Éducation financière :pourquoi est-il urgent de la renforcer dans les programmes scolaires

Le problème

La Semaine de l'Éducation Financière se tiendra du 18 au 23 mars prochain.  À l'initiative de Pixpay et de France Fintech, +150 acteurs et décideurs engagés de la finance innovante, de l’éducation, de la recherche et de nombreux citoyens concernés ou simplement parents inquiets, appelons à renforcer urgemment l’éducation financière dans les programmes scolaires au travers de cette lettre ouverte. 

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Monsieur Gabriel ATTAL,

Premier ministre

copie Madame Nicole BELLOUBET,

Ministre de l’Éducation Nationale et de la Jeunesse

Paris, le 14 mars 2024


Renforcer l’éducation financière dans les programmes scolaires : une priorité nationale 


Monsieur le Premier Ministre,

Comme vous le savez, la “Semaine de l'Éducation Financière”, se tiendra du 18 au 23 mars prochain. À cette occasion, France FinTech et plus de 150 acteurs engagés de la finance innovante, de l’éducation, de la recherche et de la tech, appellent à intégrer plus fortement l’éducation financière dans les programmes scolaires.

Le Président de la République affirmait à juste titre, lors de sa conférence de presse de janvier 2024, que "l'avenir des enfants de la République reste encore trop déterminé par le nom de famille, l'endroit où l'on est né, le milieu auquel on appartient". 

Dans un environnement de plus en plus complexe et risqué, la compréhension des sujets financiers ne peut rester l’apanage des formations supérieures, des professionnels et experts du secteur ou des contribuables les plus aisés pouvant se faire conseiller et accompagner. 

L’éducation financière à l'école permet de réduire l’inégalité des chances et facilite l’accès à la connaissance des savoirs nécessaires à l'autonomie économique.

Elle constitue un levier de prévention du risque de surendettement, de préparation au financement de la retraite, d’amélioration du bien-être économique et par conséquent, de la santé mentale. 

D’un point de vue macro-économique, une meilleure éducation financière de la population peut contribuer à une création accrue de richesses en France, en stimulant l’investissement, la création d'emplois et in fine la croissance du PIB.

La corrélation entre éducation financière et santé économique d’un pays a été établie par une étude menée au Royaume-Uni, un pays en avance sur l’éducation financière de sa population. Celle-ci a démontré que si tous les adultes recevaient une éducation financière à l’école, 76 400 entreprises supplémentaires chaque année pourraient être créées - soit 123 000 emplois directs par an.

La France est en retard dans ce domaine. 

La récente étude internationale de l'OCDE sur la culture financière des adultes parue le 14 décembre 2023 met à nouveau en avant un retard considérable de la France en la matière. Les Français âgés de 18 ans et plus obtiennent une note de 12,45/20, se classant au 14ème rang des 39 pays de l'OCDE, en dessous de la moyenne, alors que l'institution considère qu’un citoyen est suffisamment éclairé pour faire des choix financiers judicieux à partir de la note de 14/20. 

Par ailleurs, selon la Banque de France : 41 % des Français ont le sentiment de ne pas disposer d’informations suffisamment fiables et neutres pour gérer efficacement leur budget et 69 % jugent leurs connaissances moyennes ou faibles sur les questions financières. 

La création du passeport EDUCFI pour les élèves de 4ème - décidée en 2016 dans le cadre de la stratégie nationale d'éducation économique budgétaire et financière et mise en œuvre en 2024 - est un premier pas significatif. Toutefois, deux heures d’initiation à la culture financière dans une scolarité, ne permettent pas de fournir aux élèves un bagage suffisant à la compréhension des notions essentielles.

L’instauration de séquences d’éducation financière ludiques, courtes et régulières, permettrait des progrès conséquents.

