Au gouvernement du Québec : Frais de garde en services privés non subventionnées

Le problème

Sujet : Les frais de garde en services privés non subventionnés deviennent insoutenables pour les familles

À qui de droit,

Je vous écris non seulement comme citoyenne, mais comme mère monoparentale qui tente, jour après jour, de garder la tête hors de l’eau. À partir de janvier, il m’en coûtera 69,50 $ par jour pour envoyer mon enfant dans une garderie privée non subventionnée. Avec la subvention remboursée plus tard, ce montant descend à environ 33 $ par jour. Pendant ce temps, une place en CPE coûte moins de 10 $ par jour.

Comment expliquer qu’en 2025 au Québec, un même enfant peut coûter trois à sept fois plus cher à garder simplement parce que sa famille n’a pas eu la « bonne » place au bon moment ?

Je n’ai pas choisi la garderie privée pour le luxe. Je l’ai choisie parce qu’il n’y avait aucune autre option. Comme près de 62 000 familles au Québec qui sont actuellement sur une liste d’attente pour une place subventionnée, selon les plus récentes données du ministère de la Famille. Ce n’est pas un choix. C’est un manque de ressources.

Ce système crée une injustice profonde :

Un parent paie environ 2 500 $ par année pour un enfant en CPE.

Un parent en garderie non subventionnée doit débourser entre 8 000 et 12 000 $ par année, même après crédits et subventions différées.

Pour plusieurs, cela représente un mois complet de salaire net, uniquement pour pouvoir travailler.

Comment peut-on parler de conciliation travail-famille alors que les coûts de garde dépassent souvent les moyens réels des familles ? Comment peut-on encourager les parents à retourner sur le marché du travail quand chaque journée coûte plus cher que ce qu’ils gagnent après impôts ?

Je ne suis pas la seule à ressentir cette injustice. Des milliers de familles vivent le même stress financier, la même culpabilité, les mêmes choix déchirants : réduire les heures de travail, couper dans l’épicerie, retarder des paiements, renoncer à des activités pour nos enfants. Le Québec ne devrait pas forcer les parents à se battre pour avoir accès à un service essentiel.

Je demande au gouvernement :

1. Une révision urgente du modèle de financement, afin de réduire l’écart aberrant entre les places subventionnées et non subventionnées.

2. Une bonification des subventions remboursées, pour que les familles cessent de financer le système avec leur propre précarité.

3. Une accélération réelle de la création de places en CPE, parce qu’attendre des années pour un service essentiel n’a aucun sens.

4. Une équité réelle, où chaque enfant, peu importe son type de service, coûte sensiblement le même prix à sa famille.

Les familles québécoises sont à bout de souffle. Nous avons besoin d’un système de garde juste, humain et accessible — pas d’un système à deux vitesses qui nous met en concurrence pour des places et nous punit financièrement quand nous n’avons pas gagné la « loterie du CPE ».

Je vous demande d’agir maintenant. Parce que derrière chaque chiffre, il y a un parent qui se bat… et un enfant qui mérite mieux.

Respectueusement,

 

Ann Marie Deschênes Audet

Jonquière

Maman concernée par les frais de garde

699

Le problème

Sujet : Les frais de garde en services privés non subventionnés deviennent insoutenables pour les familles

À qui de droit,

Je vous écris non seulement comme citoyenne, mais comme mère monoparentale qui tente, jour après jour, de garder la tête hors de l’eau. À partir de janvier, il m’en coûtera 69,50 $ par jour pour envoyer mon enfant dans une garderie privée non subventionnée. Avec la subvention remboursée plus tard, ce montant descend à environ 33 $ par jour. Pendant ce temps, une place en CPE coûte moins de 10 $ par jour.

Comment expliquer qu’en 2025 au Québec, un même enfant peut coûter trois à sept fois plus cher à garder simplement parce que sa famille n’a pas eu la « bonne » place au bon moment ?

Je n’ai pas choisi la garderie privée pour le luxe. Je l’ai choisie parce qu’il n’y avait aucune autre option. Comme près de 62 000 familles au Québec qui sont actuellement sur une liste d’attente pour une place subventionnée, selon les plus récentes données du ministère de la Famille. Ce n’est pas un choix. C’est un manque de ressources.

Ce système crée une injustice profonde :

Un parent paie environ 2 500 $ par année pour un enfant en CPE.

Un parent en garderie non subventionnée doit débourser entre 8 000 et 12 000 $ par année, même après crédits et subventions différées.

Pour plusieurs, cela représente un mois complet de salaire net, uniquement pour pouvoir travailler.

Comment peut-on parler de conciliation travail-famille alors que les coûts de garde dépassent souvent les moyens réels des familles ? Comment peut-on encourager les parents à retourner sur le marché du travail quand chaque journée coûte plus cher que ce qu’ils gagnent après impôts ?

Je ne suis pas la seule à ressentir cette injustice. Des milliers de familles vivent le même stress financier, la même culpabilité, les mêmes choix déchirants : réduire les heures de travail, couper dans l’épicerie, retarder des paiements, renoncer à des activités pour nos enfants. Le Québec ne devrait pas forcer les parents à se battre pour avoir accès à un service essentiel.

Je demande au gouvernement :

1. Une révision urgente du modèle de financement, afin de réduire l’écart aberrant entre les places subventionnées et non subventionnées.

2. Une bonification des subventions remboursées, pour que les familles cessent de financer le système avec leur propre précarité.

3. Une accélération réelle de la création de places en CPE, parce qu’attendre des années pour un service essentiel n’a aucun sens.

4. Une équité réelle, où chaque enfant, peu importe son type de service, coûte sensiblement le même prix à sa famille.

Les familles québécoises sont à bout de souffle. Nous avons besoin d’un système de garde juste, humain et accessible — pas d’un système à deux vitesses qui nous met en concurrence pour des places et nous punit financièrement quand nous n’avons pas gagné la « loterie du CPE ».

Je vous demande d’agir maintenant. Parce que derrière chaque chiffre, il y a un parent qui se bat… et un enfant qui mérite mieux.

Respectueusement,

 

Ann Marie Deschênes Audet

Jonquière

Maman concernée par les frais de garde

Soutenir maintenant

699


Voix de signataires

Mises à jour sur la pétition