Contre la fermeture d’une classe à l’école de Rogéville

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Le problème

 

PÉTITION CONTRE LA FERMETURE D’UNE CLASSE DANS NOTRE ÉCOLE RURALE

Nous, parents d’élèves, enseignants, élus, habitants et soutiens de l’école de Rogéville, nous opposons fermement à la fermeture annoncée d’une classe au sein de notre établissement.

Cette décision entraînerait la réorganisation des classes en deux groupes de quatre niveaux, incluant les élèves de maternelle avec ceux du CP. Une telle configuration aurait des conséquences néfastes sur les conditions d’apprentissage et le bien-être de nos enfants :
 1. Un enseignement moins adapté : Mélanger quatre niveaux dans une même classe, en incluant les tout-petits de maternelle avec les élèves de CP, compliquerait considérablement la tâche des enseignants et nuirait à la qualité pédagogique.
 2. Une attention moindre pour chaque élève : Avec des effectifs plus chargés et des niveaux variés, le suivi individualisé des élèves serait compromis, notamment pour ceux en difficulté.
 3. Des inégalités accrues : Nos enfants méritent un accès à une éducation de qualité, équivalente à celle des élèves des zones urbaines. La fermeture d’une classe accentuerait les écarts entre territoires.
 4. Une déstabilisation des plus jeunes : Les élèves de maternelle, qui nécessitent un cadre et des conditions spécifiques pour leur développement, ne pourraient pas bénéficier d’un apprentissage adapté à leur âge et à leurs besoins.

Au-delà de notre école, c’est toute l’éducation en milieu rural qui est menacée. L’école est un pilier fondamental de la vie de nos villages, un lieu d’apprentissage mais aussi de socialisation et d’épanouissement pour nos enfants. L’actuel ministre de l’éducation nationale, Madame Elisabeth Borne, s’est engagée à préserver  l’école rurale, consciente de son rôle essentiel dans la lutte contre les inégalitées territoriales. Nous demandons que ces engagements soient respectées et que des solutions adaptées soient trouvées pour maintenir des conditions d’apprentissage dignes de ce nom. Cette mobilisation doit s’amplifier auprès d’autres écoles  confrontées aux mêmes  menaces, car il en va de l’avenir de nos enfants et de nos territoires.


Notre école est au cœur de notre village et de sa vie sociale. Sa fragilisation met en péril l’attractivité de notre commune et l’avenir de nos enfants. Nous demandons donc le maintien de cette classe et sollicitons une révision de cette décision qui va à l’encontre de l’intérêt des élèves.


Nous demandons au DASEN de Meurthe et Moselle, Monsieur Bourel, de reconsidérer ce projet et de préserver les conditions d’apprentissage de nos enfants.

Les décisionnaires

BOUREL Emmanuel
BOUREL Emmanuel
Directeur Académique des Services de l'Education Nationale de Meurthe et Moselle

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