Demandons justice pour les victimes du massacre de 1937 par la RD

Le problème

                       Liberté                Egalité                           Fraternité

                                             République d’Haïti
                                                     

                                                   Pétition
Date : Deux (2) octobre 2023


Lieu : Ouanaminthe, Haïti


Objet : Procès du Massacre de 1937/ Kout kouto


Demande : 86 ans plus tard, des Haïtiens continuent de demander la 
 tenue du procès du massacre des Haïtiens en 1937 par la 
République Dominicaine.


A l’attention de : La République d’Haïti; La République Dominicaine; L’Organisations des  États Américains (OEA); L’Organisation des Nations Unies (ONU).


NOUS, les signataires de la présente pétition, sous les auspices de la Plateforme Genre du Nord-Est (PGNE), de l’Association des Colons de Dosmond (ACD) et du Réseau Frontalier Janot Succès (RFJS), trois (3) organisations de défense des droits humains dont les membres sont majoritairement des descendants des rescapés du massacre de 1937 perpétré par l’État dominicain:


RAPPELONS QUE, en 1937, l’État dominicain, sous les ordres du président Rafaël Leonidas Trujillo, a massacré plus de 20 000 haïtiens sur la frontière, en utilisant la haine et la violence des militaires dominicains qui ont intentionnellement enfoncé des armes blanches, couteaux, machettes,
haches dans le ventre et la tête des Haïtiens. Emportés par une discrimination raciale sans précédent, les hommes, les femmes, les enfants n’ont pas été épargnés. Des femmes violées; des femmes enceintes décapitées; la tête des enfants ont été frappées contre les murs jusqu’à la mort. Dans une terreur abominable, certains ont été enfermés dans des cachots avant d’être exécutés comme du bétail. Dans le but d’exterminer les Haïtiens vivant en République Dominicaine, dans la région de Monte Cristi, certains cadavres étaient jetés à la mer, d’autres mangés par des chiens et le sang des Haïtiens coulait dans la rivière de Dajabón qui devint la « Rivière Massacre»; 


CONSTATONS que les effets destructeurs et ignominieux du massacre et le traumatisme engendré sont évidents aujourd’hui chez les deux peuples partageant une même ile;


RAPPELONS QUE le 31 janvier 1938, le président Rafaël Trujillo signa, à Washington, un accord avec le gouvernement haïtien, l’accord de la honte, sans que vérité eût été établie sur le génocide ;


RÉAFFIRMONS qu’il est de principe universel qu’on ne pactise pas avec un régime génocidaire et on ne transige pas avec la dignité d’un peuple. Qu’il ne puisse exister de société stable et durable sans vérité et justice ;


INFORMONS QUE, plus de 80 ans plus tard, les procès contre les nazis qui ont, avec une volonté avérée, exterminé des juifs en 1940, ont continué, en Allemagne, jusqu’après 2020. Que le crime contre l’humanité est imprescriptible. Son procès peut avoir lieu même après un siècle ;


APPELONS à un devoir de mémoire pour éviter la répétition de ces crimes odieux tout en rappelant que l’unique solution à la criminalité des États est la fin à l’impunité ;


DEMANDONS la tenue du procès du massacre de 1937 pour que vérité et justice prévalent de génération en génération.

Cette pétition avait 1 129 signataires

Le problème

                       Liberté                Egalité                           Fraternité

                                             République d’Haïti
                                                     

                                                   Pétition
Date : Deux (2) octobre 2023


Lieu : Ouanaminthe, Haïti


Objet : Procès du Massacre de 1937/ Kout kouto


Demande : 86 ans plus tard, des Haïtiens continuent de demander la 
 tenue du procès du massacre des Haïtiens en 1937 par la 
République Dominicaine.


A l’attention de : La République d’Haïti; La République Dominicaine; L’Organisations des  États Américains (OEA); L’Organisation des Nations Unies (ONU).


NOUS, les signataires de la présente pétition, sous les auspices de la Plateforme Genre du Nord-Est (PGNE), de l’Association des Colons de Dosmond (ACD) et du Réseau Frontalier Janot Succès (RFJS), trois (3) organisations de défense des droits humains dont les membres sont majoritairement des descendants des rescapés du massacre de 1937 perpétré par l’État dominicain:


RAPPELONS QUE, en 1937, l’État dominicain, sous les ordres du président Rafaël Leonidas Trujillo, a massacré plus de 20 000 haïtiens sur la frontière, en utilisant la haine et la violence des militaires dominicains qui ont intentionnellement enfoncé des armes blanches, couteaux, machettes,
haches dans le ventre et la tête des Haïtiens. Emportés par une discrimination raciale sans précédent, les hommes, les femmes, les enfants n’ont pas été épargnés. Des femmes violées; des femmes enceintes décapitées; la tête des enfants ont été frappées contre les murs jusqu’à la mort. Dans une terreur abominable, certains ont été enfermés dans des cachots avant d’être exécutés comme du bétail. Dans le but d’exterminer les Haïtiens vivant en République Dominicaine, dans la région de Monte Cristi, certains cadavres étaient jetés à la mer, d’autres mangés par des chiens et le sang des Haïtiens coulait dans la rivière de Dajabón qui devint la « Rivière Massacre»; 


CONSTATONS que les effets destructeurs et ignominieux du massacre et le traumatisme engendré sont évidents aujourd’hui chez les deux peuples partageant une même ile;


RAPPELONS QUE le 31 janvier 1938, le président Rafaël Trujillo signa, à Washington, un accord avec le gouvernement haïtien, l’accord de la honte, sans que vérité eût été établie sur le génocide ;


RÉAFFIRMONS qu’il est de principe universel qu’on ne pactise pas avec un régime génocidaire et on ne transige pas avec la dignité d’un peuple. Qu’il ne puisse exister de société stable et durable sans vérité et justice ;


INFORMONS QUE, plus de 80 ans plus tard, les procès contre les nazis qui ont, avec une volonté avérée, exterminé des juifs en 1940, ont continué, en Allemagne, jusqu’après 2020. Que le crime contre l’humanité est imprescriptible. Son procès peut avoir lieu même après un siècle ;


APPELONS à un devoir de mémoire pour éviter la répétition de ces crimes odieux tout en rappelant que l’unique solution à la criminalité des États est la fin à l’impunité ;


DEMANDONS la tenue du procès du massacre de 1937 pour que vérité et justice prévalent de génération en génération.

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