

Arrêté anti-mendicité à Besançon : s’attaquer aux plus pauvres plutôt qu'à la pauvreté


Arrêté anti-mendicité à Besançon : s’attaquer aux plus pauvres plutôt qu'à la pauvreté
Le problème
Pétition citoyenne à l'initiative les conseillères et conseillers municipaux de Besançon membres des groupes "Écologiste, Géneration.s et société civile", de "La France Insoumise" et du "Parti Communiste Français", pour demander le retrait de l'arrêté municipal pris par le nouveau maire, Ludovic Fagaut, et criminalisant la mendicité à Besançon
Nous dénonçons avec la plus grande fermeté le projet d’arrêté anti-mendicité porté par la majorité municipale.
Fragilité sociale, consommation d’alcool dans l’espace public, mendicité, tensions dans le voisinage, ces situations sont des réalités vécues par de nombreuses habitantes et habitants. Elles méritent d’être prises au sérieux. Mais y répondre uniquement par la répression ou en complexifiant l’accès aux soins et aux structures d’aide est une mauvaise solution.
La mendicité est le symptôme visible de la pauvreté, de l’isolement social et des insuffisances des politiques publiques nationales. Par cet arrêté, ce sont les personnes les plus précaires de notre commune qui sont visées : personnes sans domicile, jeunes en difficulté, personnes isolées, personnes souffrant d’addictions ou en situation d’exclusion.
Interdire aux plus démunis d’occuper l’espace public ne fera pas disparaître la misère. Cela ne fera que la déplacer et l’invisibiliser.
Nous refusons cette logique de stigmatisation et de criminalisation de la pauvreté. La municipalité devrait renforcer les politiques sociales, soutenir les associations de solidarité, développer l’accès à l’hébergement, à la santé et à l’accompagnement social, plutôt que de multiplier les mesures répressives à l’encontre des plus fragiles.
Le CEDS (Conseil européen des droits sociaux) a rappelé le 5 mars 2026 que la « multiplication des arrêtés municipaux interdisant la mendicité en France est contraire à la Charte sociale européenne ». Par cet arrêté, la majorité municipale viole les droits fondamentaux des personnes précaires, elle les discrimine en ciblant leurs comportements, et elle s’autorise à sanctionner ces personnes sans preuve de menace réelle à l’ordre public.
Cet arrêté pose également une question fondamentale : quelle vision de notre ville défendons-nous ? Une ville qui exclut les pauvres de l’espace public pour préserver une image de façade ? Ou une ville humaine et solidaire, qui traite chacune et chacun avec respect et dignité ?
Les élu.es de l’opposition municipale appellent la majorité à renoncer à cet arrêté indigne qui ne fera qu’aggraver la marginalisation des personnes en situation de précarité. Nous appelons à ouvrir un véritable travail collectif avec les acteurs sociaux, les associations et les habitantes et habitants pour répondre humainement aux situations de précarité.
Après avoir appelé le 1er juin à un rassemblement citoyen, les conseillères et conseillers municipaux de Besançon membres des groupes "Écologiste, Géneration.s et société civile", de "La France Insoumise" et du "Parti Communiste Français" appellent à continuer la mobilisation citoyenne, notamment 'en diffusant cette pétition et en faisant en sorte qu'elle soit signée et partagée par un maximum de bisontin.es. Jusqu'au retrait de cet arrêté, on ne lâchera rien. Besançon est une ville solidaire et nous refusons la criminalisation de la pauvreté.

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Le problème
Pétition citoyenne à l'initiative les conseillères et conseillers municipaux de Besançon membres des groupes "Écologiste, Géneration.s et société civile", de "La France Insoumise" et du "Parti Communiste Français", pour demander le retrait de l'arrêté municipal pris par le nouveau maire, Ludovic Fagaut, et criminalisant la mendicité à Besançon
Nous dénonçons avec la plus grande fermeté le projet d’arrêté anti-mendicité porté par la majorité municipale.
Fragilité sociale, consommation d’alcool dans l’espace public, mendicité, tensions dans le voisinage, ces situations sont des réalités vécues par de nombreuses habitantes et habitants. Elles méritent d’être prises au sérieux. Mais y répondre uniquement par la répression ou en complexifiant l’accès aux soins et aux structures d’aide est une mauvaise solution.
La mendicité est le symptôme visible de la pauvreté, de l’isolement social et des insuffisances des politiques publiques nationales. Par cet arrêté, ce sont les personnes les plus précaires de notre commune qui sont visées : personnes sans domicile, jeunes en difficulté, personnes isolées, personnes souffrant d’addictions ou en situation d’exclusion.
Interdire aux plus démunis d’occuper l’espace public ne fera pas disparaître la misère. Cela ne fera que la déplacer et l’invisibiliser.
Nous refusons cette logique de stigmatisation et de criminalisation de la pauvreté. La municipalité devrait renforcer les politiques sociales, soutenir les associations de solidarité, développer l’accès à l’hébergement, à la santé et à l’accompagnement social, plutôt que de multiplier les mesures répressives à l’encontre des plus fragiles.
Le CEDS (Conseil européen des droits sociaux) a rappelé le 5 mars 2026 que la « multiplication des arrêtés municipaux interdisant la mendicité en France est contraire à la Charte sociale européenne ». Par cet arrêté, la majorité municipale viole les droits fondamentaux des personnes précaires, elle les discrimine en ciblant leurs comportements, et elle s’autorise à sanctionner ces personnes sans preuve de menace réelle à l’ordre public.
Cet arrêté pose également une question fondamentale : quelle vision de notre ville défendons-nous ? Une ville qui exclut les pauvres de l’espace public pour préserver une image de façade ? Ou une ville humaine et solidaire, qui traite chacune et chacun avec respect et dignité ?
Les élu.es de l’opposition municipale appellent la majorité à renoncer à cet arrêté indigne qui ne fera qu’aggraver la marginalisation des personnes en situation de précarité. Nous appelons à ouvrir un véritable travail collectif avec les acteurs sociaux, les associations et les habitantes et habitants pour répondre humainement aux situations de précarité.
Après avoir appelé le 1er juin à un rassemblement citoyen, les conseillères et conseillers municipaux de Besançon membres des groupes "Écologiste, Géneration.s et société civile", de "La France Insoumise" et du "Parti Communiste Français" appellent à continuer la mobilisation citoyenne, notamment 'en diffusant cette pétition et en faisant en sorte qu'elle soit signée et partagée par un maximum de bisontin.es. Jusqu'au retrait de cet arrêté, on ne lâchera rien. Besançon est une ville solidaire et nous refusons la criminalisation de la pauvreté.

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Pétition lancée le 1 juin 2026