

!!! ALERTE AUX SUPPRESSIONS DE POSTES DU PICOULET- PARIS 11ème !!!
Le problème
Contre la non-reconduction de 2 conventions adulte-relais du Picoulet et le gel de financement de nouveaux postes.
La Préfecture a annoncé le 16 juillet sa décision de ne pas renouveler la convention adulte-relais de l’animatrice Familles et Médiation sociale de notre association, soit 45 jours avant la fin de la dite convention.
Les services de la Préfecture ont confirmé que la convention adulte-relais de notre médiateur numérique ne serait pas renouvelée à son terme, le 31 mars 2025.
Ces deux salariés, en poste depuis 6 ans, ont été recrutés par l’association grâce à ce dispositif d’aide à l’emploi. Ils assurent des missions à destination de toutes les populations du territoire, sans distinctions. Ils accueillent physiquement et accompagnent les habitants dans leurs démarches administratives (de manière dématérialisée et non-dématérialisée), leur recherche d’emplois, l’accès aux vacances et aux services à destination des familles parisiennes.
Ils organisent des ateliers de formation numérique, ils permettent l’accès aux outils numériques et à leur maitrise (accueil des parents pour la maitrise des outils dématérialisés de l’Education Nationale sous utilisés – Pronote, ENT).
Ils accueillent des familles pour des ateliers, des groupes de paroles et organisent des sorties culturelles et de loisirs, ainsi qu’un séjour collectif de familles. Ils travaillent avec les écoles du quartier, les parents d’élèves et les familles.
Ils accueillent, accompagnent et rendent visite aux nombreuses familles hébergées en hôtel social sur le territoire, et travaillent de concert avec le Samu Social.
Ces salariés continuent d’aller vers les publics, en étant présents sur l’espace public (kiosque de l’emploi et de l’accès aux droits), en animant les « Rues aux Enfants ».
Ces salariés ont continué de travailler pendant la période Covid, quand l’un participait à l’aide des populations sur leurs besoins numériques par la plateforme nationale solidarite-numerique.fr, l’autre préparait des kits pédagogiques pour les familles vivant en hébergement d’urgence et participait avec les parents d’élèves du Collège L. & R. Aubrac à l’organisation d’une collecte alimentaire pour environ 200 bénéficiaires du quartier.
Leurs actions, ils les mettent en place aussi avec l’aide et l’encadrement de bénévoles. Quand les pouvoirs publics financent ces postes, c’est aussi la création d’une richesse qu’est le bénévolat. Ces deux postes encadrent en bénévolat l’équivalant de 0,5 ETP (Equivalent Temps Plein).
Supprimer ces 2 postes, c’est supprimer l’action de 2,5 postes.
Par les désengagements progressifs des pouvoirs publics, le quartier Belleville-Fontaine au Roi a ces trois dernières années déjà vu de nombreuses associations dans l’obligation d’arrêter leurs activités : APICED (accès aux droits), Quartier Libre XI (accompagnement à la scolarité), Le Local (théâtre et médiation culturelle).
Les premières victimes de ces fermetures sont bien entendu les habitants ; les enfants et les populations les plus fragiles qui n’ont pas d’autres moyens que de compter sur l’accompagnement de structures telles que les nôtres.
Ces décisions sont prises en lien avec une logique budgétaire gouvernementale et en contradiction avec les besoins du territoire Belleville-Fontaine au Roi reconnus notamment par l’Etat lui-même, signataire, et donc engagé, du contrat de ville 2024-2030.
En effet, dans sa feuille de route 2025 pour le Quartier Politique de la Ville, l’Etat reconnait comme priorités :
- La réussite scolaire et éducative, le soutien à la parentalité : Soutenir les actions d’accompagnement à la scolarité, des liens familles-école renforcés, des actions pour favoriser le développement de tous les enfants ;
- Soutenir les actions de proximité pour « aller vers » les habitants les plus éloignés en recherche d’emploi […] ;
- L’accès aux droits et aux soins, la lutte contre la fracture numérique et le non-recours.
