28 jours ça ne suffit pas ! Pour des congés parentaux plus égalitaires #RevoyezLesCongés


28 jours ça ne suffit pas ! Pour des congés parentaux plus égalitaires #RevoyezLesCongés
Le problème
Aujourd’hui encore, devenir mère est un événement qui pénalise de nombreuses femmes. La maternité génère des inégalités entre les femmes et les hommes sur le marché du travail. Au sein des couples hétérosexuels, les inégalités de partage des tâches domestiques s’accentuent après une naissance. Les mères sont plus nombreuses à interrompre ou ralentir leur activité professionnelle. Cette pression risque d’augmenter dans les années à venir, du fait de la crise du secteur de la petite enfance. Toutes ces inégalités - familiales et professionnelles - pourraient être atténuées si tous les parents avaient les mêmes devoirs parentaux lors d'une naissance, grâce à des congés plus égalitaires.
En 2021, le congé paternité est passé de 14 à 28 jours (dont sept obligatoires). Ce pas en avant était nécessaire, mais cela reste insuffisant. Qu’est-ce qui justifie que la mère se retrouve seule avec son nourrisson le 29ème jour, à l’issue du congé pris par l’autre parent ? La santé des mères ? Non, puisqu’elles ont justement besoin de soutien pour se soigner et se reposer après un accouchement sans s’épuiser. Aujourd’hui, les mères sont contraintes de se rendre à leurs rendez-vous médicaux de suivi avec leur enfant ; 15 à 20% des mères souffrent de dépression du post-partum. L’allaitement (pour les femmes qui font ce choix) ? Non plus, puisque rien n’empêche l’autre parent en congé de participer à d’autres tâches, plutôt que de les réserver à la mère lorsqu’elle ne nourrit pas son enfant. L’intérêt des entreprises ? Rien n’indique qu’un congé paternité ou congé co-parent est plus compliqué à gérer qu’un congé maternité. Arguons que simplifier le retour à l’emploi des femmes intéresse les employeurs de tous les secteurs d’activités féminisés, dont beaucoup sont “en tension” actuellement.
En réalité, rien ne justifie l’inégalité des congés parentaux en dehors d’une conception traditionnelle inégalitaire des rôles parentaux.
Il est temps de revaloriser tous les congés parentaux. Le gouvernement doit réviser son projet de réforme du congé parental pour éviter un recul de droits, et doit inclure une extension du congé paternité (au bénéfice de tous les coparents). En août 2023, une concertation a été lancée. En janvier 2024, dans son discours sur le réarmement démographique, le Président de la République a fait des annonces inquiétantes sur le congé parental : c’est le moment d’agir. Si l’on veut réduire les inégalités entre les femmes et les hommes dans la parentalité, il est essentiel que le congé parental soit réellement revalorisé et que cette réforme aille de pair avec une extension du congé paternité et avec un vrai investissement dans le secteur public de la petite enfance.
Nous demandons que la part obligatoire et non fractionnable du congé paternité soit étendue à huit semaines (même durée que la part obligatoire du congé maternité), et que la durée totale du congé se rapproche de la durée du congé maternité - au bénéfice de tous les coparents et de tous les enfants.
Nous demandons également une réelle revalorisation du congé parental, pour permettre la liberté et l'émancipation de tou.te.s.
Cette pétition fait suite à la tribune publiée en Juillet 2023 dans le journal Libération, et s'est élargie en 2024 pour inclure les revendications de Parents & Féministes formulées après les annonces du gouvernement sur les congés parentaux.

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Le problème
Aujourd’hui encore, devenir mère est un événement qui pénalise de nombreuses femmes. La maternité génère des inégalités entre les femmes et les hommes sur le marché du travail. Au sein des couples hétérosexuels, les inégalités de partage des tâches domestiques s’accentuent après une naissance. Les mères sont plus nombreuses à interrompre ou ralentir leur activité professionnelle. Cette pression risque d’augmenter dans les années à venir, du fait de la crise du secteur de la petite enfance. Toutes ces inégalités - familiales et professionnelles - pourraient être atténuées si tous les parents avaient les mêmes devoirs parentaux lors d'une naissance, grâce à des congés plus égalitaires.
En 2021, le congé paternité est passé de 14 à 28 jours (dont sept obligatoires). Ce pas en avant était nécessaire, mais cela reste insuffisant. Qu’est-ce qui justifie que la mère se retrouve seule avec son nourrisson le 29ème jour, à l’issue du congé pris par l’autre parent ? La santé des mères ? Non, puisqu’elles ont justement besoin de soutien pour se soigner et se reposer après un accouchement sans s’épuiser. Aujourd’hui, les mères sont contraintes de se rendre à leurs rendez-vous médicaux de suivi avec leur enfant ; 15 à 20% des mères souffrent de dépression du post-partum. L’allaitement (pour les femmes qui font ce choix) ? Non plus, puisque rien n’empêche l’autre parent en congé de participer à d’autres tâches, plutôt que de les réserver à la mère lorsqu’elle ne nourrit pas son enfant. L’intérêt des entreprises ? Rien n’indique qu’un congé paternité ou congé co-parent est plus compliqué à gérer qu’un congé maternité. Arguons que simplifier le retour à l’emploi des femmes intéresse les employeurs de tous les secteurs d’activités féminisés, dont beaucoup sont “en tension” actuellement.
En réalité, rien ne justifie l’inégalité des congés parentaux en dehors d’une conception traditionnelle inégalitaire des rôles parentaux.
Il est temps de revaloriser tous les congés parentaux. Le gouvernement doit réviser son projet de réforme du congé parental pour éviter un recul de droits, et doit inclure une extension du congé paternité (au bénéfice de tous les coparents). En août 2023, une concertation a été lancée. En janvier 2024, dans son discours sur le réarmement démographique, le Président de la République a fait des annonces inquiétantes sur le congé parental : c’est le moment d’agir. Si l’on veut réduire les inégalités entre les femmes et les hommes dans la parentalité, il est essentiel que le congé parental soit réellement revalorisé et que cette réforme aille de pair avec une extension du congé paternité et avec un vrai investissement dans le secteur public de la petite enfance.
Nous demandons que la part obligatoire et non fractionnable du congé paternité soit étendue à huit semaines (même durée que la part obligatoire du congé maternité), et que la durée totale du congé se rapproche de la durée du congé maternité - au bénéfice de tous les coparents et de tous les enfants.
Nous demandons également une réelle revalorisation du congé parental, pour permettre la liberté et l'émancipation de tou.te.s.
Cette pétition fait suite à la tribune publiée en Juillet 2023 dans le journal Libération, et s'est élargie en 2024 pour inclure les revendications de Parents & Féministes formulées après les annonces du gouvernement sur les congés parentaux.

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Pétition lancée le 5 novembre 2023