

Boselli, bring back the tool that helps young people discover Europe


Boselli, bring back the tool that helps young people discover Europe
Le problème
My name is Éva. I grew up in Loupian, in the south of France. It's by the sea, but far from big cities and their opportunities. Where I live, getting around without a car, bus or train is simply impossible. It makes finding a job and earning money much harder. As a result, my projects and my dreams stay under house arrest. I feel left to my own devices, without a map, without a compass, without anyone to tell me that it's possible. And I know I'm not alone in this. In Europe, 43% of 18-to-34-year-olds don't travel because it's too expensive. And here in France, young people from rural areas travel abroad twice as little as those who grow up in major cities, which penalises our professional prospects, when you know that 89% of students said that an experience abroad had helped them develop skills useful for their career. The inequalities in access to these experiences weigh durably on life trajectories. This isn't a question of desire. It's a question of where you start in life.
So when an association in my town told me there was a programme to travel across Europe for free at 18, I thought it was a scam. And yet. The European Union, through Erasmus+, funds several associations to help young people cross the continent by train. There's even a pass Interrail that lets you travel with every railway company in Europe. With the association's help, I was guided through the process. I put together a group, and in June, ten young people from my area will set off together to discover Europe for the very first time. Some of us have never slept in a city other than our own. For the first time, we are about to live something unique. Not as tourists, but to meet people from different backgrounds and better understand the world we live in. That's how we'll finally find our place in it.
But just as we were locking in our itinerary, something broke.
On 4 May 2026, Eurail officially shut down its online trip planner, without explanation. The proposed alternatives (a mobile app, an online guide, a timetable) don't replace a visual, simple tool that requires no technological prerequisites. They assume a familiarity with travel that we precisely don't have yet. Who decided to remove the only tool that was both easy and effective for travelling with Interrail? Removing the trip planner is not a trivial decision. It's pulling away the ladder just as we were about to climb it.
What weakens us affects you too. Because a Europe that abandons its peripheral youth to organisational barriers is a Europe fragmenting from within. And frankly, the timing could not be worse for this kind of surrender. In 2025, the European Union found itself squeezed between American tariffs and Chinese commercial pressure. Since the start of this year, the situation in the Strait of Hormuz has only deepened this test of resilience. In this context of major geopolitical tensions, Europe has only one inalienable resource to assert its long-term strength: its young people, and their sense of belonging to something shared. Removing a tool that allowed a kid from a rural territory to dream up his first journey across the continent is sawing off the very branch on which European identity rests.
And yet the man who has the power to correct this mistake says exactly the opposite in public. Carlo Boselli, CEO of Eurail, declared recently: "The Interrail Pass has played an essential role in building European identity and a sense of belonging." Today, he is amputating that pass of the very tool that allowed each of us to dream and plan our journeys.
We must react, collectively, and now. Let's fight this hypocrisy. Because if we don't, it's our youth that will be sacrificed. It starts with an app that disappears, and then it's Erasmus funding,or even the Interrail pass itself, that vanishes. Let's act for our youth: for those in the big cities and those in the peripheral territories, from Sète to Bucharest, from Brest to Thessaloniki. We need to know what is really going on: is another tool being developed? Is an alternative planned for young people least equipped to navigate the complexity of travel? Is there a roadmap?
Carlo Boselli, we're holding you to your word. From this moment on, we demand two things:
- the reinstatement of the trip planner app,
- a meeting with Carlo Boselli and his teams to understand the reasons behind this removal, assess its consequences for the most vulnerable young people, and build together a solution that lives up to Eurail's public commitments.
So let's sign. Let's share. Let's make noise all the way to Eurail. Because every signature says the same thing: a Europe that invests in the freedom of movement of its young people is worth more than a Europe that dismantles the tools that make it possible. Because emancipation should not depend on your postcode. Because the train that crosses borders must remain accessible to those who have never taken one. And because, above all, young people like me deserve a ladder. Not to have it stolen from under our feet.
French version
Je m'appelle Éva. J’ai grandi à Loupian, dans le sud de la France. C’est au bord de la mer, mais loin des grandes villes et de leurs opportunités. Là où je vis : impossible de me déplacer sans voiture, bus ou train. Ça complique ma recherche d’emploi et mes rentrées d’argent. Du coup, mes projets et mes rêves restent assignés à résidence. Je me sens livrée à moi-même, sans carte, sans boussole, sans quelqu'un pour me dire que c'est possible. Et je sais que je ne ne suis pas seule dans ce cas. En Europe, 43% des 18-34 ans ne voyagent pas car c’est trop cher. Et les jeunes ruraux partent deux fois moins à l'étranger que ceux qui grandissent dans les grandes métropoles, ce qui pénalise nos perspectives professionnelles. D’ailleurs, en 2023, 89% des étudiants indiquaient qu’une expérience à l’étranger leur avait permis de développer les compétences utiles à leur carrière. Les inégalités d'accès à ces expériences pèsent durablement sur les trajectoires de vie. Ce n'est pas une question d'envie. C'est une question de point de départ dans la vie.