Un avis du Conseil Economique Social et Environnemental de mai 2024 (l'avis ici) préconise une augmentation des budgets dédiés à la vie associative à hauteur de 2,5% du budget de l’Etat, après avoir lancé l’alerte sur leur financement en évoquant une « urgence démocratique ». Constatant une baisse de 41% entre 2005 et 2020 de la part des subventions dans le budget des associations au profit de logiques marchandes, ce même avis préconise de refaire de la subvention le mode de financement principal des associations, de généraliser leur pluri-annualité et la création de nouveaux emplois « aidés » d’utilité sociale et citoyenne, pérenne et de qualité.
Si en 1999, les contrats adultes-relais ont été créés pour favoriser l’insertion professionnelle dans les quartiers, c’était aussi un moyen de soutenir l’emploi salarié pour les structures de proximité.
Sans ces financements, notre association ne pourra maintenir les salariés sur le poste et prévoit à court terme :
- La diminution des permanences hebdomadaires d’accès libre à l’Espace Public Numérique ;
- La suppression des accueils individuels pour démarches numériques (création de CV, de lettre de motivation…) ;
- L’arrêt d’ateliers numériques pour des structures du territoire (Palais de la Femme, Ayyem Zamen, bailleurs sociaux…) ;
- La diminution des permanences d’écrivain public et de permanences d’accès aux droits (LDH, CAF, EPS11) ;
- L’arrêt des animations « Rue aux Enfants » ;
- La diminution de propositions d’activités de loisirs, de sorties culturelles à destinations des familles ;
- les mercredis et pendant les vacances ;
- L’arrêt des permanences « Point Infos Vacances » et la suppression du séjour collectif Familles.
C’est pourquoi, par nos signatures, nous demandons à l’Etat d’être en cohérence avec ses engagements pour notre quartier et ses habitants, et de maintenir les niveaux de financements des postes qui sont en jeu.
Signons et agissons pour le maintien des postes du Picoulet et pour que la vitalité associative perdure et participe à la cohésion sociale et le vivre ensemble dans notre quartier de Belleville-Fontaine au Roi.
Avec le soutien des parents délégués FCPE du collège Lucie et Raymond Aubrac
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Le problème
Contre la non-reconduction de 2 conventions adulte-relais du Picoulet et le gel de financement de nouveaux postes.
La Préfecture a annoncé le 16 juillet sa décision de ne pas renouveler la convention adulte-relais de l’animatrice Familles et Médiation sociale de notre association, soit 45 jours avant la fin de la dite convention.
Les services de la Préfecture ont confirmé que la convention adulte-relais de notre médiateur numérique ne serait pas renouvelée à son terme, le 31 mars 2025.
Ces deux salariés, en poste depuis 6 ans, ont été recrutés par l’association grâce à ce dispositif d’aide à l’emploi. Ils assurent des missions à destination de toutes les populations du territoire, sans distinctions. Ils accueillent physiquement et accompagnent les habitants dans leurs démarches administratives (de manière dématérialisée et non-dématérialisée), leur recherche d’emplois, l’accès aux vacances et aux services à destination des familles parisiennes.
Ils organisent des ateliers de formation numérique, ils permettent l’accès aux outils numériques et à leur maitrise (accueil des parents pour la maitrise des outils dématérialisés de l’Education Nationale sous utilisés – Pronote, ENT).
Ils accueillent des familles pour des ateliers, des groupes de paroles et organisent des sorties culturelles et de loisirs, ainsi qu’un séjour collectif de familles. Ils travaillent avec les écoles du quartier, les parents d’élèves et les familles.
Ils accueillent, accompagnent et rendent visite aux nombreuses familles hébergées en hôtel social sur le territoire, et travaillent de concert avec le Samu Social.
Ces salariés continuent d’aller vers les publics, en étant présents sur l’espace public (kiosque de l’emploi et de l’accès aux droits), en animant les « Rues aux Enfants ».
Ces salariés ont continué de travailler pendant la période Covid, quand l’un participait à l’aide des populations sur leurs besoins numériques par la plateforme nationale solidarite-numerique.fr, l’autre préparait des kits pédagogiques pour les familles vivant en hébergement d’urgence et participait avec les parents d’élèves du Collège L. & R. Aubrac à l’organisation d’une collecte alimentaire pour environ 200 bénéficiaires du quartier.
