Ecrans, rendez nous les enfants !

590

Essayons d'atteindre les 1000 signatures !
Les pétitions comptant plus de 1 000 signataires ont 5 fois plus de chances d'aboutir !

Le problème

Sachant qu'une fois équipés de smartphones, les enfants de 8-12 ans passent, en moyenne, 4h50/jour sur les écrans récréatifs, puis 6h50/jour entre 13 et 18 ans, ce qui correspond à 1 à 2 temps pleins par semaine. Malgré le contrôle parental.

Sachant que le cerveau des enfants en développement, leur sommeil, leur travail, leur santé physique et mentale en sont grandement affectés (voir détails + bas et références). 

Sachant aussi que la majorité des enfants/ados aimeraient abandonner tiktok si les autres le faisaient, montrant ainsi qu'ils sont pris malgré eux dans une spirale. 

Des milliers de groupes de parents dans le monde ont décidé de les aider, et de stopper cette épidémie invisible en s'engageant à NE PAS équiper leurs enfants de téléphones connectés à internet avant qu'ils n'aient la maturité nécessaire pour en faire usage sans risque. 

En France, la majorité numérique est à 15 ans.

Un groupe de parents issu de la FCPE vous propose de faire corps et de vous associer à l'initiative française de repousser l'âge du premier smartphone à l'entrée au lycée :

-en vous engageant ici au niveau national

-en signant cette pétition locale pour être visible auprès des institutions

-en vous informant (références clickables en bas de page)

Si nous sommes nombreux, les enfants ne seront pas isolés.

TOUS ENSEMBLE, nous pouvons changer la norme sociale pour que nos enfants retrouvent le temps de jouer dehors, d'être ensemble, de rêver, de s'ennuyer, de lire, de dormir, et que les parents puissent de nouveau parler d'autre chose avec eux que de temps d'écran ! 

Une dernière chose: ce n'est pas une décision facile car la demande est forte. Et pour cause... voici un extrait du préambule du rapport de la commission d'experts "écrans et enfants" demandé par le gouvernement (dans laquelle siégeaient aussi des industriels) (1) : « La Commission a été bousculée par les constats qu’elle a eus à faire sur les stratégies de captation de l’attention des enfants, où tous les biais cognitifs sont utilisés pour enfermer les enfants sur leurs écrans, les contrôler, les réengager, les monétiser (...) Préempter ce nouveau marché, dans lequel nos enfants sont devenus la marchandise, est le nouvel axe de développement de quelques sociétés du numérique. Nous voulons leur dire que nous les avons vues et que nous ne pouvons les laisser faire (...) la Commission a acquis la conviction qu’elle devait assumer un discours de vérité pour décrire la réalité de l’hyper connexion subie des enfants et des conséquences pour leur santé, leur développement, leur avenir, pour notre avenir aussi… Celui de notre société, celui de notre civilisation (...)»

En bref, sous couvert de "progrès", ce qui progresse réellement quand on équipe nos enfants de smartphones, c'est le temps qu'ils passent sur les écrans/réseaux et les bénéfices directement associés pour les industries du numérique (revenus publicitaires de tiktok: 20 milliards de dollars/an). Pour les enfants, ce qui progresse de façon rapide et alarmante ce sont les problèmes de santé physique et mentale (voir + bas), et ils sont trop jeunes pour s'en rendre compte.

>>> Besoin de + de détails ? <<<

(références entre parenthèses et clickables en bas du texte)

1 - Pourquoi cet engagement ?

Le smartphone expose les enfants : 

  • À du contenu non adapté : contenu violent (1), contenu pornographique (l’âge moyen de premier visionnage d’images pornographiques est passé de 14 ans en 2017 à 10 ans en 2024, 30 % des mineurs visitent des sites pornographiques tous les mois (7), lesquels sont façonnés pour qu'ils deviennent dépendants (7), contenus violents ou pornographiques maintenant modifiés pour mettre la tête des camarades par IA (8-9), etc.
  • À la sédentarité et au manque de sommeil (en moyenne 6h45 – souvent égal ou moindre que le temps d’écran) ce qui constitue un problème de santé publique puisque les deux sont en cause dans le développement de nombreuses maladies (1).
  • À une altération les capacités attentionnelles allant jusqu’à l’impossibilité de stabiliser son attention (1).
  • À une altération du circuit de la récompense avec habituation des enfants à une récompense immédiate sans effort (1).
  • À une altération du lien social notamment à cause des algorithmes de flux addictifs destinés à capter leur attention et à les rendre dépendant (10-11), , à cause du nombre croissant d’enfants qui nouent des relations amicales et/ou amoureuses avec des robots d’intelligence artificielle (« chatbots », applications CharacterAI, Replika) (9), à cause du déplacement de la norme sociale vers une insensibilisation à la violence et à la promotion d’une sexualité violente (1), etc.
  • À une altération du sens critique à cause de la viralité des fake news, de leur maintien dans une bulle algorithmique qui ne les contredit jamais, de l’amplification des stéréotypes, etc. (1, 9)
  • À des problèmes de santé mentale : pour exemple, les enfants fréquentant les réseaux sociaux ont 2,5 fois + de chances de développer des troubles du comportement alimentaire comme l’anorexie et la boulimie (12) (2ème cause de mortalité prématurée chez les 15-24 ans), un adolescent sur 4 est confronté au harcèlement sur les réseaux sociaux (1, 4-5), etc.

