POUR LOGER LES PERSONNES SANS-ABRI, IL Y A DES LOGEMENTS VACANTS.

Le problème

NOUS DÉNONÇONS LA DEGRADATION VOLONTAIRE DES BIENS IMMOBILIERS PAR LEURS PROPRIETAIRES, ENCOURAGÉE PAR LES POUVOIRS PUBLICS, EMPÊCHANT LA REQUISITION PRÉFECTORALE DES IMMEUBLES.

 

 

                   Lille, le 27.03.21, Journée Européenne pour le logement

           à      Madame la Directrice Générale de ICF Nord-Est SA, 

                   2 bis Rue Lafayette, 57000 METZ


   Le siège de l’entreprise que vous dirigez se situant à plus de 350 km de la réalité à laquelle depuis l’exécution de votre décision, le 9.02.21, nous sommes confronté.es dans les quartiers Moulins et Centre de Lille, nous jugeons important de vous informer de ses conséquences. 

  Commençons par rappeler que les deux immeubles désaffectés, sis bd JB Lebas et rue de Maubeuge, dont votre société est propriétaire, sont situés sur l’emprise du projet d’aménagement de la friche Saint Sauveur et sont ainsi condamnés à la démolition. 

  Rappelons que le jugement du Tribunal Administratif de Lille, en date du 5 octobre 2018, a prononcé la suspension sine die dudit projet et qu’aucun permis de démolition-construction ne peut être délivré. 

   Pour autant, les deux immeubles constituent encore une offre de 40 logements, des F4 : un grand salon, trois chambres, une salle de bain spacieuse séparée des sanitaires, un raccordement pour une machine à laver le linge, etc., salubres pour la plupart, équipés en électricité et en chauffage central.

   L’exécution de vos ordres est donc venue empêcher la réquisition préfectorale des 40 logements en faveur de personnes sans-abri, notamment les 46 personnes exilées qui survivent dans des tentes et cabanes, depuis décembre 2019, sur la friche Saint Sauveur, sans eau potable, sans électricité, sans sanitaire, sans laverie, exposées dans le plus grand dénuement aux rigueurs de l’hiver et tenues à l’écart des dispositifs de protection des populations dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire.

   Les pouvoirs publics peuvent donc continuer de répondre aux demandes de logements réitérées - et par toutes les voies, y compris des recours devant la Délégation Départementale de la Cohésion Sociale - que, s’ils reconnaissent la nécessité d’hébergements d’urgence dans une ville où l’on compte au moins 4000 personnes sans abri, ils doivent cependant faire le constat qu’il y aurait pénurie de logements vacants.

    Nous vous écrivons pour vous signifier que nous vivons votre décision de dégrader vos propres biens, en ordonnant de faire maçonner toutes leurs fenêtres, comme une violence faite aux habitant.es de Lille en général, en particulier aux 4000 personnes sans-abri qui y survivent, notamment aux 46 personnes exilées de Saint Sauveur. 

   Nous protestons contre la violence faite aux habitant.es de l’immeuble 1A1B rue de Maubeuge, ainsi qu’aux riverain.es, qui ont subi la démolition de toutes les fenêtres avec perte et fracas, entraînant la chute de bris de vitre sur la voie publique. Votre ordre de démolition a de facto provoqué l’expulsion des habitant.es dudit immeuble, se substituant à une décision de la justice qui se serait prononcée en faveur, ou en défaveur, d’une expulsion des habitant.es de cet immeuble désaffecté.

   Nous nous indignons que l’ordre de faire maçonner les 200 fenêtres, les 40 baies vitrées et les 80 soupiraux, a eu pour conséquence de transformer les deux immeubles dont vous êtes propriétaire en deux forteresses, sombres et aveugles, qui jettent à la vue des lilloises et lillois la violence d’une décision prise d’en haut et de loin. 

   Nous vous prions, Madame la Directrice Générale, de bien vouloir croire à l’intérêt que nous porterions à une réponse de votre part à l’expression de notre vive indignation, réponse dont nous attendons qu’elle ouvre la perspective d’une réparation du grave préjudice subi par les lilloises et lillois en général, en particulier par les 4000 personnes sans-abri survivant dans les rues de la ville, notamment par les 46 personnes exilées survivant sur la friche Saint Sauveur.

Premiers signataires

Associations et collectifs 

LHAstsauveur, Utopia 56-Lille, P.A.R.C.

Élu.es

Maroin AL DANDACHI, conseiller municipal

Faustine BALMELLE-DELAUZUN, conseillère municipale et métropolitaine 

Stéphane BALY, conseiller municipal et métropolitain

Ugo BERNALICIS, député, 2e circonscription du Nord

Xavier BONNET, conseiller municipal 

Melissa CAMARA, conseillère municipale

Mael GUIZIOU, conseiller municipal

Mélanie LEDOUX, conseillère communale

Julie NICOLAS, conseillère municipale

Adrien QUATENNENS, député, 1ère circonscription du Nord, coordinateur de La France Insoumise

Responsables au sein de partis

Nathalie BERNARD, collectif national Génération.s

Jimmy CARBONNAUX CUENOT Génération.s Lille

Nina CAUVIN coordinatrice Génération.s Lille

Benjamin LUCAS, coordinateur national Génération.s

Marianna PASTORE, Génération.s Lille

Laurent PERIN, Génération.s

Julien POIX, France Insoumise 

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LHAstsauveurLanceur de pétition

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Le problème

NOUS DÉNONÇONS LA DEGRADATION VOLONTAIRE DES BIENS IMMOBILIERS PAR LEURS PROPRIETAIRES, ENCOURAGÉE PAR LES POUVOIRS PUBLICS, EMPÊCHANT LA REQUISITION PRÉFECTORALE DES IMMEUBLES.

