Crise sanitaire de la DNC : quand la peur médiatique justifie l'injustifiable


Crise sanitaire de la DNC : quand la peur médiatique justifie l'injustifiable
Le problème
Crises sanitaires de la dermatose nodulaire contagieuse : quand la peur médiatique justifie l’injustifiable
Préambule
Une fois de plus, les plateaux de télévision déroulent le même scénario.
Des « experts » en blouse blanche ou en costume expliquent doctement que si une crise sanitaire frappe l’élevage français, c’est la faute des agriculteurs : trop de déplacements, trop de résistance, pas assez d’obéissance.
Le monde paysan devient ainsi le coupable idéal d’une peur collective mal maîtrisée.
Une culpabilité fabriquée en direct
Sur certaines chaînes d’information, le procès est expédié en quelques minutes.
Les éleveurs seraient irresponsables. Ils déplaceraient leurs animaux sans conscience du danger.
Ils refuseraient l’abattage par égoïsme.
On ne parle plus de prévention.
On parle de destruction préventive.
L’angle mort volontaire des véritables vecteurs
Un silence assourdissant règne dans ces débats : celui des autres vecteurs de contamination.
Dans certaines régions, on compte des dizaines de chevaux pour un seul bovin.
Des équins déplacés chaque semaine sur des centaines de kilomètres, transportés en vans, fréquentant concours, centres équestres et pensions.
Qui contrôle ces déplacements ? Qui désinfecte les véhicules ? Qui en parle sur les plateaux de télévision ? Personne.
Parce qu’il est plus facile de pointer l’éleveur que de questionner des pratiques de loisirs socialement acceptées.
Des contaminations sans logique, des sanctions sans appel
Comment expliquer l’apparition de foyers là où aucun mouvement de bovins n’a eu lieu ?
Comment comprendre des élevages frappés alors que les foyers connus sont à des dizaines de kilomètres ?
Les hypothèses existent :
– insectes portés par les vents,
– véhicules,
– intervenants multiples.
Mais ces pistes sont à peine évoquées. À la place, on applique la solution la plus brutale : l’abattage rapide, définitif, irréversible.
Le parallèle avec le COVID que l’on refuse d’assumer
Pendant la crise du COVID, la société a accepté l’incertitude. Elle a accepté que le virus circule.
Elle a cherché à protéger sans anéantir.
Imagine-t-on sérieusement une politique consistant à éliminer systématiquement toute personne ayant été en contact avec un malade ? Ce serait absurde, inacceptable.
Pourquoi cette logique devient-elle soudain acceptable lorsqu’il s’agit des éleveurs et de leurs animaux ?
Quand on a des troupeaux dans deux départements : la prévention devient interdite
Sur ma ferme, dans le nord de l’Occitanie, à Saint-Pierre-Lafeuille (Lot), à l’occasion des prophylaxies de mi-octobre, j’ai demandé des vaccins pour protéger mes animaux.
Refus total. Aucune prévention possible. Aucune alternative proposée.
On abat dans les Pyrénées-Orientales, et on interdit de prévenir ailleurs. Où est la logique ? Où est la science ?
Une alerte ignorée, des réponses trop tardives
Excédé par cette situation :
- le 16 novembre 2025, j’ai rédigé une tribune adressée aux médias
- le 18 novembre 2025, j’ai envoyé une lettre recommandée au Président de la République "Objet : Interpellation sur la disparition programmée du pastoralisme français"
« La France s’interdit ce que d’autres ont osé : rappeler les vétérinaires retraités, solliciter les vétérinaires militaires, renforcer les brigades d’intervention rapide, alors que nous disposons d’un vivier de compétences exceptionnel mais largement sous-utilisé.
Pourquoi hésiter à activer ce réservoir de professionnels capables de répondre en quelques heures à une crise qui s’est propagée en quelques semaines ?
Pourquoi laisser la machine administrative l’emporter sur la logique opérationnelle ? »
Un mois plus tard : aucune réponse à ce courrier recommandé.
En revanche, les changements de comportement au sommet de l’État commencent seulement à apparaître…mi-décembre.
Ce que j’ai dénoncé mi-octobre n’a commencé à être mis en place que maintenant, car nous avons dû nous mettre en colère.
