15 jours avant que les médecins débranchent notre mère.. Aidez-nous à la sauver!!

Le problème

Bonjour à tous,

Cela fait plusieurs mois maintenant que notre mère est dans le coma d’abord à l’hôpital de Thionville puis à Metz.
 Seule, abandonnée et maltraitée, les médecins veulent maintenant la débrancher, contre sa volonté et celle de sa famille.

Voici son histoire.

Je m’appelle Myriam, je suis la fille unique d’une fratrie composée de 5 frères. Je vous écris pour ma mère. Elle a soufflé sa 59ème bougie le 8 mars dernier. Il s’agit d’une date qu’elle apprécie particulièrement car elle représente la Journée Internationale de la Femme.

Ma mère est une personne qui a toujours été altruiste. Elle donnait bénévolement des cours d’écriture à plusieurs personnes de notre quartier. Elle a toujours poussé vers le haut les gens en les aidant à lire et à écrire. De plus, elle a consacré toute son existence, sans relâche, à s’occuper de l’éducation de ses enfants. On peut dire qu’elle a plutôt bien réussi, grâce à elle nous sommes tous accomplis et épanouis.

Le maître mot de notre mère est la générosité. Elle donnait de la lumière à chaque personne rencontrée sur son passage.

Il y a un an, j’avais la plus merveilleuse des vies et tout pour être heureuse. Un avenir radieux s’offrait à nous, mais surtout le bonheur de voir sourire maman tous les jours.
Ma mère et moi sommes très proches, il faut dire que je suis sa seule fille, ce qui a créé une complicité un peu à part même si je sais qu’elle aime aussi énormément mes frères.

Nous partions régulièrement en voyage ensemble, découvrir le monde, de nouvelles cultures, civilisations. Maman est une femme très sociable et humaine, elle adore recevoir des gens à la maison et ne manquait pas un jour sans passer un coup de fil à ses enfants où qu’ils soient. Maman est une battante, elle sortait d’un combat gagné contre un cancer du sein.

Un jour, Maman a des maux de tête à cause d’une insomnie. Prévoyants, nous décidons de l’emmener à l’hôpital pour que l’on puisse lui faire un bilan complet car nous ne voulions prendre aucun risque. Elle est hospitalisée le 31 décembre 2021 à l’hôpital de Bel Air à Thionville pour quelques heures tout au plus pensait-on.

Le médecin de garde, semble-t-il, très pressé, la veille du nouvel an, réalise ainsi plusieurs examens. Tout est normal, elle manque seulement de sommeil, nous sommes rassurés, tout va bien. Nous nous disons à ce moment-là que tout va rentrer dans l’ordre.

Maintenant que tout est enfin fini, elle veut rentrer, nous demandons à ce qu’elle sorte pour retourner à la maison mais ils décident de la garder sans aucune explication.
 Surpris, nous quittons tout de même la chambre rassurée, et nous lui promettons que nous viendrons la chercher le lendemain matin à la première heure.

Malheureusement, ce qui devait être une simple visite de contrôle va vite se transforme en cauchemar...

Il y a des jours qui changent nos vies et qui nous marquent à jamais. Ce 1er Janvier 2022 sera pour nous le début de l’horreur...

Cette nuit-là, elle se voit attachée, sans aucune raison. Le chef des urgences au moment des faits est l'actuel ministre de la santé.

Elle est stressée, ne comprend pas, quelque chose d’anormal se passe. Son cœur, si solide, s'emballe au point de lâcher. Les médecins ont commis l’impensable, notre pauvre maman qui fait à peine 63 kilos s’est vue administrer une dose qui était conçue pour une personne qui en fait 90kg!

Maman qui était juste venue pour une petite visite de contrôle vient de faire un arrêt cardiaque ! Elle n’est pas réanimée de suite, nous ne comprenons pas pour quelle raison. Tout est flou, notre maman se retrouve dans le coma, à cause d’un médecin.

Le téléphone sonne, on nous appelle pour nous prévenir et là le monde s’écroule autour de nous, maman vient de faire l’objet d’une terrible erreur médicale! 
Nous sommes désemparés, il y a quelques heures nous nous étions promis de nous retrouver le lendemain et ce soir on nous dit qu’elle est dans un état critique. Suite à un surdosage médicamenteux maman est dans le coma! Il nous sera confirmé plus tard par le médecin lui-même. Nous gardons toutefois notre sang froid car nous savons que la vie de maman est entre leurs mains.

