

Lors des auditions devant les députés et sénateurs, le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, avait voulu créer la plus grande distance possible entre lui et Alexandre Benalla.
Or il semblerait, à en croire le ton chaleureux du courrier qu'il a adressé à ce dernier, que le "copinage malsain" qu'il déplorait ne l'épargne pas. L'agent élyséen se faisait ainsi donner du "cher ami" et du "amicalement à vous". Quelle irresponsabilité, d'ailleurs, que de prétendre faire entrer un inconnu dans la salle de commandement de la préfecture !
Remarquons qu'un "copinage malsain" à un aussi haut niveau de l'Etat n'a rien d'anodin. Il s'agit bien de l'ambiance d'un complot contre la sûreté de l'Etat, manigancé par des responsables atteints par l'ivresse du pouvoir.
Vis-à-vis du peuple, cela s'appelle, ni plus ni moins, une trahison.
De façon plus générale, peu de lignes de défense de la secte macroniste résistent à l'épreuve des faits. L'accusation en ingérence russe, par exemple, accompagnée de soupçons de gonflage artificiel de la portée médiatique de l'affaire Macron-Benalla, tombe à l'eau.
Une autre actualité, a priori hors sujet, m'interpelle. Il s'agit de la tentative, par François De Rugy, président de l'Assemblée nationale, et son épouse, de faire interdire la publication d'un roman écrit par la rivale de cette dernière. Il sera superflu de s'attarder davantage sur les circonstances sentimentales qui motivent le 4ème personnage de l'Etat dans cette affaire rocambolesque, lesquelles n'ont rien à envier à celles qui entouraient la relation exécrable entre Valérie Trierweiler et Ségolène Royal.
On rappelera que François De Rugy a demandé d'enquêter sur les responsables de la fuite d'informations concernant les allers-retours d'Alexandre Benalla à l'Assemblée nationale, pendant sa période de "suspension". De son côté, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a voulu "la transparence" sur l'impact médiatique (énorme et indésirable) de l'affaire Macron-Benalla sur Twitter. Mais sur le fond de ce scandale d'Etat, personne.
Pendant ce temps, Emmanuel Macron se met en scène à Brégançon en compagnie de sa femme et de son fan club, ratant au passage une commémoration historique internationale de premier plan, à Amiens.
Décidemment, l'hypocrisie, la censure, le réflexe répressif, la primauté et la confusion des intérêts privés et individuels par rapport à l'intérêt général, constituent une marque caractéristique du pouvoir macronien.
Celui-ci doit cesser.
Signez et faites signer !
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