Une crise mal anticipée, mal contenue, on attend des excuses
Une épizootie n’attend pas les délais d’un arrêté publié au Journal officiel.
La protection de notre cheptel — et donc de notre souveraineté alimentaire — exige une mobilisation totale et immédiate.
Sans sursaut de réactivité, la France, et plus particulièrement les Pyrénées-Orientales et toute la région Occitanie, est restée spectatrice d’une crise qu’elle aurait dû contenir.
Trois mois se sont écoulés. Le nombre de foyers n’a cessé d’augmenter.
Chaque semaine, de nouveaux cas apparaissent.
Des alertes connues, une réponse insuffisante
Un foyer de dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC) avait été confirmé le 4 octobre dans un élevage de veaux en Catalogne espagnole, à une trentaine de kilomètres de la frontière.
Ce foyer avait conduit à la mise en place d’une zone de surveillance dans les Pyrénées-Orientales sur environ 75 communes (information du ministère de l’Agriculture, 4 octobre).
À cette date, le ministère annonçait disposer d’un stock suffisant de doses vaccinales.
Cela aurait dû déclencher une mobilisation exceptionnelle.
Pourtant, notre département s’est contenté d’un dispositif administratif classique :
- arrêtés préfectoraux,
- imitations de mouvements,
- vaccination progressive. Utile, certes.
Suffisant, non.
Nos demandes
Nous dénonçons cette situation avec force et clarté.
La crise n’est pas terminée tant que :
la prévention reste interdite là où elle serait possible,
le discernement des éleveurs est ignoré,
les déplacements des autres espèces animales continuent d’être passés sous silence.
Conclusion
Les éleveurs ne sont pas des irresponsables.
Ils sont les premiers concernés, les premiers touchés, les premiers à vouloir protéger leurs animaux.
Refuser la prévention, ignorer certains vecteurs et imposer l’abattage comme seule réponse n’est ni scientifique, ni juste, ni durable.
Nous appelons à une politique sanitaire fondée sur :
la prévention,
la réactivité,
la cohérence,
et le respect du monde paysan.
Signez et partagez cette pétition
Pour une gestion sanitaire responsable, humaine et efficace.
Pour la défense de l’élevage français et de notre souveraineté alimentaire.

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Le problème
Crises sanitaires de la dermatose nodulaire contagieuse : quand la peur médiatique justifie l’injustifiable
Préambule
Une fois de plus, les plateaux de télévision déroulent le même scénario.
Des « experts » en blouse blanche ou en costume expliquent doctement que si une crise sanitaire frappe l’élevage français, c’est la faute des agriculteurs : trop de déplacements, trop de résistance, pas assez d’obéissance.
Le monde paysan devient ainsi le coupable idéal d’une peur collective mal maîtrisée.
Une culpabilité fabriquée en direct
Sur certaines chaînes d’information, le procès est expédié en quelques minutes.
Les éleveurs seraient irresponsables. Ils déplaceraient leurs animaux sans conscience du danger.
Ils refuseraient l’abattage par égoïsme.
On ne parle plus de prévention.
On parle de destruction préventive.
L’angle mort volontaire des véritables vecteurs
Un silence assourdissant règne dans ces débats : celui des autres vecteurs de contamination.
Dans certaines régions, on compte des dizaines de chevaux pour un seul bovin.
Des équins déplacés chaque semaine sur des centaines de kilomètres, transportés en vans, fréquentant concours, centres équestres et pensions.
Qui contrôle ces déplacements ? Qui désinfecte les véhicules ? Qui en parle sur les plateaux de télévision ? Personne.
Parce qu’il est plus facile de pointer l’éleveur que de questionner des pratiques de loisirs socialement acceptées.
Des contaminations sans logique, des sanctions sans appel
Comment expliquer l’apparition de foyers là où aucun mouvement de bovins n’a eu lieu ?
Comment comprendre des élevages frappés alors que les foyers connus sont à des dizaines de kilomètres ?
Les hypothèses existent :
– insectes portés par les vents,
– véhicules,
– intervenants multiples.
Mais ces pistes sont à peine évoquées. À la place, on applique la solution la plus brutale : l’abattage rapide, définitif, irréversible.
Le parallèle avec le COVID que l’on refuse d’assumer
Pendant la crise du COVID, la société a accepté l’incertitude. Elle a accepté que le virus circule.
