Des tests de Covid-19 pour tous !

Le problème

D'après les données officielles, 2500 kits de tests de dépistage du Covid-19 seraient disponibles en France par jour, ce qui n'est déjà pas suffisant pour tester le personnel soignant. Les témoignages de médecins et infirmièr.e.s à l'Hôpital nous apprennent qu'ils ne disposent pas des moyens de se faire eux-mêmes tester. Les médecins de ville ne peuvent tout simplement pas procéder à ces tests. 

Il n'y a, d'après les déclarations d'Édouard Philippe, aucune volonté politique de s'attaquer à ce problème. Il faut TRÈS URGEMMENT que cela change. 

Quelles conséquences ? Les tests disponibles sont réservés aux cas "graves" et à certaines "personnalités". Résultat : quand nous tombons malade, il est impossible de savoir si c'est d'une grippe, d'une pneumonie, ou du Coronavirus. Il en résulte que les statistiques sont faussées et les diagnostics flous. Il en résulte aussi que les professions au contact d'autrui peuvent être porteurs du virus et le transmettre largement. Il en résulte enfin qu'on ne sait toujours rien sur une possible réinfection. La Corée et l'Allemagne, pays qui semblent mieux que nous faire face à la pandémie, ont appliqué une politique exactement inverse en renforçant les diagnostics et en mettant l'accent sur la multiplication des tests.

A titre d'exemple, la Corée du Sud a mené une campagne de 274 500 tests, soit 0,5% de la population, pour 8 236 cas diagnostiqués selon Les Echos. Depuis quelques jours, le nombre de cas décroît dans le pays.
En comparaison, dans son dernier point épidémiologique, Santé publique France fait état d’un pic de seulement 2 351 tests, enregistré le 10 mars. 15 018 tests ont été menés en France depuis le 24 février pour 2 039 cas confirmés. Un peu moins de 1000 échantillons ont été analysés par jour. On est très très loin du compte...

Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) lui-même, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a appelé tous les pays dans le monde à intensifier les tests de dépistage de coronavirus comme meilleur moyen de ralentir la progression du Covid-19. Il s'agit d'une mesure de bon sens.

Nous appelons donc le gouvernement à cesser de négliger cet aspect essentiel de lutte contre la pandémie, et à mettre au plus vite à disposition du public des tests nombreux et efficaces.

 

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Anna BORRELLanceur de pétition
Cette pétition avait 108 160 signataires

Le problème

D'après les données officielles, 2500 kits de tests de dépistage du Covid-19 seraient disponibles en France par jour, ce qui n'est déjà pas suffisant pour tester le personnel soignant. Les témoignages de médecins et infirmièr.e.s à l'Hôpital nous apprennent qu'ils ne disposent pas des moyens de se faire eux-mêmes tester. Les médecins de ville ne peuvent tout simplement pas procéder à ces tests. 

Il n'y a, d'après les déclarations d'Édouard Philippe, aucune volonté politique de s'attaquer à ce problème. Il faut TRÈS URGEMMENT que cela change. 

Quelles conséquences ? Les tests disponibles sont réservés aux cas "graves" et à certaines "personnalités". Résultat : quand nous tombons malade, il est impossible de savoir si c'est d'une grippe, d'une pneumonie, ou du Coronavirus. Il en résulte que les statistiques sont faussées et les diagnostics flous. Il en résulte aussi que les professions au contact d'autrui peuvent être porteurs du virus et le transmettre largement. Il en résulte enfin qu'on ne sait toujours rien sur une possible réinfection. La Corée et l'Allemagne, pays qui semblent mieux que nous faire face à la pandémie, ont appliqué une politique exactement inverse en renforçant les diagnostics et en mettant l'accent sur la multiplication des tests.

A titre d'exemple, la Corée du Sud a mené une campagne de 274 500 tests, soit 0,5% de la population, pour 8 236 cas diagnostiqués selon Les Echos. Depuis quelques jours, le nombre de cas décroît dans le pays.
En comparaison, dans son dernier point épidémiologique, Santé publique France fait état d’un pic de seulement 2 351 tests, enregistré le 10 mars. 15 018 tests ont été menés en France depuis le 24 février pour 2 039 cas confirmés. Un peu moins de 1000 échantillons ont été analysés par jour. On est très très loin du compte...

Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) lui-même, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a appelé tous les pays dans le monde à intensifier les tests de dépistage de coronavirus comme meilleur moyen de ralentir la progression du Covid-19. Il s'agit d'une mesure de bon sens.

Nous appelons donc le gouvernement à cesser de négliger cet aspect essentiel de lutte contre la pandémie, et à mettre au plus vite à disposition du public des tests nombreux et efficaces.

 

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Anna BORRELLanceur de pétition

Les décisionnaires

Olivier Véran
Ministre des Solidarités et de la Santé
Répondu
Vous nous avez fait part de vos attentes concernant l’accès aux tests de dépistage du coronavirus. Ce virus invisible, et pourtant très contagieux, bouleverse nos vies. Je comprends votre inquiétude à l’idée que vous, vos proches, ou vos collègues puissiez le contracter et le transmettre sans même en être conscients. Je comprends ce besoin de savoir, de manière rapide et fiable, si vous êtes contaminés. Je tiens donc à vous exposer la manière dont nous avons utilisé, et surtout dont nous allons utiliser les tests, avec toujours le même objectif : empêcher la circulation du virus. Les tests ne guérissent pas : testés ou non, tous les patients atteints du covid-19 sont pris en charge dans les mêmes conditions, sur la base de leurs symptômes. Les tests sont un outil de prévention, permettant de briser les chaines de transmission du virus. Chaque cas confirmé par test nous permet d’identifier et de dépister toutes les personnes ayant été en contact avec la personne malade, afin qu’elles ne transmettent pas le virus à leur tour. Nous avons appliqué cette méthode dès la fin du mois de janvier, en testant tous les premiers cas et leurs entourages. Cela nous a permis de retarder l’épidémie sur notre territoire. L’épidémie s’étant accélérée, notre politique de dépistage s’est adaptée. Durant le confinement, nos contacts sont très limités. Nous testons les personnes susceptibles de propager rapidement le virus : les patients hospitalisés, les professionnels de santé symptomatiques, ou les résidents et personnels des établissements accueillant des publics fragiles tels que les EHPAD. A partir du 11 mai, le déconfinement commencera. Il s’agira de reprendre progressivement le cours de nos vies, sans faire reprendre brutalement la circulation du virus. Nous réaliserons pour cela un dépistage massif, de l’ordre de 700 000 tests par semaine. Dès les premiers symptômes, vous serez invités à vous faire tester. En cas de test positif, vous devrez vous isoler, et l’ensemble des personnes que vous pourriez avoir contaminées seront contactées et testées à leur tour. Pour chaque test positif, nous recommencerons. En somme, chaque test positif amènera des dizaines d’autres tests, et protègera des centaines d’autres personnes. Ce n’est qu’ainsi que nous briserons les chaînes de contamination. Rester chez soi était le premier acte citoyen du confinement. Se faire dépister et s’isoler seront ceux du déconfinement. Ce dépistage massif nécessitera des moyens colossaux. Ils sont prêts. Nous avons mobilisé tous les laboratoires d’analyse du territoire, qu’ils soient hospitaliers, publics, privés, vétérinaires, policiers ou gendarmes. Ils disposeront des équipements, du soutien et du personnel nécessaire, nous nous en assurons chaque jour. Avec une ordonnance, vous pourrez y effectuer un test dont le résultat sera disponible en quelques heures. Concrètement, vous n’aurez rien à payer : l’assurance maladie remboursera chacun des tests à 100%. Enrayer cette épidémie n’a pas de prix. Du gouvernement au technicien de laboratoire, chacun est mobilisé pour vous permettre d’être testés dès les premiers symptômes. Vous pouvez compter sur notre engagement, et nous savons pouvoir compter sur votre civisme. Aujourd’hui plus que jamais, les petits gestes font les grandes protections.
Emmanuel Macron
Président de la République française.
Edouard Philippe
Maire du Havre - Ancien Premier ministre
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Pétition lancée le 20 mars 2020