Petition update

35000 - Bilan de la rencontre au cabinet du responsable des transports

R. JACKMAN
France

Jun 28, 2018 — Hier midi, j'ai été reçu à la Mairie de Paris, au cabinet gérant les questions concernant la politique des transports de la Ville.
J'ai pu remettre notre pétition qui a atteint les 35 000 signataires.
La décision du SAVM est actée donc irrévocable légalement.
J'ai pu échanger sur un ensemble de questionnements légitimes de la part de tout citoyen concernant la brutalité de la méthode laissant sur le carreau et sans solution effective de remplacement plus de 150 000 citoyens d'île de France, et donnant un image déplorable du fonctionnement de notre démocratie.

A la suite de l'entretien, j'ai laissé un message au cabinet pour demander une photo, afin de pouvoir communiquer sur cette présente mise à jour avec un visuel. Le cabinet m'a appelé pour me reprocher l'intention de rendre compte publiquement de cet entretien, plaçant cette démarche comme condamnable sur la forme, alors même que je m'étais annoncé comme le représentant d'une démarche collective et par conséquent, publique. Cette réaction a confirmé mon intuition qu'il était important d'au contraire le rendre public dans un souci d'information et dans la condamnation, à mon tour, de la forme prise pour, nous dit-on, défendre nos intérêts.

Voici donc l'ensemble des questions que j'ai pu poser et qui représentent, à mon sens, l'ensemble des questionnements que l'on peut se poser légitimement sur ce dossier, questions que nous ne devrions jamais abandonner.

- Estimez-vous que les citoyens sont en droit de vous demander des comptes sur l’utilisation de l’argent public, à l’image de ce qui se fait dans d’autres démocraties? (En suède, récemment, un élu a du s’excuser publiquement pour avoir payé du vin avec les points fidélité de sa carte professionnelle). Acceptez-vous de rendre des comptes aux citoyens pour cet échec de mission de service public?
- Vous mentionnez dans votre courriel un ultimatum sous forme de lettre daté du 25 Mai 2018 du groupe Bolloré - quels en étaient les termes exacts? Sauriez-vous produire ce document?
- En quoi cet ultimatum était-il différent des termes du contrat de DSP (délégation de service public) , disponible sur le site autolibmetropole.fr? Les articles 61 et 63 mentionnent la résiliation- Le contrat stipule que restera dû le différentiel entre le déficit réel les 60 millions que paye contractuellement le groupe Bolloré - il faudra payer les ruptures de contrat avec les prestataires- les ruptures de contrat de travail - les indemnités sur les bornes - le manque à gagner dans le plan d’affaire. Le montant estimé pourrait atteindre, de toute évidence (avec une calculatrice) plusieurs centaines de millions d'euros. Tout cet argent sera réglé par qui? Combien va-ton effectivement perdre?
- Vous parlez de sommes réclamées Abracadabrantesque? Or, vous les responsable de cette DSP, les comptes sont arrêtés chaque année. Pourquoi déclarer que vous le découvrez aujourd’hui? Velib’ avec Smoovengo nous coute 600 millions d’euros sur 15 ans. Les sommes en jeu sont-elles très différentes? Contestez-vous la réalité des sommes réclamées par le groupe Bolloré?
- A t-il été envisagé que le service se maintienne tout en négociant la gestion du déficit? Un Audit a eu lieu en 2017. Souhaitiez-vous le publier? Si non, pourquoi? (il s'agit d'argent public). Le cabinet Ernst&Young s’y oppose-t-il? Si oui, en avez-vous la preuve ? Quelles mesures préconisait l’audit afin de rentabiliser le service et mieux le gérer? Ont elles toutes été appliquées? En d’autres termes: Pouvez vous nous apporter la preuve que tout a été fait pour conserver ce service public et le rentabiliser au maximum?
- Madame Catherine Barrati Elbaz a fait savoir quelques jours avant le 21 juin qu’elle allait demander la résiliation lors de la séance du SAVM du 21 juin . Y a -t-il eu concertation massive avant cette déclaration qui engage l’ensemble de la région et ses citoyens, qui a pris la décision?
- Réunion SAVM: y a-t-il eu un PV de la réunion ? Sera-t-il disponible? La parole a-t-elle été donnée à tous les acteurs en présence? La ville de Paris représentait la majorité des voix, peut-on parler de réelle consultation? On apprend que certains élus voulaient plus d’information avant de rendre leur décision, et que cela leur a été refusé. Pourquoi?
- Quelle solutions concrètes, à effet immédiat, offrez vous aux utilisateurs le 1er Aout 2018 pour remplacer le service?
- Que dites-vous aux 6000 véhicules électrique qui n’auront plus de bornes de recharge le 31 Juillet, et qui vous ont suivi dans l’aventure?
Les nouveaux services que vous nous faites miroiter ne contiennent pas de solution lié à la place de parking réservée (un des grands principes d’autolib), vont augmenter le parc automobile, et le rendre thermique à nouveau (et non plus électrique), sans compter le temps de trajet augmenté . Comment cela se concilie-t-il avec l’aspect écologique de votre politique ?
- Quid de la redevance aux communes versée par autolib? (2 millions d’euros par an à Paris par ex)
- Comprenez vous que les gens continuent de signer malgré la décision prise? Pourquoi, à votre avis?
- Comprenez-vous que la brutalité de la méthode employée puisse choquer les citoyens? Et que rejeterl a faute de votre responsabilité sur un groupe industriel est une méthode qui choque les citoyens?
- Que pensez-vous du fait que 35000 personnes aient décidé en quelques jours seulement de signer cette pétition?
______
Le service s'est efforcé d'expliquer tous ces points. Il en ressort que nos élus rejettent la faute de la brutalité sur l'ultimatum du groupe Bolloré daté du 25 mai. Il reste à nos élus à apporter la preuve convaincante que cet ultimatum ne permettait aucune issue légale, engageant un bras de fer entraînant avec lui tous les utilisateurs et tous les citoyens, "dans leur propre intérêt".
Il appartient à la ville de s'expliquer sur les sommes qui resteront dûes par les citoyens à la suite à cette résiliation.
Il appartient à la ville de se justifier sur la disruption de la continuité de service, répondant aux même besoins.
A la fin de notre entretien, a été prononcé la phrase: "De toutes façons, Autolib' est une technologie du passé", jetant le discrédit sur l'affirmation que TOUT ait été fait pour ne pas mettre les citoyens dans la position dans laquelle ils se trouvent aujourd'hui; jetant le soupçon d'un biais idéologique de la part de nos élus, au mépris manifeste de l'intérêt et du besoin des utilisateurs, érodant une fois de plus - comment diable est-ce possible- la confiance des cotyens envers no élus, et faisant craindre la réalité -fort coûteuse- du dicton: "Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage".


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