Elle a cherché à protéger sans anéantir.
Imagine-t-on sérieusement une politique consistant à éliminer systématiquement toute personne ayant été en contact avec un malade ? Ce serait absurde, inacceptable.
Pourquoi cette logique devient-elle soudain acceptable lorsqu’il s’agit des éleveurs et de leurs animaux ?
Quand on a des troupeaux dans deux départements : la prévention devient interdite
Sur ma ferme, dans le nord de l’Occitanie, à Saint-Pierre-Lafeuille (Lot), à l’occasion des prophylaxies de mi-octobre, j’ai demandé des vaccins pour protéger mes animaux.
Refus total. Aucune prévention possible. Aucune alternative proposée.
On abat dans les Pyrénées-Orientales, et on interdit de prévenir ailleurs. Où est la logique ? Où est la science ?
Une alerte ignorée, des réponses trop tardives
Excédé par cette situation :
- le 16 novembre 2025, j’ai rédigé une tribune adressée aux médias
- le 18 novembre 2025, j’ai envoyé une lettre recommandée au Président de la République "Objet : Interpellation sur la disparition programmée du pastoralisme français"
« La France s’interdit ce que d’autres ont osé : rappeler les vétérinaires retraités, solliciter les vétérinaires militaires, renforcer les brigades d’intervention rapide, alors que nous disposons d’un vivier de compétences exceptionnel mais largement sous-utilisé.
Pourquoi hésiter à activer ce réservoir de professionnels capables de répondre en quelques heures à une crise qui s’est propagée en quelques semaines ?
Pourquoi laisser la machine administrative l’emporter sur la logique opérationnelle ? »
Un mois plus tard : aucune réponse à ce courrier recommandé.
En revanche, les changements de comportement au sommet de l’État commencent seulement à apparaître…mi-décembre.
Ce que j’ai dénoncé mi-octobre n’a commencé à être mis en place que maintenant, car nous avons dû nous mettre en colère.
Une crise mal anticipée, mal contenue, on attend des excuses
Une épizootie n’attend pas les délais d’un arrêté publié au Journal officiel.
La protection de notre cheptel — et donc de notre souveraineté alimentaire — exige une mobilisation totale et immédiate.
Sans sursaut de réactivité, la France, et plus particulièrement les Pyrénées-Orientales et toute la région Occitanie, est restée spectatrice d’une crise qu’elle aurait dû contenir.
Trois mois se sont écoulés. Le nombre de foyers n’a cessé d’augmenter.
Chaque semaine, de nouveaux cas apparaissent.
Des alertes connues, une réponse insuffisante
Un foyer de dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC) avait été confirmé le 4 octobre dans un élevage de veaux en Catalogne espagnole, à une trentaine de kilomètres de la frontière.
Ce foyer avait conduit à la mise en place d’une zone de surveillance dans les Pyrénées-Orientales sur environ 75 communes (information du ministère de l’Agriculture, 4 octobre).
À cette date, le ministère annonçait disposer d’un stock suffisant de doses vaccinales.
Cela aurait dû déclencher une mobilisation exceptionnelle.
Pourtant, notre département s’est contenté d’un dispositif administratif classique :
- arrêtés préfectoraux,
- imitations de mouvements,
- vaccination progressive. Utile, certes.
Suffisant, non.
Nos demandes
Nous dénonçons cette situation avec force et clarté.
La crise n’est pas terminée tant que :
la prévention reste interdite là où elle serait possible,
le discernement des éleveurs est ignoré,
les déplacements des autres espèces animales continuent d’être passés sous silence.
Conclusion
Les éleveurs ne sont pas des irresponsables.
Ils sont les premiers concernés, les premiers touchés, les premiers à vouloir protéger leurs animaux.
Refuser la prévention, ignorer certains vecteurs et imposer l’abattage comme seule réponse n’est ni scientifique, ni juste, ni durable.
Nous appelons à une politique sanitaire fondée sur :
la prévention,
la réactivité,
la cohérence,
et le respect du monde paysan.
Signez et partagez cette pétition
Pour une gestion sanitaire responsable, humaine et efficace.
Pour la défense de l’élevage français et de notre souveraineté alimentaire.

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Pétition lancée le 16 décembre 2025