés, la réponse ne peut être la suppression d’un poste de CPE.
Les professeurs, agents techniques et représentants des parents d’élèves, unanimes
Pétition fermée
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Pétition lancée le 24 mars 2020