Contre l’ouverture d’un centre d’injection et d’inhalation supervisé près d'une école

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maria koneva et 14 autres ont signé récemment.

Le problème

Ce reportage réalisé par Radio-Canada (le 23 août 2023) sur ce qui se passe à Ottawa présentement nous inquiète comme parents. On y parle du centre d’injection supervisé situé aux Bergers de l’espoir, un organisme qui offre également de l’hébergement supervisé pour toxicomanes et personnes avec troubles de santé mentale et physique, donc un projet similaire à celui de la Maison Benoît Labre. Nous voyons clairement des dommages collatéraux majeurs, et des enfants qui en subissent les contrecoups. Alors sachant exactement ce qui se passe partout ailleurs, comment peut-on en toute connaissance de cause autoriser l'installation d'un tel centre juste à côté d’une école primaire? 

Nous, citoyens et parents de l’école primaire Victor-Rousselot à Montréal sommes sous le choc d’avoir appris avant la rentrée scolaire via un article paru dans LA PRESSE le 13 août (2023), que l’immeuble en construction à côté de l’école (qui devait être un centre de réhabilitation) allait devenir en réalité le premier centre d’injection et d'inhalation supervisé au Québec.

 “Pour la première fois à Montréal, des toxicomanes pourront notamment fumer leur drogue — comme du crack, du fentanyl ou du crystal meth — sous supervision d’intervenants. Encore mieux : ils auront aussi accès à un centre communautaire, de la nourriture, des activités, et même des studios où vivre.“ 

Les futurs locatairesparfois aux prises avec de graves problèmes de consommation, d’itinérance chronique ou de santé mentale —”

Le centre communautaire, ouvert 24 heures sur 24, fournira des repas aux locataires et à la population itinérante du quartier.”

Nous (parents) ne sommes pas contre le projet, au contraire, mais pas à quelques mètres de l’école primaire que fréquentent nos enfants âgés de 4 à 12 ans. Compte tenu de la nature du projet, la localisation est inapproprié.

Peu d’efforts ont été mis en œuvre pour consulter les parents et résidents du quartier. L'école primaire Victor-Rousselot qui comporte moins de 300 élèves se trouve dans un milieu défavorisé, avec déjà une clientèle vulnérable. Plusieurs parents sont issus de l’immigration et ne maîtrisent pas le français, ils n’ont pas les ressources pour bien comprendre ces enjeux. 

À ce jour, la Direction de l’école nous a informés que les intervenants de la Maison Benoit Labre ainsi que la SPVM viendront nous faire part, le 19 septembre (2023), du projet et des procédures qui seront mis en place. La Direction de l’école nous a également mentionné que l’entrée du centre sera à quelques mètres de l'entrée du service de garde. Nous sommes apeurés pour nos enfants et surpris de ne pas avoir été consulté sur la décision d’un tel projet.

Une sombre rentrée scolaire pour les parents qui sont en plus témoins le 28 août (2023) à 4h30 pm dans le parc école d’un échange de drogues sous nos yeux, pendant que nos enfants jouent à la sortie de leur première journée de la rentrée scolaire (et ce, avant même l’ouverture du centre). Mais surtout, une foule de questions encore à ce jour sans réponses… 

  • Comment la CSSDM peut approuver un tel projet aux abords d’une école? (Si notre Direction d’école et la CSSDM collaborent avec le centre d’inhalation/injection, alors ça pourrait arriver dans la cour de n’importe quelle autre école au Québec)

  • Comment est-ce possible pour le provincial d’interdire l’ouverture de SQDC près des écoles, et en même temps de permettre l’ouverture d’un centre d'inhalation et d’injection de drogues dures à deux pas d'une école primaire? Pour nous, il s’agit d’une contradiction flagrante.

  • Une étude a-t-elle été menée pour évaluer les risques et conséquences d’une exposition régulière de nos jeunes (provenant pour la plupart de milieux vulnérables) à ces facteurs de risques?  (consommation de drogues dures, de violence, de scènes troublantes; personnes intoxiquées, overdose, seringues)

  • Comment une escouade de nettoyage humaine (donc faillible) peut garantir à 100% le retrait de déchets dangereux autour de l’école? Et l’hiver, sous la neige? Peut-on s’assurer qu’il n’y aura pas d’urine, de sang ou d’autres fluides biologiques contaminés dans ces aires de jeu? Les enfants, de tous les humains, sont les grands champions pour ramasser tout ce qu’ils trouvent sur le sol. Tous les parents le savent. Et ils sont aussi experts pour aller jouer dans les petits coins cachés - que les toxicos recherchent aussi. Le terrain du parc école est gazonné, ce gazon est souvent non tondu et non entretenu par la Ville de Montréal, incluant une zone de jeux avec des copeaux; bref tout peut s’y cacher. Par ailleurs, des parents et le concierge de l’école y trouvent déjà des seringues.

