Contre le Choc des Savoirs, apportez votre soutien aux coordonnateurs ULIS et UPE2A du 91

Cette pétition est l'une des 12 pétitions du mouvement « NON à la réforme "Choc des savoirs" ».En savoir plus sur ce mouvement.

Le problème

La réforme du Choc des Savoirs imposée sans concertation est destructrice pour l'école inclusive. Les coordonnateurs ULIS et UPE2A de l'Essonne expriment leur indignation et publient, sous couvert de leurs syndicats, une lettre ouverte. Donnez-leur votre signature pour leur apporter votre soutien et amplifier la mobilisation !

 

 

 

Nous, coordonnateurs de dispositifs ULIS et UPE2A de l'Essonne, – avec nos syndicats et avec le soutien des parents d'élèves – souhaitons alerter solennellement notre employeur, les parents d'élèves, les associations et collectifs de soutien à l'inclusion scolaire et dénoncer la crise majeure que connaît actuellement l'Éducation Nationale. Nous, coordonnateurs de dispositifs ULIS et UPE2A de l'Essonne, affirmons haut et fort que le Choc des Savoirs est un projet délétère pour nos élèves.

Nous œuvrons au quotidien pour que CHAQUE élève ait accès au droit universel à l'éducation et à la formation, pour que chaque parcours ouvre au plus large éventail des possibles et ce avec une ambition, une bienveillance, un investissement et un professionnalisme indéniables qui semblaient jusqu'alors n'avoir comme limites que celles de nos missions.

Le « CHOC des SAVOIRS » porté par M. Gabriel Attal est annoncé (imposé) au son des clairons comme la solution aux grands maux de l'Éducation.

Cela nous CHOQUE de SAVOIR les élèves parqués dans des groupes.
Lorsqu'il faudra construire ces groupes, sûrement dans l'urgence d'une fin d'année scolaire déjà bousculée par toutes sortes de priorités, ou en début de 6ème avec des évaluations nationales inaccessibles, le sort des élèves à Besoins Éducatifs Particuliers sera vite expédié. La tentation sera très forte de les mettre dans ce groupe à besoins forts pour ne pas dire groupe des faibles ou de demander aux coordonnateurs de les récupérer sur les heures de français et de mathématiques.

Cela nous CHOQUE de SAVOIR qu'on exige de nous d'enfermer les élèves dans des groupes qui ne favoriseront pas leurs apprentissages ; qu'on exige de nous d'enfermer nos élèves dans un système qui engendrera encore plus de stigmatisations, de comparaisons, de dénigrement ; qu'on exige de nous d'enfermer nos élèves dans des groupes ou de les mettre à l'écart.

Cela nous CHOQUE de SAVOIR que l'on joue sur la méconnaissance des réalités de l'école pour laisser croire qu'il sera possible de moduler ces groupes. Des groupes mouvants par période ou par besoins demanderont une organisation, une adaptabilité, une énergie qui ne seront pas tenables sur la durée et vite mises à mal par le principe de RÉALITÉ.

Accompagner les élèves vers la réussite, les faire progresser, leur permettre de s'élever, c'est un travail minutieux en interdisciplinarité, en binôme, avec des personnes ressources, professeurs ou non. C'est partager des approches et des gestes professionnels, c’est prendre le temps, s'adapter, accepter de douter et recommencer, c'est l'exact contraire du classement et de l'assignation par groupe.

Le Choc des Savoirs dégradera profondément les conditions de travail de toutes et tous, en imposant des temps supplémentaires de réunion, de préparation, d'organisation. Cette dégradation va complexifier, voire annihiler, la bonne prise en charge de nos élèves à besoins éducatifs particuliers. Nos élèves ne pourront suivre un rythme imposé par des emplois du temps contraints par des alignements, par l'occupation des salles ; nos locaux, dans l'Essonne, sont déjà saturés ! Pour les protéger, nous devrons refermer nos dispositifs, alors qu'ils sont pourtant les fers de lance d'une inclusion plus générale de tous les élèves du collège.

Certes nos élèves ne représentent qu'un faible pourcentage de la totalité des élèves et nous sommes là pour nous occuper d'eux, mais nous revoilà partis dans un isolement qui ne vient pas du non-vouloir de nos collègues mais bien d'un isolement et d'inégalités engendrés par le système.

Cela nous CHOQUE de SAVOIR que le Choc des savoirs détruit l'école inclusive. Dans cette violente cacophonie, pas un seul mot sur les élèves en situation de handicap, pas un seul mot sur les élèves allophones, un silence assourdissant.

Cela nous CHOQUE de SAVOIR que le passage en 2de est assujetti à la réussite au DNB. 