Les heures passent et nous n’avons toujours pas de nouvelles, nous ne connaissons pas l’ampleur des dégâts.
 Le médecin arrive enfin et nous annonce que maman va probablement mourir et qu’il fallait commencer à envisager de la débrancher, dès le deuxième jour !

Sous le choc, nous ne comprenons pas ces mots, au lieu de réparer leur erreur en la soignant, ils veulent en finir et nous arracher ce que nous avons de plus cher au monde...

Nous nous opposons formellement à cela en disant que nous voulons tout tenter pour sauver maman ! Nous demandons immédiatement à ce que l’on nous transmette son dossier médical et qu’un transfert soit réalisé, chose à laquelle les médecins s’opposent formellement, à l’unisson.

Les jours passent et le discours est le même, de plus en plus ferme, et la pression pour débrancher maman est de plus en plus insoutenable. Mort d’angoisse à chaque fois que la sonnerie du téléphone retentit, nous avançons dans le brouillard avec une sorte d’épée de Damoclès au-dessus de la tête.

Nous sommes déboussolés et ne comprenons absolument pas cette ligne de conduite tenue par l’hôpital. Pourquoi vouloir absolument ôter la vie de notre jeune maman alors qu’elle n’est dans le coma que depuis une semaine, à peine. Pourtant son activité cérébrale est toujours présente et ses organes parfaitement indemnes ! On a vu des comas durer plusieurs années pourquoi s’acharner sur elle ? Qui sont ces médecins qui prônent avec force l’arrêt des soins alors qu’ils ont pourtant prêté serment pour sauver des vies?

De plus, maman avait manifesté à plusieurs reprises son envie d’être soignée et de vivre et si un jour son état venait à se dégrader. Elle nous a toujours dit de croire en la vie.
En face, on ignore notre volonté et celle de notre maman. Nous avons l’impression que notre parole ne vaut rien, à chaque fois que nous suggérons quelque chose, nous sommes impertinents.

Pourtant le droit à la vie est un droit inaliénable qui ne devrait en aucun cas appartenir aux médecins, seulement au seul patient ou à sa famille qui le connaît parfaitement et qui sait mieux que personne ses intentions quant à sa volonté de poursuivre des traitements ! L'article 2 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme le rappelle pourtant “Sans le droit à la vie, il n’est pas possible de jouir des autres Droits de l’Homme. Nul ne peut être condamné à mort”.

Notre mère, qui a des convictions fortes, avait pourtant été claire à ce sujet, quoi qu’il arrive, elle voudrait que tout soit mis en œuvre pour que l’on puisse la sauver.

Les semaines passent, maman progresse de plus en plus. Elle bouge les mains, sursaute, ouvre les yeux comme pour échanger un regard, l’espoir renait en nous, maman va bientôt guérir, les médecins vont forcément le voir et rejoindre le combat avec nous !

Malheureusement ils ne veulent rien entendre, pour eux il n’y a plus aucun espoir, elle va forcément mourir, tout n’est qu’invention de notre part. Nous la voyons pourtant bien respirer, se battre, bouger.
Ils restent ainsi sur leur décision initiale de limiter les soins.

Inflexibles, insensibles face à notre détresse et notre souffrance, ils décident de mettre à exécution leur funeste dessein. Le comble c’est qu’ils écrivent dans un document que maman faisait 90 kilos au lieu de 63, se trompent sur ses antécédents médicaux, l’erreur est totale.

Nous décidons ainsi de combattre cette injustice et portons l’affaire devant un juge ! Les médecins nous en veulent, ils n’ont pas l’habitude que l’on s’oppose à eux et ils ne le font payer ! Des mots froids, toujours condescendants mais surtout une absence totale de communication et d’empathie. Nous n’avons en effet des informations médicales de maman que par l’intermédiaire de mon frère qui est son référent. Il n’est contacté que très rarement par les médecins et ces absences d’informations représentent pour nous une souffrance qui grandit jour après jour.

En plus de devoir soutenir notre mère, nous devons faire face à un harcèlement quotidien de ceux qui, en théorie, devraient nous soutenir le plus.

A bout de force, nous les avons suppliés de nous aider à trouver un autre hôpital, même privé. C’est peine perdue, un mur est érigé en face de nous, inhumain, soucieux de se protéger. Nous sommes laissés à notre désarroi, sans aucune explication. De leur côté, ils ne font aucune recherche, ils sont contre tout transfert malgré un discours “officiel” où ils indiquent y être favorables. Ils dissuadent tous les hôpitaux que nous avons contacté de prendre maman, pour eux il n’y a qu’une seule issue, la mort.

