Condamner les propos hutuphobes du professeur Joël Kotek sur les antennes de Rwanda TV.

Le problème

Le 22 novembre 2020, la télévision rwandaise - Rwanda TV - a diffusé une émission[1] dont le thème était « Le passé colonial belge dans les pays des grands lacs ». Trois personnalités y étaient invitées par le journaliste vedette Eddy Sabiti, à savoir Madame Félicité Lyamukuru présidente de l’association Ibuka-Mémoire Belgique, Monsieur Gilles Bazambanza président de la diaspora rwandaise de Belgique (DRB), ainsi que Monsieur Joël Kotek, professeur à l’Université Libre de Bruxelles (ULB) présenté comme spécialiste de l’histoire de la Shoah.

S’exprimant à cette occasion, le professeur Joël Kotek a déclaré ce qui suit : « Le fait de mettre quelqu’un qui est proche de Jambo[2], donc des héritiers des génocidaires, c’est cette idée qu’on va donner 5 minutes pour les Tutsi et 5 minutes pour les Hutu ? Donc c’est bien une politique absurde ; c’est comme si vous donnez des cours sur la Shoah en donnant 5 minutes aux Nazis et 5 minutes aux Juifs, c’est totalement aberrant »

La Fondation Ibukabose-Rengerabose, Mémoire et Justice pour tous, est choquée par ce discours haineux, répugnant et dégradant émanant d’un professeur d’université qui se dit spécialiste de l’histoire de la Shoah et du génocide des Tutsi.

Par ses propos, le professeur Kotek stigmatise sans nuance le groupe ethnique hutu ainsi comparé aux Nazis. Les deux invités rwandais présents sur le plateau de RTV n’ont pas cru bon de nuancer les propos infamants de leur co-invité belge !

La Fondation Ibukabose-Rengerabose, Mémoire et Justice pour tous, exprime son indignation et condamne sans équivoque les propos hutuphobes du professeur Joël Kotek qui instrumentalise ainsi le génocide des Tutsi pour fonder sa thèse.

Compte tenu de la gravité de ces propos, la Fondation Ibukabose-Rengerabose, Mémoire et Justice pour tous :

1.       Réaffirme qu’un génocide a bel et bien été commis contre les populations tutsi du Rwanda.

2.       Réaffirme par ailleurs que les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité[3] commis par les troupes du FPR du président Paul Kagame contre les populations civiles hutu, au Rwanda et en République Démocratique du Congo, ne doivent pas être occultés du débat public, au motif qu’il y a eu un génocide contre les Tutsi.

3.       Considère que nier ou minimiser les crimes contre l’humanité[4] commis par l’armée du FPR dont certains « révèlent plusieurs éléments accablants qui, s'ils sont prouvés devant un tribunal compétent, pourraient être qualifiés de crimes de génocide[5] » et ne pas reconnaître la souffrance des parents des victimes hutu constitue une forme de négationnisme punissable par les lois internationales.

4.       Demande au professeur Joël Kotek, un homme qui s’est toujours présenté comme un défenseur des droits humains et un anti-raciste notoire, de présenter des excuses au peuple rwandais en général et aux membres de la communauté hutu en particulier pour les avoir assimilés aux Nazis.

5.     Est déterminée à combattre la stigmatisation négative, dégradante et déformante de l’une ou l’autre composante de la communauté rwandaise, comme cela apparaît dans les affirmations sous-jacentes du professeur Joël Kotek.

6.     La Fondation Ibukabose-Rengerabose, Mémoire et Justice pour tous, demande à la communauté rwandaise à travers le monde de dénoncer tous les lobbies de pseudo-intellectuels qui sèment la haine et la division entre les Hutu et les Tutsi, pour des raisons inavouées de propagande politique au service d’un régime dictatorial et criminel de Kigali.

Fait à Paris le 17 décembre 2020

Pour la Fondation Ibukabose-Rengerabose, Mémoire et Justice pour tous

Ambassadeur Jean Marie Ndagijimana

Président



[1] Lien de l'émission https://www.youtube.com/watch?v=QTM_zyFp8Yg&feature=youtu.be
[2] Jambo asbl est une association de défense des droits de l’homme de droit belge créée le 11 janvier 2008 par des jeunes d’origine rwandaise vivant en exil.
[3] Dont certains « révèlent plusieurs éléments accablants qui, s'ils sont prouvés devant un tribunal compétent, pourraient être qualifiés de crimes de génocide » (Rapport du Projet Mapping concernant les violations les plus graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises entre mars 1993 et juin 2003 sur le territoire de la République démocratique du Congo ».)
[4] La Charte du tribunal de Nuremberg, annexée aux accords de Londres du 8 août 1945, définit le crime contre l'humanité comme « l'assassinat, l'extermination, la réduction en esclavage, la déportation et tout autre acte inhumain commis contre toutes les populations civiles, avant ou pendant la guerre, ou bien les persécutions pour des motifs politiques, raciaux ou religieux ».
[5] Rapport du Projet Mapping concernant les violations les plus graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises entre mars 1993 et juin 2003 sur le territoire de la République démocratique du Congo ».

