

Vers une interdiction de rouler... Les ZFE se mettent en place. Mobilisons nous !


Vers une interdiction de rouler... Les ZFE se mettent en place. Mobilisons nous !
Le problème
Pour refuser les projets de ZFE (Zone de Faible Emission) en plein milieu d'une crise totalement inédite et pour laisser les véhicules anciens circuler...
Il est décidé d'interdire à certains véhicules de rouler au 1er Janvier prochain. L’accès leurs sera désormais interdit sur des axes de circulation principaux et nationaux ( Autoroutes , voies rapides ou nationales), en annexant ces axes à des ZFE (Zones de Faibles Emissions). C'est une atteinte sérieuse à la liberté de libre circulation, qui est de nature à rendre à terme impossible certains déplacements pour une catégorie de véhicules et donc pour certaines personnes (retraités avec petites pensions, petits salaires, personnes en réinsertion etc...). Les personnes les plus fragiles économiquement.
Le projet d’interdire la circulation de véhicules sur toute ou partie de ces axes principaux comme l’A7 pour l’agglomération Lyonnaise ou l’A25 pour la métrople Lilloise 24h/24 et 7j/7 sera de facto vecteur d’exclusion.
En laissant faire aujourd’hui une telle limitation, certains trajets deviendront à terme impossible avec certains véhicules et donc leurs possibilités de déplacements seront ainsi gravement amputées.
Cela revient donc à obliger les personnes au pouvoir d’achat le plus faible à changer de véhicule, et par voie de conséquences, avoir un budget automobile qui augmentera de façon très significative.
Il semble également évident que s’endetter encore plus sera leur seule solution.
Or, dans une période aussi incertaine avec le risque de crise profonde qui plane, la priorité politique doit elle alourdir une fois de plus ce poste déjà pesant ?
Et alors que la Voix Du Nord titre en gros et en première page sur son édition du 7 octobre 2020 : RSA : le nombre de demandeurs explose, il semble totalement décalé que parallèlement, certains travaillent sur des mesures extrêmement discriminatoires et déconnectées de la réalité et des préoccupations d’un grand nombre de nos concitoyens. En pleine crise sanitaire, bien que nous ignorons toutes les conséquences qui vont en découler (casse sociale, exclusions, coûts et financements que cette crise va engendrer par les impôts et taxes) ; la mise en place des ZFE avance inéluctablement et insidieusement !
Pourtant, le désastre écologique que nous vivons actuellement n’est-il pas une conséquence d’une sur-consommation de biens ? Faire le choix de garder en état de marche des objets pouvant encore être utilisés n’est-il pas un choix écologique et responsable ? Est-il cohérent dans ce cas de forcer le consommateur à devoir se débarrasser d’objets qui n’ont plus d’autre impact écologique que celui, résiduel, liés à leurs utilisations ?
Quel est l’impact carbone nécessaire pour détruire et recycler ces anciens véhicules encore en état ? Quel est l’impact carbone pour extraire, transporter, puis transformer des matières premières nécessaires pour fabriquer un véhicule neuf ? En tous cas, largement supérieur à l’impact résiduel de l’usage des véhicules déjà sur les routes ! Par ailleurs, sait-on recycler électrique ?
Je tiens quand même à souligner et attirer l’attention sur une simple constatation : un Porsche Cayenne Turbo S ou une Bugatti Chiron, avec leurs énormes moteurs et leurs consommations stratosphérique resteront elles, autorisées à circuler ; hormis les taxes perçues lors des immatriculations pour ces véhicules pourtant peu écologiques, ces grosses cylindrées seraient-elles intrinsèquement plus vertueuses qu’une petite citadine populaire de 1996 ? J’en doute.
C’est donc pénaliser toute une frange de la population : celle des possesseurs de véhicules anciens ; qui, de toutes évidences, ont un véhicule qui correspond à un besoins et a un budget, roulent peu ou de façons modérée ; véhicules de toutes façons amenés à naturellement disparaître pour des raisons évidentes… Et qui ne représente désormais plus que 4 % du parc automobile Français pour les véhicules mis en circulation avant 1997, (et donc non éligible à Crit’Air…) Les voitures de collections étant incluses dans ce chiffre mais également concernées par ce projet.
Il est à noter que ce parc automobile d’avant 1997 est plus élevé dans les départements ruraux. (8,2 % dans la Creuse contre 2,7 % dans le Nord).
Contraindre leur remplacement revient à pénaliser les personnes qui auront pris soin de leur matériel et alors même que ces véhicules respectent toutes les obligations et normes en vigueur (Assurances, entretiens, contrôles techniques pourtant bien plus stricts ) !
