Diomaye doit limoger Sonko

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Mamadou NDIAYE et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

Bassirou Diomaye Faye face à l'impératif de sauver la République

Il est des moments où le destin d’une République repose sur la sagesse d’un homme. Le Sénégal traverse aujourd’hui une séquence politique singulière, marquée par un désordre préoccupant au sommet de l’État. Entre dissensions internes, déclarations incendiaires et tensions institutionnelles, le pays semble rejouer des partitions anciennes, sur fond de rivalités de pouvoir et d’inquiétantes remises en cause de l’autorité républicaine.

Le président Bassirou Diomaye Faye, parvenu au pouvoir dans des circonstances exceptionnelles, se trouve désormais face à un choix historique : assumer pleinement son rôle de garant de la stabilité nationale ou laisser prospérer une logique de faction qui menace l’édifice républicain.

Au cœur de cette crise, une figure domine par sa virulence : Ousmane Sonko, Premier ministre, président de Pastef, et désormais auteur de sorties publiques répétées d’une extrême gravité. Des attaques contre les institutions judiciaires aux menaces contre la presse, en passant par des propos d’une rare brutalité envers des pans entiers de la société civile, Sonko semble engagé dans une escalade sans fin.

 

Son ultime charge, cette semaine, contre les magistrats, les journalistes, ses alliés politiques, et jusqu’à son propre parti, a mis au jour une dérive personnelle qui sape méthodiquement les fondements mêmes de la République. En évoquant des "fumiers", en justifiant la brutalité politique, en appelant à une reprise en main autoritaire de la société civile, Ousmane Sonko dépasse les limites de l’expression politique légitime. Il tourne le dos à l’éthique républicaine.

Il n’est pas inutile de rappeler que l’acte inaugural de cette déchéance politique reste l’affaire Adji Sarr. Ce dossier, qui a secoué le pays pendant plus de deux ans, a engendré une spirale de violence ayant coûté la vie à plusieurs dizaines de jeunes Sénégalais, sacrifiés sur l’autel d’une loyauté aveugle à un homme. La justice n’a jamais pu aller à son terme, empêchée par la fureur militante et l’intimidation des institutions. Le Sénégal a payé un prix humain et moral exorbitant pour défendre une cause devenue, au fil du temps, indéfendable.

 

Le président Diomaye Faye ne peut ignorer plus longtemps les risques de cette logique de personnalisation brutale du pouvoir. Il a été élu sur une promesse de rupture, de restauration morale, de respect des règles du jeu républicain. Or aujourd’hui, cette promesse est mise à mal par son propre Premier ministre, dont la radicalité continue de fracturer la société et d’exposer le Sénégal à une déflagration institutionnelle.

 

L’histoire sénégalaise n’est pas avare de précédents. En 1962, une autre crise de ce genre opposa le président Léopold Sédar Senghor à son Premier ministre Mamadou Dia, figure intellectuelle puissante mais perçue comme trop autoritaire. Le conflit déboucha sur un affrontement institutionnel brutal, suivi par l’incarcération de Dia et une profonde reconfiguration du régime. Faut-il rappeler que Mamadou Dia, comme Ousmane Sonko, venait de Khombole, et que Senghor, comme Diomaye Faye, appartenait au peuple sérère ? La géographie et les symboles ne sauraient faire l’histoire, mais l’écho est troublant.

 

La République ne peut être l’otage de querelles d’appareil, de ressentiments personnels ni de volontés hégémoniques. Elle est notre bien commun, l’ultime rempart contre l’arbitraire et la violence politique. C’est à Diomaye Faye, chef de l’État, qu’il revient d’en être le gardien, au-dessus des passions, au-dessus de Pastef, au-dessus de Sonko.

Face au désordre actuel, le silence présidentiel n’est plus une option : il est une abdication. Il est temps pour le président Faye de fixer les bornes. Gouverner, ce n’est pas arbitrer des rancunes partisanes ; c’est préserver l’équilibre des institutions, restaurer la confiance, garantir que la loi s’applique à tous avec équité et fermeté.

L’État ne se partage pas. La République ne se clive pas. Le Sénégal mérite mieux que les caprices d’un clan.

