Aide médicale à mourir : pour une reconnaissance des troubles psychiatriques

Signataires récents:
Andre SOLDNER et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

En France, depuis 2024, le débat sur l’aide médicale à mourir progresse, mais il continue d’exclure totalement les troubles psychiatriques et les souffrances psychiques. Cette exclusion, bien qu’elle repose sur des préoccupations légitimes de protection, laisse de côté des situations humaines d’une extrême gravité. En effet, la souffrance psychique est encore largement minimisée.

Nous affirmons que ces situations ne peuvent rester ignorées.

Certaines personnes vivent une souffrance psychique intense, persistante et résistante à l’ensemble des traitements disponibles. Après des années, voire des décennies, de prises en charge variées - thérapies, hospitalisations, traitements médicamenteux -, elles se retrouvent dans une impasse thérapeutique profonde, sans perspective d’amélioration.

Dans plusieurs pays européens, comme la Suisse, la Belgique, les Pays-Bas ou encore l’Espagne, des dispositifs existent, dans des conditions strictes, pour encadrer l’aide médicale à mourir.

Aujourd’hui, en l’absence de cadre en France, certaines personnes se retrouvent seules face à leur souffrance psychique, contraintes d’envisager des solutions violentes, incertaines et souvent tragiques.

Nous demandons l’ouverture d’un débat public et parlementaire, éthique et médical, sur la prise en compte des troubles psychiatriques dans le cadre de l’aide médicale à mourir, dans des conditions strictement encadrées :

  • évaluation par plusieurs professionnels indépendants
  • vérification du discernement
  • caractère durable de la souffrance et résistance aux traitements
  • absence d’alternative thérapeutique raisonnable
  • délais de réflexion encadrés
  • vigilance constante face à tout risque de pression de l’entourage

Il ne s’agit ni de banaliser ni d’encourager. Il s’agit de combler un vide juridique, dans le respect des principes de dignité, d’autonomie et de protection.

Refuser d’ouvrir ce débat, c’est maintenir une inégalité de traitement entre souffrances physiques et psychiques. C’est risquer de laisser dans l’ombre des situations humaines complexes et douloureuses.

L’ouvrir, au contraire, c’est affirmer une volonté de comprendre, d’encadrer et de protéger.

Nous appelons les pouvoirs publics, les professionnels de santé, les chercheurs et l’ensemble de la société civile à engager une réflexion approfondie, nuancée et responsable sur ce sujet.

Parce que toutes les souffrances méritent d’être entendues.

 

Nous insistons sur un point fondamental :

Cette demande ne s’oppose en rien à la prévention du suicide - elle exige, au contraire, son renforcement.

Une telle démarche ne saurait être dissociée :

  • du renforcement des politiques publiques en santé mentale
  • de l’amélioration de l’accès à des soins psychiatriques de qualité, notamment pour les plus précaires
  • d’une lutte active contre l’isolement et la souffrance psychique
  • de l’engagement de moyens financiers supplémentaires face au nombre de malades qui a fortement augmenté ces dernières années
  • de la mise en place de contrôles concernant la maltraitance médicale
  • du renforcement de la vigilance face à de possibles dérives eugénistes, notamment pour les plus vulnérables

Important :

Si vous traversez une période de détresse psychologique ou avez des idées suicidaires, il est essentiel de demander de l’aide. Des professionnels et services d’écoute sont disponibles pour vous accompagner. Le numéro de la ligne nationale de prévention du suicide en France est le 3114.

 

Pétition adressée à :

Députés et sénateurs du Parlement français
Ministère de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées

 

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Camille LE BIANLanceur de pétition

79

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Le problème

En France, depuis 2024, le débat sur l’aide médicale à mourir progresse, mais il continue d’exclure totalement les troubles psychiatriques et les souffrances psychiques. Cette exclusion, bien qu’elle repose sur des préoccupations légitimes de protection, laisse de côté des situations humaines d’une extrême gravité. En effet, la souffrance psychique est encore largement minimisée.

Nous affirmons que ces situations ne peuvent rester ignorées.

Certaines personnes vivent une souffrance psychique intense, persistante et résistante à l’ensemble des traitements disponibles. Après des années, voire des décennies, de prises en charge variées - thérapies, hospitalisations, traitements médicamenteux -, elles se retrouvent dans une impasse thérapeutique profonde, sans perspective d’amélioration.

Dans plusieurs pays européens, comme la Suisse, la Belgique, les Pays-Bas ou encore l’Espagne, des dispositifs existent, dans des conditions strictes, pour encadrer l’aide médicale à mourir.

Aujourd’hui, en l’absence de cadre en France, certaines personnes se retrouvent seules face à leur souffrance psychique, contraintes d’envisager des solutions violentes, incertaines et souvent tragiques.

Nous demandons l’ouverture d’un débat public et parlementaire, éthique et médical, sur la prise en compte des troubles psychiatriques dans le cadre de l’aide médicale à mourir, dans des conditions strictement encadrées :

  • évaluation par plusieurs professionnels indépendants
  • vérification du discernement
  • caractère durable de la souffrance et résistance aux traitements
  • absence d’alternative thérapeutique raisonnable
  • délais de réflexion encadrés
  • vigilance constante face à tout risque de pression de l’entourage

Il ne s’agit ni de banaliser ni d’encourager. Il s’agit de combler un vide juridique, dans le respect des principes de dignité, d’autonomie et de protection.

Refuser d’ouvrir ce débat, c’est maintenir une inégalité de traitement entre souffrances physiques et psychiques. C’est risquer de laisser dans l’ombre des situations humaines complexes et douloureuses.

L’ouvrir, au contraire, c’est affirmer une volonté de comprendre, d’encadrer et de protéger.

Nous appelons les pouvoirs publics, les professionnels de santé, les chercheurs et l’ensemble de la société civile à engager une réflexion approfondie, nuancée et responsable sur ce sujet.

Parce que toutes les souffrances méritent d’être entendues.

 

Nous insistons sur un point fondamental :

Cette demande ne s’oppose en rien à la prévention du suicide - elle exige, au contraire, son renforcement.

Une telle démarche ne saurait être dissociée :

  • du renforcement des politiques publiques en santé mentale
  • de l’amélioration de l’accès à des soins psychiatriques de qualité, notamment pour les plus précaires
  • d’une lutte active contre l’isolement et la souffrance psychique
  • de l’engagement de moyens financiers supplémentaires face au nombre de malades qui a fortement augmenté ces dernières années
  • de la mise en place de contrôles concernant la maltraitance médicale
  • du renforcement de la vigilance face à de possibles dérives eugénistes, notamment pour les plus vulnérables

Important :

Si vous traversez une période de détresse psychologique ou avez des idées suicidaires, il est essentiel de demander de l’aide. Des professionnels et services d’écoute sont disponibles pour vous accompagner. Le numéro de la ligne nationale de prévention du suicide en France est le 3114.

 

Pétition adressée à :

Députés et sénateurs du Parlement français
Ministère de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées

 

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Camille LE BIANLanceur de pétition

Les décisionnaires

Députés et sénateurs du Parlement français
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Ministère de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées
Ministère de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées

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