

700 € pour une ambulance : quand le surpoids devient une raison de renoncer aux soins
Le problème
Certains me connaissent déjà, je répare vos ordinateurs. Mais aujourd'hui, je ne vous parle pas d'informatique. Je vous parle de mon papa.
Mon père Jacques a 82 ans. Il est résident à l'EHPAD La Durançole à Montfavet depuis janvier 2024. Il est alité, il ne peut plus se lever seul, et il a besoin d'une ambulance pour accéder aux soins que ses médecins lui prescrivent.
Sauf que voilà. Mon père pèse 118 kg. Au-delà de 110 kg, les transporteurs sanitaires considèrent qu'une ambulance classique ne suffit plus. On impose alors une ambulance dite "bariatrique" — c'est le terme médical pour les véhicules adaptés aux personnes en surpoids ou obèses — un véhicule spécialement équipé, avec un brancard renforcé et un équipage plus nombreux. C'est justifié, c'est nécessaire, personne ne le conteste.
Ce qui est contestable, c'est la facture.
722,65 € de reste à charge !
La Sécurité Sociale rembourse 177,35 €, soit le tarif d'une ambulance classique. Tout le surcoût lié à l'équipement spécifique ? À la charge du patient ou de sa famille.
Résultat : des rendez-vous médicaux annulés. Pas parce que les médecins ne prescrivent pas. Pas parce que les ambulances n'existent pas. Mais parce qu'on ne peut pas se permettre de payer 700 € à chaque consultation.
Est-ce qu'on parle d'un cas isolé ? Non.
Depuis 2021, 9 questions écrites ont été déposées à l'Assemblée Nationale sur ce sujet précis, par des députés de TOUS les partis politiques. Aucune n'a abouti à une solution concrète. J'ai écrit à la Ministre de la Santé. Sa réponse m'a renvoyé vers la CPAM et le CCAS.
47% des Français sont en surpoids. 10 millions souffrent d'obésité. La quasi-totalité ignore que le jour où ils auront besoin d'une ambulance adaptée — dès 110 kg — ils devront payer plusieurs centaines d'euros de leur poche. Sans recours. Sans remboursement possible.
Ce n'est pas un oubli administratif. C'est une discrimination. Et quand elle conduit à renoncer à des soins prescrits par un médecin, on s'approche dangereusement d'une rupture du droit fondamental à la santé, tolérée par le système.
J'ai contacté les candidats à la présidentielle 2027. Une seule équipe m'a répondu sérieusement jusqu'ici. Le combat continue.
Si vous êtes indignés ou connaissés quelqu'un dans cette situation, partagez ce post. Plus nous serons nombreux à en parler, plus ce sujet aura une chance d'atterrir enfin dans un programme politique — et dans la loi.
Merci.
Florent SINOT — Dépannage informatique à Avignon, et fils de Jacques.

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Le problème
Certains me connaissent déjà, je répare vos ordinateurs. Mais aujourd'hui, je ne vous parle pas d'informatique. Je vous parle de mon papa.
Mon père Jacques a 82 ans. Il est résident à l'EHPAD La Durançole à Montfavet depuis janvier 2024. Il est alité, il ne peut plus se lever seul, et il a besoin d'une ambulance pour accéder aux soins que ses médecins lui prescrivent.
Sauf que voilà. Mon père pèse 118 kg. Au-delà de 110 kg, les transporteurs sanitaires considèrent qu'une ambulance classique ne suffit plus. On impose alors une ambulance dite "bariatrique" — c'est le terme médical pour les véhicules adaptés aux personnes en surpoids ou obèses — un véhicule spécialement équipé, avec un brancard renforcé et un équipage plus nombreux. C'est justifié, c'est nécessaire, personne ne le conteste.
Ce qui est contestable, c'est la facture.
722,65 € de reste à charge !
La Sécurité Sociale rembourse 177,35 €, soit le tarif d'une ambulance classique. Tout le surcoût lié à l'équipement spécifique ? À la charge du patient ou de sa famille.
Résultat : des rendez-vous médicaux annulés. Pas parce que les médecins ne prescrivent pas. Pas parce que les ambulances n'existent pas. Mais parce qu'on ne peut pas se permettre de payer 700 € à chaque consultation.
Est-ce qu'on parle d'un cas isolé ? Non.
Depuis 2021, 9 questions écrites ont été déposées à l'Assemblée Nationale sur ce sujet précis, par des députés de TOUS les partis politiques. Aucune n'a abouti à une solution concrète. J'ai écrit à la Ministre de la Santé. Sa réponse m'a renvoyé vers la CPAM et le CCAS.
47% des Français sont en surpoids. 10 millions souffrent d'obésité. La quasi-totalité ignore que le jour où ils auront besoin d'une ambulance adaptée — dès 110 kg — ils devront payer plusieurs centaines d'euros de leur poche. Sans recours. Sans remboursement possible.
Ce n'est pas un oubli administratif. C'est une discrimination. Et quand elle conduit à renoncer à des soins prescrits par un médecin, on s'approche dangereusement d'une rupture du droit fondamental à la santé, tolérée par le système.
J'ai contacté les candidats à la présidentielle 2027. Une seule équipe m'a répondu sérieusement jusqu'ici. Le combat continue.
Si vous êtes indignés ou connaissés quelqu'un dans cette situation, partagez ce post. Plus nous serons nombreux à en parler, plus ce sujet aura une chance d'atterrir enfin dans un programme politique — et dans la loi.
Merci.
Florent SINOT — Dépannage informatique à Avignon, et fils de Jacques.

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Pétition lancée le 6 septembre 2026