DNCB : pour une réponse juste, humaine et adaptée à nos territoires de montagne

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Le problème

DNCB : pour une réponse juste, humaine et adaptée à nos territoires de montagne


Demandons à l’État français et à l’Union européenne de revoir les protocoles d’abattage systématique et d’adopter une stratégie plus nuancée, respectueuse des spécificités de nos territoires.

Dans le cadre de son classement en catégorie A (UE 2018/1882), la Dermatose Nodulaire Contagieuse Bovine déclenche l’application du règlement européen 2020/687.
Ce texte prévoit l’abattage des animaux infectés, mais autorise aussi les États membres à proposer une approche différenciée — à condition qu’ils la défendent à Bruxelles (art. 12).


La France a choisi d’appliquer une version stricte de ce protocole, incluant l’abattage de tous les bovins d’un troupeau infecté, y compris les animaux sains.


Mais ce classement est aujourd’hui remis en question par de nombreux vétérinaires, éleveurs et citoyens, qui alertent sur sa disproportion face à la réalité sanitaire de terrain.

(La DNCB est classée en catégorie A par l'Union Européenne UE 2018/1882 publié au journal officiel de l'Union Européenne)

(article 12 du règlement UE 2020/687 publié au journal officiel de l'Union Européenne)


Mais au-delà de la réponse sanitaire, c’est tout un écosystème agricole, humain et culturel qui vacille.


Dans les montagnes de Savoie, Haute‑Savoie et Isère, les vaches Tarine et Abondance ne sont pas de simples unités de production.


Elles incarnent un patrimoine vivant : elles façonnent les paysages, permettent une agriculture durable en altitude, et donnent naissance à des fromages d’exception (Beaufort, Reblochon, Tomme, Abondance…) — piliers de notre identité et de notre économie locale.


Ces élevages sont familiaux, enracinés, parfois multigénérationnels.
Ils ne sont pas remplaçables par une production standardisée ou industrielle.
Chaque troupeau représente des années de sélection, d'attachement, de transmission.

Mais nous interrogeons la proportionnalité de la réponse actuelle, choisie par la France dans le cadre du classement en catégorie A, au regard :

  • de la faible mortalité de la DNCB,

 

  • de la possibilité de contrôle par la biosécurité, la vaccination et la surveillance,

 

  • et des dégâts irréversibles causés à des élevages enracinés, à notre patrimoine vivant et à notre souveraineté alimentaire.

Il est temps d’ouvrir un débat scientifique, politique et citoyen sur la pertinence de ce classement.


  Ce que nous demandons :

Une révision du classement européen (catégorie A), ou a minima l’application d’une gestion différenciée, déjà prévue par l’article 12 du règlement 2020/687, pour permettre une réponse sanitaire plus juste et adaptée, incluant :

 

• la vaccination préventive dans les zones à risque,


• le renforcement de la biosécurité et la lutte contre les insectes vecteurs,


• des mesures de quarantaine ciblées,


• une surveillance active des foyers, fondée sur l’écoute du terrain.


  Un accompagnement humain et vétérinaire renforcé des éleveurs concernés, bien au-delà de simples indemnisations financières.


  Une approche différenciée selon les territoires, qui tienne compte de la réalité de l’élevage de montagne, des modèles agricoles durables, et du patrimoine rural à préserver.

Deux logiques s'opposent aujourd'hui. Cette infographie permet de mieux comprendre ce qui est en jeu, et pourquoi un changement s'impose.

 

 

 

 

 

 

 

 

 Pourquoi cette pétition ?


Parce que derrière chaque vache abattue, il y a une lignée, un métier, une histoire.
Parce que derrière chaque fromagerie à l’arrêt, c’est un pan de notre terroir français qui risque de s’effacer.
Parce qu’il est encore temps de faire entendre une voix de bon sens, d’humanité et de résistance douce, face à une mécanique trop brutale.

Il est temps que la France assume ses responsabilités dans ce choix sanitaire.


Il est temps d'ouvrir un débat politique et scientifique sur la proportionnalité des réponses, et de défendre une gestion plus humaine, plus territoriale, plus juste.


  Signez pour :


  dire NON aux abattages de masse aveugles,


  dire OUI à une gestion de crise humaine, territorialisée, et durable,
  et préserver nos paysans, nos paysages, nos fromages.


 Cette pétition est portée par :


Une citoyenne engagée, sans étiquette politique ni affiliation.
Une voix parmi d’autres, qui souhaite ouvrir un débat public apaisé, en écoutant ceux qui n’ont plus la force de parler, et en défendant ce qui doit encore pouvoir vivre.


 Lire la tribune complète ici : "et si nos montagnes devenaient silencieuses"

  Contact : ecoutecitoyenne@proton.me

 

 

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