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Ndeye CAMARALanceur de pétition

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Bassirou Diomaye Faye face à l'impératif de sauver la République

Il est des moments où le destin d’une République repose sur la sagesse d’un homme. Le Sénégal traverse aujourd’hui une séquence politique singulière, marquée par un désordre préoccupant au sommet de l’État. Entre dissensions internes, déclarations incendiaires et tensions institutionnelles, le pays semble rejouer des partitions anciennes, sur fond de rivalités de pouvoir et d’inquiétantes remises en cause de l’autorité républicaine.

Le président Bassirou Diomaye Faye, parvenu au pouvoir dans des circonstances exceptionnelles, se trouve désormais face à un choix historique : assumer pleinement son rôle de garant de la stabilité nationale ou laisser prospérer une logique de faction qui menace l’édifice républicain.

Au cœur de cette crise, une figure domine par sa virulence : Ousmane Sonko, Premier ministre, président de Pastef, et désormais auteur de sorties publiques répétées d’une extrême gravité. Des attaques contre les institutions judiciaires aux menaces contre la presse, en passant par des propos d’une rare brutalité envers des pans entiers de la société civile, Sonko semble engagé dans une escalade sans fin.

 

Son ultime charge, cette semaine, contre les magistrats, les journalistes, ses alliés politiques, et jusqu’à son propre parti, a mis au jour une dérive personnelle qui sape méthodiquement les fondements mêmes de la République. En évoquant des "fumiers", en justifiant la brutalité politique, en appelant à une reprise en main autoritaire de la société civile, Ousmane Sonko dépasse les limites de l’expression politique légitime. Il tourne le dos à l’éthique républicaine.

Il n’est pas inutile de rappeler que l’acte inaugural de cette déchéance politique reste l’affaire Adji Sarr. Ce dossier, qui a secoué le pays pendant plus de deux ans, a engendré une spirale de violence ayant coûté la vie à plusieurs dizaines de jeunes Sénégalais, sacrifiés sur l’autel d’une loyauté aveugle à un homme. La justice n’a jamais pu aller à son terme, empêchée par la fureur militante et l’intimidation des institutions. Le Sénégal a payé un prix humain et moral exorbitant pour défendre une cause devenue, au fil du temps, indéfendable.

 

Le président Diomaye Faye ne peut ignorer plus longtemps les risques de cette logique de personnalisation brutale du pouvoir. Il a été élu sur une promesse de rupture, de restauration morale, de respect des règles du jeu républicain. Or aujourd’hui, cette promesse est mise à mal par son propre Premier ministre, dont la radicalité continue de fracturer la société et d’exposer le Sénégal à une déflagration institutionnelle.

 

L’histoire sénégalaise n’est pas avare de précédents. En 1962, une autre crise de ce genre opposa le président Léopold Sédar Senghor à son Premier ministre Mamadou Dia, figure intellectuelle puissante mais perçue comme trop autoritaire. Le conflit déboucha sur un affrontement institutionnel brutal, suivi par l’incarcération de Dia et une profonde reconfiguration du régime. Faut-il rappeler que Mamadou Dia, comme Ousmane Sonko, venait de Khombole, et que Senghor, comme Diomaye Faye, appartenait au peuple sérère ? La géographie et les symboles ne sauraient faire l’histoire, mais l’écho est troublant.

 

La République ne peut être l’otage de querelles d’appareil, de ressentiments personnels ni de volontés hégémoniques. Elle est notre bien commun, l’ultime rempart contre l’arbitraire et la violence politique. C’est à Diomaye Faye, chef de l’État, qu’il revient d’en être le gardien, au-dessus des passions, au-dessus de Pastef, au-dessus de Sonko.

Face au désordre actuel, le silence présidentiel n’est plus une option : il est une abdication. Il est temps pour le président Faye de fixer les bornes. Gouverner, ce n’est pas arbitrer des rancunes partisanes ; c’est préserver l’équilibre des institutions, restaurer la confiance, garantir que la loi s’applique à tous avec équité et fermeté.

L’État ne se partage pas. La République ne se clive pas. Le Sénégal mérite mieux que les caprices d’un clan.

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Pétition lancée le 11 juillet 2025