Au-delà de savoir où iront les potentiels 300 élèves qui n'auront pas obtenu leur brevet, c'est une nouvelle inégalité qui s'érige. Les élèves accueillis au sein des différents dispositifs (ULIS ou UPE2A) n'ont pas et ne pourront pas avoir les mêmes chances de réussite à cet examen et pourtant peuvent prétendre à accéder à la seconde GT.

Cela nous CHOQUE de les SAVOIR enfermés dans des propositions d'orientation et de formation restreintes à peau de chagrin par une contrainte de réussite à un examen qui ne prend plus en compte leurs spécificités.

Cela nous CHOQUE de SAVOIR que le retour à la suprématie de la note fait oublier que l'évaluation par compétences permet la valorisation, la progression et l'inclusion de l'ensemble des élèves. 

Cela nous CHOQUE de nous SAVOIR mis à l'écart. C'est une remise en cause profonde de notre métier, un mépris total de nos spécificités, certifications et expertises. 

Cela nous CHOQUE de SAVOIR qu'il n'y a eu aucun travail de concertation en amont avec nous alors que nous prenons en charge au quotidien la difficulté scolaire et sommes force de propositions pédagogiques dans nos établissements.

Cela nous CHOQUE de SAVOIR que le choc des savoirs signifie la fin de nos dispositifs comme laboratoires d'expérimentations pédagogiques, que le choc des savoirs signifie la fin de la mission de professeur-ressource d'une inclusion qui n'existera plus.

Enfin cela nous CHOQUE de SAVOIR que l'École devient uniquement un lieu d'apprentissage scolaire, que l'on piétine dès le collège l'importance d' "être ensemble" et de "faire société", que l'École ne se cache plus de favoriser les plus forts et d'invisibiliser ou d'isoler les différents, les moins nombreux.

Cela nous CHOQUE de ne plus SAVOIR quelle société nous construisons pour tous les enfants.

Le choc des savoirs met fin à l’inclusion, renforce l’inégalité des droits à l’éducation de tous les élèves, c’est une grave perte des droits fondamentaux. Il représente une forme de malhonnêteté intellectuelle qui fait reposer l’échec ou la réussite entièrement sur l’élève. Nous, professionnels qui appuyons nos pratiques sur les sciences de l’Éducation, nous savons que c’est faux.

Nous, coordonnateurs des dispositifs ULIS et UPE2A de l'Essonne, sommes indignés, nous dénonçons et refusons de porter les contre-valeurs induites par le Choc des Savoirs. 
Nos valeurs et celles de la République nous y obligent.

 

 

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FSU ESSONNELanceur de pétition

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Le problème

La réforme du Choc des Savoirs imposée sans concertation est destructrice pour l'école inclusive. Les coordonnateurs ULIS et UPE2A de l'Essonne expriment leur indignation et publient, sous couvert de leurs syndicats, une lettre ouverte. Donnez-leur votre signature pour leur apporter votre soutien et amplifier la mobilisation !

 

 

 

Nous, coordonnateurs de dispositifs ULIS et UPE2A de l'Essonne, – avec nos syndicats et avec le soutien des parents d'élèves – souhaitons alerter solennellement notre employeur, les parents d'élèves, les associations et collectifs de soutien à l'inclusion scolaire et dénoncer la crise majeure que connaît actuellement l'Éducation Nationale. Nous, coordonnateurs de dispositifs ULIS et UPE2A de l'Essonne, affirmons haut et fort que le Choc des Savoirs est un projet délétère pour nos élèves.

Nous œuvrons au quotidien pour que CHAQUE élève ait accès au droit universel à l'éducation et à la formation, pour que chaque parcours ouvre au plus large éventail des possibles et ce avec une ambition, une bienveillance, un investissement et un professionnalisme indéniables qui semblaient jusqu'alors n'avoir comme limites que celles de nos missions.

Le « CHOC des SAVOIRS » porté par M. Gabriel Attal est annoncé (imposé) au son des clairons comme la solution aux grands maux de l'Éducation.

Cela nous CHOQUE de SAVOIR les élèves parqués dans des groupes.
Lorsqu'il faudra construire ces groupes, sûrement dans l'urgence d'une fin d'année scolaire déjà bousculée par toutes sortes de priorités, ou en début de 6ème avec des évaluations nationales inaccessibles, le sort des élèves à Besoins Éducatifs Particuliers sera vite expédié. La tentation sera très forte de les mettre dans ce groupe à besoins forts pour ne pas dire groupe des faibles ou de demander aux coordonnateurs de les récupérer sur les heures de français et de mathématiques.

Cela nous CHOQUE de SAVOIR qu'on exige de nous d'enfermer les élèves dans des groupes qui ne favoriseront pas leurs apprentissages ; qu'on exige de nous d'enfermer nos élèves dans un système qui engendrera encore plus de stigmatisations, de comparaisons, de dénigrement ; qu'on exige de nous d'enfermer nos élèves dans des groupes ou de les mettre à l'écart.

