Cour des comptes: que faites-vous pour les habitantEs de Marseille?

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Lettre ouverte à M. Didier Migaud, Premier Président de la Cour des comptes

Monsieur le Président,

Nous, habitants de Marseille, nous adressons humblement à vous pour vous demander de prendre des mesures d'urgence.

Nous sommes parents, nous emmenons tous les jours nos enfants dans des écoles dégradées, sous-dotées en personnel, faire du sport dans des équipements sportifs vétustes. Nous vivons dans des quartiers où les voiries ne sont pas entretenues, où les transports publics sont très insuffisants et les parcs et squares rares. Nous vivons dans une ville où la police municipale est visiblement débordée. Une ville où près de 40 000 logements sont réputés indignes et dangereux pour leur santé et pour leur vie.
Pourtant nous payons des impôts, beaucoup, et toujours plus.

Vous incarnez une institution indépendante, objective, Monsieur le Président, qui est chargée de contrôler le bon emploi des fonds publics.

Or, le dernier rapport de la Chambre régionale des comptes sur Marseille date de 2013, et décrivait en à peine plus de 100 pages plus de 7 ans (2006-2012) de gestion marseillaise.
Bien sûr, l'essentiel de vos recommandations n'ont pas été suivies d'effets : les comptes sont toujours flous, le conseil municipal est toujours mal informé, et, surtout tous nos équipements publics sont dégradés alors même que nous payons pour en bénéficier.

Par conséquent, Monsieur le Président, nous vous supplions de diligenter au plus vite un contrôle exhaustif sur la ville de Marseille. Nous demandons également que Marseille au vu de sa taille et de la situation très dégradée de sa gestion publique soit contrôlée tous les ans, comme la ville de Paris. Nous demandons par exemple un rapport spécifique sur la gestion des écoles et de la petite enfance.

Nous adresserons copie de cette lettre à M. le Président de la Chambre régionale des comptes Provence Alpes Côte d'Azur, à M. le Préfet des Bouches du Rhône, et enfin aux médias.

Faites quelque chose pour nous et nos enfants Monsieur le Président.
Vous êtes notre seul recours.


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