Breil sur Roya ! Sauvons nos emplois, nos gares, nos lignes, nos trains !


Breil sur Roya ! Sauvons nos emplois, nos gares, nos lignes, nos trains !
Le problème
Nous - cheminot-e-s et syndicalistes de SUD-Rail et CFDT de Breil sur Roya - vous interpellons sur le sort de la ligne ferroviaire entre Nice, Breil sur Roya et l’Italie.Le choix de la SA SNCF Réseau de supprimer l’agent de service en gare de Breil sur Roya condamne notre gare à perdre ses missions commerciales et de proximité : plus de guichet, plus de conseils et plus d’accompagnement des voyageurs et des circulations ferroviaires qui transitent chaque jour. C’est la transversalité d’un métier central dans le fonctionnement de notre système ferroviaire qui est remis en cause, au nom des logiques de séparation des activités et de rentabilité !
La SA SNCF Réseau joue au casino avec les cheminots transformés en jetons monnayables ! Notre direction se montre inflexible sur ses ambitions économiques et n’hésite pas à sacrifier les personnels et particulièrement ceux affectés à des missions « transverses », qui permettent - notamment dans une gare - de faire fonctionner tout un écosystème industriel et commercial indispensable au bon fonctionnement des trains, à leur infrastructure et à la relation de proximité avec la population.
Cette politique d’entreprise rigidifie tout le système ferroviaire, où désormais chaque Société Anonyme de la SNCF agit indépendamment et bien souvent en concurrence ! Chacune coupe dans les effectifs, relègue des métiers importants, des territoires, des lignes, des gares, qui deviennent des espaces vides ou des zones commerciales dans les gares des grandes agglomérations.
Notre vallée de la Roya est très exposée aux changements climatiques et l’histoire récente et dramatique a largement démontré l’importance d’une ligne ferroviaire pour relier les citoyens et citoyennes de chaque bout de la vallée à l’Italie. Comme toutes les vallées montagneuses, le dynamisme des territoires se développe lorsque les infrastructures routières et ferroviaires les libèrent de leur enclavement naturel.
Ce n’est pas en supprimant des personnels et des services au public dans nos villes et villages que nous générerons des perspectives aux populations qui y vivent, y sont nées ou souhaitent s’y installer ! Une gare qui ferme c’est un peu de notre histoire, de notre cohésion, de notre capacité à vivre et travailler au pays qui disparaît ! Fermer les services d’une gare revient, à terme, à fermer la gare, puis la ligne, et malheureusement ça se vérifie très souvent.
Nous ne nous résignons pas à cette fatalité de l’abandon, pas plus que nous n’acceptons d’être - nous cheminot-e-s - tenus pour responsables d’une dette ferroviaire que la SA SNCF Réseau se dit obligée d’absorber au prix d’une politique anti sociale et contraire au développement du train ! Cette dette, vieille de plus de 40 ans n’est pas celle des cheminot-e-s de la Roya ni d’ailleurs, mais celle de la création du TGV et du développement des lignes à grande vitesse dans notre pays !
C’est aussi la dette de l’inconséquence des gouvernements successifs à appliquer « sans mesure » les directives Européennes de libéralisation du rail, notamment par la séparation - dès 1997 - du réseau ferré avec la création de RFF. Ce fiasco humain et financier qui a duré quinze années jusqu’en 2012 et nous a laissé une dette colossale et un réseau ferroviaire en déshérence ! Vouloir nous rendre coupables de leurs errements est à la fois injuste et mensonger !
Aujourd’hui nous sommes encore debout face à la direction de la SA SNCF Réseau qui agit sans concertation et invoque des décisions irréversibles. Si l’emploi de chef de service est supprimé, le guichet disparaîtra et une partie de son travail se reportera sur les agents qui restent. Les personnels formés à la sécurité ferroviaire sont toujours moins nombreux et doivent supporter cette surcharge qui les fragilises et les isoles !
La sécurité ferroviaire est aussi l’enjeu majeur de notre mobilisation. Aujourd’hui nous appelons à la suspension de cette réorganisation et à la mise en place d’une réunion tripartite entre la SNCF, les Organisations syndicales, les élu-e-s et associations qui défendent les services publics dans la vallée, afin de construire des solutions qui pérennisent les emplois, nos trains, dans le cadre d’une véritable transition écologique.
