Conservation du cheveu africain dans les établissements et en entreprise au Cameroun .

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Les pétitions comptant plus de 1 000 signataires ont 5 fois plus de chances d'aboutir !
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Le problème

Chers parents, chers éducateurs, chers recruteurs,

« Pour savoir où l'on va, il ne faut pas oublier d'où l'on vient. » Croyez-vous sincèrement qu'en tant qu'africains, l'obligation de délaisser nôtre style capillaire soit le reflet de nos racines ? 

Inspirés par l’éveil et le courage de la jeunesse en Côte d'Ivoire, qui s'est levée pour revendiquer la dignité de ses cheveux naturels, nous élèves, étudiants, stagiaires, jeunes professionnels et citoyens camerounais prenons à notre tour la parole aujourd'hui. Nous voulons ouvrir un dialogue nécessaire et respectueux concernant une règle arbitraire qui pèse sur notre quotidien, notre estime de soi et notre insertion sociale : l'imposition de la boule à zéro ou des coupes ultra-basses pour les garçons tandis que la dénaturilisation , les rajouts , les nattes forcées ou le port des perruques pour les filles  pour être jugés "présentables" ou "disciplinés" dans la société. 

L'accès à l'éducation et l'évaluation des performances professionnelles ne devraient jamais être conditionnés par la longueur ou la texture des cheveux d'un individu. L'habit ne fait pas le moine, et la coiffure ne fait pas l'ingénieur, le technicien ou le citoyen de demain.

C'est pourquoi nous vous soumettons ces arguments pour faire évoluer nos règlements :

  1. Une spécificité biologique et climatique, pas un manque d'hygiène
    Le cheveu afro, crépu et bouclé, n'est pas une "mauvaise texture" qu'il faut éliminer pour être propre. C’est notre climat et notre évolution qui ont façonné ce cheveu : il est parfaitement adapté à notre environnement. Les coupes basses obligatoires en plein soleil expose inutilement les crânes à la chaleur. Valoriser et prendre soin de nos cheveux au naturel est un droit, pas un acte de rébellion. 
  2. Rompre avec un héritage post-colonial invisible
    Il est temps d'abandonner ces normes capillaires importées et de se défaire de cette influence post-coloniale encore trop ancrée dans nos écoles, universités et entreprises. Pourquoi un élève blanc ou d'une autre origine, dont les cheveux tombent sur les oreilles, est-il jugé parfaitement présentable, tandis qu'un jeune Camerounais arborant quelques centimètres de cheveux afro naturels est exclu à la barrière ? Nous sommes parmi les seuls au monde à nous raser la tête de force pour prouver notre sérieux ce qui est anormal !
  3. Dissocier la concentration et la discipline du style capillaire
    L'argument selon lequel la pousse des cheveux perturberait la concentration est infondé. La distraction en classe existera toujours, peu importe la coiffure et un élève habitué à ses cheveux restera concentré. De plus, forcer les jeunes à se couper les cheveux à ras toutes les deux semaines représente une perte de temps et d'argent considérable pour les familles, tout en nuisant gravement à l'acceptation et à l'estime de soi des jeunes. 
  4. L'absence de fondement légal dans les textes camerounais
    Le saviez-vous ? Cette traque capillaire ne repose sur aucun texte de loi officiel de la République du Cameroun. Il s'agit d'une habitude culturelle stricte et arbitraire, appliquée par simple tradition dans les règlements intérieurs, mais sans aucune obligation légale supérieure.

Nos Demandes Concrètes pour la Rentrée .
Nous ne demandons ni l'excentricité, ni l'anarchie, ni les teintures artificielles ou rajouts extravagants qui créent des distinctions sociales inutiles. Nous prônons uniquement le cheveu naturel propre et présentable pour tous , sans distinction de genre .

  •  Autoriser pleinement la pousse du cheveu africain naturel à l'air libre .
  • Accepter les cheveux peignés , entretenus , ainsi que les nattes , tresses protectrices et coiffures sobres adaptées au milieu scolaire et professionnel . 
  • Exiger que toute coiffure (courte ou longue)  soit  structurée, propre et soignée ( avec côtés et contours nettoyés ) .

Au lieu d'interdire la nature, exigeons la propreté et le soin. Qu'un élève propre et bien coiffé ne soit plus jamais humilié ou exclu d'un cours. Signez cette pétition pour une modernisation juste de nos règlements d'ici la rentrée !

Les décisionnaires

Entreprises du Cameroun (ECAM)
Entreprises du Cameroun (ECAM)
Le Groupement Inter-Patronal du Cameroun
Le Groupement Inter-Patronal du Cameroun
Le Ministère du Travail et de La sécurité sociale
Le Ministère du Travail et de La sécurité sociale
Les Directeurs et Chefs d'établissements scolaires et universitaires du Cameroun
Les Directeurs et Chefs d'établissements scolaires et universitaires du Cameroun
Le Ministère de l'Emploi et de la Formation Professionelle (MINEFOP)
Le Ministère de l'Emploi et de la Formation Professionelle (MINEFOP)

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