Pour la sauvegarde du pastoralisme et de la biodiversité

Pour la sauvegarde du pastoralisme et de la biodiversité

2 210 ont signé. Prochain objectif : 2 500 !
Lancée le
Adressée à
Elus locaux et

L'importance de cette pétition

Le pastoralisme ne survivra pas à la présence surabondante des loups !  Mobilisation pour la sauvegarde du pastoralisme, le maintien de l’activité rurale, la préservation de la biodiversité.

Les semaines, les mois, les années se suivent et se ressemblent inexorablement pour les éleveurs et les bergers, pour les élus locaux, en proie aux conséquences toujours plus fortes de la présence du loup. Ce dernier, jusqu’alors installé plutôt en zone de montagne, est désormais en plaine. Il étend de plus en plus son territoire de chasse allant jusqu’à s’attaquer au-delà de nombreuses brebis, à des chiens de protection, des chevaux, des vaches…

Les semaines, les mois, les années se suivent durant lesquels les associations, les syndicats professionnels, les élus ne cessent d’alerter les pouvoirs publics sur l’urgence à agir.

Les semaines, les mois, les années se suivent, créant toujours plus de désarroi, d’angoisse et de colère de celles et ceux qui ont choisi leur métier par passion, par amour de la nature et de ses espaces de liberté dont les limites se restreignent au gré de l’extension massive des territoires qu’occupent les loups.

Alors que la pression de la prédation est grandissante en Drôme, en Ardèche, en Isère, en Savoie, en Haute Savoie, et que la présence des loups est observée un peu partout sur le territoire national, il est urgent d’agir avant qu’un drame visible ne se produise. ‘’Drame visible’’ pour souligner celui qui n’est pas ‘’spectaculaire’’, mais qui a pourtant déjà gagné nos campagnes et nos agriculteurs, tant les souffrances sont grandes, le découragement perceptible, la défiance envers l’État omniprésente.

La colère gronde et elle est audible - depuis longtemps - pour celles et ceux qui veulent y être attentifs. Les mêmes perçoivent un sentiment d’impuissance face à ceux qui décident de ne pas entendre et qui distillent, au gré des rencontres, des propos rassurants tel un médecin prescrirait des tranquillisants à un patient anxieux sans se soucier de la cause du mal. Et le mal - ici - s’appelle la surpopulation des loups qui ne permet pas une cohabitation et qui n’a de sens que dans la tête de ceux qui la profèrent.

Non ! En l’état, cette cohabitation n’est pas possible car la présence du loup en surnombre n’est pas compatible avec le pastoralisme. Certains lecteurs de ce cri d’alarme n’auront de cesse de réduire ce débat en opposant les pro-loups aux anti-loups. Alors qu’il n’en est rien. Car oui, on peut aimer la terre qui porte les Hommes et la nature qui la recouvre tout en aimant celles et ceux qui la font vivre. Oui, on peut s’interroger sur l’impact de l’être humain sur l’environnement tout en croyant en sa capacité à faire évoluer ses pratiques et ses usages. Il suffit d’observer l’évolution des pratiques culturales de l’agriculture française, une des plus sûres au monde... Oui, on peut être conscient de la complexité humaine, avec ses contradictions, tout en lui souhaitant le meilleur.

Il ne s’agit donc pas de désigner tel ou tel responsable de ce déclin - pourtant prévisible - mais plutôt de lancer un appel à la raison, à ce judicieux ‘’bon sens paysan’’ qui permet de garder, tel un berger, les pieds bien enracinés dans la terre tout en levant les yeux vers le ciel… Ce même bon sens paysan qui rejoint le principe de réalité, comme une invitation à l’humilité et à se réinterroger sans cesse…

La cohabitation avec le pastoralisme reste possible pour autant que la présence du loup soit régulée, car si la politique publique de sa réintroduction a réussi – le seuil de survie de l’espèce fixé à 500 individus étant atteint depuis longtemps – il convient désormais de contenir sa prolifération, au risque que le ‘’plan national d’action 2018-2023 sur le loup et les activités d’élevage’’ ne se transforme dans sa prochaine mouture 2023-2028 en «plan de sauvegarde des femmes et des hommes qui produisent notre alimentation, préservent et entretiennent notre environnement».

A l’heure où les clivages de tous ordres envahissent les articles de presse, les émissions audio et de télévision, les réseaux dits « sociaux », ne sommes-nous pas en devoir de nous poser la question de ce que nous voulons vraiment pour la société d’aujourd’hui et celle de demain ? ce que nous voulons construire pour chacun ? et ce que nous voulons léguer aux jeunes qui nous suivent ?

Choisissons-nous le repli sur soi ou l’ouverture aux autres ? l’enfermement des certitudes ou l’exploration des possibles ? l’opposition des différences ou leur complémentarité ?

C’est un choix de société ; il y a urgence.

Il y a urgence à sauver des pratiques ancestrales - tel le pastoralisme - qui sont partie intégrante du patrimoine de l’humanité.

Selon Ernest Renan « une nation est à la fois un patrimoine historique et un contrat d’avenir ».

Il est temps d’œuvrer pour un avenir commun, pour aujourd’hui et pour les générations à venir.

2 210 ont signé. Prochain objectif : 2 500 !