Si 81 % des Français pensent que l’éducation financière devrait être enseignée à l’école, nos enfants eux-mêmes sont conscients de l’enjeu : 64 % des 15-17 ans souhaitent mieux comprendre les moyens de paiement, le crédit, l’assurance, les placements. 

Répondre à leur attente légitime est naturellement impossible en deux heures.

Nous connaissons votre engagement et votre attachement aux sujets d’éducation et espérons que notre appel sera entendu.

Nous nous tenons à votre disposition pour poursuivre les réflexions et développer le plan d’action concret afin d’intégrer de la meilleure façon l’éducation financière dans les programmes scolaires.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de notre considération respectueuse.

France FinTech, pour
le collectif #EDUCFI pour nos enfants

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Pour aller plus loin : 

La mise en place du passeport EDUCFI pour les élèves de 4ème est donc un premier pas, et nous nous en réjouissons. Ne nous leurrons pas pour autant : deux heures de sensibilisation ne répondent pas à l’enjeu fondamental que représente la culture financière de nos enfants. 

La France est en retard.

Le manque de culture financière des Français est criant et s’illustre par 3 chiffres alarmants : 

  • Seuls 52 % des Français maîtrisent les intérêts simples, et le chiffre plonge à 40 % lorsqu'il s'agit d'intérêts composés.
  • La Banque de France accorde aux Français la note moyenne de 12,45/20 en la matière. Rappelons que l’OCDE considère un citoyen comme suffisamment éclairé pour faire des choix financiers judicieux à partir de 14/20.
  • Seule 6 % de la génération Z estime avoir de bonnes compétences financières. 

Pourtant, promouvoir l’éducation financière répondrait à un triple défi économique, social et environnemental.

L’éducation financière favorise une meilleure santé économique

D’un point de vue macro-économique, une éducation financière satisfaisante permettrait à la France de créer plus de richesse, de réduire le taux de chômage et d’encourager les investissements. La corrélation entre éducation financière et santé économique d’un pays a été établie par une étude menée au Royaume-Uni - un pays pourtant en avance sur l’éducation financière de sa population -  qui a démontré que : 

  • La priorisation de l'éducation financière ajouterait un supplément de près de 7 milliards de livres à l'économie britannique chaque année.
  • Si tous les adultes recevaient une éducation financière à l’école, cela se traduirait par la création de 76 400 entreprises supplémentaires chaque année - soit 123 000 emplois directs par an, réduisant ainsi le chômage de 8%. 

Par ailleurs, la retraite est une préoccupation essentielle pour une large part de nos concitoyens. Pour autant, ils se montrent souvent méfiants à l’égard des produits d’épargne destinés à la retraite, qu'ils perçoivent comme opaques et trop risqués en dépit de la simplification récente apportée par la loi PACTE en 2019. L'urgence de sensibiliser les jeunes générations à l'importance de l'épargne et son rôle prépondérant dans la préparation de leur retraite se fait de plus en plus ressentir. Sans éducation financière, le risque d’une forte paupérisation des générations futures de retraités est inévitable.

L’éducation financière est un impératif social pour la réduction des inégalités

Inégalités des chances d’une part. Lors d'une conférence de presse tenue en janvier 2024, Monsieur le Président reconnaissait que "l'avenir des enfants de la République reste encore trop déterminé par le nom de famille, l'endroit où l'on est né, le milieu auquel on appartient". Enseigner l’éducation financière à l’école, c’est lutter contre une transmission qui dépend exclusivement de la culture économique des parents, celle-ci étant très largement corrélée à leur catégorie socioprofessionnelle. Concrètement,  une personne ayant un faible niveau de culture financière perdrait 2 390 € par an, par rapport à une personne dotée d’un niveau moyen de connaissances en la matière.

