

Reconsidération de la nécessité de la mobilisation des étudiants infirmiers 2ème année
Le problème
Aux représentants de l'ARS,
J'aimerais me présenter comme étudiante de deuxième année en soins infirmiers. Mais ma formation est en arrêt à compter du 16 novembre pour une durée d'un mois renouvelable notifié à l'article 1er de la décision N° ARS-PDL-DATA-RHN/2020/93 comme 1250 étudiants (source : Ouest France).
Je me permets de vous écrire car je suis dans une incompréhension totale comme beaucoup de mes collègues.
Faisant partie de la réserve sanitaire en raison de notre statut d'étudiant infirmier, il est de notre devoir d'être mobilisé quand l'état d'urgence sanitaire est déclenché. Comprenez bien que c'est un plaisir et une fierté de venir en renfort aux personnels soignants quand cela est nécessaire.
Mardi soir, j'ai écouté avec une grande attention le discours de notre président qui affirme que nous avons obtenu "de bons résultats". En effet nous sommes passés de plus de 60 000 cas journaliers le 6 novembre 2020 à moins de 20 000 cas la semaine dernière et le nombre de personnes hospitalisées et en réanimation est en décru. Il a été ainsi décidé d'autoriser à partir du 28/11/2020 les promenades et activités physiques à plus de 20km et pour 3h, les activités extra-scolaires en plein air et la réouverture des commerces et services à domicile jusqu'à 21h. Or un des objectifs de notre président est de sauver des vies tout en prenant en compte l'éducation. (source : allocution du Président Emmanuel Macron le 24/11/2020).
Si la situation et les données épidémiologiques sont assez correctes pour rouvrir les commerces non essentiels le 28 novembre matin, qu'en est-il de notre formation? Notre formation, l'éducation, n'est-elle pas une priorité? Pourquoi augmenter les brassages de la population et garder mobilisé les étudiants infirmiers? Quelle est la logique?
Je suis actuellement dans un service hospitalier de médecine COVID avec 3 étudiantes mobilisées, nous sommes en surnombre chaque jour et les soignants n'ont plus de congés à poser. Ma situation n'est peut-être pas une généralité mais elle n'est pas non plus un cas à part. Ainsi je me demande, notre mobilisation est-elle nécessaire?
Je ne m'attarderai pas sur les conséquences de cette mobilisation que vous connaissez : anxiété, stress, insomnie, baisse de motivation, abandon de formation... sans oublier les conséquences sur les équipes pédagogiques des IFSI. Quant à nos apprentissages, il est notifié aux articles 4 et 7 de la décision N° ARS-PDL-DATA-RHN/2020/93 la possible prise en compte de ces périodes de mobilisation dans le cadre de la formation sans prolongement de la formation. En effet nous apprenons car toute expérience est enrichissante. Mais ces apprentissages ne rentrent pas forcément dans le cadre des apports du cursus de formation infirmier. Comment et combien notre formation sera impactée?
Chaque jour de mobilisation qui passe a un impact sur notre formation et sur notre avenir.
La région PACA a notamment décidé une reprise des formations en soins infirmiers dès le lundi 30 novembre (source : https://www.paca.ars.sante.fr/reprise-de-la-scolarite-dans-les-instituts-de-formation-en-soins-infirmiers-ifsi-des-le-lundi-30 Est- il possible de reconsidérer dès maintenant la nécessité de la mobilisation des étudiants en soins infirmiers de deuxième année et ainsi la réouverture des IFSI?
Je précise que je ne parle qu'en mon nom ainsi j'invite mes pairs à être acteur de leur formation et à exprimer leurs ressentis sur cette situation par cette pétition : étudiant(e)s de deuxième année des Pays de la Loire si vous partagez ses questionnements et souhaitez une réévaluation de notre mobilisation, signez la pétition.
Je vous remercie par avance, Madame, Monsieur, de votre attention et des éventuelles réponses à mes questions.
Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, mes sincères salutations.