Pourtant ma mère va de mieux en mieux, elle sursaute, elle ouvre les yeux comme pour échanger un regard, elle nous serre la main quand on lui demande mais les médecins refusent de remettre en question leur jugement car après tout, se déjuger reviendrait à admettre leur erreur, chose qu’ils ne feront probablement jamais.

Nous avons sollicité l’agence régionale de santé, la CADA (Commission d'accès aux documents administratifs) pour récupérer le dossier médical, le représentant de la Défenseure des droits, la Défenseure des droits elle-même, les représentants de la commission des usagers notamment celui siégeant au conseil de surveillance de l’hôpital, France Assos Santé, le maire de la ville, les députés, les tribunaux jusqu’au Conseil d’Etat, rien n’y fait, c’est toujours l’impasse. Nous remuons ciel et terre pour tenter de sauver maman, en vain. Pour la plupart, ils ne répondent même pas, pourquoi ce silence de tant d’institutions ?

Mais le plus grave c’est qu’aujourd’hui l’hôpital nous accuse collectivement et sans distinction de mauvais traitements envers notre propre mère, cherche à nous déshumaniser. Cela fait en effet plus de 2 mois que nous sommes privés de visites. Comment oser porter ce genre d’accusations, d’atteinte à notre dignité alors que nous avons toujours tout fait pour soutenir maman et nous continuerons !

En imposant cette mesure, l’hôpital la prive de son seul et unique lien qu’il lui restait avec nous et le monde extérieur.
 Lui enlever la possibilité de voir sa propre famille représente pour nous l'innommable, un véritable crime, et un manque d’humanité. Comment peut-on interdire à des enfants de rendre visite à leur maman au moment où elle a le plus besoin d’eux ?

Surtout que nous nous étions présents pour elle tous les jours sans exception en 11 mois, en faisant  200 kilomètres quotidiennement pour lui apporter la force de se battre en lui transmettant tout notre amour jusqu'à en être interdits.
 L’idée de la laisser seule dans sa chambre est un supplice qui me glace le sang et m’arrache le cœur à chaque instant.

Pendant ce temps maman est laissée baignant dans sa salive, sans rien pour prendre ses constantes, ni tensiomètre ni pour prendre son pouls, RIEN. Elle est avec un respirateur posé...sur une chaise. A la moindre fausse manipulation de la chaise, le respirateur peut tomber, se débrancher et tuer maman. Elle a pris encore 30 kilos, sans explication. Nous l’avons laissé à 63 kilos, aujourd’hui elle est à 93 kilos pour 1m55!

En plein été caniculaire, elle est privée d’eau pendant plusieurs jours, puis de nourriture. Nous avons également découvert son visage tuméfié, comme si on venait de lui mettre des coups jusqu’à lui couper le souffle.
 Ne pas soigner est une chose, mais frapper une femme innocente au visage, incapable de se défendre nous plonge davantage dans l’horreur.

Dans un contexte où les femmes vulnérables sont déshumanisées en milieu hospitalier, elle n’est plus considérée comme une femme à part entière mais comme un animal, et encore...

Les jours, les mois passent et l’hygiène est de plus en plus déplorable, chacune de nos visites se fait avec une énorme boule au ventre, nous ne savons jamais dans quel état nous allons trouver maman.
Nous avons l’impression qu’ils veulent nous briser psychologiquement, certains d’entre nous craquent, nous nous effondrons régulièrement tant la douleur de voir notre mère ainsi est atroce.

La seule et unique chance qu’il nous reste est de porter notre voix à travers cette pétition, car ensemble nous sommes plus forts !

Beaucoup de gens s’en sont sortis avant elle, parce qu’ils ont pu avoir la chance de se battre face à la maladie en étant soignés. Notre maman aussi devrait y avoir le droit car c’est notre mère, notre soleil, notre raison de vivre.
Soyons unis face cette injustice, cette double peine, pour sauver maman et  qu’à partir d’aujourd’hui, cela n’arrive plus jamais à personne !

A la veille des fêtes de fin d’années, le 20 décembre 2022, l’Hôpital nous a envoyé une décision de débrancher le respirateur de notre mère le 5 janvier prochain.

C’est une question de jours, la vie de notre mère va être retirée par les médecins sans raison et après l’avoir isolé deux mois sans ses proches. L’URGENCE EST VITALE !