Inégalités de genre, d’autre part : revenus (les femmes gagnent 23,5 % de moins en moyenne dans le secteur privé), épargne (seules 15 % des femmes possèdent un PEA contre 23 % des hommes), investissement (11 % des femmes investissent en Bourse contre 24 % des hommes)... Autant de réalités qui témoignent des disparités économiques qui persistent entre les femmes et les hommes, alors même qu’elles constituent des socles importants de liberté et d’indépendance. Elles enferment trop souvent les femmes dans un foyer néfaste pour elles, ce qui constitue un terreau fertile pour les violences sexistes : 41 % des femmes ayant vécu en couple ont déjà subi au moins une forme de violence économique conjugale. Pour faire réellement de  l’égalité femmes-hommes la « Grande cause du quinquennat », prenons le sujet à la racine et éduquons nos enfants ! Des précautions simples mais terriblement efficaces existent :  avoir un compte personnel, ne pas transmettre ses codes d’accès de compte, alimenter le compte joint proportionnellement aux revenus de chacun… Elles doivent être enseignées à toutes et à tous.

L’éducation financière contribue à la transition environnementale que nous devons nécessairement opérer

L’impact du manque d’éducation financière est également environnemental. Notre argent représente, pour la majorité des Français, le premier poste d’émission carbone. Les banques françaises ont alloué plus de 350 milliards de dollars aux énergies fossiles entre 2016 et 2021, dont 130 milliards aux 100 entreprises développant le plus de nouveaux projets d’énergies fossiles. Éduquer nos enfants à être attentifs aux placements financiers réalisés avec leur argent n’est plus une option : c’est une nécessité pour garder une chance de respecter l’Accord de Paris.

L’éducation financière améliore la santé mentale en agissant sur le bien être financier

Enfin, ne négligeons pas l’impact de l’éducation financière sur le bien-être de tous. 36 % des 18-24 ans ont été confrontés à des difficultés financières en 2023. Or, 87% des Français ayant traversé une période financièrement difficile affirment avoir vécu au moins un trouble en raison de leur situation (stress, nervosité, anxiété, désordres du sommeil, épisodes dépressifs, pensées suicidaires…). Vous n’êtes pas sans ignorer la dégradation alarmante de la santé mentale de notre jeunesse depuis la crise sanitaire du Covid-19. Leur donner les clés pour ne pas se sentir submergés par la gestion de leurs finances, c’est aussi leur donner un moyen supplémentaire de prendre soin d’eux.

Pour toutes ces raisons, il est de votre devoir de proposer à nos enfants une éducation financière à la hauteur des enjeux. En tant qu’acteurs engagés de l’éducation et de la finance, voici nos préconisations. 

Éducation financière : comment l’enseigner ?

Dès l’âge de 5 ans, un enfant a la capacité cognitive d’épargner et de dépenser.  Dès 7 ans, il commence à forger ses habitudes financières. À partir de 11 ans en moyenne, il reçoit de l’argent de poche. Pour que nos enfants intègrent les bons réflexes de gestion budgétaire dès leur première confrontation à l’argent, il est important de commencer plus tôt cette sensibilisation.

Nous demandons à ce que cette éducation comprenne les piliers nécessaires à une bonne culture financière, à savoir : 

  • Intégrer les notions de valeur et de prix
  • Comprendre ses postes de revenus et de dépenses
  • Apprendre à donner
  • Se confronter à ses envies et savoir faire des choix
  • Apprendre à négocier
  • Savoir mettre de l’argent de côté et découvrir le fonctionnement des produits d’épargne
  • Savoir investir en conscience son argent
  • Se protéger des arnaques financières

Pour contribuer à l’initiative, 

  1. Engagez-vous en signant cette lettre ouverte
  2. Partagez la sur vos réseaux avec le #EDUCFI et en utilisant le Kit de communication mis à votre disposition  

Caroline Ménager, Benoit Grassin et Nicolas Klein, co-fondateurs de Pixpay

France Fintech

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Signataires et soutiens :

Caroline Ménager, Benoît Grassin et Nicolas Klein, Co-fondateurs de Pixpay et initiateurs de la démarche, 