Cette pétition avait 308 signataires

Le problème

Le 22 novembre 2020, la télévision rwandaise - Rwanda TV - a diffusé une émission[1] dont le thème était « Le passé colonial belge dans les pays des grands lacs ». Trois personnalités y étaient invitées par le journaliste vedette Eddy Sabiti, à savoir Madame Félicité Lyamukuru présidente de l’association Ibuka-Mémoire Belgique, Monsieur Gilles Bazambanza président de la diaspora rwandaise de Belgique (DRB), ainsi que Monsieur Joël Kotek, professeur à l’Université Libre de Bruxelles (ULB) présenté comme spécialiste de l’histoire de la Shoah.

S’exprimant à cette occasion, le professeur Joël Kotek a déclaré ce qui suit : « Le fait de mettre quelqu’un qui est proche de Jambo[2], donc des héritiers des génocidaires, c’est cette idée qu’on va donner 5 minutes pour les Tutsi et 5 minutes pour les Hutu ? Donc c’est bien une politique absurde ; c’est comme si vous donnez des cours sur la Shoah en donnant 5 minutes aux Nazis et 5 minutes aux Juifs, c’est totalement aberrant »

La Fondation Ibukabose-Rengerabose, Mémoire et Justice pour tous, est choquée par ce discours haineux, répugnant et dégradant émanant d’un professeur d’université qui se dit spécialiste de l’histoire de la Shoah et du génocide des Tutsi.

Par ses propos, le professeur Kotek stigmatise sans nuance le groupe ethnique hutu ainsi comparé aux Nazis. Les deux invités rwandais présents sur le plateau de RTV n’ont pas cru bon de nuancer les propos infamants de leur co-invité belge !

La Fondation Ibukabose-Rengerabose, Mémoire et Justice pour tous, exprime son indignation et condamne sans équivoque les propos hutuphobes du professeur Joël Kotek qui instrumentalise ainsi le génocide des Tutsi pour fonder sa thèse.

Compte tenu de la gravité de ces propos, la Fondation Ibukabose-Rengerabose, Mémoire et Justice pour tous :

1.       Réaffirme qu’un génocide a bel et bien été commis contre les populations tutsi du Rwanda.

2.       Réaffirme par ailleurs que les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité[3] commis par les troupes du FPR du président Paul Kagame contre les populations civiles hutu, au Rwanda et en République Démocratique du Congo, ne doivent pas être occultés du débat public, au motif qu’il y a eu un génocide contre les Tutsi.

3.       Considère que nier ou minimiser les crimes contre l’humanité[4] commis par l’armée du FPR dont certains « révèlent plusieurs éléments accablants qui, s'ils sont prouvés devant un tribunal compétent, pourraient être qualifiés de crimes de génocide[5] » et ne pas reconnaître la souffrance des parents des victimes hutu constitue une forme de négationnisme punissable par les lois internationales.

4.       Demande au professeur Joël Kotek, un homme qui s’est toujours présenté comme un défenseur des droits humains et un anti-raciste notoire, de présenter des excuses au peuple rwandais en général et aux membres de la communauté hutu en particulier pour les avoir assimilés aux Nazis.

5.     Est déterminée à combattre la stigmatisation négative, dégradante et déformante de l’une ou l’autre composante de la communauté rwandaise, comme cela apparaît dans les affirmations sous-jacentes du professeur Joël Kotek.

6.     La Fondation Ibukabose-Rengerabose, Mémoire et Justice pour tous, demande à la communauté rwandaise à travers le monde de dénoncer tous les lobbies de pseudo-intellectuels qui sèment la haine et la division entre les Hutu et les Tutsi, pour des raisons inavouées de propagande politique au service d’un régime dictatorial et criminel de Kigali.

Fait à Paris le 17 décembre 2020

Pour la Fondation Ibukabose-Rengerabose, Mémoire et Justice pour tous

Ambassadeur Jean Marie Ndagijimana

Président



[1] Lien de l'émission https://www.youtube.com/watch?v=QTM_zyFp8Yg&feature=youtu.be
[2] Jambo asbl est une association de défense des droits de l’homme de droit belge créée le 11 janvier 2008 par des jeunes d’origine rwandaise vivant en exil.
[3] Dont certains « révèlent plusieurs éléments accablants qui, s'ils sont prouvés devant un tribunal compétent, pourraient être qualifiés de crimes de génocide » (Rapport du Projet Mapping concernant les violations les plus graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises entre mars 1993 et juin 2003 sur le territoire de la République démocratique du Congo ».)
[4] La Charte du tribunal de Nuremberg, annexée aux accords de Londres du 8 août 1945, définit le crime contre l'humanité comme « l'assassinat, l'extermination, la réduction en esclavage, la déportation et tout autre acte inhumain commis contre toutes les populations civiles, avant ou pendant la guerre, ou bien les persécutions pour des motifs politiques, raciaux ou religieux ».
[5] Rapport du Projet Mapping concernant les violations les plus graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises entre mars 1993 et juin 2003 sur le territoire de la République démocratique du Congo ».

Les décisionnaires

RIPRODHOR
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GLOBAL CAMPAIGN FOR RWANDAN'S HUMAN RIGHTS
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