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Le problème
Nous - cheminot-e-s et syndicalistes de SUD-Rail et CFDT de Breil sur Roya - vous interpellons sur le sort de la ligne ferroviaire entre Nice, Breil sur Roya et l’Italie.Le choix de la SA SNCF Réseau de supprimer l’agent de service en gare de Breil sur Roya condamne notre gare à perdre ses missions commerciales et de proximité : plus de guichet, plus de conseils et plus d’accompagnement des voyageurs et des circulations ferroviaires qui transitent chaque jour. C’est la transversalité d’un métier central dans le fonctionnement de notre système ferroviaire qui est remis en cause, au nom des logiques de séparation des activités et de rentabilité !
La SA SNCF Réseau joue au casino avec les cheminots transformés en jetons monnayables ! Notre direction se montre inflexible sur ses ambitions économiques et n’hésite pas à sacrifier les personnels et particulièrement ceux affectés à des missions « transverses », qui permettent - notamment dans une gare - de faire fonctionner tout un écosystème industriel et commercial indispensable au bon fonctionnement des trains, à leur infrastructure et à la relation de proximité avec la population.
Cette politique d’entreprise rigidifie tout le système ferroviaire, où désormais chaque Société Anonyme de la SNCF agit indépendamment et bien souvent en concurrence ! Chacune coupe dans les effectifs, relègue des métiers importants, des territoires, des lignes, des gares, qui deviennent des espaces vides ou des zones commerciales dans les gares des grandes agglomérations.
Notre vallée de la Roya est très exposée aux changements climatiques et l’histoire récente et dramatique a largement démontré l’importance d’une ligne ferroviaire pour relier les citoyens et citoyennes de chaque bout de la vallée à l’Italie. Comme toutes les vallées montagneuses, le dynamisme des territoires se développe lorsque les infrastructures routières et ferroviaires les libèrent de leur enclavement naturel.
Ce n’est pas en supprimant des personnels et des services au public dans nos villes et villages que nous générerons des perspectives aux populations qui y vivent, y sont nées ou souhaitent s’y installer ! Une gare qui ferme c’est un peu de notre histoire, de notre cohésion, de notre capacité à vivre et travailler au pays qui disparaît ! Fermer les services d’une gare revient, à terme, à fermer la gare, puis la ligne, et malheureusement ça se vérifie très souvent.
Nous ne nous résignons pas à cette fatalité de l’abandon, pas plus que nous n’acceptons d’être - nous cheminot-e-s - tenus pour responsables d’une dette ferroviaire que la SA SNCF Réseau se dit obligée d’absorber au prix d’une politique anti sociale et contraire au développement du train ! Cette dette, vieille de plus de 40 ans n’est pas celle des cheminot-e-s de la Roya ni d’ailleurs, mais celle de la création du TGV et du développement des lignes à grande vitesse dans notre pays !
C’est aussi la dette de l’inconséquence des gouvernements successifs à appliquer « sans mesure » les directives Européennes de libéralisation du rail, notamment par la séparation - dès 1997 - du réseau ferré avec la création de RFF. Ce fiasco humain et financier qui a duré quinze années jusqu’en 2012 et nous a laissé une dette colossale et un réseau ferroviaire en déshérence ! Vouloir nous rendre coupables de leurs errements est à la fois injuste et mensonger !
Aujourd’hui nous sommes encore debout face à la direction de la SA SNCF Réseau qui agit sans concertation et invoque des décisions irréversibles. Si l’emploi de chef de service est supprimé, le guichet disparaîtra et une partie de son travail se reportera sur les agents qui restent. Les personnels formés à la sécurité ferroviaire sont toujours moins nombreux et doivent supporter cette surcharge qui les fragilises et les isoles !
La sécurité ferroviaire est aussi l’enjeu majeur de notre mobilisation. Aujourd’hui nous appelons à la suspension de cette réorganisation et à la mise en place d’une réunion tripartite entre la SNCF, les Organisations syndicales, les élu-e-s et associations qui défendent les services publics dans la vallée, afin de construire des solutions qui pérennisent les emplois, nos trains, dans le cadre d’une véritable transition écologique.
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Pétition lancée le 21 août 2024