Devenir enseignant pour une réforme (RFIE) au coeur des réalités de terrain...

Le problème

« Nous réussirons ou échouerons ensemble[1] », déclarait la Ministre Glatigny à propos de la Réforme de la Formation Initiale des Enseignants (RFIE)

Madame la Ministre, si vous gardez ce cap[2], l’échec est assuré !

Pourquoi ?

Parce que concentrer la pratique en dernière année de formation est aussi absurde que d’imaginer qu’un enfant apprenne à parler sans parler. La pratique pédagogique ne peut se réduire à une application techno-scientifique. Elle est une praxis : un aller-retour entre pratique et réflexion pour entraîner les ruptures nécessaires à la construction de compétences solides et d’une identité professionnelle forte. Apprendre à enseigner demande de se confronter à des classes dès le début de la formation. Si cette expérience ne se vit essentiellement qu’en fin de cursus comme vous le proposez, le risque est double : une réorientation tardive de l’étudiant ou une sortie de carrière précoce. Cela représenterait un fameux coût pour notre société.

Parce qu’envisager une co-diplomation, ce n’est pas juxtaposer des cours en Haute Ecole et à l’Université. Ce type de cursus ne peut s’envisager comme des parts de crédits (ECTS) à se partager entre opérateurs de formation. Ce qui semble être aujourd’hui le cas. Un système de formation cohérent, c’est collaborer dans un même espace-temps et réfléchir ensemble à des activités d’apprentissage qui se répondent, se complètent.

Parce que réformer la formation initiale des enseignants en l’articulant au Pacte pour un Enseignement d’Excellence sans consulter les formateurs d’enseignants qui sont au plus proche de ce public est insensé. Former des enseignants à atteindre les sept objectifs[3] du Pacte nécessite une bonne connaissance des référentiels, des programmes du Tronc Commun, des élèves, des réalités du terrain et du profil des futurs enseignants. Les formateurs en Haute Ecole ont, depuis des décennies, une expertise dans le domaine qui est trop peu reconnue.

Nous cherchons le « bouton » pause, Madame la Ministre 

Vous déclariez il y a peu : « Nous restons à l’écoute, nous voulons mettre le curseur au bon endroit mais nous ne reviendrons pas sur les fondamentaux ». Justement, si. Discutons de ces fondamentaux, confrontons nos points de vue et penchons-nous ensemble sur le fond de cette réforme. Car nous pensons qu’en tant qu’acteurs de terrain, nous pouvons vous apporter des réponses constructives pour améliorer la qualité de la formation. Qu’attendez-vous pour faire appel à notre expertise ?

Comme vous, nous souhaitons une réforme et un allongement de la formation initiale des enseignants pour…

contribuer au développement d’une école plus juste, plus démocratique et émancipatrice pour tous ;

actualiser et renforcer des contenus disciplinaires sans cesse en évolution ;

augmenter la capacité des étudiants à devenir des praticiens réflexifs et des praticiens chercheurs ;

former à la pluralité, à la diversité ;

développer des singularités plus fortes inscrites dans des collectifs éducatifs ;

identifier avec les étudiants les défis de demain et chercher comment y apporter des réponses créatives ;

mesurer avec eux les enjeux sociétaux de l’enseignement et les inciter à s’engager comme acteurs de changements ;

… pour in fine améliorer la qualité de la formation initiale.

Nous attendons aujourd’hui 

Une révision de l’avant-projet de décret sur la base d’une réelle consultation des acteurs de terrain.

Le maintien de la professionnalisation de la formation, l’articulation théorie-pratique et la répartition des stages sur l’ensemble de la formation et ce dès le début du cursus.

Un vrai partenariat entre Universités et Hautes Ecoles pour la cohérence de la formation avant la réforme et lors de sa mise en œuvre : espaces de rencontre, moyens budgétaires et temps.

Une meilleure articulation entre la RFIE et le Tronc Commun, pilier du Pacte d’Excellence.

Un calendrier réaliste et respectueux pour l’implémentation de cette réforme.

Nous sommes tous des acteurs concernés directement ou indirectement par la RFIE.

Si vous partagez nos interpellations à Madame la Ministre, marquez votre soutien en signant cette pétition et en la diffusant !

Nous sommes assurés de l’appui en front commun des mandataires syndicaux de l'enseignement supérieur.


[1] Le Soir, 17 septembre 2020
[2] Barbara STIEGLER, Du cap aux grèves – Récit d’une mobilisation 17 novembre 2018 – 17 mars 2020 Ed. Verdier – Lagrasse, 2020
[3] http://www.enseignement.be/index.php?page=27203&id=2627#:~:text=7%20objectifs,-Les%20contrats%20d&text=Am%C3%A9liorer%20significativement%20les%20savoirs%20et%20les%20comp%C3%A9tences%20des%20%C3%A9l%C3%A8ves.&text=R%C3%A9duire%20les%20diff%C3%A9rences%20entre%20les,R%C3%A9duire%20progressivement%20redoublement%20et%20d%C3%A9crochage

avatar of the starter
Acteurs concernés directement ou indirectement par la RFIELanceur de pétition

1 313

Le problème

« Nous réussirons ou échouerons ensemble[1] », déclarait la Ministre Glatigny à propos de la Réforme de la Formation Initiale des Enseignants (RFIE)

Madame la Ministre, si vous gardez ce cap[2], l’échec est assuré !

