Nous ne sommes pas seuls à demander d’insérer une obligation de signaler les suspicions de toutes formes de violences sexuelles et nous le demandons aussi pour les violences physiques et psychologiques.
Le 21 juin 2021, quatre rapporteurs spéciaux de l’ONU, ont exhorté le Vatican à rendre le signalement obligatoire aux autorités civiles :
Fabián Salvioli, Rapporteur spécial sur la promotion de la vérité, de la justice, de la réparation et des garanties de non-récidive ;
Mama Fatima Singhateh, Rapporteure spéciale sur la vente et l'exploitation sexuelle des enfants ;
Nils Melzer, Rapporteur spécial sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ;
et Gerard Quinn, Rapporteur spécial sur les droits des personnes handicapées ont écrit :
« Nous exhortons les autorités compétentes à poursuivre pénalement tous les cas présumés d'abus sexuels sur des enfants et/ou de dissimulation, envoyant ainsi un signal clair à tous les membres de l'Église catholique que de telles violations ne seront plus jamais tolérées », ont-ils déclaré.
« Étant donné que ces violations, et leur dissimulation, auraient été commises pendant des décennies dans un grand nombre de pays à travers le monde, ainsi que les dizaines de milliers de victimes présumées, nous notons avec une grande inquiétude l'omniprésence apparente des cas d'abus sexuels sur des enfants et la pratique apparemment systématique de dissimulation et d'obstruction à la responsabilité des abuseurs présumés appartenant à l'Église catholique », ont-ils ajouté.
Ils ont dans cet article rappelé l'obligation des États, telle qu'énoncée dans les normes internationales relatives aux droits de l'homme, d'assurer la justice, la vérité, la réparation et les garanties de non-répétition en réponse aux violations graves des droits de l'homme. »
https://news.un.org/fr/story/2021/06/1098602
Le 7 avril 2021, ils avaient adressé au Vatican une lettre (ci-dessous en français)
https://spcommreports.ohchr.org/TMResultsBase/DownLoadPublicCommunicationFile?gId=26316
La loi du 5 novembre 2015 a été insuffisante pour véritablement protéger les enfants et assurer la protection des médecins qui détectent et signalent leurs suspicions des violences à l’encontre des mineurs au procureur de la République. Elle doit être modifiée au plus vite.
Ce n’est pas parce qu’il y a eu douze refus dont l’un après un succès le 5 juillet 2018 pendant 15 jours au Sénat qu’il n’y aura pas un succès définitif !
Alors continuons à faire connaître ces informations et à faire signer cette pétition !
Merci à toutes et tous !
Docteur Catherine Bonnet, psychiatre d’enfants et d’adolescents, chevalier dans l’Ordre de la Légion d’honneur, auteure de L’enfant Cassé, l’inceste et la pédophilie (1999), L’enfance muselée, un médecin témoigne (2007).
Docteur Jean-Louis Chabernaud, pédiatre-réanimateur, Hôpital Antoine-Béclère, AP-HP. Université Paris Saclay.