Cela nous CHOQUE de SAVOIR que l'on joue sur la méconnaissance des réalités de l'école pour laisser croire qu'il sera possible de moduler ces groupes. Des groupes mouvants par période ou par besoins demanderont une organisation, une adaptabilité, une énergie qui ne seront pas tenables sur la durée et vite mises à mal par le principe de RÉALITÉ.

Accompagner les élèves vers la réussite, les faire progresser, leur permettre de s'élever, c'est un travail minutieux en interdisciplinarité, en binôme, avec des personnes ressources, professeurs ou non. C'est partager des approches et des gestes professionnels, c’est prendre le temps, s'adapter, accepter de douter et recommencer, c'est l'exact contraire du classement et de l'assignation par groupe.

Le Choc des Savoirs dégradera profondément les conditions de travail de toutes et tous, en imposant des temps supplémentaires de réunion, de préparation, d'organisation. Cette dégradation va complexifier, voire annihiler, la bonne prise en charge de nos élèves à besoins éducatifs particuliers. Nos élèves ne pourront suivre un rythme imposé par des emplois du temps contraints par des alignements, par l'occupation des salles ; nos locaux, dans l'Essonne, sont déjà saturés ! Pour les protéger, nous devrons refermer nos dispositifs, alors qu'ils sont pourtant les fers de lance d'une inclusion plus générale de tous les élèves du collège.

Certes nos élèves ne représentent qu'un faible pourcentage de la totalité des élèves et nous sommes là pour nous occuper d'eux, mais nous revoilà partis dans un isolement qui ne vient pas du non-vouloir de nos collègues mais bien d'un isolement et d'inégalités engendrés par le système.

Cela nous CHOQUE de SAVOIR que le Choc des savoirs détruit l'école inclusive. Dans cette violente cacophonie, pas un seul mot sur les élèves en situation de handicap, pas un seul mot sur les élèves allophones, un silence assourdissant.

Cela nous CHOQUE de SAVOIR que le passage en 2de est assujetti à la réussite au DNB. 

Au-delà de savoir où iront les potentiels 300 élèves qui n'auront pas obtenu leur brevet, c'est une nouvelle inégalité qui s'érige. Les élèves accueillis au sein des différents dispositifs (ULIS ou UPE2A) n'ont pas et ne pourront pas avoir les mêmes chances de réussite à cet examen et pourtant peuvent prétendre à accéder à la seconde GT.

Cela nous CHOQUE de les SAVOIR enfermés dans des propositions d'orientation et de formation restreintes à peau de chagrin par une contrainte de réussite à un examen qui ne prend plus en compte leurs spécificités.

Cela nous CHOQUE de SAVOIR que le retour à la suprématie de la note fait oublier que l'évaluation par compétences permet la valorisation, la progression et l'inclusion de l'ensemble des élèves. 

Cela nous CHOQUE de nous SAVOIR mis à l'écart. C'est une remise en cause profonde de notre métier, un mépris total de nos spécificités, certifications et expertises. 

Cela nous CHOQUE de SAVOIR qu'il n'y a eu aucun travail de concertation en amont avec nous alors que nous prenons en charge au quotidien la difficulté scolaire et sommes force de propositions pédagogiques dans nos établissements.

Cela nous CHOQUE de SAVOIR que le choc des savoirs signifie la fin de nos dispositifs comme laboratoires d'expérimentations pédagogiques, que le choc des savoirs signifie la fin de la mission de professeur-ressource d'une inclusion qui n'existera plus.

Enfin cela nous CHOQUE de SAVOIR que l'École devient uniquement un lieu d'apprentissage scolaire, que l'on piétine dès le collège l'importance d' "être ensemble" et de "faire société", que l'École ne se cache plus de favoriser les plus forts et d'invisibiliser ou d'isoler les différents, les moins nombreux.

Cela nous CHOQUE de ne plus SAVOIR quelle société nous construisons pour tous les enfants.

Le choc des savoirs met fin à l’inclusion, renforce l’inégalité des droits à l’éducation de tous les élèves, c’est une grave perte des droits fondamentaux. Il représente une forme de malhonnêteté intellectuelle qui fait reposer l’échec ou la réussite entièrement sur l’élève. Nous, professionnels qui appuyons nos pratiques sur les sciences de l’Éducation, nous savons que c’est faux.

Nous, coordonnateurs des dispositifs ULIS et UPE2A de l'Essonne, sommes indignés, nous dénonçons et refusons de porter les contre-valeurs induites par le Choc des Savoirs. 
Nos valeurs et celles de la République nous y obligent.

 

 

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