Alors quand une association de ma ville m'a dit qu'il existait un programme pour voyager gratuitement en Europe à 18 ans, j'ai d'abord cru à une arnaque. Et pourtant. l'Union européenne, via Erasmus+ finance plusieurs associations pour permettre aux jeunes de traverser le continent en train. Il existe même un pass, Interrail, qui permet de voyager dans toutes les compagnies ferroviaires d’Europe. Avec l'aide de l’association, j’ai pu être accompagné dans les démarches. J’ai constitué un groupe et en juin, nous serons dix jeunes de mon coin à partir tous ensemble pour découvrir l’Europe pour la première fois. Certains d’entre nous n'ont jamais dormi dans une autre ville que la nôtre. Pour la première fois, on s’apprête à découvrir une expérience unique. Pas en tant que touristes, mais pour rencontrer des personnes d’horizons différents et mieux comprendre le monde dans lequel on vit. C’est comme ça qu’on pourra (enfin) y trouver notre place.
Mais au moment de verrouiller notre itinéraire, quelque chose s'est cassé.
Le 4 mai 2026, Eurail a officiellement supprimé son planificateur de voyages en ligne, sans raison. Les alternatives proposées (une application mobile, un guide en ligne et un tableau des horaires) ne remplacent pas un outil visuel, simple, accessible sans prérequis technologique. Elles supposent une familiarité avec le voyage que précisément nous n'avons pas encore. À quel moment quelqu’un s’est-il dit que c’était pertinent de supprimer le seul outil à la fois facile et efficace pour voyager avec Interrail ? Supprimer le planificateur de voyage, ce n'est pas une décision anodine. C'est retirer l'échelle juste au moment où nous allions grimper.
Ce qui nous fragilise, ça vous touche aussi. Parce qu'une Europe qui abandonne ses jeunes périphériques aux barrières organisationnelles est une Europe qui se fragmente de l'intérieur. Et justement : le moment est mal choisi pour ce genre de renoncement. En 2025, l'Union européenne a été prise en étau entre les tarifs douaniers américains et la pression commerciale chinoise. Depuis le début d’année, la situation du détroit d’Ormuz accentue cette mise à l'épreuve. Dans ce contexte de tensions géopolitiques majeures, l'Europe n'a qu'une ressource inaliénable pour affirmer sa force sur le long terme : ses jeunes, et leur sentiment d'appartenance à quelque chose de commun. Supprimer un outil qui permettait à un gamin de territoire rural de rêver sa première traversée du continent, c'est scier une branche sur laquelle repose l'identité européenne elle-même.
Or, l'homme qui a le pouvoir de corriger cette erreur tient un discours exactement inverse. Carlo Boselli, CEO d'Eurail, déclarait encore récemment : "L'Interrail Pass a joué un rôle essentiel dans la construction de l'identité et du sentiment d'appartenance européens.". Aujourd’hui, il l’ampute ce pass de l’outil qui permettait à chacun d’entre nous de rêver et projeter ses voyages.
Nous devons réagir collectivement, et maintenant. Combattons à l'hypocrisie. Sinon, c’est notre jeunesse qui sera sacrifiée. Ça commence par une app qui disparaît, puis ce sont les financements Erasmus voire carrément le pass Interrail qui disparaissent. Agissons pour notre jeunesse, pour celle des métropoles et celle des territoires périphériques, de Sète à Bucarest, de Brest à Thessalonique. Nous avons besoin de savoir ce qui se passe vraiment : y a-t-il un autre outil en développement ? Une alternative prévue pour les jeunes les moins équipés face à la complexité du voyage ? Une feuille de route ?
Carlo Boselli, nous vous prenons au mot. Dès-à-présent, nous réclamons :
- La remise en service de l’application
- Une réunion avec Carlo Boselli et ses équipes pour comprendre les raisons de cette suppression, mesurer ses conséquences sur les jeunes les plus fragiles, et construire ensemble une solution qui soit à la hauteur des engagements publics d'Eurail.
Alors signons. Partageons. Faisons du bruit jusqu’au siège d'Eurail. Parce que chaque signature dit la même chose : une Europe qui investit dans la liberté de circuler de ses jeunes vaut mieux qu'une Europe qui supprime les outils qui la rendent possible. Parce que l'émancipation ne devrait pas dépendre du code postal. Parce que le train qui traverse les frontières doit rester accessible à ceux qui n'en ont jamais pris un. Et parce que, c'est surtout ça l'essentiel : des jeunes comme moi méritent une échelle. Pas qu'on la dérobe sous nos pieds.

