Petition updateLes mutilations commencent au bureau de vote.Rite de passage
SOS men bashing
Aug 12, 2019

Un fait essentiel doit être compris au sujet des violences ou des crimes policiers. C'est le fait que ce sont des rites de passage. Si on ne comprend pas cela, il est impossible de comprendre la fonction de la hiérarchie policière, de l'IGPN, de la médecine légale et de la justice.

Les deux remparts de l'État sont l'armée et la police. C'est sur eux que l'État s'appuie en dernier recours en cas de crise. Les parlementaires ne sont que des bavards qui font les importants mais qui ne pèsent que le poids qu'on veut bien leur donner. Bonaparte a démontré que cinquante grenadiers peuvent disperser une assemblée de cinq cent parlementaires à coups de pieds dans le cul en moins de dix minutes. Les parlementaires ne sont rien. Ils ne comptent pas. Ils n'ont aucun poids. La puissance de l'État ne repose que sur l'armée et la police.

L'armée est à la fois une armée de guerre étrangère et une armée de guerre civile. Elle a pour fonction de combattre l'ennemi extérieur et l'ennemi intérieur. Dans son combat glorieux contre l'ennemi intérieur, l'armée française a remporté plusieurs victoires éclatantes. En juin 1848, le général Cavaignac a remporté la victoire contre les ouvriers parisiens. En 1871, l'armée française, commandée par le général Galliffet, a remporté une brillante victoire sur la Commune de Paris.

De nos jours, les choses ont changé. Nos mœurs sont plus douces. C'est désormais la police qui est chargée de combattre l'ennemi intérieur. Toutefois, ne nous faisons aucune illusion. Ceci n'est valable que si le pays reste calme. Rien n'exclut qu'en cas de trouble l'armée ne pourrait pas être utilisée de nouveau contre l'ennemi intérieur. En 1958, les parachutistes étaient prêts à sauter sur Paris. L'opération a été décommandée parce qu'elle n'a pas été nécessaire, mais en cas de résistance au coup d'État de de Gaulle, elle l'aurait fait. De même, en 1968, le général de Gaulle s'est rendu à Baden Baden pour rencontrer le général Massu et envisager une intervention de l'armée.

Comme la police est le rempart de l'État, elle doit absolument avoir à sa tête des hommes sûrs, des hommes faibles, des hommes qui ne flancheront pas en cas de coup dur. Des hommes qui n'hésiteront pas à faire tirer sur la foule. Ces hommes, il faut les sélectionner. Pour cela, ils doivent passer des rites.

Autrefois en Afrique un jeune homme devait prouver son courage en tuant un lion. Pour être admis dans la mafia, il faut avoir commis un crime de sang. Ceux qui réussissent ces épreuves sont admis dans le groupe. Il en va de même dans la police. Un policier qui souhaite s'élever dans la hiérarchie doit absolument prouver sa brutalité, son absence de scrupules. Et pour cela, il doit commettre des crimes. S'il le fait, il sera reconnu par la hiérarchie comme un homme fiable, sur qui on pourra compter en cas de coup dur et il sera élevé à un poste de commandement.

C'est pour cette raison que la hiérarchie policière protège les policiers criminels. C'est elle qui leur demande de prouver leur fiabilité. S'ils le font, elle ne peut pas les laisser tomber, car alors ils perdraient confiance. C'est pourquoi elle doit absolument les protéger.

Bien sûr, tout cela semblera absurde à l'homme de la rue. Mais pour ceux qui nous gouvernent, il n'en va pas de même. Gouverner, c'est prévoir. Et la situation sociale peut changer très vite. Au début du mois de mai 1968, tout était calme. Le Monde écrivait : "La France s'ennuie". Un mois plus tard, c'était la grève générale. Même si tout est calme dans le pays, les hommes politiques savent que la situation peut changer en quelques semaines. L'armée et la police doivent en conséquence être prêtes à faire face à tout moment. C'est pourquoi il faut, pour les commander, des hommes sûrs, des hommes qui ne flancheront pas au moment décisif. Voilà pourquoi la mission de l'IGPN est de faire toute l'obscurité sur les violences policières.

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