  • Dans un article de CityNews (14 août 2023), Benoît Labre mentionne ne pas être capable de confirmer à ce jour qu’ils auront de quoi payer les salaires des intervenants. Alors comment ce projet, qui repose sur des intervenants devant être disponibles 24/7, en quantité suffisante, dans et autour du centre, peut être synonyme d’une cohabitation sans risque pour nos enfants? En pleine crise des opioïdes, la demande pour les organismes explose. Il y a une pénurie de main d'œuvre aussi. Les dérapages nous inquiètent, comme c’est le cas présentement avec la fameuse allée du crack à côté du centre Cactus au centre-ville de Montréal - car justement ils manquent cruellement de ressources pour encadrer l’afflux de consommateurs. Nos enfants et notre cours d’école n’est en aucun cas l’endroit pour faire un tel pari!

Si un tel projet devient une réalité aux abords de notre école, alors toutes les écoles sont concernées! Nous souhaitons que des lois soient mises en place, afin d’assurer la sécurité de nos enfants et aussi de tous les enfants au Québec.

Nous exigeons une révision de la décision à propos de l’ouverture de la Maison Benoit Labre aux abords de l’école primaire Victor-Rousselot, afin que tous les parents et les résidents du quartier aient leur mot à dire. Nous considérons notre demande légitime, compte tenu de la nature de ce projet pour la sécurité de nos enfants.

Le collectif des parents de l'école Victor-Rousselot, des résidents et commerçants du quartier Saint-Henri à Montréal

coalition.victor.rousselot@gmail.com

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This report by Radio-Canada (August 23, 2023) on what's happening in Ottawa right now worries us as parents. It talks about the supervised injection center located at Les Bergers de l'espoir, an organization that also offers supervised housing for drug addicts and people with mental and physical health problems, in other words, a project similar to the Maison Benoît Labre. We're clearly seeing major collateral damage, and children suffering the after-effects. Knowing exactly what's happening everywhere else, how can we authorize such a center right next to an elementary school?

We, citizens, and parents of the Victor-Rousselot primary school in Montreal are shocked to have learned before the start of the school year via an article published in LA PRESSE on August 13 (2023), that the building under construction next to the school (which was said to be a rehabilitation centre) would become the first supervised injection and inhalation center in Quebec.


“For the first time in Montreal, drug addicts will be able to smoke their drugs — such as crack, fentanyl or crystal meth — under the supervision of workers. Even better: they will also have access to a community center, food, activities, and even studios to live in.“ (excerpt)

"Future tenants - sometimes struggling with serious substance abuse, chronic homelessness or mental health issues -"

"The community center, open 24 hours a day, will provide meals to tenants and the neighborhood's homeless population."

 

We are not against the project, on the contrary. But we are not in favour of having it a few meters from the primary school attended by our children aged 4 to 12. The location is inappropriate given the nature of the project.

 

Few efforts were made to consult with parents and neighborhood residents. The Victor-Rousselot primary school, which has less than 300 students, is in a disadvantaged neighbourhood, that already has a vulnerable community. Many parents are of immigrant origin and do not speak much French, and do not have the resources to fully understand these issues.


To date, the school management has informed us that on Sept 19 (2023), employees from Maison Benoit Labre as well as the SPVM will give an information session about the project and the procedures that will be put in place. The school administration also told us that the entrance to the center will be a few meters from the entrance to the daycare service. We are afraid for our children and surprised not to have been consulted on the decision of such a project.


A dark back to school for the parents who were witnesses on August 28 (2023) at 4:30 pm in the school park of an exchange of drugs before our eyes while our children are playing at the end of their first day of the start of the school year (and this, even before the center opened). But above all, a host of questions still unanswered to this day...