Mélissa Zermatten, promotion 2019/2022, IFSI de l'EPSM de la Sarthe
Le problème
Aux représentants de l'ARS,
J'aimerais me présenter comme étudiante de deuxième année en soins infirmiers. Mais ma formation est en arrêt à compter du 16 novembre pour une durée d'un mois renouvelable notifié à l'article 1er de la décision N° ARS-PDL-DATA-RHN/2020/93 comme 1250 étudiants (source : Ouest France).
Je me permets de vous écrire car je suis dans une incompréhension totale comme beaucoup de mes collègues.
Faisant partie de la réserve sanitaire en raison de notre statut d'étudiant infirmier, il est de notre devoir d'être mobilisé quand l'état d'urgence sanitaire est déclenché. Comprenez bien que c'est un plaisir et une fierté de venir en renfort aux personnels soignants quand cela est nécessaire.
Mardi soir, j'ai écouté avec une grande attention le discours de notre président qui affirme que nous avons obtenu "de bons résultats". En effet nous sommes passés de plus de 60 000 cas journaliers le 6 novembre 2020 à moins de 20 000 cas la semaine dernière et le nombre de personnes hospitalisées et en réanimation est en décru. Il a été ainsi décidé d'autoriser à partir du 28/11/2020 les promenades et activités physiques à plus de 20km et pour 3h, les activités extra-scolaires en plein air et la réouverture des commerces et services à domicile jusqu'à 21h. Or un des objectifs de notre président est de sauver des vies tout en prenant en compte l'éducation. (source : allocution du Président Emmanuel Macron le 24/11/2020).
Si la situation et les données épidémiologiques sont assez correctes pour rouvrir les commerces non essentiels le 28 novembre matin, qu'en est-il de notre formation? Notre formation, l'éducation, n'est-elle pas une priorité? Pourquoi augmenter les brassages de la population et garder mobilisé les étudiants infirmiers? Quelle est la logique?
Je suis actuellement dans un service hospitalier de médecine COVID avec 3 étudiantes mobilisées, nous sommes en surnombre chaque jour et les soignants n'ont plus de congés à poser. Ma situation n'est peut-être pas une généralité mais elle n'est pas non plus un cas à part. Ainsi je me demande, notre mobilisation est-elle nécessaire?
Je ne m'attarderai pas sur les conséquences de cette mobilisation que vous connaissez : anxiété, stress, insomnie, baisse de motivation, abandon de formation... sans oublier les conséquences sur les équipes pédagogiques des IFSI. Quant à nos apprentissages, il est notifié aux articles 4 et 7 de la décision N° ARS-PDL-DATA-RHN/2020/93 la possible prise en compte de ces périodes de mobilisation dans le cadre de la formation sans prolongement de la formation. En effet nous apprenons car toute expérience est enrichissante. Mais ces apprentissages ne rentrent pas forcément dans le cadre des apports du cursus de formation infirmier. Comment et combien notre formation sera impactée?
Chaque jour de mobilisation qui passe a un impact sur notre formation et sur notre avenir.
La région PACA a notamment décidé une reprise des formations en soins infirmiers dès le lundi 30 novembre (source : https://www.paca.ars.sante.fr/reprise-de-la-scolarite-dans-les-instituts-de-formation-en-soins-infirmiers-ifsi-des-le-lundi-30 Est- il possible de reconsidérer dès maintenant la nécessité de la mobilisation des étudiants en soins infirmiers de deuxième année et ainsi la réouverture des IFSI?
Je précise que je ne parle qu'en mon nom ainsi j'invite mes pairs à être acteur de leur formation et à exprimer leurs ressentis sur cette situation par cette pétition : étudiant(e)s de deuxième année des Pays de la Loire si vous partagez ses questionnements et souhaitez une réévaluation de notre mobilisation, signez la pétition.
Je vous remercie par avance, Madame, Monsieur, de votre attention et des éventuelles réponses à mes questions.
Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, mes sincères salutations.
Mélissa Zermatten, promotion 2019/2022, IFSI de l'EPSM de la Sarthe
Les décisionnaires
Message aux signataires
Partager la pétition
Pétition lancée le 26 novembre 2020