Pour ces raisons, la majorité numérique est, depuis juillet 2023, de 15 ans afin que les enfants aient le temps et la maturité d’acquérir les compétences nécessaires qui sont : Évaluer la qualité des sites / Vérifier les sources / Trier, croiser les informations / Sélectionner les contenus pertinents - compétences pour réseaux sociaux = Gérer son intimité et sa vie privée / Exercer  ses droits et ses devoirs / Anticiper les conséquences des actes posés / Suspendre la réaction (likes, partages et autres posts doivent être réfléchis) / Interpréter et contextualiser l’image et le message qui l’accompagne / Connaitre les stratégies de captation de l’attention / Se tourner vers des personnes adultes de confiance en cas de problème (images choquantes, harcèlement…) / S’arrêter et passer à une autre activité

Comme on ne laisserait pas un enfant seul dans les rues de Paris ou de New York à 22h afin d’éviter qu’il entre dans des endroits non adaptés ou qu’il rencontre des personnes mal-intentionnées, on ne laisse pas un enfant seul avec un appareil connecté où les mêmes dangers existent.

Par ailleurs, vu le temps consacré au smartphone (entre 4h50 et 6h50/ jour), il empêche les enfants de consacrer du temps aux autres activités qui sont, elles, nécessaires à leur développement :

  • Lire : au collège, le temps consacré à la lecture représente 3% du temps consacré aux écrans
  • S’exprimer à l’oral, écouter, évaluer la communication non verbale de l’autre, ses émotions…
  • Développer les compétences sociales nécessaires aux relations humaines
  • Passer du temps dehors, dans la nature
  • Passer du temps à jouer
  • Passer du temps à s'ennuyer et à faire travailler son imaginaire, questionner le monde
  • L'immédiateté inhérente aux smartphones va à l'encontre du temps long bâtisseur des apprentissages.
  • Echanger avec leur entourage, apprendre à se forger une opinion sur les sujets d’actualité
  • Dormir ou de se reposer :  toujours connectés, les enfants et adolescents n’ont jamais autant réduit leur temps de sommeil (en moyenne 6h45 – souvent égal ou moindre que le temps d’écran

2 - Pourquoi une forme de pacte, à l'échelle locale, pour cet engagement?

Parce que le smartphone d’un enfant :

  • Engage les enfants des autres à en avoir un sous peine d’isolement social: « Je suis le seul à ne pas en avoir, les autres échangent, et je ne sais pas ce qu’ils se disent … !»
  • Expose les enfants des autres aux contenus inadaptés cités plus haut
  • Permet l’existence de boucles virales de harcèlement qui n’existeraient pas si des enfants si jeunes n’étaient pas équipés
  • Incite l’existence de contenus pédagogiques et des devoirs par le biais d’applications rendant la vie des collégiens sans smartphone/ tablette compliquée

 
Sources (liens "clickable"):

  1. Rapport gouvernemental "à la recherche du temps perdu" - 2024 ​/ Notes de lectures (plus court !)
  2. Rapport gouvernemental "bien être et santé des jeunes" – 2016
  3. Rapport Kid’s Right sur lien entre usage addictif et compulsif des réseaux sociaux et détérioration alarmante de la santé mentale des jeunes – Juin 2025 ​/ Comment les médias sociaux participent au développement de troubles alimentaires – The Conversation – 2021 
  4. Etude "EnClass" par Santé publique France - 2024
  5. Etude "Enabee" par Santé publique France (santé mentale 6-11 ans) – 2023
  6. Rapport Amnesty International sur Tiktok "poussés vers les ténèbres" – 2023​ /Tiktok manipule les ados et les met en danger – The conversation – 2024
  7. J'ai l'impression d'être prisonnier" : une association lutte contre le risque d'addiction des jeunes aux sites pornos, France Inter 2025​ / Haut conseil à l’Egalite : Rapport sur la pedo-pornocriminalité 2023 
  8. Deepfakes et IA: comment protéger vos enfants - Académie de Toulouse ​/ Rapport de la fondation de l’enfance sur IA générative et pédocriminalité 2025
  9. Systèmes d’intelligence artificielle générative : Enjeux Ethiques par le Comité National Pilote d’éthique du numérique (sous l’égide du comité consultatif national d’éthique)
  10. Rapport "votre attention s'il vous plait - quels leviers face à l'économie de l'attention" du conseil national du numérique – 2022
  11. Toxic data, comment les réseaux sociaux manipulent nos opinions : David Chavalarias, directeur de recherche au CNRS – 2024
  12. L’utilisation intensive des réseaux sociaux favoriserait les troubles alimentaires – Fédération Française d’Anorexie et de Boulimie - 2025
avatar of the starter
P3 FCPELanceur de pétition

Voix de signataires

Mises à jour sur la pétition