

Violences domestiques: STOP!


Violences domestiques: STOP!
Le problème
Les périodes de crise comme celle que nous traversons sont des moments à risque pour les personnes vulnérables. Pour les personnes qui sont confinées avec un conjoint ou parent violent, le danger n'est pas qu'en dehors de leur domicile.
En Chine, avec le Coronavirus, les violences au sein du couple ont explosé (voir ici en anglais). En France aussi, les violences conjugales ont augmenté de 36% avec le confinement. Une pétition circulent maintenant en France et c’est au tour de la Suisse de réagir.
Que faire ?
Le gouvernement doit agir.
- Face au Coronavirus, l’Espagne a déclenché un plan d’urgence pour protéger les femmes victimes et prévenir l’augmentation des violences avec le confinement (voir ici le plan espagnol). Nous demandons au gouvernement de s’inspirer de ce plan d’urgence. Les mesures ne peuvent reposer uniquement sur des collectivités de bonne volonté. Le gouvernement suisse doit déclencher des mesures immédiates pour enrayer l’augmentation des violences domestiques. Une campagne d'information et de prévention nationale sur les violences au sein des familles et des couples en situation de confinement doit être lancée en urgence.
Nous demandons :
- L’envoi d’une consigne immédiate à tous les services de police (117, commissariats, gendarmeries) et aux services d’urgences (144) pour leur rappeler les règles en matière de prise en charge des victimes de violences. Si des enfants sont en danger, le procureur doit être prévenu immédiatement.
- La mise en place, comme en Espagne, d’un service d'alerte ouvert 24h sur 24h par messagerie instantanée avec la fonction de géolocalisation par les forces de l'ordre. Le n° de téléphone d’aide aux enfants et aux jeunes en situation d'urgence (147), la police (117) ainsi que le réseau des associations locales doivent pouvoir répondre à 100% des appels : cela implique un suivi quotidien des demandes et si besoin, un renforcement des équipes.
- Le maintien des places d’hébergement existantes en soutenant les associations qui les gèrent. Elles ont besoin de masques et de matériel adéquat pour mener leur mission. Le gouvernement doit également débloquer des fonds pour financer des nuits d'hôtel lorsque les centres d'hébergement sont pleins.
- L’envoi d’une circulaire à tous les juges aux affaires familiales pour leur demander d’être réactif sur la délivrance des ordonnances de protections. Celles-ci permettent d'éloigner la personne violente. Elles doivent être délivrées en moins de 6 jours comme le prévoit la loi et délivrées sans exiger une plainte de la victime.
- La mise en place au niveau national d’une assistance psychologique, juridique et sociale aux victimes de façon non présentielle. En Espagne, un service de tchat en ligne avec assistance psychologique a été mis en place. Dans le canton de Vaud, la main tendue (143) est un point de départ en terme d’interlocuteur mais il faut le développer afin de recevoir plus d’appels.
Beaucoup d'entre vous demandent que faire à son niveau ?
Chacune et chacun peut agir :
- Faites un don à des associations qui accompagnent les femmes victimes de violence comme par exemple l’aide aux victimes de violences en couple (AVVEC), solidarité femmes à Bienne, zwüschehaltpour les hommes victimes de violence, ainsi que L’Association professionnelle suisse de consultations contre la violence (APSCV) par exemple.
- Prenez régulièrement des nouvelles de vos ami.e.s qui vivent avec une personne violente. Dites leur que vous êtes joignable en cas de problème.
- Imprimez ou réalisez une affiche d’information et affichez la dans votre immeuble. Partagez un visuel de prévention sur les réseaux sociaux.
- Si vous entendez des cris ou des coups chez vos voisin.e.s, appelez la police (117). N’hésitez pas à passer prendre des nouvelles dans la journée en conservant les distances de sécurité.
- Si des enfants sont en danger, appelez le 117 ou le 147.
Signez cette pétition et partagez-la !
Le problème
Les périodes de crise comme celle que nous traversons sont des moments à risque pour les personnes vulnérables. Pour les personnes qui sont confinées avec un conjoint ou parent violent, le danger n'est pas qu'en dehors de leur domicile.
En Chine, avec le Coronavirus, les violences au sein du couple ont explosé (voir ici en anglais). En France aussi, les violences conjugales ont augmenté de 36% avec le confinement. Une pétition circulent maintenant en France et c’est au tour de la Suisse de réagir.
Que faire ?
Le gouvernement doit agir.
- Face au Coronavirus, l’Espagne a déclenché un plan d’urgence pour protéger les femmes victimes et prévenir l’augmentation des violences avec le confinement (voir ici le plan espagnol). Nous demandons au gouvernement de s’inspirer de ce plan d’urgence. Les mesures ne peuvent reposer uniquement sur des collectivités de bonne volonté. Le gouvernement suisse doit déclencher des mesures immédiates pour enrayer l’augmentation des violences domestiques. Une campagne d'information et de prévention nationale sur les violences au sein des familles et des couples en situation de confinement doit être lancée en urgence.
Nous demandons :
- L’envoi d’une consigne immédiate à tous les services de police (117, commissariats, gendarmeries) et aux services d’urgences (144) pour leur rappeler les règles en matière de prise en charge des victimes de violences. Si des enfants sont en danger, le procureur doit être prévenu immédiatement.
- La mise en place, comme en Espagne, d’un service d'alerte ouvert 24h sur 24h par messagerie instantanée avec la fonction de géolocalisation par les forces de l'ordre. Le n° de téléphone d’aide aux enfants et aux jeunes en situation d'urgence (147), la police (117) ainsi que le réseau des associations locales doivent pouvoir répondre à 100% des appels : cela implique un suivi quotidien des demandes et si besoin, un renforcement des équipes.
- Le maintien des places d’hébergement existantes en soutenant les associations qui les gèrent. Elles ont besoin de masques et de matériel adéquat pour mener leur mission. Le gouvernement doit également débloquer des fonds pour financer des nuits d'hôtel lorsque les centres d'hébergement sont pleins.
- L’envoi d’une circulaire à tous les juges aux affaires familiales pour leur demander d’être réactif sur la délivrance des ordonnances de protections. Celles-ci permettent d'éloigner la personne violente. Elles doivent être délivrées en moins de 6 jours comme le prévoit la loi et délivrées sans exiger une plainte de la victime.
- La mise en place au niveau national d’une assistance psychologique, juridique et sociale aux victimes de façon non présentielle. En Espagne, un service de tchat en ligne avec assistance psychologique a été mis en place. Dans le canton de Vaud, la main tendue (143) est un point de départ en terme d’interlocuteur mais il faut le développer afin de recevoir plus d’appels.
Beaucoup d'entre vous demandent que faire à son niveau ?
Chacune et chacun peut agir :
- Faites un don à des associations qui accompagnent les femmes victimes de violence comme par exemple l’aide aux victimes de violences en couple (AVVEC), solidarité femmes à Bienne, zwüschehaltpour les hommes victimes de violence, ainsi que L’Association professionnelle suisse de consultations contre la violence (APSCV) par exemple.
- Prenez régulièrement des nouvelles de vos ami.e.s qui vivent avec une personne violente. Dites leur que vous êtes joignable en cas de problème.
- Imprimez ou réalisez une affiche d’information et affichez la dans votre immeuble. Partagez un visuel de prévention sur les réseaux sociaux.
- Si vous entendez des cris ou des coups chez vos voisin.e.s, appelez la police (117). N’hésitez pas à passer prendre des nouvelles dans la journée en conservant les distances de sécurité.
- Si des enfants sont en danger, appelez le 117 ou le 147.
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Pétition lancée le 27 mars 2020