Pétition fermée

NON À LA RÉFORME DE L'ORTHOGRAPHE ET AU NIVELLEMENT PAR LE BAS

Cette pétition avait 36 021 signataires


Je suis scandalisée d'apprendre ce jour, 29 janvier 2016, que la réforme de l'orthographe de 1990 fait son grand retour. Amoureuses et amoureux de la Langue Française, dans toutes ses singularités, ses particularités, ses curiosités, rejoignez-moi contre la perte définitive d'une partie de la sémantique d'une des plus belles langues du monde et de l'étymologie pleine de sens, d'Histoire et de marqueurs fondateurs. Notre orthographe est intellectuelle et dégage des caractéristiques essentielles. Étonnant que ce projet soit entériné par nos "immortels" de l'Académie Française ! Étymologiquement elle conserve les traces de ses origines latine/romane, grecque, francique et ancien français ou françois. Pauvres Charlemagne, Matière De France, Roman de la Rose, Boileau, Ronsard, Hugo et tant d'autres. Esthétiquement notre orthographe est ornementale, et sa beauté singulière ainsi que sa physionomie se révèlent par ses signes particuliers, ses lettres en sus et son idéographie. La langue française est difficile. Plus particulièrement à l'écrit. Est-ce une raison pour scarifier son orthographe afin de la rendre plus accessible ? Je pense aux Hindous de Pondichery, aux Cajuns Louisianais, Francophones du monde, qui éprouvent moins de difficultés, que les adeptes du SMS et de l'abrégé, à respecter notre langue et ses subtilités. J'ai conscience de prendre le parti du traditionalisme contre le réformisme. Mais l'on ne soigne jamais une affection sans traiter la cause ET LE NIVELLEMENT PAR LE BAS sera la conséquence de cette réforme. Je tiens à mon accent circonflexe, je tiens à mon "i" d'oignon, nénufar sans son "ph" ne me fait plus rêver, le trait d'union doit rester. Vous avez sans doute voulu pallier la non application de la réforme de 1990 dans les manuels scolaires et les écrits administratifs ? Conscientes et conscients de la richesse étymologique du français écrit, nous n'avons pas eu notre mot à dire. Au ministère de l'éducation nationale (6 février 2016), chaque signature est en accord avec l'idée que les actions successives menées par le ministère de l'éducation nationale portent un coup de plus en plus violent à notre système éducatif, qui fut dans le passé un modèle d'excellence. Suite à cette pétition adressée en premier lieu à l'Académie Française, j'ai reçu un nombre étourdissant de critiques s'agissant de la réforme des collèges, des dernières méthodes d'apprentissage du français écrit et parlé, ainsi que de cette réforme de l'orthographe qui ne pouvait pas plus mal tomber. Dichotomiques et disruptifs sont les signaux que nous envoient nos politiques : Ils nous faut porter toujours plus haut nos couleurs, nos valeurs, notre Histoire (qui donnait le vertige à Victor Hugo) et notre culture mais parallèlement, l'enseignement des faits et des grandes figures de notre Histoire, nous sont enlevés peu à peu, et l'Art de notre écriture est sacrifié sur l'hôtel (l'autel hein ... Jeu de mots) de la simplification et de "la logique". Que dire du latin et du grec ? Comment faire appel à l'unité nationale et à la défense de nos valeurs lorsque la génération à venir sera bien incapable de nommer les fondateurs de notre culture, ce qu'ils firent pour leur peuple et dans quel contexte politique, social et économique, ils vécurent, et que dans le même temps, ils auront perdu la sémantique et la syntaxe avec dans leurs mains une tablette numérique pour principal outil d'écriture. Le progrès oui, mais la manœuvre est sensible. La règle universelle pour toute adhésion à un projet délicat, me semble-t-il, est de le faire connaître dans son ensemble et son détail et de le faire aimer ensuite, pour enfin voir naître l'action. La non-concertation nous amène fatalement à la friction et donc au rejet total dudit projet, quand bien même celui-ci aurait été sensé ... Les Français, malgré la perte de confiance vis-à-vis des politiques successives, s'intéressent profondément au devenir de leurs enfants, de leur pays, de leur patrimoine et de leurs institutions. Ils communiquent, ils se mobilisent, ils résistent à un modèle de pensée unique et souhaitent tout naturellement s'approprier une part du débat qui leur revient de droit. Ne leur tournez pas le dos.


Emilie compte sur vous aujourd'hui

Emilie Moulin a besoin de votre aide pour sa pétition “Académie Française: NON À LA RÉFORME DE L'ORTHOGRAPHE ET AU NIVELLEMENT PAR LE BAS”. Rejoignez Emilie et 36 020 signataires.