Cessez de financer la construction du pipeline au Dakota !

Le problème

Quelques mois seulement après la COP21, vous vous êtes engagés à financer le Dakota Access Pipeline (DAPL) aux États-Unis, un oléoduc qui devrait acheminer chaque jour un demi-million de barils de pétrole. Or, ce pipeline est contesté depuis ses débuts, tant et si bien qu’il a déjà dû être détourné face aux inquiétudes des populations de plusieurs villes américaines. Aujourd’hui, le chantier est bloqué au Dakota du Nord, grâce à la résistance des peuples du Lakota, et de plusieurs milliers de personnes venues les rejoindre sur leurs terres, sans compter tous ceux qui, de par le monde, mènent des actions pour les soutenir.

Car cet oléoduc doit traverser des terres sacrées amérindiennes, bafouant de ce fait les traités entre les autochtones et le gouvernement américain, et passer sous le Missouri ; une énorme menace écologique qui met en danger les 18 millions de personnes vivant le long de cette rivière ainsi que d’innombrables espèces animales et végétales.

Si le peuple Lakota et ceux qui les soutiennent agissent pacifiquement et dans la prière pour protéger leurs terres et la rivière Missouri, ils sont victimes de violences par les agents de sécurité de l’entreprise de construction et par les forces de l’ordre (gaz lacrymogènes, grenades, morsures par des chiens d’attaques, dont même des enfants ont été victimes, coups de bâtons et canons à eau). Dans la seule nuit du 20 novembre dernier, 300 d’entre eux ont été blessés et 26 hospitalisés. Amnesty International dénonce le traitement inhumain qui leur est infligé.

A travers cet investissement, c’est donc cette violence, ces violations des droits humains et ces attaques racistes que vous financez. C’est aussi le projet aberrant de faire passer un oléoduc sous une rivière alors que ces 20 dernières années, 11 199 incidents concernant des oléoducs ont été signalés aux États-Unis.

Comment pouvez-vous financer de telles horreurs après avoir signé les Principes Équateur, vous engageant à n’investir que dans des projets respectant les droits humains et l’environnement ?

Face à toutes ces aberrations, nous vous demandons de cesser immédiatement d’investir dans ce projet, et ce, jusqu’à ce que les demandes des peuples autochtones aient été entendues. Il n’est pas trop tard : la compagnie n’a pas reçu le permis du Corps des Ingénieurs de l’Armée pour forer sous le Missouri, et ne peut le faire sans son approbation. DNB, la plus grande banque norvégienne, vient d’ailleurs de retirer ses fonds suite à la pression des citoyens.

De jour en jour, le monde prend conscience de la situation et ce projet devient de plus en plus caduc. A présent, les médias sont tournés vers Standing Rock ainsi que les citoyens du monde entier, et plus personne n’ignore que vous êtes complices de ces horreurs. A vous quatre, les sommes que vous avez investies dépassent le milliard de dollars : près de 450 millions de dollars pour BNP Paribas, près de 350 millions pour le Crédit agricole, 180 millions pour Natixis et 120 millions pour la Société générale.

Votre action peut changer le cours de l’Histoire : en retirant vos financements, vous pouvez mettre fin à ces violations des droits humains, montrer que vous respectez les Principes Équateur que vous avez signés, et apporter votre pierre à l’édifice. Car il s’agit véritablement d’un événement historique : pour la première fois depuis 140 ans, les sept tribus Lakota sont rassemblées ; et pour la première fois dans l’Histoire de l’humanité, elles sont soutenues par des peuples du monde entier. Il n’est pas trop tard.

Avec tout notre respect.

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Stéphanie UCHALanceur de pétition
Cette pétition avait 258 signataires

Le problème

Quelques mois seulement après la COP21, vous vous êtes engagés à financer le Dakota Access Pipeline (DAPL) aux États-Unis, un oléoduc qui devrait acheminer chaque jour un demi-million de barils de pétrole. Or, ce pipeline est contesté depuis ses débuts, tant et si bien qu’il a déjà dû être détourné face aux inquiétudes des populations de plusieurs villes américaines. Aujourd’hui, le chantier est bloqué au Dakota du Nord, grâce à la résistance des peuples du Lakota, et de plusieurs milliers de personnes venues les rejoindre sur leurs terres, sans compter tous ceux qui, de par le monde, mènent des actions pour les soutenir.

Car cet oléoduc doit traverser des terres sacrées amérindiennes, bafouant de ce fait les traités entre les autochtones et le gouvernement américain, et passer sous le Missouri ; une énorme menace écologique qui met en danger les 18 millions de personnes vivant le long de cette rivière ainsi que d’innombrables espèces animales et végétales.

Si le peuple Lakota et ceux qui les soutiennent agissent pacifiquement et dans la prière pour protéger leurs terres et la rivière Missouri, ils sont victimes de violences par les agents de sécurité de l’entreprise de construction et par les forces de l’ordre (gaz lacrymogènes, grenades, morsures par des chiens d’attaques, dont même des enfants ont été victimes, coups de bâtons et canons à eau). Dans la seule nuit du 20 novembre dernier, 300 d’entre eux ont été blessés et 26 hospitalisés. Amnesty International dénonce le traitement inhumain qui leur est infligé.

A travers cet investissement, c’est donc cette violence, ces violations des droits humains et ces attaques racistes que vous financez. C’est aussi le projet aberrant de faire passer un oléoduc sous une rivière alors que ces 20 dernières années, 11 199 incidents concernant des oléoducs ont été signalés aux États-Unis.

Comment pouvez-vous financer de telles horreurs après avoir signé les Principes Équateur, vous engageant à n’investir que dans des projets respectant les droits humains et l’environnement ?

Face à toutes ces aberrations, nous vous demandons de cesser immédiatement d’investir dans ce projet, et ce, jusqu’à ce que les demandes des peuples autochtones aient été entendues. Il n’est pas trop tard : la compagnie n’a pas reçu le permis du Corps des Ingénieurs de l’Armée pour forer sous le Missouri, et ne peut le faire sans son approbation. DNB, la plus grande banque norvégienne, vient d’ailleurs de retirer ses fonds suite à la pression des citoyens.

De jour en jour, le monde prend conscience de la situation et ce projet devient de plus en plus caduc. A présent, les médias sont tournés vers Standing Rock ainsi que les citoyens du monde entier, et plus personne n’ignore que vous êtes complices de ces horreurs. A vous quatre, les sommes que vous avez investies dépassent le milliard de dollars : près de 450 millions de dollars pour BNP Paribas, près de 350 millions pour le Crédit agricole, 180 millions pour Natixis et 120 millions pour la Société générale.

Votre action peut changer le cours de l’Histoire : en retirant vos financements, vous pouvez mettre fin à ces violations des droits humains, montrer que vous respectez les Principes Équateur que vous avez signés, et apporter votre pierre à l’édifice. Car il s’agit véritablement d’un événement historique : pour la première fois depuis 140 ans, les sept tribus Lakota sont rassemblées ; et pour la première fois dans l’Histoire de l’humanité, elles sont soutenues par des peuples du monde entier. Il n’est pas trop tard.

Avec tout notre respect.

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Stéphanie UCHALanceur de pétition

Les décisionnaires

M Philippe Brassac
M Philippe Brassac
Directeur général du Crédit agricole
M Frédéric Oudéa
M Frédéric Oudéa
Directeur général de la Société générale
M François Perol
M François Perol
Président du groupe BPCE
M Jean-Laurent Bonnafé
M Jean-Laurent Bonnafé
Directeur général de BNP Paribas

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Pétition lancée le 4 décembre 2016