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Voies express Rive Droites : refusons le passage en force d’Anne Hidalgo

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Errare humanum est perseverare diabolicum… Anne Hidalgo semble décidée à ignorer la maxime en s’entêtant dans son projet de fermeture à la circulation des Voies Express Rive Droite : votée par la majorité municipale fin 2015, la mesure a été soumise à concertation au début de l’été : « Du 8 juin au 8 juillet 2016, informez-vous et donnez votre avis », proclamait le 27 mai le site Internet de la ville de Paris.

Mais le maire de Paris avait sans doute sous-estimé le rejet qu’inspire sa décision : plus de trois quarts contributions reçues (219 sur 287) ont émis un avis négatif, pointant comme le relève Les Echos, « le fait que les reports de circulation affecteront plusieurs arrondissements (5e, 6e et 8e) ne figurant pas dans le périmètre de l'enquête publique, le fait que la voie Georges-Pompidou avait été créée pour faciliter l'accès des banlieusards au cœur de Paris et que cette fonction serait remise en question ou encore le fait que l'étude d'impact ne permet pas d'établir la réalité de la réduction de la pollution automobile ».

A ces considérations, on peut ajouter les conséquences à prévoir sur la circulation à l’intérieur de la capitale, ou pour ceux qui utilisent en effet la Voie express pour la traverser : « la fermeture de cet axe majeur est-ouest risque d'amplifier les difficultés en fin de journée sur divers axes, tel que le boulevard Saint-Germain, afin d'éviter les quais », relève V-Traffic, société spécialisée dans l’information trafic. Et cela, alors même que le volume d’embouteillage a déjà augmenté de 22 % aux heures de pointe entre 2010 et 2015 et que la vitesse moyenne de la circulation avait chuté de 8% entre 2001 et 2012.

Ces éléments techniques pourraient suffire à condamner le projet. On peut y ajouter trois considérations plus politiques :

-          L’incohérence : d’un côté, la mairie affirme vouloir diminuer la place de la voiture ; de l’autre, elle a reporté de 19 à 20 heures les plages du stationnement payant, et supprimé la gratuité qui prévalait traditionnellement au mois d’août… ce qui encourage les parisiens à « prendre leur voiture » plutôt que de risquer une verbalisation.

-          L’inconséquence : comme son prédécesseur, Anne Hidalgo conduit en matière de transport une politique à destination des seuls parisiens – des arrondissements centraux de préférence – sans se soucier des effets collatéraux de sa politique sur les autres communes d’Ile de France. Le Grand Paris, et la gouvernance prenant en compte l’agglomération dans sa globalité semblent décidément bien loin.

-          Le déni de démocratie : faisant sienne l’héritage chiraquien, Anne Hidalgo expliquait en substance en début de semaine que le verdict sans appel rendu par la consultation publique lui en touchait l’une sans faire bouger l’autre. Autrement dit qu’elle n’entendait pas en tenir le moindre compte, manifestement plus adepte du plébiscite que de l’écoute réelle.

Il nous revient aujourd’hui de nous faire entendre nombreux.

Pour refuser sa tentative de passage en force et qu’une mobilisation puissante la conduise à renoncer.

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