

700 € pour une ambulance : quand le surpoids devient une raison de renoncer aux soins
Le problème
Certains me connaissent déjà, je répare vos ordinateurs. Mais aujourd'hui, je ne vous parle pas d'informatique. Je vous parle de mon papa.
Mon père Jacques a 82 ans. Il est résident à l'EHPAD La Durançole à Montfavet depuis janvier 2024. Il est alité, il ne peut plus se lever seul, et il a besoin d'une ambulance pour accéder aux soins que ses médecins lui prescrivent.
Sauf que voilà. Mon père pèse 118 kg. Au-delà de 110 kg, les transporteurs sanitaires considèrent qu'une ambulance classique ne suffit plus. On impose alors une ambulance dite "bariatrique" — c'est le terme médical pour les véhicules adaptés aux personnes en surpoids ou obèses — un véhicule spécialement équipé, avec un brancard renforcé et un équipage plus nombreux. C'est justifié, c'est nécessaire, personne ne le conteste.
Ce qui est contestable, c'est la facture.
722,65 € de reste à charge !
La Sécurité Sociale rembourse 177,35 €, soit le tarif d'une ambulance classique. Tout le surcoût lié à l'équipement spécifique ? À la charge du patient ou de sa famille.
Résultat : des rendez-vous médicaux annulés. Pas parce que les médecins ne prescrivent pas. Pas parce que les ambulances n'existent pas. Mais parce qu'on ne peut pas se permettre de payer 700 € à chaque consultation.
Est-ce qu'on parle d'un cas isolé ? Non.
Depuis 2019, 17 questions écrites ont été déposées à l'Assemblée Nationale sur ce sujet précis, par des députés de TOUS les partis politiques. Aucune n'a abouti à une solution concrète. J'ai écrit à la Ministre de la Santé. Sa réponse m'a renvoyé vers la CPAM et le CCAS.
47% des Français sont en surpoids. 10 millions souffrent d'obésité. La quasi-totalité ignore que le jour où ils auront besoin d'une ambulance adaptée — dès 110 kg — ils devront payer plusieurs centaines d'euros de leur poche. Sans recours. Sans remboursement possible.
Ce n'est pas un oubli administratif. C'est une discrimination. Et quand elle conduit à renoncer à des soins prescrits par un médecin, on s'approche dangereusement d'une rupture du droit fondamental à la santé, tolérée par le système.
J'ai contacté les candidats à la présidentielle 2027. Une seule équipe m'a répondu sérieusement jusqu'ici. Le combat continue.
Si vous êtes indignés ou connaissés quelqu'un dans cette situation, partagez ce post. Plus nous serons nombreux à en parler, plus ce sujet aura une chance d'atterrir enfin dans un programme politique — et dans la loi.
Merci.
Florent SINOT — Dépannage informatique à Avignon, et fils de Jacques.
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Mise à jour — 22 septembre 2026
Depuis le lancement de cette pétition, les choses avancent. Voici où nous en sommes.
700 signatures. Merci à chacun d'entre vous. Chaque signature compte et renforce la légitimité de ce combat.
Un reportage radio a été diffusé le 17 septembre 2026 sur ICI Vaucluse / France Bleu Vaucluse, donnant un visage à ce problème et le portant à la connaissance du grand public. L'accueil a été remarquable.
🎙️ https://www.ici.fr/emissions/l-info-d-ici-ici-vaucluse/un-avignonnais-de-118-kilos-renonce-a-se-soigner-car-il-ne-peut-pas-payer-une-ambulance-adaptee-a-son-obesite-8027195
Pour rappel : 722 euros de reste à charge pour un simple aller-retour. C'est exactement la moitié d'un SMIC net mensuel (1 477 € en 2026). Pour emmener son père chez le médecin.
Heureusement, la situation de mon père s'est améliorée toute seule, et grâce aux soins attentionnés que lui prodiguent quotidiennement les infirmiers et aides-soignants de l'EHPAD La Durançole. Qu'ils en soient sincèrement remerciés. Mais la question reste entière : que se passera-t-il au prochain examen indispensable ?