En ce qui concerne la sécurité routière; les statistiques des compagnies d’assurances démontrent que les voitures plus anciennes sont moins impliquées dans les accidents… Les cotisations d’assurances plus faibles l’attestent. En effet, un propriétaire de voiture ancienne aura tendance à être plus vigilent car moins tributaire des éléments de sécurités ou écrans embarqués …
Enfin, est-il raisonnable d’empêcher un propriétaire de véhicule de collection de sortir sa voiture pour une sortie au restaurant le soir ? Ou plus grave, de rendre impossible le déplacement d’une personne parce que sa voiture n’a pas de vignette adaptée ? On en revient à la discrimination et à l’exclusion.
En conclusion, en ce qui concerne l’argument écologique, il est évident qu’il s’agit d’un faux problème… Carlos Tavares s’en est d’ailleurs inquiété, non pas en tant que constructeur mais en tant que citoyen ! Il espère simplement que les directives imposées, ne nous conduisent pas à un désastre écologique pire que celui du diesel...
Enfin que des ZFE voient le jours dans certaines grosses agglomérations reste un choix de politique locale dicté par Bruxelles ( même si pour Lille et Lyon à peine 2 % du parc est concerné), mais interdire la circulation à ces véhicules en transit sur la partie des axes principaux nationaux (autoroutes, voies expresses, nationales) n’est pas acceptable car :
- Cela reste et restera une circulation très marginale vouée à disparaître naturellement .
- Si des solutions alternatives peuvent être proposées pour les déplacements locaux dans les grosses métropoles, les solutions alternatives deviennent impossible pour la circulation de passage.
- Ce sera de ce fait exclure toute une frange de la population en rendant impossibles certains déplacements ; de nombreuses personnes seront dès lors prisonnières de leur périmètre de vie en zones rurales.
- C’est fragiliser économiquement encore plus toute une partie de la population ; salariés, petits retraités et autres...
- C’est faire subir à des administrés qui ne dépendent pourtant pas d’une juridiction, des contraintes adaptées à des citadins résidant dans les grosses agglomérations mais totalement surréalistes pour les personnes vivant en dehors de ces grosses villes ; ce qui ne pourra que renforcer cette incompréhension grandissante. Ces ressentiments de ceux qui habitent les zones rurales, envers les élites vivant dans de grandes métropoles.
C’est pourquoi, il convient de refuser catégoriquement la limitation d’axes principaux aux seuls véhicules avec les vignettes pour le moment acceptées et de décaler la mise en place des ZFE. Ce n'est pas en pleine période de crise Covid qu'il convient de changer les règles pour mettre en place ces zones qui auront de lourdes conséquences pour beaucoup de monde...
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Le problème
Pour refuser les projets de ZFE (Zone de Faible Emission) en plein milieu d'une crise totalement inédite et pour laisser les véhicules anciens circuler...
Il est décidé d'interdire à certains véhicules de rouler au 1er Janvier prochain. L’accès leurs sera désormais interdit sur des axes de circulation principaux et nationaux ( Autoroutes , voies rapides ou nationales), en annexant ces axes à des ZFE (Zones de Faibles Emissions). C'est une atteinte sérieuse à la liberté de libre circulation, qui est de nature à rendre à terme impossible certains déplacements pour une catégorie de véhicules et donc pour certaines personnes (retraités avec petites pensions, petits salaires, personnes en réinsertion etc...). Les personnes les plus fragiles économiquement.
Le projet d’interdire la circulation de véhicules sur toute ou partie de ces axes principaux comme l’A7 pour l’agglomération Lyonnaise ou l’A25 pour la métrople Lilloise 24h/24 et 7j/7 sera de facto vecteur d’exclusion.
En laissant faire aujourd’hui une telle limitation, certains trajets deviendront à terme impossible avec certains véhicules et donc leurs possibilités de déplacements seront ainsi gravement amputées.
Cela revient donc à obliger les personnes au pouvoir d’achat le plus faible à changer de véhicule, et par voie de conséquences, avoir un budget automobile qui augmentera de façon très significative.
Il semble également évident que s’endetter encore plus sera leur seule solution.
Or, dans une période aussi incertaine avec le risque de crise profonde qui plane, la priorité politique doit elle alourdir une fois de plus ce poste déjà pesant ?
Et alors que la Voix Du Nord titre en gros et en première page sur son édition du 7 octobre 2020 : RSA : le nombre de demandeurs explose, il semble totalement décalé que parallèlement, certains travaillent sur des mesures extrêmement discriminatoires et déconnectées de la réalité et des préoccupations d’un grand nombre de nos concitoyens. En pleine crise sanitaire, bien que nous ignorons toutes les conséquences qui vont en découler (casse sociale, exclusions, coûts et financements que cette crise va engendrer par les impôts et taxes) ; la mise en place des ZFE avance inéluctablement et insidieusement !
