Démission de Michaël Langlois de la faculté de théologie de Strasbourg !


Démission de Michaël Langlois de la faculté de théologie de Strasbourg !
Le problème
Le mercredi 5 juin 2024, Médiapart et Rue89 publient un article annonçant la réintégration de Michaël Langlois, professeur de théologie protestante à l’Université de Strasbourg pour cette rentrée.
Un professeur accusé DE VIOLENCES SEXUELLES À l’UNISTRA
Celui-ci avait fait l’objet de deux dépôts de plainte, l’un pour viol, l’autre pour violences psychologiques et harcèlement moral. S’ajoutent à cela près d’une vingtaine de témoignages d’étudiantes l’accusant d’avoir tenu des propos et comportements sexistes et déplacés à leur encontre de 2009 à 2019.
Après plus d’un an d’attente pour le CLASCHES (Comité anti-sexiste de lutte contre le harcèlement sexuel dans l’enseignement supérieur), qui avait lancé l’alerte en décembre 2021 à la suite de témoignages d’étudiantes et d’anciennes étudiantes, la section disciplinaire de l’Unistra avait pris la décision le 18 août 2023 d’interdire Michaël Langlois d’enseigner pendant trois ans et de suspendre son salaire. Son comportement sexiste et déplacé auprès des étudiantes portait atteinte au bon déroulement de leurs études et les mettait directement en danger.
Le CNESER réintègre l’enseignant
Cependant, le CNESER statue pour la réintégration de Michaël Langlois, malgré tous les témoignages l’accablant. Pourquoi cette décision ? Parce que le service juridique de l’Université de Strasbourg aurait ajouté des témoignages au dossier 8 jours avant le conseil, au lieu du délai minimum légal de dix jours. Or, les témoignages ajoutés par le service juridique de l’Unistra n’apportaient aucun élément nouveau au dossier, autrement dit ces témoignages n’impactaient en rien la défense de Michaël Langlois. Il est dangereux et déplorable qu’un tel homme puisse enseigner à l’Université de Strasbourg, alors que tout l’accable et rien ne le blanchit !
Une réintégration dangereuse et pas anodine !
Nous pensons que cette réintégration n’est pas anodine et s’inscrit dans l’inaction totale de la présidence de l’Université en matière de violences sexistes et sexuelles. Pour que les voix des victimes de Michaël Langlois soient entendues par l’Université, il aura fallu pas moins de vingt-trois mois ! Pire : si leurs voix ont été entendues, c’est uniquement parce que la presse s’était saisie de l’affaire et allait entacher l’image de l’Unistra. Un tel manquement de la part de l’Université est inadmissible et remet en cause la sécurité des étudiant-es ! Nous exigeons la mise en place d’une cellule VSS effective et efficace, prenant réellement en compte la parole des victimes, dès la rentrée prochaine, ainsi que l’exclusion, sinon la démission, de Michaël Langlois !
MOBILISONS-NOUS pour le renvoi ou la démission de Michaël Langlois !
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Le problème
Le mercredi 5 juin 2024, Médiapart et Rue89 publient un article annonçant la réintégration de Michaël Langlois, professeur de théologie protestante à l’Université de Strasbourg pour cette rentrée.
Un professeur accusé DE VIOLENCES SEXUELLES À l’UNISTRA
Celui-ci avait fait l’objet de deux dépôts de plainte, l’un pour viol, l’autre pour violences psychologiques et harcèlement moral. S’ajoutent à cela près d’une vingtaine de témoignages d’étudiantes l’accusant d’avoir tenu des propos et comportements sexistes et déplacés à leur encontre de 2009 à 2019.
Après plus d’un an d’attente pour le CLASCHES (Comité anti-sexiste de lutte contre le harcèlement sexuel dans l’enseignement supérieur), qui avait lancé l’alerte en décembre 2021 à la suite de témoignages d’étudiantes et d’anciennes étudiantes, la section disciplinaire de l’Unistra avait pris la décision le 18 août 2023 d’interdire Michaël Langlois d’enseigner pendant trois ans et de suspendre son salaire. Son comportement sexiste et déplacé auprès des étudiantes portait atteinte au bon déroulement de leurs études et les mettait directement en danger.
Le CNESER réintègre l’enseignant
Cependant, le CNESER statue pour la réintégration de Michaël Langlois, malgré tous les témoignages l’accablant. Pourquoi cette décision ? Parce que le service juridique de l’Université de Strasbourg aurait ajouté des témoignages au dossier 8 jours avant le conseil, au lieu du délai minimum légal de dix jours. Or, les témoignages ajoutés par le service juridique de l’Unistra n’apportaient aucun élément nouveau au dossier, autrement dit ces témoignages n’impactaient en rien la défense de Michaël Langlois. Il est dangereux et déplorable qu’un tel homme puisse enseigner à l’Université de Strasbourg, alors que tout l’accable et rien ne le blanchit !
Une réintégration dangereuse et pas anodine !
Nous pensons que cette réintégration n’est pas anodine et s’inscrit dans l’inaction totale de la présidence de l’Université en matière de violences sexistes et sexuelles. Pour que les voix des victimes de Michaël Langlois soient entendues par l’Université, il aura fallu pas moins de vingt-trois mois ! Pire : si leurs voix ont été entendues, c’est uniquement parce que la presse s’était saisie de l’affaire et allait entacher l’image de l’Unistra. Un tel manquement de la part de l’Université est inadmissible et remet en cause la sécurité des étudiant-es ! Nous exigeons la mise en place d’une cellule VSS effective et efficace, prenant réellement en compte la parole des victimes, dès la rentrée prochaine, ainsi que l’exclusion, sinon la démission, de Michaël Langlois !
MOBILISONS-NOUS pour le renvoi ou la démission de Michaël Langlois !
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Pétition lancée le 15 septembre 2024