 

 

                   Lille, le 27.03.21, Journée Européenne pour le logement

           à      Madame la Directrice Générale de ICF Nord-Est SA, 

                   2 bis Rue Lafayette, 57000 METZ


   Le siège de l’entreprise que vous dirigez se situant à plus de 350 km de la réalité à laquelle depuis l’exécution de votre décision, le 9.02.21, nous sommes confronté.es dans les quartiers Moulins et Centre de Lille, nous jugeons important de vous informer de ses conséquences. 

  Commençons par rappeler que les deux immeubles désaffectés, sis bd JB Lebas et rue de Maubeuge, dont votre société est propriétaire, sont situés sur l’emprise du projet d’aménagement de la friche Saint Sauveur et sont ainsi condamnés à la démolition. 

  Rappelons que le jugement du Tribunal Administratif de Lille, en date du 5 octobre 2018, a prononcé la suspension sine die dudit projet et qu’aucun permis de démolition-construction ne peut être délivré. 

   Pour autant, les deux immeubles constituent encore une offre de 40 logements, des F4 : un grand salon, trois chambres, une salle de bain spacieuse séparée des sanitaires, un raccordement pour une machine à laver le linge, etc., salubres pour la plupart, équipés en électricité et en chauffage central.

   L’exécution de vos ordres est donc venue empêcher la réquisition préfectorale des 40 logements en faveur de personnes sans-abri, notamment les 46 personnes exilées qui survivent dans des tentes et cabanes, depuis décembre 2019, sur la friche Saint Sauveur, sans eau potable, sans électricité, sans sanitaire, sans laverie, exposées dans le plus grand dénuement aux rigueurs de l’hiver et tenues à l’écart des dispositifs de protection des populations dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire.

   Les pouvoirs publics peuvent donc continuer de répondre aux demandes de logements réitérées - et par toutes les voies, y compris des recours devant la Délégation Départementale de la Cohésion Sociale - que, s’ils reconnaissent la nécessité d’hébergements d’urgence dans une ville où l’on compte au moins 4000 personnes sans abri, ils doivent cependant faire le constat qu’il y aurait pénurie de logements vacants.

    Nous vous écrivons pour vous signifier que nous vivons votre décision de dégrader vos propres biens, en ordonnant de faire maçonner toutes leurs fenêtres, comme une violence faite aux habitant.es de Lille en général, en particulier aux 4000 personnes sans-abri qui y survivent, notamment aux 46 personnes exilées de Saint Sauveur. 

   Nous protestons contre la violence faite aux habitant.es de l’immeuble 1A1B rue de Maubeuge, ainsi qu’aux riverain.es, qui ont subi la démolition de toutes les fenêtres avec perte et fracas, entraînant la chute de bris de vitre sur la voie publique. Votre ordre de démolition a de facto provoqué l’expulsion des habitant.es dudit immeuble, se substituant à une décision de la justice qui se serait prononcée en faveur, ou en défaveur, d’une expulsion des habitant.es de cet immeuble désaffecté.

   Nous nous indignons que l’ordre de faire maçonner les 200 fenêtres, les 40 baies vitrées et les 80 soupiraux, a eu pour conséquence de transformer les deux immeubles dont vous êtes propriétaire en deux forteresses, sombres et aveugles, qui jettent à la vue des lilloises et lillois la violence d’une décision prise d’en haut et de loin. 

   Nous vous prions, Madame la Directrice Générale, de bien vouloir croire à l’intérêt que nous porterions à une réponse de votre part à l’expression de notre vive indignation, réponse dont nous attendons qu’elle ouvre la perspective d’une réparation du grave préjudice subi par les lilloises et lillois en général, en particulier par les 4000 personnes sans-abri survivant dans les rues de la ville, notamment par les 46 personnes exilées survivant sur la friche Saint Sauveur.

Premiers signataires

Associations et collectifs 

LHAstsauveur, Utopia 56-Lille, P.A.R.C.

Élu.es

Maroin AL DANDACHI, conseiller municipal

Faustine BALMELLE-DELAUZUN, conseillère municipale et métropolitaine 

Stéphane BALY, conseiller municipal et métropolitain

Ugo BERNALICIS, député, 2e circonscription du Nord

Xavier BONNET, conseiller municipal 

Melissa CAMARA, conseillère municipale

Mael GUIZIOU, conseiller municipal

Mélanie LEDOUX, conseillère communale

Julie NICOLAS, conseillère municipale

Adrien QUATENNENS, député, 1ère circonscription du Nord, coordinateur de La France Insoumise

Responsables au sein de partis

Nathalie BERNARD, collectif national Génération.s

Jimmy CARBONNAUX CUENOT Génération.s Lille

Nina CAUVIN coordinatrice Génération.s Lille

Benjamin LUCAS, coordinateur national Génération.s

Marianna PASTORE, Génération.s Lille

Laurent PERIN, Génération.s

Julien POIX, France Insoumise 

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Les décisionnaires

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