Pourtant, le désastre écologique que nous vivons actuellement n’est-il pas une conséquence d’une sur-consommation de biens ? Faire le choix de garder en état de marche des objets pouvant encore être utilisés n’est-il pas un choix écologique et responsable ? Est-il cohérent dans ce cas de forcer le consommateur à devoir se débarrasser d’objets qui n’ont plus d’autre impact écologique que celui, résiduel, liés à leurs utilisations ?
Quel est l’impact carbone nécessaire pour détruire et recycler ces anciens véhicules encore en état ? Quel est l’impact carbone pour extraire, transporter, puis transformer des matières premières nécessaires pour fabriquer un véhicule neuf ? En tous cas, largement supérieur à l’impact résiduel de l’usage des véhicules déjà sur les routes ! Par ailleurs, sait-on recycler électrique ?
Je tiens quand même à souligner et attirer l’attention sur une simple constatation : un Porsche Cayenne Turbo S ou une Bugatti Chiron, avec leurs énormes moteurs et leurs consommations stratosphérique resteront elles, autorisées à circuler ; hormis les taxes perçues lors des immatriculations pour ces véhicules pourtant peu écologiques, ces grosses cylindrées seraient-elles intrinsèquement plus vertueuses qu’une petite citadine populaire de 1996 ? J’en doute.
C’est donc pénaliser toute une frange de la population : celle des possesseurs de véhicules anciens ; qui, de toutes évidences, ont un véhicule qui correspond à un besoins et a un budget, roulent peu ou de façons modérée ; véhicules de toutes façons amenés à naturellement disparaître pour des raisons évidentes… Et qui ne représente désormais plus que 4 % du parc automobile Français pour les véhicules mis en circulation avant 1997, (et donc non éligible à Crit’Air…) Les voitures de collections étant incluses dans ce chiffre mais également concernées par ce projet.
Il est à noter que ce parc automobile d’avant 1997 est plus élevé dans les départements ruraux. (8,2 % dans la Creuse contre 2,7 % dans le Nord).
Contraindre leur remplacement revient à pénaliser les personnes qui auront pris soin de leur matériel et alors même que ces véhicules respectent toutes les obligations et normes en vigueur (Assurances, entretiens, contrôles techniques pourtant bien plus stricts ) !
En ce qui concerne la sécurité routière; les statistiques des compagnies d’assurances démontrent que les voitures plus anciennes sont moins impliquées dans les accidents… Les cotisations d’assurances plus faibles l’attestent. En effet, un propriétaire de voiture ancienne aura tendance à être plus vigilent car moins tributaire des éléments de sécurités ou écrans embarqués …
Enfin, est-il raisonnable d’empêcher un propriétaire de véhicule de collection de sortir sa voiture pour une sortie au restaurant le soir ? Ou plus grave, de rendre impossible le déplacement d’une personne parce que sa voiture n’a pas de vignette adaptée ? On en revient à la discrimination et à l’exclusion.
En conclusion, en ce qui concerne l’argument écologique, il est évident qu’il s’agit d’un faux problème… Carlos Tavares s’en est d’ailleurs inquiété, non pas en tant que constructeur mais en tant que citoyen ! Il espère simplement que les directives imposées, ne nous conduisent pas à un désastre écologique pire que celui du diesel...
Enfin que des ZFE voient le jours dans certaines grosses agglomérations reste un choix de politique locale dicté par Bruxelles ( même si pour Lille et Lyon à peine 2 % du parc est concerné), mais interdire la circulation à ces véhicules en transit sur la partie des axes principaux nationaux (autoroutes, voies expresses, nationales) n’est pas acceptable car :
- Cela reste et restera une circulation très marginale vouée à disparaître naturellement .
- Si des solutions alternatives peuvent être proposées pour les déplacements locaux dans les grosses métropoles, les solutions alternatives deviennent impossible pour la circulation de passage.
- Ce sera de ce fait exclure toute une frange de la population en rendant impossibles certains déplacements ; de nombreuses personnes seront dès lors prisonnières de leur périmètre de vie en zones rurales.
- C’est fragiliser économiquement encore plus toute une partie de la population ; salariés, petits retraités et autres...
- C’est faire subir à des administrés qui ne dépendent pourtant pas d’une juridiction, des contraintes adaptées à des citadins résidant dans les grosses agglomérations mais totalement surréalistes pour les personnes vivant en dehors de ces grosses villes ; ce qui ne pourra que renforcer cette incompréhension grandissante. Ces ressentiments de ceux qui habitent les zones rurales, envers les élites vivant dans de grandes métropoles.
C’est pourquoi, il convient de refuser catégoriquement la limitation d’axes principaux aux seuls véhicules avec les vignettes pour le moment acceptées et de décaler la mise en place des ZFE. Ce n'est pas en pleine période de crise Covid qu'il convient de changer les règles pour mettre en place ces zones qui auront de lourdes conséquences pour beaucoup de monde...
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Les décisionnaires
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Pétition lancée le 23 octobre 2020