Les avancées depuis le lancement de la pétition :
— La Ligue nationale Contre l'Obésité — 9 000 membres, agrément Santé — a pris contact et va se saisir du dossier. Notre combat local rejoint désormais un réseau national.
— Un décret a été publié le 13 août 2026 créant enfin un cadre légal pour le transport bariatrique. C'est une étape importante. Mais ce décret ne fixe toujours aucun tarif de remboursement — c'est précisément ce que nous réclamons.
— Le député du Vaucluse M. Raphaël Arnault a répondu positivement : son cabinet est prêt à interpeller le ministre et à me rencontrer cette semaine.
— Des élus locaux ont pris contact spontanément après le reportage pour m'aider à avancer.
Le combat continue. Sur tous les fronts, simultanément.
Un mot sur la pétition elle-même
Plusieurs personnes m'ont demandé si Change.org demandait de l'argent. Oui — mais ces demandes de dons n'émanent pas de moi. Elles viennent de l'association Change.org, qui se finance uniquement par des dons pour faire fonctionner sa plateforme. Ces dons ne me reviennent ni à moi ni à mon père.
Vous n'êtes absolument pas obligés de donner. Pour soutenir ce combat, une seule chose suffit : signer et transmettre la pétition à vos proches. C'est gratuit, cela prend 30 secondes, et cela ne nécessite qu'un nom, un prénom et une adresse email.
Enfin, j'ai été stupéfait de lire des commentaires suggérant que cette histoire serait inventée. En France, nous sommes tellement habitués à ce que tout soit remboursé — et c'est une chance — que beaucoup ont du mal à croire qu'un transport médical prescrit par un médecin puisse laisser 700 euros à la charge d'une famille. Et pourtant.
Ce n'est pas un canular. C'est la réalité de mon père. Et probablement celle de milliers d'autres familles qui n'ont pas encore osé en parler.
Signez. Partagez. Témoignez.
Florent SINOT — fils de Jacques

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Le problème
Certains me connaissent déjà, je répare vos ordinateurs. Mais aujourd'hui, je ne vous parle pas d'informatique. Je vous parle de mon papa.
Mon père Jacques a 82 ans. Il est résident à l'EHPAD La Durançole à Montfavet depuis janvier 2024. Il est alité, il ne peut plus se lever seul, et il a besoin d'une ambulance pour accéder aux soins que ses médecins lui prescrivent.
Sauf que voilà. Mon père pèse 118 kg. Au-delà de 110 kg, les transporteurs sanitaires considèrent qu'une ambulance classique ne suffit plus. On impose alors une ambulance dite "bariatrique" — c'est le terme médical pour les véhicules adaptés aux personnes en surpoids ou obèses — un véhicule spécialement équipé, avec un brancard renforcé et un équipage plus nombreux. C'est justifié, c'est nécessaire, personne ne le conteste.
Ce qui est contestable, c'est la facture.
722,65 € de reste à charge !
La Sécurité Sociale rembourse 177,35 €, soit le tarif d'une ambulance classique. Tout le surcoût lié à l'équipement spécifique ? À la charge du patient ou de sa famille.
Résultat : des rendez-vous médicaux annulés. Pas parce que les médecins ne prescrivent pas. Pas parce que les ambulances n'existent pas. Mais parce qu'on ne peut pas se permettre de payer 700 € à chaque consultation.
Est-ce qu'on parle d'un cas isolé ? Non.
Depuis 2019, 17 questions écrites ont été déposées à l'Assemblée Nationale sur ce sujet précis, par des députés de TOUS les partis politiques. Aucune n'a abouti à une solution concrète. J'ai écrit à la Ministre de la Santé. Sa réponse m'a renvoyé vers la CPAM et le CCAS.
47% des Français sont en surpoids. 10 millions souffrent d'obésité. La quasi-totalité ignore que le jour où ils auront besoin d'une ambulance adaptée — dès 110 kg — ils devront payer plusieurs centaines d'euros de leur poche. Sans recours. Sans remboursement possible.
