Egalité pour tous​.​te​.​x​.​s concernant les modalités d'examens.

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 Suite à la publication de la vidéo du vice-recteur Giorgio Zanetti de l'UNIL posté le 01.04.2020, annonçant les nouvelles modalités d'examen pour le semestre, nous avons appris que les étudiant.e.x.s en propédeutique se verront comptabiliser leurs échecs contrairement au reste de la communauté estudiantine de l’UNIL.
 
Le rectorat n’a même pas pris la peine d’expliciter les arguments qui justifient cette décision.
 
Nous sommes face à une décision qui institutionnalise l’inégalité des chances de réussite universitaire entre différentes générations de propédeutiques.
 
L’année propédeutique est l’année d’adaptation au monde universitaire, à ses difficultés et à son rythme. Il s’agit de l’une des années les plus compliquées du cursus et de celle qui affiche le plus grand taux d’échec. La vulnérabilité des étudiant.e.x.s en première année est donc plus grande et nous ne comprenons pas ce régime d’exception défavorable.
 
Selon ces directives, alors que le pays est plongé dans l’une des crises sanitaires les plus graves de son histoire récente et que l’ensemble du processus académique se reconfigure… la situation des propédeutiques doit rester inchangée.
 
Nous ne comprenons pas non plus l’argument selon lequel il s’agirait « d’assurer la qualité de … » puisqu’un examen réussi, qu’il s’agisse de la première, de la deuxième ou de la troisième tentative est un apprentissage validé. Les connaissances sont acquises dans les trois cas.
 
Cette directive ignore aussi totalement les inégalités des chances socio-culturelles face à la réussite universitaire amplifiées par la crise sanitaire, nous pensons aux étudiant.e.x.s. qui :
 
-       gardent leurs frères et sœurs,
-       sont en train de vivre des situations compliquées, avec des proches en  thérapies intensives,
-       sont endeuillé.e.x.s,
-       disposent de moyens technologiques moins performants,
-       sont précaires sur le plan économique et doivent trouver de nouveaux moyens pour financer leurs études,
-       ont des parents faisant partie du corps médical et social,
-       vivent dans des logements très petits, dans lesquels il est bien plus difficile d’aménager un environnement de travail et de concentration adéquat,
-       sont neuro-atypiques,
-       sont mobilisées par l’état,
-       etc.
 
Nous sommes touxtes confronté.e.x.s à cette crise, pourquoi exercer une discrimination administrative sur une partie d’entre-nous ?

Nous exigeons un traitement égal pour touxtes les étudiant.e.x.s.