 

Votre soutien est crucial, je compte sur vous, nous comptons sur vous. Myriam

 

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Myriam MMLanceur de pétition

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Le problème

Bonjour à tous,

Cela fait plusieurs mois maintenant que notre mère est dans le coma d’abord à l’hôpital de Thionville puis à Metz.
 Seule, abandonnée et maltraitée, les médecins veulent maintenant la débrancher, contre sa volonté et celle de sa famille.

Voici son histoire.

Je m’appelle Myriam, je suis la fille unique d’une fratrie composée de 5 frères. Je vous écris pour ma mère. Elle a soufflé sa 59ème bougie le 8 mars dernier. Il s’agit d’une date qu’elle apprécie particulièrement car elle représente la Journée Internationale de la Femme.

Ma mère est une personne qui a toujours été altruiste. Elle donnait bénévolement des cours d’écriture à plusieurs personnes de notre quartier. Elle a toujours poussé vers le haut les gens en les aidant à lire et à écrire. De plus, elle a consacré toute son existence, sans relâche, à s’occuper de l’éducation de ses enfants. On peut dire qu’elle a plutôt bien réussi, grâce à elle nous sommes tous accomplis et épanouis.

Le maître mot de notre mère est la générosité. Elle donnait de la lumière à chaque personne rencontrée sur son passage.

Il y a un an, j’avais la plus merveilleuse des vies et tout pour être heureuse. Un avenir radieux s’offrait à nous, mais surtout le bonheur de voir sourire maman tous les jours.
Ma mère et moi sommes très proches, il faut dire que je suis sa seule fille, ce qui a créé une complicité un peu à part même si je sais qu’elle aime aussi énormément mes frères.

Nous partions régulièrement en voyage ensemble, découvrir le monde, de nouvelles cultures, civilisations. Maman est une femme très sociable et humaine, elle adore recevoir des gens à la maison et ne manquait pas un jour sans passer un coup de fil à ses enfants où qu’ils soient. Maman est une battante, elle sortait d’un combat gagné contre un cancer du sein.

Un jour, Maman a des maux de tête à cause d’une insomnie. Prévoyants, nous décidons de l’emmener à l’hôpital pour que l’on puisse lui faire un bilan complet car nous ne voulions prendre aucun risque. Elle est hospitalisée le 31 décembre 2021 à l’hôpital de Bel Air à Thionville pour quelques heures tout au plus pensait-on.

Le médecin de garde, semble-t-il, très pressé, la veille du nouvel an, réalise ainsi plusieurs examens. Tout est normal, elle manque seulement de sommeil, nous sommes rassurés, tout va bien. Nous nous disons à ce moment-là que tout va rentrer dans l’ordre.

Maintenant que tout est enfin fini, elle veut rentrer, nous demandons à ce qu’elle sorte pour retourner à la maison mais ils décident de la garder sans aucune explication.
 Surpris, nous quittons tout de même la chambre rassurée, et nous lui promettons que nous viendrons la chercher le lendemain matin à la première heure.

Malheureusement, ce qui devait être une simple visite de contrôle va vite se transforme en cauchemar...

Il y a des jours qui changent nos vies et qui nous marquent à jamais. Ce 1er Janvier 2022 sera pour nous le début de l’horreur...

Cette nuit-là, elle se voit attachée, sans aucune raison. Le chef des urgences au moment des faits est l'actuel ministre de la santé.

Elle est stressée, ne comprend pas, quelque chose d’anormal se passe. Son cœur, si solide, s'emballe au point de lâcher. Les médecins ont commis l’impensable, notre pauvre maman qui fait à peine 63 kilos s’est vue administrer une dose qui était conçue pour une personne qui en fait 90kg!

Maman qui était juste venue pour une petite visite de contrôle vient de faire un arrêt cardiaque ! Elle n’est pas réanimée de suite, nous ne comprenons pas pour quelle raison. Tout est flou, notre maman se retrouve dans le coma, à cause d’un médecin.

Le téléphone sonne, on nous appelle pour nous prévenir et là le monde s’écroule autour de nous, maman vient de faire l’objet d’une terrible erreur médicale! 
Nous sommes désemparés, il y a quelques heures nous nous étions promis de nous retrouver le lendemain et ce soir on nous dit qu’elle est dans un état critique. Suite à un surdosage médicamenteux maman est dans le coma! Il nous sera confirmé plus tard par le médecin lui-même. Nous gardons toutefois notre sang froid car nous savons que la vie de maman est entre leurs mains.