Ce n'est pas un oubli administratif. C'est une discrimination. Et quand elle conduit à renoncer à des soins prescrits par un médecin, on s'approche dangereusement d'une rupture du droit fondamental à la santé, tolérée par le système.
J'ai contacté les candidats à la présidentielle 2027. Une seule équipe m'a répondu sérieusement jusqu'ici. Le combat continue.
Si vous êtes indignés ou connaissés quelqu'un dans cette situation, partagez ce post. Plus nous serons nombreux à en parler, plus ce sujet aura une chance d'atterrir enfin dans un programme politique — et dans la loi.
Merci.
Florent SINOT — Dépannage informatique à Avignon, et fils de Jacques.
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Mise à jour — 22 septembre 2026
Depuis le lancement de cette pétition, les choses avancent. Voici où nous en sommes.
700 signatures. Merci à chacun d'entre vous. Chaque signature compte et renforce la légitimité de ce combat.
Un reportage radio a été diffusé le 17 septembre 2026 sur ICI Vaucluse / France Bleu Vaucluse, donnant un visage à ce problème et le portant à la connaissance du grand public. L'accueil a été remarquable.
🎙️ https://www.ici.fr/emissions/l-info-d-ici-ici-vaucluse/un-avignonnais-de-118-kilos-renonce-a-se-soigner-car-il-ne-peut-pas-payer-une-ambulance-adaptee-a-son-obesite-8027195
Pour rappel : 722 euros de reste à charge pour un simple aller-retour. C'est exactement la moitié d'un SMIC net mensuel (1 477 € en 2026). Pour emmener son père chez le médecin.
Heureusement, la situation de mon père s'est améliorée toute seule, et grâce aux soins attentionnés que lui prodiguent quotidiennement les infirmiers et aides-soignants de l'EHPAD La Durançole. Qu'ils en soient sincèrement remerciés. Mais la question reste entière : que se passera-t-il au prochain examen indispensable ?
Les avancées depuis le lancement de la pétition :
— La Ligue nationale Contre l'Obésité — 9 000 membres, agrément Santé — a pris contact et va se saisir du dossier. Notre combat local rejoint désormais un réseau national.
— Un décret a été publié le 13 août 2026 créant enfin un cadre légal pour le transport bariatrique. C'est une étape importante. Mais ce décret ne fixe toujours aucun tarif de remboursement — c'est précisément ce que nous réclamons.
— Le député du Vaucluse M. Raphaël Arnault a répondu positivement : son cabinet est prêt à interpeller le ministre et à me rencontrer cette semaine.
— Des élus locaux ont pris contact spontanément après le reportage pour m'aider à avancer.
Le combat continue. Sur tous les fronts, simultanément.
Un mot sur la pétition elle-même
Plusieurs personnes m'ont demandé si Change.org demandait de l'argent. Oui — mais ces demandes de dons n'émanent pas de moi. Elles viennent de l'association Change.org, qui se finance uniquement par des dons pour faire fonctionner sa plateforme. Ces dons ne me reviennent ni à moi ni à mon père.
Vous n'êtes absolument pas obligés de donner. Pour soutenir ce combat, une seule chose suffit : signer et transmettre la pétition à vos proches. C'est gratuit, cela prend 30 secondes, et cela ne nécessite qu'un nom, un prénom et une adresse email.
Enfin, j'ai été stupéfait de lire des commentaires suggérant que cette histoire serait inventée. En France, nous sommes tellement habitués à ce que tout soit remboursé — et c'est une chance — que beaucoup ont du mal à croire qu'un transport médical prescrit par un médecin puisse laisser 700 euros à la charge d'une famille. Et pourtant.
Ce n'est pas un canular. C'est la réalité de mon père. Et probablement celle de milliers d'autres familles qui n'ont pas encore osé en parler.
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Florent SINOT — fils de Jacques

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Pétition lancée le 6 septembre 2026