Appel Citoyen à des États-Généraux de la Santé

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 Notre système social de santé est notre bien commun. Son devenir ne peut se décider sans nous. Nous refusons de voir ses principes humanistes, de solidarité et d’accès pour tous se déliter en raison de logiques de rentabilité, de tarifications et d’organisation dogmatiques et inadaptées. La crise de l’hôpital public, des hôpitaux de proximité, du secteur médico-social nous concerne tous et constitue le témoin le plus criant de la nécessité d’une réappropriation citoyenne des questions de santé. Nous voulons reprendre notre rôle de citoyens dans les choix qui sont faits dans le domaine de la santé et de l’hôpital en particulier. C’est pourquoi, nous appelons à l’organisation d’états-généraux de la santé dans toutes ses dimensions et sur l’ensemble du territoire national. Ce grand débat démocratique est impératif et urgent.

 L’appel a été lancé le 11 février dans le journal Libération. Retrouvez les premiers signataires sur notre site et signez l’appel sur change.org

 

Appel citoyen à des États-généraux de la santé

Nous citoyens, habitants de France, soutenons l’appel lancé par les médecins hospitaliers et les cadres de santé : Hôpital : mille signatures et une urgence.  

La dégradation des conditions de travail des personnels hospitaliers a un impact sur nos vies, dans leurs moments les plus délicats lorsque nous sommes le plus fragile: accidentés, frappés par la maladie, grabataires, en fin de vie. La qualité des soins et l’attention dont nous avons besoin sont de plus en plus menacées malgré le dévouement et l’humanité des personnes à qui nous confions nos vies, nous laissant souvent nous et nos proches dans de terribles détresses.

La souffrance au travail des médecins, infirmiers, aides-soignants et personnel paramédical nous concerne tous. Les cris d’alarmes ne cessent de se multiplier dans tous les secteurs : urgences, pédiatrie, gériatrie…

Le suicide d’un neurochirurgien sur son lieu de travail dans un bloc opératoire du centre hospitalo-universitaire de Grenoble a conduit la ministre des solidarités et de la santé à commander un rapport sur les conditions de travail dans cet hôpital. Ce rapport met en évidence des services sous tension, des situations de conflits, de maltraitance et de souffrance au travail liés aux modes de gestion et de réorganisation des services imposés par le haut, sous pression budgétaire et sans concertation.

Nous sommes attachés à l’hôpital public et à notre système social de santé nous garantissant l’accès aux avancées médicales de pointe.  Pourtant, certains services de soins sont vétustes, frôlant l’insalubrité y compris dans certains hôpitaux des plus grandes villes de France. Cette situation est indigne de notre histoire collective.

Notre système social de santé est notre bien commun. Son devenir ne peut se décider sans nous. Nous refusons de voir ses principes humanistes, de solidarité et d’accès pour tous se déliter en raison de logiques de rentabilité, de tarifications et d’organisation dogmatiques et inadaptées.

Nous ne pensons pas qu’il existe une solution simple mais nous sommes persuadés que la sauvegarde de notre système de santé relève d’un choix de société qui nécessite un grand débat national. L’hôpital est le lieu à partir duquel l’ensemble de notre système de santé peut être repensé : Son organisation, son financement, son mode de gouvernance, la place et le lien avec la médecine de ville, la santé communautaire, les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, lieux là aussi de grande souffrance humaine. C’est pourquoi, nous appelons à l’organisation d’états-généraux de la santé dans toutes ses dimensions et sur l’ensemble du territoire national. Ce grand débat démocratique est impératif et urgent.



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