Petition updateDestitution d'Emmanuel MacronLa présidence Macron-Benalla ne peut se terminer bien
Destitution DU PRÉSIDENTFrance
Dec 27, 2018

Emmanuel Macron donne de lui-même une définition juste et lucide : il est, par essence, une « effraction » et sa seule règle est de ne « jamais respecter les règles ». A ce titre, son quinquennat ne peut raisonnablement trouver une issue heureuse.

Le seul phénomène Macron, cette bulle spéculative pleine de vacuité, d’opportunisme et d’improvisation aurait dû alerter les Français dès le début. L’épisode Macron-Benalla, une affaire de plus venue s’ajouter à de nombreux autres sujets de scandale (comme par exemple le démantèlement de notre fleuron industriel Alstom), aurait dû mobiliser suffisamment l’opinion publique pour mettre un terme à un mandat déjà beaucoup trop long.

Il aura fallu toucher au porte-monnaie pour mobiliser les Français.  Or depuis longtemps déjà, agriculteurs, artisans et petits entrepreneurs se tuent littéralement au travail. Force est de constater que le pouvoir peut mener ostensiblement le pays à sa perte, le Français moyen ne réagit que lorsque son portefeuille est en cause.

La colère est donc d’abord partie de la dénonciation d’une fiscalité confiscatoire et punitive ; mais elle se focalise aujourd’hui sur la personnalité d’Emmanuel Macron, « effraction » qui a tant méprisé les Français, et à qui ces derniers vouent désormais une profonde détestation.

 

Il y a donc fort à parier qu’aucune mesure de type économique ne pourra remédier à cette aversion. N’ayant donc le courage de démissionner, Emmanuel Macron aurait tout intérêt, pour au moins calmer les esprits, à dissoudre l’Assemblée nationale et à appeler les Français aux urnes. A cette Représentation nationale renouvelée, il faudra de nouveau exiger le lancement de la procédure de destitution prévue par l’article 68 de la Constitution.

Les « manquements à ses devoirs manifestement incompatibles avec l’exercice de son mandat » sont nombreux. L’affaire Macron-Benalla n’en constitue qu’un échantillon. Le puissant ex-collaborateur, qui ne manipule plus seulement des pistolets à eau, voyage en compagnie de « délégations économiques » pour rencontrer les proches de chefs d’Etat étrangers, toujours muni d'un passeport diplomatique. Au 70ème anniversaire du JDD, il côtoie le gratin du monde politique français et converse avec Richard Ferrand, le président de l’Assemblée nationale. Il pourrait s’essayer à un peu de discrétion, mais il appert que l’ivresse du pouvoir lui colle à la peau, jusqu’à tenir aujourd’hui des propos ambigus à l’égard de l’Elysée.

Autrefois, la Présidence de la République lui intimait l’ordre de se taire. Maintenant qu’il est libre, qui des deux a le pouvoir de faire chanter l’autre ? Et si Alexandre Benalla avait un quelconque moyen d’influence, peut-on naïvement imaginer qu’il le détient à lui seul, pour son propre compte ? Quel rôle tiennent ses sulfureux et puissants contacts, à Londres, au Maroc et ailleurs ? Se rend-on compte qu'à ce niveau-là de l'Etat, Alexandre Benalla et Emmanuel Macron jouent la souveraineté et la sécurité du pays ? Et ne vaut-il pas mieux risquer un procès en complotisme que de laisser vendre le pays à on ne sait quels intérêts ?

 

La gestion des forces de l’ordre dans le contexte des Gilets jaunes constitue également, à nos yeux, un manquement impardonnable, parce qu’elle expose à la fois la vie des agents et celles des manifestants. A plusieurs reprises sur cette pétition, nous avons revendiqué un attachement viscéral à l’ordre. Nous renouvelons notre soutien inconditionnel à la police et à la gendarmerie en tant qu’institutions : mais tout comme il faut se garder de l’amalgame entre casseurs et Gilets jaunes, il faut rejeter celui  de l’ordre avec les agents qui abusent, manifestement et indubitablement, de leur statut. Frapper des personnes handicapées ou âgées, faire usage d’un LBD à bout-portant, lancer des grenades au milieu d’une foule pacifique, n’est pas nécessaire au maintien de l’ordre, pire, c’est inacceptable. L'affaire Macron-Benalla est riche d'enseignements sur l'usage que fait le pouvoir macronien des structures policières pour servir d'autres intérêts que l'intérêt général. 

Dans le même temps, les casseurs, clairement identifiables, sévissent impunément. On reste pudique en désignant les « racailles des quartier », qui se greffent aux militants extrémistes de type zadistes et autres. D’un constat direct, immédiat, on peut affirmer que la gestion des manifestations urbaines ne vise pas à limiter les violences, mais cible indistinctement la masse des participants. Pendant que simples badauds et manifestants respirent des nuages de gaz lacrymogène, les casseurs, si visibles, si bien identifiables courent les centres-villes sans être inquiétés ; à défaut de voir les agents chercher à les appréhender, on entend des « ils sont où les flics » ricanés avec impunité.

De leur côté, les témoignages des policiers montrent que la gestion des forces disponibles n’expose pas seulement les citoyens, les commerçants, les biens, le mobilier urbain, mais aussi les agents eux-mêmes : face à des criminels animés de la volonté de tuer du flic, on envoie des policiers et gendarmes épuisés et démunis. La force contre les faibles, le laxisme pour les casseurs, quitte à sacrifier des agents de la force publique !

Ce deuxième point, à nous qui répèterons encore et toujours notre attachement à l’ordre et à l’autorité de l’Etat (au point que nous appellerions, par compassion pour les agents et les commerçants, à éviter les mobilisations urbaines, pour privilégier les espaces plus ouverts des infrastructures routières), nous est intolérable. Les forces de police et de gendarmerie relèvent par excellence de la fonction régalienne de l’Etat : qu’elles soient employées à des fins politiques, que la répression se camoufle, même grossièrement, en maintien de l’ordre, est pour ainsi dire, classique; c'est une dérive naturelle, presque imparable, de tout pouvoir politique. Mais sacrifier délibérément des hommes et des femmes réellement dévoués au service de l’Etat et de la Nation, c’est inadmissible.

Signer et faites signer !

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