Julien Niquet et Benjamin Pedrini, Co-fondateurs d’Epsor, 

Hervé Alexandre, Professeur à l'Université Paris Dauphine - PSL, 

Damien Adam, Député de la 1ère circonscription de la Seine-Maritime, Commission du développement durable et de l'aménagement du territoire, 

Christine Decodts, Députée du Nord, Commissaire des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire, 

Paul Midy, Député de la 5e circonscription de l’Essonne, Commission des affaires économiques, 

Camille Aumont Carnel, Leadeuse d’opinion, autrice «#adosexo» et fondatrice de @jemenbatsleclito, 

Guillaume Autier, CEO de Meilleurtaux, 

Agnès Bricard, Ambassadrice de la mission sur l’Intéressement et la participation, Vice-Présidente de Pacte PME, Présidente d'Honneur du Conseil National de l'Ordre des comptables, Présidente Fondatrice de la Fédération Femmes Administratrices, 

Cyril Chiche, Co-fondateur et président de Lydia, 

Marie Degrand-Guillaud, Directrice générale et CEO de Nickel, 

Philippine Dolbeau, Présentatrice de l’émission L’Ecole du futur sur SQOOLTV, 

Flore Egnell, Directrice générale de Willa, Vice-Présidente de La Boussole, membre du Collectif #Femmes & #Mixité, d’ImpactFrance et mentor au sein de Moovjee, 

Geoffroy Guigou, Co-fondateur de Younited, 

Sébastien d'Ornano, Président de Yomoni, 

Alexandre Prot, Co-fondateur et CEO de Qonto, 

Alexia Reiss, Déléguée Générale de SISTA, 

Arbia Smiti, CEO et fondatrice de Rosaly, 

Caroline Span, Co-fondatrice de Welcome Account, 

Mathieu Stefani, Hôte du podcast Génération Do It Yourself et La Martingale, CEO - Alvo.market,

Aziliz de Veyrinas, Directrice Déléguée Les Echos-Le Parisien Événements, 

Pascal Froissart, Professeur des universités au CELSA - Ecole des hautes études en sciences de l'information et de la communication,

Catherine Abonnenc, Présidente de Femmes Business Angels, 

Pierre-Eloi Acar, CEO de Bling, 

Camille Ait-Taleb, Fondatrice de la communauté Elle Investit, 

Alexandra, Créatrice de contenus sur @parlonsbudget_ et autrice du livre Savoir gérer son budget (pour mieux en profiter), 

Sam Ashita, Experte en désendettement et éducation financière, 

Azénor, Fondatrice de Ma Petite Fourmi, 

Patrick Baron, Analyste de Banque française,

Joel Bassani, Fondateur et CEO de Jinnbee et co-président d’Insurtech France, 

Julien Benayoun, Co-fondateur et Directeur Général de Lita.co, 

Anne-Claire Bennevault, Présidente de SPAK, plateforme d'éducation financière, 

Laurent de Bernède, Fondateur et gérant d’Azulli, 

Pierre Bonodot, Directeur Finance & Technique d’Intériale Mutuelle et Secrétaire général d’Insurtech France, 