  • How can the CSSDM approve such a project near a school? (If our school administration and the CSSDM co-operate with the inhalation/injection center, then it could happen in the courtyard of any other school in Quebec)

  • How is it possible for the provincial government to prohibit the opening of SQDCs near schools, and at the same time to allow the opening of a center for the inhalation and injection of hard drugs close to a primary school? For us, this is a glaring contradiction.

  • Has a study been conducted to assess the risks and consequences of regular exposure of our young people (mostly from vulnerable backgrounds) to these risk factors? (consumption of hard drugs, violence, disturbing scenes; intoxicated people, overdose, syringes)

  • How can a human cleaning squad guarantee 100% removal of hazardous waste around the school? And in winter, under the snow? Can we be sure that there will be no contaminated urine, blood or other biological fluids in these play areas? Children, of all people, are the great champions of picking up anything they find on the ground. All parents know this. And they’re also adept at playing in hidden corners - which addicts seek out too. The grounds of the school park are grassed, this grass is often not mowed and not maintained by the City of Montreal, including a play area with shavings; in short, everything can be hidden there. In addition, parents and the school janitor have already found syringes there.

In an article by CityNews (August 14, 2023), Benoît Labre mentions not being able to confirm to date that they will have enough to pay the salaries of the workers. So how can this project, which is based on workers who must be available 24/7, in sufficient quantity, in and around the center, be synonymous with safe cohabitation for our children? During the opioid crisis, the demand for organisms is exploding. There is also a labor shortage. Slippages worry us, as is currently the case with the famous crack alley next to the Cactus center in downtown Montreal - precisely because they are sorely lacking in resources to manage the influx of consumers. Our children and our schoolyard is by no means the place to make such a bet!

If such a project becomes a reality near our school, then all schools are concerned! We'd like to see laws put in place to ensure the safety of our children and all children in Quebec.

We demand a review of the decision about the opening of Maison Benoit Labre near Victor-Rousselot elementary school, so that all parents and residents of the neighborhood have their say. We consider our request legitimate, given the nature of this project for the safety of our children.

 

Victor-Rousselot parents' coalition, residents and business owners of the Saint-Henri district at Montreal

coalition.victor.rousselot@gmail.com

 

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Coalition de parents, résidents et commerçants SAINT-HENRILanceur de pétitionUne coalition de parents, commerçants et résidents de Saint-Henri demande au ministre Carmant de ne pas autoriser un site d’injection supervisée (SIS) à la Maison Benoit Labre

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Ce reportage réalisé par Radio-Canada (le 23 août 2023) sur ce qui se passe à Ottawa présentement nous inquiète comme parents. On y parle du centre d’injection supervisé situé aux Bergers de l’espoir, un organisme qui offre également de l’hébergement supervisé pour toxicomanes et personnes avec troubles de santé mentale et physique, donc un projet similaire à celui de la Maison Benoît Labre. Nous voyons clairement des dommages collatéraux majeurs, et des enfants qui en subissent les contrecoups. Alors sachant exactement ce qui se passe partout ailleurs, comment peut-on en toute connaissance de cause autoriser l'installation d'un tel centre juste à côté d’une école primaire? 

Nous, citoyens et parents de l’école primaire Victor-Rousselot à Montréal sommes sous le choc d’avoir appris avant la rentrée scolaire via un article paru dans LA PRESSE le 13 août (2023), que l’immeuble en construction à côté de l’école (qui devait être un centre de réhabilitation) allait devenir en réalité le premier centre d’injection et d'inhalation supervisé au Québec.

 “Pour la première fois à Montréal, des toxicomanes pourront notamment fumer leur drogue — comme du crack, du fentanyl ou du crystal meth — sous supervision d’intervenants. Encore mieux : ils auront aussi accès à un centre communautaire, de la nourriture, des activités, et même des studios où vivre.“ 

Les futurs locatairesparfois aux prises avec de graves problèmes de consommation, d’itinérance chronique ou de santé mentale —”

Le centre communautaire, ouvert 24 heures sur 24, fournira des repas aux locataires et à la population itinérante du quartier.”

Nous (parents) ne sommes pas contre le projet, au contraire, mais pas à quelques mètres de l’école primaire que fréquentent nos enfants âgés de 4 à 12 ans. Compte tenu de la nature du projet, la localisation est inapproprié.