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Le problème
My name is Éva. I grew up in Loupian, in the south of France. It's by the sea, but far from big cities and their opportunities. Where I live, getting around without a car, bus or train is simply impossible. It makes finding a job and earning money much harder. As a result, my projects and my dreams stay under house arrest. I feel left to my own devices, without a map, without a compass, without anyone to tell me that it's possible. And I know I'm not alone in this. In Europe, 43% of 18-to-34-year-olds don't travel because it's too expensive. And here in France, young people from rural areas travel abroad twice as little as those who grow up in major cities, which penalises our professional prospects, when you know that 89% of students said that an experience abroad had helped them develop skills useful for their career. The inequalities in access to these experiences weigh durably on life trajectories. This isn't a question of desire. It's a question of where you start in life.
So when an association in my town told me there was a programme to travel across Europe for free at 18, I thought it was a scam. And yet. The European Union, through Erasmus+, funds several associations to help young people cross the continent by train. There's even a pass Interrail that lets you travel with every railway company in Europe. With the association's help, I was guided through the process. I put together a group, and in June, ten young people from my area will set off together to discover Europe for the very first time. Some of us have never slept in a city other than our own. For the first time, we are about to live something unique. Not as tourists, but to meet people from different backgrounds and better understand the world we live in. That's how we'll finally find our place in it.
But just as we were locking in our itinerary, something broke.
On 4 May 2026, Eurail officially shut down its online trip planner, without explanation. The proposed alternatives (a mobile app, an online guide, a timetable) don't replace a visual, simple tool that requires no technological prerequisites. They assume a familiarity with travel that we precisely don't have yet. Who decided to remove the only tool that was both easy and effective for travelling with Interrail? Removing the trip planner is not a trivial decision. It's pulling away the ladder just as we were about to climb it.
What weakens us affects you too. Because a Europe that abandons its peripheral youth to organisational barriers is a Europe fragmenting from within. And frankly, the timing could not be worse for this kind of surrender. In 2025, the European Union found itself squeezed between American tariffs and Chinese commercial pressure. Since the start of this year, the situation in the Strait of Hormuz has only deepened this test of resilience. In this context of major geopolitical tensions, Europe has only one inalienable resource to assert its long-term strength: its young people, and their sense of belonging to something shared. Removing a tool that allowed a kid from a rural territory to dream up his first journey across the continent is sawing off the very branch on which European identity rests.
And yet the man who has the power to correct this mistake says exactly the opposite in public. Carlo Boselli, CEO of Eurail, declared recently: "The Interrail Pass has played an essential role in building European identity and a sense of belonging." Today, he is amputating that pass of the very tool that allowed each of us to dream and plan our journeys.
We must react, collectively, and now. Let's fight this hypocrisy. Because if we don't, it's our youth that will be sacrificed. It starts with an app that disappears, and then it's Erasmus funding,or even the Interrail pass itself, that vanishes. Let's act for our youth: for those in the big cities and those in the peripheral territories, from Sète to Bucharest, from Brest to Thessaloniki. We need to know what is really going on: is another tool being developed? Is an alternative planned for young people least equipped to navigate the complexity of travel? Is there a roadmap?
Carlo Boselli, we're holding you to your word. From this moment on, we demand two things:
- the reinstatement of the trip planner app,
- a meeting with Carlo Boselli and his teams to understand the reasons behind this removal, assess its consequences for the most vulnerable young people, and build together a solution that lives up to Eurail's public commitments.
So let's sign. Let's share. Let's make noise all the way to Eurail. Because every signature says the same thing: a Europe that invests in the freedom of movement of its young people is worth more than a Europe that dismantles the tools that make it possible. Because emancipation should not depend on your postcode. Because the train that crosses borders must remain accessible to those who have never taken one. And because, above all, young people like me deserve a ladder. Not to have it stolen from under our feet.
French version
Je m'appelle Éva. J’ai grandi à Loupian, dans le sud de la France. C’est au bord de la mer, mais loin des grandes villes et de leurs opportunités. Là où je vis : impossible de me déplacer sans voiture, bus ou train. Ça complique ma recherche d’emploi et mes rentrées d’argent. Du coup, mes projets et mes rêves restent assignés à résidence. Je me sens livrée à moi-même, sans carte, sans boussole, sans quelqu'un pour me dire que c'est possible. Et je sais que je ne ne suis pas seule dans ce cas. En Europe, 43% des 18-34 ans ne voyagent pas car c’est trop cher. Et les jeunes ruraux partent deux fois moins à l'étranger que ceux qui grandissent dans les grandes métropoles, ce qui pénalise nos perspectives professionnelles. D’ailleurs, en 2023, 89% des étudiants indiquaient qu’une expérience à l’étranger leur avait permis de développer les compétences utiles à leur carrière. Les inégalités d'accès à ces expériences pèsent durablement sur les trajectoires de vie. Ce n'est pas une question d'envie. C'est une question de point de départ dans la vie.
