
Alexandre Benalla est déjà recasé auprès de Ayem Nour, star de la téléréalité, c’est-à-dire représentante du monde hors-sol auquel appartient Emmanuel Macron. Alors que des éléments troublants et contradictoires s’accumulent sans réponse, le sulfureux chef de la milice armée de l’Elysée est donc de nouveau en liberté, et à l'étranger. Il pourra ainsi se targuer, comme Jawad Bendaoud, l’ami du garde-de-corps Makao embauché par ce même Benalla, d’avoir allègrement tourné la justice en ridicule.
Cependant, le vrai scandale est à l’Elysée. Après son « Qu’ils viennent me chercher » provocateur, Emmanuel Macron voudrait réussir l’extinction de l’incendie qu’il couvrait jusque là. Il appert que les conditions d’une enquête judiciaire impartiale et transparente ne sont pas réunies, tandis qu’au Parlement, la Chambre haute seule se démène pour tenter d’établir la vérité. La Commission d’enquête de l’Assemblée nationale, de son côté, applique à la lettre la consigne jupitérienne, à l'instar des Strzoda et Kohler qui n’étaient disposés à livrer que ce qui avait été convenu avec le chef de l’Etat.
Non moins grave, la confusion des pouvoirs et leur convergence à l’Elysée trouvent une nouvelle illustration en la personne dudit Alexis Kohler, le secrétaire général de la Présidence de la République. On sait déjà que le Premier ministre et le chef de l’Etat partagent des conseillers communs, en sorte que les décisions gouvernementales ne peuvent être distinguées de celles du Président ; or, le gouvernement seul est responsable devant le Représentation nationale, d’où une grave entorse à l’esprit constitutionnel de la Vème République. Désormais, on apprend, outre des conflits d’intérêts non anodins, la proximité d’Alexis Kohler avec le Premier ministre Edouard Philippe, dont on peut se demander s’il est vraiment chef du gouvernement, ou simplement maillon de la chaîne de transmission des ordres élyséens.
Rappelons que l’affaire Macron-Benalla est intervenue en plein débat sur la réforme constitutionnelle et la loi relative à la « désinformation », deux dispositions typiquement symptomatiques de la tendance ultracentralisatrice d’Emmanuel Macron.
Continuons d'exiger avec force l'enclenchement de la procédure de destitution du Président de la République, en vertu de l'article 68 de notre Constitution !
Signez et faites signer !