Leurs actions, ils les mettent en place aussi avec l’aide et l’encadrement de bénévoles. Quand les pouvoirs publics financent ces postes, c’est aussi la création d’une richesse qu’est le bénévolat. Ces deux postes encadrent en bénévolat l’équivalant de 0,5 ETP (Equivalent Temps Plein).
Supprimer ces 2 postes, c’est supprimer l’action de 2,5 postes.
Par les désengagements progressifs des pouvoirs publics, le quartier Belleville-Fontaine au Roi a ces trois dernières années déjà vu de nombreuses associations dans l’obligation d’arrêter leurs activités : APICED (accès aux droits), Quartier Libre XI (accompagnement à la scolarité), Le Local (théâtre et médiation culturelle).
Les premières victimes de ces fermetures sont bien entendu les habitants ; les enfants et les populations les plus fragiles qui n’ont pas d’autres moyens que de compter sur l’accompagnement de structures telles que les nôtres.
Ces décisions sont prises en lien avec une logique budgétaire gouvernementale et en contradiction avec les besoins du territoire Belleville-Fontaine au Roi reconnus notamment par l’Etat lui-même, signataire, et donc engagé, du contrat de ville 2024-2030.
En effet, dans sa feuille de route 2025 pour le Quartier Politique de la Ville, l’Etat reconnait comme priorités :
- La réussite scolaire et éducative, le soutien à la parentalité : Soutenir les actions d’accompagnement à la scolarité, des liens familles-école renforcés, des actions pour favoriser le développement de tous les enfants ;
- Soutenir les actions de proximité pour « aller vers » les habitants les plus éloignés en recherche d’emploi […] ;
- L’accès aux droits et aux soins, la lutte contre la fracture numérique et le non-recours.
Un avis du Conseil Economique Social et Environnemental de mai 2024 (l'avis ici) préconise une augmentation des budgets dédiés à la vie associative à hauteur de 2,5% du budget de l’Etat, après avoir lancé l’alerte sur leur financement en évoquant une « urgence démocratique ». Constatant une baisse de 41% entre 2005 et 2020 de la part des subventions dans le budget des associations au profit de logiques marchandes, ce même avis préconise de refaire de la subvention le mode de financement principal des associations, de généraliser leur pluri-annualité et la création de nouveaux emplois « aidés » d’utilité sociale et citoyenne, pérenne et de qualité.
Si en 1999, les contrats adultes-relais ont été créés pour favoriser l’insertion professionnelle dans les quartiers, c’était aussi un moyen de soutenir l’emploi salarié pour les structures de proximité.
Sans ces financements, notre association ne pourra maintenir les salariés sur le poste et prévoit à court terme :
- La diminution des permanences hebdomadaires d’accès libre à l’Espace Public Numérique ;
- La suppression des accueils individuels pour démarches numériques (création de CV, de lettre de motivation…) ;
- L’arrêt d’ateliers numériques pour des structures du territoire (Palais de la Femme, Ayyem Zamen, bailleurs sociaux…) ;
- La diminution des permanences d’écrivain public et de permanences d’accès aux droits (LDH, CAF, EPS11) ;
- L’arrêt des animations « Rue aux Enfants » ;
- La diminution de propositions d’activités de loisirs, de sorties culturelles à destinations des familles ;
- les mercredis et pendant les vacances ;
- L’arrêt des permanences « Point Infos Vacances » et la suppression du séjour collectif Familles.
C’est pourquoi, par nos signatures, nous demandons à l’Etat d’être en cohérence avec ses engagements pour notre quartier et ses habitants, et de maintenir les niveaux de financements des postes qui sont en jeu.
Signons et agissons pour le maintien des postes du Picoulet et pour que la vitalité associative perdure et participe à la cohésion sociale et le vivre ensemble dans notre quartier de Belleville-Fontaine au Roi.
Avec le soutien des parents délégués FCPE du collège Lucie et Raymond Aubrac
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Pétition lancée le 15 octobre 2024