Peu d’efforts ont été mis en œuvre pour consulter les parents et résidents du quartier. L'école primaire Victor-Rousselot qui comporte moins de 300 élèves se trouve dans un milieu défavorisé, avec déjà une clientèle vulnérable. Plusieurs parents sont issus de l’immigration et ne maîtrisent pas le français, ils n’ont pas les ressources pour bien comprendre ces enjeux. 

À ce jour, la Direction de l’école nous a informés que les intervenants de la Maison Benoit Labre ainsi que la SPVM viendront nous faire part, le 19 septembre (2023), du projet et des procédures qui seront mis en place. La Direction de l’école nous a également mentionné que l’entrée du centre sera à quelques mètres de l'entrée du service de garde. Nous sommes apeurés pour nos enfants et surpris de ne pas avoir été consulté sur la décision d’un tel projet.

Une sombre rentrée scolaire pour les parents qui sont en plus témoins le 28 août (2023) à 4h30 pm dans le parc école d’un échange de drogues sous nos yeux, pendant que nos enfants jouent à la sortie de leur première journée de la rentrée scolaire (et ce, avant même l’ouverture du centre). Mais surtout, une foule de questions encore à ce jour sans réponses… 

  • Comment la CSSDM peut approuver un tel projet aux abords d’une école? (Si notre Direction d’école et la CSSDM collaborent avec le centre d’inhalation/injection, alors ça pourrait arriver dans la cour de n’importe quelle autre école au Québec)

  • Comment est-ce possible pour le provincial d’interdire l’ouverture de SQDC près des écoles, et en même temps de permettre l’ouverture d’un centre d'inhalation et d’injection de drogues dures à deux pas d'une école primaire? Pour nous, il s’agit d’une contradiction flagrante.

  • Une étude a-t-elle été menée pour évaluer les risques et conséquences d’une exposition régulière de nos jeunes (provenant pour la plupart de milieux vulnérables) à ces facteurs de risques?  (consommation de drogues dures, de violence, de scènes troublantes; personnes intoxiquées, overdose, seringues)

  • Comment une escouade de nettoyage humaine (donc faillible) peut garantir à 100% le retrait de déchets dangereux autour de l’école? Et l’hiver, sous la neige? Peut-on s’assurer qu’il n’y aura pas d’urine, de sang ou d’autres fluides biologiques contaminés dans ces aires de jeu? Les enfants, de tous les humains, sont les grands champions pour ramasser tout ce qu’ils trouvent sur le sol. Tous les parents le savent. Et ils sont aussi experts pour aller jouer dans les petits coins cachés - que les toxicos recherchent aussi. Le terrain du parc école est gazonné, ce gazon est souvent non tondu et non entretenu par la Ville de Montréal, incluant une zone de jeux avec des copeaux; bref tout peut s’y cacher. Par ailleurs, des parents et le concierge de l’école y trouvent déjà des seringues.

  • Dans un article de CityNews (14 août 2023), Benoît Labre mentionne ne pas être capable de confirmer à ce jour qu’ils auront de quoi payer les salaires des intervenants. Alors comment ce projet, qui repose sur des intervenants devant être disponibles 24/7, en quantité suffisante, dans et autour du centre, peut être synonyme d’une cohabitation sans risque pour nos enfants? En pleine crise des opioïdes, la demande pour les organismes explose. Il y a une pénurie de main d'œuvre aussi. Les dérapages nous inquiètent, comme c’est le cas présentement avec la fameuse allée du crack à côté du centre Cactus au centre-ville de Montréal - car justement ils manquent cruellement de ressources pour encadrer l’afflux de consommateurs. Nos enfants et notre cours d’école n’est en aucun cas l’endroit pour faire un tel pari!

Si un tel projet devient une réalité aux abords de notre école, alors toutes les écoles sont concernées! Nous souhaitons que des lois soient mises en place, afin d’assurer la sécurité de nos enfants et aussi de tous les enfants au Québec.

Nous exigeons une révision de la décision à propos de l’ouverture de la Maison Benoit Labre aux abords de l’école primaire Victor-Rousselot, afin que tous les parents et les résidents du quartier aient leur mot à dire. Nous considérons notre demande légitime, compte tenu de la nature de ce projet pour la sécurité de nos enfants.