Alors quand une association de ma ville m'a dit qu'il existait un programme pour voyager gratuitement en Europe à 18 ans, j'ai d'abord cru à une arnaque. Et pourtant. l'Union européenne, via Erasmus+ finance plusieurs associations pour permettre aux jeunes de traverser le continent en train. Il existe même un pass, Interrail, qui permet de voyager dans toutes les compagnies ferroviaires d’Europe. Avec l'aide de l’association, j’ai pu être accompagné dans les démarches. J’ai constitué un groupe et en juin, nous serons dix jeunes de mon coin à partir tous ensemble pour découvrir l’Europe pour la première fois. Certains d’entre nous n'ont jamais dormi dans une autre ville que la nôtre. Pour la première fois, on s’apprête à découvrir une expérience unique. Pas en tant que touristes, mais pour rencontrer des personnes d’horizons différents et mieux comprendre le monde dans lequel on vit. C’est comme ça qu’on pourra (enfin) y trouver notre place.
Mais au moment de verrouiller notre itinéraire, quelque chose s'est cassé.
Le 4 mai 2026, Eurail a officiellement supprimé son planificateur de voyages en ligne, sans raison. Les alternatives proposées (une application mobile, un guide en ligne et un tableau des horaires) ne remplacent pas un outil visuel, simple, accessible sans prérequis technologique. Elles supposent une familiarité avec le voyage que précisément nous n'avons pas encore. À quel moment quelqu’un s’est-il dit que c’était pertinent de supprimer le seul outil à la fois facile et efficace pour voyager avec Interrail ? Supprimer le planificateur de voyage, ce n'est pas une décision anodine. C'est retirer l'échelle juste au moment où nous allions grimper.
Ce qui nous fragilise, ça vous touche aussi. Parce qu'une Europe qui abandonne ses jeunes périphériques aux barrières organisationnelles est une Europe qui se fragmente de l'intérieur. Et justement : le moment est mal choisi pour ce genre de renoncement. En 2025, l'Union européenne a été prise en étau entre les tarifs douaniers américains et la pression commerciale chinoise. Depuis le début d’année, la situation du détroit d’Ormuz accentue cette mise à l'épreuve. Dans ce contexte de tensions géopolitiques majeures, l'Europe n'a qu'une ressource inaliénable pour affirmer sa force sur le long terme : ses jeunes, et leur sentiment d'appartenance à quelque chose de commun. Supprimer un outil qui permettait à un gamin de territoire rural de rêver sa première traversée du continent, c'est scier une branche sur laquelle repose l'identité européenne elle-même.
Or, l'homme qui a le pouvoir de corriger cette erreur tient un discours exactement inverse. Carlo Boselli, CEO d'Eurail, déclarait encore récemment : "L'Interrail Pass a joué un rôle essentiel dans la construction de l'identité et du sentiment d'appartenance européens.". Aujourd’hui, il l’ampute ce pass de l’outil qui permettait à chacun d’entre nous de rêver et projeter ses voyages.
Nous devons réagir collectivement, et maintenant. Combattons à l'hypocrisie. Sinon, c’est notre jeunesse qui sera sacrifiée. Ça commence par une app qui disparaît, puis ce sont les financements Erasmus voire carrément le pass Interrail qui disparaissent. Agissons pour notre jeunesse, pour celle des métropoles et celle des territoires périphériques, de Sète à Bucarest, de Brest à Thessalonique. Nous avons besoin de savoir ce qui se passe vraiment : y a-t-il un autre outil en développement ? Une alternative prévue pour les jeunes les moins équipés face à la complexité du voyage ? Une feuille de route ?
Carlo Boselli, nous vous prenons au mot. Dès-à-présent, nous réclamons :
- La remise en service de l’application
- Une réunion avec Carlo Boselli et ses équipes pour comprendre les raisons de cette suppression, mesurer ses conséquences sur les jeunes les plus fragiles, et construire ensemble une solution qui soit à la hauteur des engagements publics d'Eurail.
Alors signons. Partageons. Faisons du bruit jusqu’au siège d'Eurail. Parce que chaque signature dit la même chose : une Europe qui investit dans la liberté de circuler de ses jeunes vaut mieux qu'une Europe qui supprime les outils qui la rendent possible. Parce que l'émancipation ne devrait pas dépendre du code postal. Parce que le train qui traverse les frontières doit rester accessible à ceux qui n'en ont jamais pris un. Et parce que, c'est surtout ça l'essentiel : des jeunes comme moi méritent une échelle. Pas qu'on la dérobe sous nos pieds.

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Pétition lancée le 8 mai 2026