Pourquoi ?

Parce que concentrer la pratique en dernière année de formation est aussi absurde que d’imaginer qu’un enfant apprenne à parler sans parler. La pratique pédagogique ne peut se réduire à une application techno-scientifique. Elle est une praxis : un aller-retour entre pratique et réflexion pour entraîner les ruptures nécessaires à la construction de compétences solides et d’une identité professionnelle forte. Apprendre à enseigner demande de se confronter à des classes dès le début de la formation. Si cette expérience ne se vit essentiellement qu’en fin de cursus comme vous le proposez, le risque est double : une réorientation tardive de l’étudiant ou une sortie de carrière précoce. Cela représenterait un fameux coût pour notre société.

Parce qu’envisager une co-diplomation, ce n’est pas juxtaposer des cours en Haute Ecole et à l’Université. Ce type de cursus ne peut s’envisager comme des parts de crédits (ECTS) à se partager entre opérateurs de formation. Ce qui semble être aujourd’hui le cas. Un système de formation cohérent, c’est collaborer dans un même espace-temps et réfléchir ensemble à des activités d’apprentissage qui se répondent, se complètent.

Parce que réformer la formation initiale des enseignants en l’articulant au Pacte pour un Enseignement d’Excellence sans consulter les formateurs d’enseignants qui sont au plus proche de ce public est insensé. Former des enseignants à atteindre les sept objectifs[3] du Pacte nécessite une bonne connaissance des référentiels, des programmes du Tronc Commun, des élèves, des réalités du terrain et du profil des futurs enseignants. Les formateurs en Haute Ecole ont, depuis des décennies, une expertise dans le domaine qui est trop peu reconnue.

Nous cherchons le « bouton » pause, Madame la Ministre 

Vous déclariez il y a peu : « Nous restons à l’écoute, nous voulons mettre le curseur au bon endroit mais nous ne reviendrons pas sur les fondamentaux ». Justement, si. Discutons de ces fondamentaux, confrontons nos points de vue et penchons-nous ensemble sur le fond de cette réforme. Car nous pensons qu’en tant qu’acteurs de terrain, nous pouvons vous apporter des réponses constructives pour améliorer la qualité de la formation. Qu’attendez-vous pour faire appel à notre expertise ?

Comme vous, nous souhaitons une réforme et un allongement de la formation initiale des enseignants pour…

contribuer au développement d’une école plus juste, plus démocratique et émancipatrice pour tous ;

actualiser et renforcer des contenus disciplinaires sans cesse en évolution ;

augmenter la capacité des étudiants à devenir des praticiens réflexifs et des praticiens chercheurs ;

former à la pluralité, à la diversité ;

développer des singularités plus fortes inscrites dans des collectifs éducatifs ;

identifier avec les étudiants les défis de demain et chercher comment y apporter des réponses créatives ;

mesurer avec eux les enjeux sociétaux de l’enseignement et les inciter à s’engager comme acteurs de changements ;

… pour in fine améliorer la qualité de la formation initiale.

Nous attendons aujourd’hui 

Une révision de l’avant-projet de décret sur la base d’une réelle consultation des acteurs de terrain.

Le maintien de la professionnalisation de la formation, l’articulation théorie-pratique et la répartition des stages sur l’ensemble de la formation et ce dès le début du cursus.

Un vrai partenariat entre Universités et Hautes Ecoles pour la cohérence de la formation avant la réforme et lors de sa mise en œuvre : espaces de rencontre, moyens budgétaires et temps.

Une meilleure articulation entre la RFIE et le Tronc Commun, pilier du Pacte d’Excellence.

Un calendrier réaliste et respectueux pour l’implémentation de cette réforme.

Nous sommes tous des acteurs concernés directement ou indirectement par la RFIE.

Si vous partagez nos interpellations à Madame la Ministre, marquez votre soutien en signant cette pétition et en la diffusant !

Nous sommes assurés de l’appui en front commun des mandataires syndicaux de l'enseignement supérieur.


[1] Le Soir, 17 septembre 2020
[2] Barbara STIEGLER, Du cap aux grèves – Récit d’une mobilisation 17 novembre 2018 – 17 mars 2020 Ed. Verdier – Lagrasse, 2020
[3] http://www.enseignement.be/index.php?page=27203&id=2627#:~:text=7%20objectifs,-Les%20contrats%20d&text=Am%C3%A9liorer%20significativement%20les%20savoirs%20et%20les%20comp%C3%A9tences%20des%20%C3%A9l%C3%A8ves.&text=R%C3%A9duire%20les%20diff%C3%A9rences%20entre%20les,R%C3%A9duire%20progressivement%20redoublement%20et%20d%C3%A9crochage

avatar of the starter
Acteurs concernés directement ou indirectement par la RFIELanceur de pétition
Soutenir maintenant

1 313


Les décisionnaires

Cabinet de la Ministre Mme Glatigny - Enseignement Supérieur
Cabinet de la Ministre Mme Glatigny - Enseignement Supérieur
Cabinet de la Ministre Mme Désir - Enseignement Obligatoire
Cabinet de la Ministre Mme Désir - Enseignement Obligatoire
Fédérations de parents
Fédérations de parents
Syndicats de l'enseignement
Syndicats de l'enseignement
Mises à jour sur la pétition