Le collectif des parents de l'école Victor-Rousselot, des résidents et commerçants du quartier Saint-Henri à Montréal

coalition.victor.rousselot@gmail.com

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This report by Radio-Canada (August 23, 2023) on what's happening in Ottawa right now worries us as parents. It talks about the supervised injection center located at Les Bergers de l'espoir, an organization that also offers supervised housing for drug addicts and people with mental and physical health problems, in other words, a project similar to the Maison Benoît Labre. We're clearly seeing major collateral damage, and children suffering the after-effects. Knowing exactly what's happening everywhere else, how can we authorize such a center right next to an elementary school?

We, citizens, and parents of the Victor-Rousselot primary school in Montreal are shocked to have learned before the start of the school year via an article published in LA PRESSE on August 13 (2023), that the building under construction next to the school (which was said to be a rehabilitation centre) would become the first supervised injection and inhalation center in Quebec.


“For the first time in Montreal, drug addicts will be able to smoke their drugs — such as crack, fentanyl or crystal meth — under the supervision of workers. Even better: they will also have access to a community center, food, activities, and even studios to live in.“ (excerpt)

"Future tenants - sometimes struggling with serious substance abuse, chronic homelessness or mental health issues -"

"The community center, open 24 hours a day, will provide meals to tenants and the neighborhood's homeless population."

 

We are not against the project, on the contrary. But we are not in favour of having it a few meters from the primary school attended by our children aged 4 to 12. The location is inappropriate given the nature of the project.

 

Few efforts were made to consult with parents and neighborhood residents. The Victor-Rousselot primary school, which has less than 300 students, is in a disadvantaged neighbourhood, that already has a vulnerable community. Many parents are of immigrant origin and do not speak much French, and do not have the resources to fully understand these issues.


To date, the school management has informed us that on Sept 19 (2023), employees from Maison Benoit Labre as well as the SPVM will give an information session about the project and the procedures that will be put in place. The school administration also told us that the entrance to the center will be a few meters from the entrance to the daycare service. We are afraid for our children and surprised not to have been consulted on the decision of such a project.


A dark back to school for the parents who were witnesses on August 28 (2023) at 4:30 pm in the school park of an exchange of drugs before our eyes while our children are playing at the end of their first day of the start of the school year (and this, even before the center opened). But above all, a host of questions still unanswered to this day...

  • How can the CSSDM approve such a project near a school? (If our school administration and the CSSDM co-operate with the inhalation/injection center, then it could happen in the courtyard of any other school in Quebec)

  • How is it possible for the provincial government to prohibit the opening of SQDCs near schools, and at the same time to allow the opening of a center for the inhalation and injection of hard drugs close to a primary school? For us, this is a glaring contradiction.

  • Has a study been conducted to assess the risks and consequences of regular exposure of our young people (mostly from vulnerable backgrounds) to these risk factors? (consumption of hard drugs, violence, disturbing scenes; intoxicated people, overdose, syringes)

  • How can a human cleaning squad guarantee 100% removal of hazardous waste around the school? And in winter, under the snow? Can we be sure that there will be no contaminated urine, blood or other biological fluids in these play areas? Children, of all people, are the great champions of picking up anything they find on the ground. All parents know this. And they’re also adept at playing in hidden corners - which addicts seek out too. The grounds of the school park are grassed, this grass is often not mowed and not maintained by the City of Montreal, including a play area with shavings; in short, everything can be hidden there. In addition, parents and the school janitor have already found syringes there.

In an article by CityNews (August 14, 2023), Benoît Labre mentions not being able to confirm to date that they will have enough to pay the salaries of the workers. So how can this project, which is based on workers who must be available 24/7, in sufficient quantity, in and around the center, be synonymous with safe cohabitation for our children? During the opioid crisis, the demand for organisms is exploding. There is also a labor shortage. Slippages worry us, as is currently the case with the famous crack alley next to the Cactus center in downtown Montreal - precisely because they are sorely lacking in resources to manage the influx of consumers. Our children and our schoolyard is by no means the place to make such a bet!

If such a project becomes a reality near our school, then all schools are concerned! We'd like to see laws put in place to ensure the safety of our children and all children in Quebec.

We demand a review of the decision about the opening of Maison Benoit Labre near Victor-Rousselot elementary school, so that all parents and residents of the neighborhood have their say. We consider our request legitimate, given the nature of this project for the safety of our children.

 

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Les décisionnaires

Dr Luc Boileau
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Directeur national de la Santé Publique
Santé Publique Québec
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