Les heures passent et nous n’avons toujours pas de nouvelles, nous ne connaissons pas l’ampleur des dégâts.
 Le médecin arrive enfin et nous annonce que maman va probablement mourir et qu’il fallait commencer à envisager de la débrancher, dès le deuxième jour !

Sous le choc, nous ne comprenons pas ces mots, au lieu de réparer leur erreur en la soignant, ils veulent en finir et nous arracher ce que nous avons de plus cher au monde...

Nous nous opposons formellement à cela en disant que nous voulons tout tenter pour sauver maman ! Nous demandons immédiatement à ce que l’on nous transmette son dossier médical et qu’un transfert soit réalisé, chose à laquelle les médecins s’opposent formellement, à l’unisson.

Les jours passent et le discours est le même, de plus en plus ferme, et la pression pour débrancher maman est de plus en plus insoutenable. Mort d’angoisse à chaque fois que la sonnerie du téléphone retentit, nous avançons dans le brouillard avec une sorte d’épée de Damoclès au-dessus de la tête.

Nous sommes déboussolés et ne comprenons absolument pas cette ligne de conduite tenue par l’hôpital. Pourquoi vouloir absolument ôter la vie de notre jeune maman alors qu’elle n’est dans le coma que depuis une semaine, à peine. Pourtant son activité cérébrale est toujours présente et ses organes parfaitement indemnes ! On a vu des comas durer plusieurs années pourquoi s’acharner sur elle ? Qui sont ces médecins qui prônent avec force l’arrêt des soins alors qu’ils ont pourtant prêté serment pour sauver des vies?

De plus, maman avait manifesté à plusieurs reprises son envie d’être soignée et de vivre et si un jour son état venait à se dégrader. Elle nous a toujours dit de croire en la vie.
En face, on ignore notre volonté et celle de notre maman. Nous avons l’impression que notre parole ne vaut rien, à chaque fois que nous suggérons quelque chose, nous sommes impertinents.

Pourtant le droit à la vie est un droit inaliénable qui ne devrait en aucun cas appartenir aux médecins, seulement au seul patient ou à sa famille qui le connaît parfaitement et qui sait mieux que personne ses intentions quant à sa volonté de poursuivre des traitements ! L'article 2 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme le rappelle pourtant “Sans le droit à la vie, il n’est pas possible de jouir des autres Droits de l’Homme. Nul ne peut être condamné à mort”.

Notre mère, qui a des convictions fortes, avait pourtant été claire à ce sujet, quoi qu’il arrive, elle voudrait que tout soit mis en œuvre pour que l’on puisse la sauver.

Les semaines passent, maman progresse de plus en plus. Elle bouge les mains, sursaute, ouvre les yeux comme pour échanger un regard, l’espoir renait en nous, maman va bientôt guérir, les médecins vont forcément le voir et rejoindre le combat avec nous !

Malheureusement ils ne veulent rien entendre, pour eux il n’y a plus aucun espoir, elle va forcément mourir, tout n’est qu’invention de notre part. Nous la voyons pourtant bien respirer, se battre, bouger.
Ils restent ainsi sur leur décision initiale de limiter les soins.

Inflexibles, insensibles face à notre détresse et notre souffrance, ils décident de mettre à exécution leur funeste dessein. Le comble c’est qu’ils écrivent dans un document que maman faisait 90 kilos au lieu de 63, se trompent sur ses antécédents médicaux, l’erreur est totale.

Nous décidons ainsi de combattre cette injustice et portons l’affaire devant un juge ! Les médecins nous en veulent, ils n’ont pas l’habitude que l’on s’oppose à eux et ils ne le font payer ! Des mots froids, toujours condescendants mais surtout une absence totale de communication et d’empathie. Nous n’avons en effet des informations médicales de maman que par l’intermédiaire de mon frère qui est son référent. Il n’est contacté que très rarement par les médecins et ces absences d’informations représentent pour nous une souffrance qui grandit jour après jour.

En plus de devoir soutenir notre mère, nous devons faire face à un harcèlement quotidien de ceux qui, en théorie, devraient nous soutenir le plus.

A bout de force, nous les avons suppliés de nous aider à trouver un autre hôpital, même privé. C’est peine perdue, un mur est érigé en face de nous, inhumain, soucieux de se protéger. Nous sommes laissés à notre désarroi, sans aucune explication. De leur côté, ils ne font aucune recherche, ils sont contre tout transfert malgré un discours “officiel” où ils indiquent y être favorables. Ils dissuadent tous les hôpitaux que nous avons contacté de prendre maman, pour eux il n’y a qu’une seule issue, la mort.

