Petition updateLes mutilations commencent au bureau de vote.La justice assassine
SOS men bashing
Sep 7, 2019

S'il fallait une preuve supplémentaire (il n'en faut aucune) que la fonction de l'IGPN est de couvrir les crimes policiers, le meurtre de Monsieur Shaoyo Liu par trois policiers de la BAC serait cette preuve supplémentaire. Monsieur Shaoyo Liu, un chinois d'une soixantaine d'années, a été abattu à son domicile d'une balle de fusil en plein cœur. Comme l'explique une pétition récemment lancée sur Change.org, les policiers n'ont fait aucune sommation.

« Le 26 mars, vers 20h, sur une dénonciation calomnieuse d'un voisin, M. Liu Shaoyao un père de famille de 56 ans, d'origine chinoise, (dont les enfants sont français) a été tué par trois policiers en civil, dans son propre appartement et devant ses enfants.

Les trois individus étaient en Civil, sans prendre le temps de se faire identifier en tant que policiers, ils ont DÉFONCÉ la porte, et ont tiré sur M. LIU SANS SOMMATION. Peu importe la réaction hypothétique que M. LIU (un vieux Monsieur de 56 ans, mesurant 1m60) ou TOUT Homme peut avoir face à trois agresseurs potentiels, On n’a pas le DROIT, tout du moins en France, d'aller vous tuer CHEZ VOUS, comme ça.

Il aurait fallu que la VÉRITÉ soit établie sur cette affaire, que ceux qui ont commis cet homicide soient Jugés ; et que ceux qui ont cherché à ÉTOUFFER, À DÉFORMER, et à MANIPULER la Vérité soient sanctionnés. Mais:

1. À ce jour, aucun des policiers impliqués n’a été mis en examen,

2. Lors de la reconstitution de la scène du crime d’une durée de six heures en date du 6 février 2018, la version des policiers arguant la légitime défense présente de sérieuses incohérences et contradictions par rapport aux conclusions du médecin légiste et de l’expert balistique,

3. La famille a déposé une demande auprès du juge pour qu’une enquête soit effectuée, en vue de savoir si les 3 policiers ont bien respecté la procédure d’intervention en vigueur. Aucune réponse n'a été donnée par les juges. »

La justification est toujours la même : la légitime défense. Vous comprenez, nous étions trois policiers armés jusqu'aux dents, il était seul. Que pouvions-nous contre un homme seul et désarmé ? Notre vie était en danger. Nous n'avions pas le choix.

Ce qu'il y a de plus remarquable, ce n'est pas le discours policier, mais le fait que ce discours est systématiquement cautionné par la justice. La fonction de l'IGPN est d'établir un rapport suffisamment édulcoré pour permettre au juge de conclure qu'il ne dispose pas d'éléments suffisants pour condamner les auteurs du meurtre. Ainsi, le crime, avant d'être un crime policier, est un crime judiciaire. Bien sûr, ce sont les policiers qui tuent, mais la justice est le commanditaire du crime.

Dire que la police assassine n'est pas faux. Mais le slogan : "La police assassine" n'est pas le plus juste. Il ne faut pas dire que la police assassine, il faut dire que la justice assassine. Si les policiers assassinent, c'est parce qu'ils ont la certitude de leur impunité. Les vrais criminels sont par conséquent les magistrats de l'ordre judiciaire plus que les policiers qui sont de simples exécutants.

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