Demande pour interdire la fracturation hydraulique sur le territoire de Rimouski

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Demande de résolution auprès du conseil municipal de la ville de Rimouski pour interdire la fracturation hydraulique sur le territoire de la ville de Rimouski.

Attendu que Mr Marc Parent lors du débat électoral du 23 octobre 2017 s’est engagé, une fois élu, à demander expressément au conseil municipal d’adopter une résolution interdisant toute fracturation hydraulique sur l’ensemble du territoire de la ville de Rimouski.


Attendu que le conseiller Gregory Thorez s’est lui aussi positionné, lors de la dernière campagne électorale, contre l’utilisation de la fracturation sur l’ensemble de notre territoire.


Attendu que cette promesse d’interdire la fracturation hydraulique sur notre territoire, depuis un an, n’a toujours pas été respectée par l’administration Parent.


Attendu que la résolution 2018-04-343 concernant la protection de l’eau potable, adoptée par le conseil municipal de Rimouski au mois d’avril 2018, n'évoque même pas l’interdiction de fracturer sur le territoire de la ville.


Attendu que, pour être effective, cette résolution 2018-04-343 doit recevoir l’approbation du gouvernement du Québec qui à ce jour, ne l’a toujours pas acceptée. Elle n’a donc aucune valeur juridique.


Attendu que certaines demandes de la ville de Rimouski contenues dans cette résolution  comme, par exemple, celle d'augmenter les distances séparatrices, laissent sous-entendre que l’administration Parent accepte, contrairement à sa promesse, le développement de l’industrie des hydrocarbures sur notre territoire et, donc, l’utilisation de la fracturation hydraulique.


Attendu que les réserves de gaz et de pétrole du Québec sont pour la plupart non conventionnelles et que, pour être exploitées, l’industrie doit recourir à la technique de la fracturation .


Attendu que des compagnies comme XTerra Resources possèdent des droits sur le sous-sol de Rimouski.


Attendu que le gouvernement du Québec récemment élu soutient ouvertement le développement de l’industrie pétrolière et gazière et se montre favorable à l’utilisation de la fracturation hydraulique.


Attendu qu’afin d’obtenir de l’information objective en matière de fracturation, tous les membres du conseil ont eu l’opportunité de participer à une discussion sur le sujet en présence de M. Emilien Pelletier, professeur associé à l’Institut des sciences de la mer de Rimouski.   


Attendu que Mr Marc Parent a assisté à la conférence Drummondville III tenue en mars dernier sur les risques environnementaux et sanitaires liés à  la fracturation hydraulique.

 

Attendu que le manque d’informations sur les conséquences environnementales de la fracturation hydraulique comme celles, par exemple, concernant l’augmentation de l’activité sismique, la gestion des boues toxiques et radioactives issues du forage, la contamination possible des nappes phréatiques, l’abandon des puits et la dégradation de la qualité de l’air, laisse les municipalités et les citoyens totalement démunis.


Attendu , que les derniers règlements de mise en oeuvre de la Loi sur les hydrocarbures  consacrent l’utilisation de la fracturation hydraulique sur le territoire et que si auparavant , elle n’était pas interdite, elle est maintenant permise et nommée.


Nous demandons aux membres du conseil municipal de Rimouski d’adopter expressément la résolution interdisant la fracturation hydraulique sur l’ensemble du territoire de la ville de Rimouski en complément de la résolution 2018-04-343 adoptée en avril 2018 et de respecter ainsi la promesse électorale de Mr Marc Parent.


Nous tenons à souligner les efforts passés du conseil municipal de Rimouski pour défendre le bien commun dans ce dossier mais, dans l’état actuel de la Loi sur les hydrocarbures et de ces nouveaux règlements, la ville de Rimouski n’a malheureusement que très peu de moyen pour protéger efficacement nos ressources en eau.

 

Pour finir,  cette interdiction symbolique de fracturer s’inscrit dans l’idée que les villes doivent lancer un message clair au gouvernement: elles refusent toute fracturation sur leur territoire comme c’est le cas pour les Basses-Terres du Saint-Laurent. Si une ville comme Rimouski envoie un tel message sans ambigüité, cela servira de levier pour que d’autres villes et municipalités emboîtent le pas.

 

Benoît St-Hilaire et Patricia Posadas
Prospérité sans pétrole

 



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