Pourtant ma mère va de mieux en mieux, elle sursaute, elle ouvre les yeux comme pour échanger un regard, elle nous serre la main quand on lui demande mais les médecins refusent de remettre en question leur jugement car après tout, se déjuger reviendrait à admettre leur erreur, chose qu’ils ne feront probablement jamais.

Nous avons sollicité l’agence régionale de santé, la CADA (Commission d'accès aux documents administratifs) pour récupérer le dossier médical, le représentant de la Défenseure des droits, la Défenseure des droits elle-même, les représentants de la commission des usagers notamment celui siégeant au conseil de surveillance de l’hôpital, France Assos Santé, le maire de la ville, les députés, les tribunaux jusqu’au Conseil d’Etat, rien n’y fait, c’est toujours l’impasse. Nous remuons ciel et terre pour tenter de sauver maman, en vain. Pour la plupart, ils ne répondent même pas, pourquoi ce silence de tant d’institutions ?

Mais le plus grave c’est qu’aujourd’hui l’hôpital nous accuse collectivement et sans distinction de mauvais traitements envers notre propre mère, cherche à nous déshumaniser. Cela fait en effet plus de 2 mois que nous sommes privés de visites. Comment oser porter ce genre d’accusations, d’atteinte à notre dignité alors que nous avons toujours tout fait pour soutenir maman et nous continuerons !

En imposant cette mesure, l’hôpital la prive de son seul et unique lien qu’il lui restait avec nous et le monde extérieur.
 Lui enlever la possibilité de voir sa propre famille représente pour nous l'innommable, un véritable crime, et un manque d’humanité. Comment peut-on interdire à des enfants de rendre visite à leur maman au moment où elle a le plus besoin d’eux ?

Surtout que nous nous étions présents pour elle tous les jours sans exception en 11 mois, en faisant  200 kilomètres quotidiennement pour lui apporter la force de se battre en lui transmettant tout notre amour jusqu'à en être interdits.
 L’idée de la laisser seule dans sa chambre est un supplice qui me glace le sang et m’arrache le cœur à chaque instant.

Pendant ce temps maman est laissée baignant dans sa salive, sans rien pour prendre ses constantes, ni tensiomètre ni pour prendre son pouls, RIEN. Elle est avec un respirateur posé...sur une chaise. A la moindre fausse manipulation de la chaise, le respirateur peut tomber, se débrancher et tuer maman. Elle a pris encore 30 kilos, sans explication. Nous l’avons laissé à 63 kilos, aujourd’hui elle est à 93 kilos pour 1m55!

En plein été caniculaire, elle est privée d’eau pendant plusieurs jours, puis de nourriture. Nous avons également découvert son visage tuméfié, comme si on venait de lui mettre des coups jusqu’à lui couper le souffle.
 Ne pas soigner est une chose, mais frapper une femme innocente au visage, incapable de se défendre nous plonge davantage dans l’horreur.

Dans un contexte où les femmes vulnérables sont déshumanisées en milieu hospitalier, elle n’est plus considérée comme une femme à part entière mais comme un animal, et encore...

Les jours, les mois passent et l’hygiène est de plus en plus déplorable, chacune de nos visites se fait avec une énorme boule au ventre, nous ne savons jamais dans quel état nous allons trouver maman.
Nous avons l’impression qu’ils veulent nous briser psychologiquement, certains d’entre nous craquent, nous nous effondrons régulièrement tant la douleur de voir notre mère ainsi est atroce.

La seule et unique chance qu’il nous reste est de porter notre voix à travers cette pétition, car ensemble nous sommes plus forts !

Beaucoup de gens s’en sont sortis avant elle, parce qu’ils ont pu avoir la chance de se battre face à la maladie en étant soignés. Notre maman aussi devrait y avoir le droit car c’est notre mère, notre soleil, notre raison de vivre.
Soyons unis face cette injustice, cette double peine, pour sauver maman et  qu’à partir d’aujourd’hui, cela n’arrive plus jamais à personne !

A la veille des fêtes de fin d’années, le 20 décembre 2022, l’Hôpital nous a envoyé une décision de débrancher le respirateur de notre mère le 5 janvier prochain.

C’est une question de jours, la vie de notre mère va être retirée par les médecins sans raison et après l’avoir isolé deux mois sans ses proches. L’URGENCE EST VITALE !

 

Votre soutien est crucial, je compte sur vous, nous comptons sur vous. Myriam

 

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