

S.O.S. Auxiliaires de vie en détresse
Le problème
Nous sommes des auxiliaires de vie, travailleuses du Centre Intercommunal d’Action Sociale. Travailleuses invisibles, mais essentielles de ce que l’on appelle les métiers du lien, nous avons, chevillé au corps, l’amour de notre métier, l’amour de toutes celles et de tous ceux à qui nous promulguons des soins, à qui nous faisons les toilettes, avec qui nous sommes parfois un des derniers liens avec la société.
Aujourd’hui, c’est un cri d’alerte que nous lançons, un véritable SOS. Aujourd’hui nous réclamons de la considération, aujourd’hui nous avons décidé de nous battre, collectivement, pour notre dignité et celle de nos bénéficiaires.
Actuellement, notre vie, c’est une amplitude horaire qui est régulièrement de 12 heures par jour, et qui oscille entre 50 et 60 heures par semaine. C’est un emploi du temps sans cesse chamboulé au grès des remplacements qu’il faut effectuer dans l’urgence, faute de personnels remplaçants. Ce sont des heures passées sur la route, et non prises en compte dès que le délai entre deux interventions dépasse 30 minutes. C’est un métier pénible, où les troubles musculosquelettiques sont légion, un métier du lien où l’on n’a plus le temps pour le lien, un métier où beaucoup d’entre nous enchainent les CDD et sont maintenues dans la précarité, un métier où le salaire moyen est de 900 euros net par mois, bien en dessous du seuil de pauvreté.
Nous avons pourtant été courageusement en première ligne durant la crise sanitaire, mais nous sommes les grandes oubliées du Ségur de la santé et des plans de relance promis par le président de la République.
Aujourd’hui, à travers cette pétition nous réclamons :
L’amélioration de nos conditions de travail et de son organisation.
Une véritable reconnaissance de notre utilité par la revalorisation de notre salaire et de nos indemnités et la prise en compte de toutes nos tâches dans notre temps de travail
La fin de la précarité de leur statut par une titularisation de toutes les auxiliaires de vie du CIAS
Parce que nous exerçons un métier essentiel féminin et qu’il s’agit d’une question essentielle d’égalité de traitement entre hommes et femmes,
Parce que nous voulons que soit enfin reconnue l’importance de tous les métiers du lien,
Parce que nous voulons que soient enfin prises en compte la pénibilité et la précarité de notre métier,
Parce que, tout simplement, nous réclamons le droit à la justice et à la dignité pour nous et nos bénéficiaires,
Nous vous demandons de nous soutenir !
Le collectif « SOS, auxiliaires de vie en détresse »

Le problème
Nous sommes des auxiliaires de vie, travailleuses du Centre Intercommunal d’Action Sociale. Travailleuses invisibles, mais essentielles de ce que l’on appelle les métiers du lien, nous avons, chevillé au corps, l’amour de notre métier, l’amour de toutes celles et de tous ceux à qui nous promulguons des soins, à qui nous faisons les toilettes, avec qui nous sommes parfois un des derniers liens avec la société.
Aujourd’hui, c’est un cri d’alerte que nous lançons, un véritable SOS. Aujourd’hui nous réclamons de la considération, aujourd’hui nous avons décidé de nous battre, collectivement, pour notre dignité et celle de nos bénéficiaires.
Actuellement, notre vie, c’est une amplitude horaire qui est régulièrement de 12 heures par jour, et qui oscille entre 50 et 60 heures par semaine. C’est un emploi du temps sans cesse chamboulé au grès des remplacements qu’il faut effectuer dans l’urgence, faute de personnels remplaçants. Ce sont des heures passées sur la route, et non prises en compte dès que le délai entre deux interventions dépasse 30 minutes. C’est un métier pénible, où les troubles musculosquelettiques sont légion, un métier du lien où l’on n’a plus le temps pour le lien, un métier où beaucoup d’entre nous enchainent les CDD et sont maintenues dans la précarité, un métier où le salaire moyen est de 900 euros net par mois, bien en dessous du seuil de pauvreté.
Nous avons pourtant été courageusement en première ligne durant la crise sanitaire, mais nous sommes les grandes oubliées du Ségur de la santé et des plans de relance promis par le président de la République.
Aujourd’hui, à travers cette pétition nous réclamons :
L’amélioration de nos conditions de travail et de son organisation.
Une véritable reconnaissance de notre utilité par la revalorisation de notre salaire et de nos indemnités et la prise en compte de toutes nos tâches dans notre temps de travail
La fin de la précarité de leur statut par une titularisation de toutes les auxiliaires de vie du CIAS
Parce que nous exerçons un métier essentiel féminin et qu’il s’agit d’une question essentielle d’égalité de traitement entre hommes et femmes,
Parce que nous voulons que soit enfin reconnue l’importance de tous les métiers du lien,
Parce que nous voulons que soient enfin prises en compte la pénibilité et la précarité de notre métier,
Parce que, tout simplement, nous réclamons le droit à la justice et à la dignité pour nous et nos bénéficiaires,
Nous vous demandons de nous soutenir !
Le collectif « SOS, auxiliaires de vie en détresse »

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Pétition lancée le 30 septembre 2021