Clément Boulais, Directeur Général France de Truelayer, 

Amine Bounjou et Scott Gordon, Co-fondateurs de Kard, 

Pierre-Yves Breton, Directeur Général de AYDO, 

Nelly Brossard, Advisor et Vice-Présidente Insurtech France, 

Joao Cardoso, CEO de Lovys, 

Cedric Cassini, CCO de Treezor, 

Adrien Chaltiel, Co-fondateur d’Eldorado.co, 

Xavier de Champsavin, Co-fondateur de Fluence, 

Arwa Chaouki, Fondatrice d’EDUKAFI, 

Benjamin Chemla, François Ruty, Harjas Singh, Co-fondateurs de Shares, 

Joseph Choueifaty, Co-fondateur et CEO de Goodvest, 

Sylvie Cieply, Enseignant Chercheur IAE / Université de Caen, 

Muriel Claude, Senior Advisor Présidente,

Geoffrey Conca, Fondateur du programme pédagogique Pépette, 

Yoann Coumes-Gauchet, CEO de WeShareBonds, 

Maeva Courtois, Co-fondatrice et CEO d’Helios, 

Olivier Debeugny, Président de Lingua Custodia, 

François Derbaix, CEO Indexa Capital Group, 

Loïc Desmouceaux, Président de la FAS, 

Michaël Diguet, CEO d'Algoan, 

Adeline Dillmann, Conseillère en gestion de patrimoine et fondatrice de Fillenance, 

Morgane Dion et Léa Lejeune, Co-fondatrices de la plateforme d'éducation Plan Cash, 

Nicolas Domnesques, Créateur de contenu sur l'éducation financière, 

Stéphane Dothee, CEO ODONATECH,

Adrien Duchange, Développement des affaires France et Belgique d'Indexa Capital, 

Sophie Dumont, Fondatrice du podcast chitchatbudget, 

Victor du Boucher, Head of Banking de Papernest, 

Albert d'Anthoüard, Directeur Général Adjoint de Nalo, 

Sara El Bekri, Directrice générale de Friday Insurance SA, 

Antoine Ferahian, Directeur Général Moniwan.fr, 

Saskia Fiszel, Fondatrice de Virgil et de Spoune, 

Faustine Fleuret, Présidente et Directrice générale de l'Adan, 

Fabrice Florent, Créateur du podcast Histoires d’argent, 

Souleymane-Jean Galadima, Co-fondateur de Sapians, 

Charlotte Gaudin, Fondatrice d'AML Factory, 

Johannah Gay, Secrétaire Générale de Femmes Business Angels, 

Lorraine Goumot, Journaliste économique sur BFM Business, 

Aurélien Gouraud, Directeur de Lendopolis,

Léa Grandval, fondatrice de Soigne Ton Budget,

Adina Grigoriu, Présidente d’Active Asset Allocation, 

Olivier Herbout, Co-fondateur de Ramify, 

Jonathan Herscovici, Fondateur et CEO de StackinSat, 

Arthur Jacquemin, Président & fondateur, LaBienveillanceFinancière, 

Julien Jacquemin, Président de Gedeon, 

Amadou Kasse, Directeur Epargne Salariale et Retraite, Gerep,

Mark Kepeneghian, Président de Kriptown, 

Laurent Kocinski, CEO de Meelo, 

Camille Krejci, President de 21yield, 

Franck Labourdette, Directeur Général de Work4You, 

Thomas Lagier, CEO de Hedg, 

Zakaria Laguel, CEO de WeSave, 

Cathe Lamarque, Vice présidente de Femmes Business Angels, 

Caroline Lamaud Dupont, Fondatrice d'Anaxago, 

Alex Lamy, Créateur de L'Ami'ssive, 

Raphaël Leprette et Clémence Coursimault, Co-fondateurs de Money Walkie, 

Isabelle Le Bot, Directrice Générale de La France Mutualiste, 

Yann Le Floc'h, CEO & Cofondateur de Stairwage, 

Julien Lhoste, CEO de Wizbii et Obendy, 

Yoann Lopez, Fondateur et Président de Snowball, 

Pierre Llinas, ingénieur financier, Solactive AG,

L'investitude, Créateur de contenu sur l'éducation financière, 

Caroline Maitrot, Fondatrice de Nomad Education, 

Catherine Malaval, Administratrice de Femmes Business Angels, 

Ladislas Manset, CEO de Pono Technologies, 

Florence de Maupeou, Directrice générale de Financement Participatif France, 

Brice Mazeas, Account Executive chez Yomoni,

Cedric Menager, Directeur Général, Lesfurets, 

Éric Mignot, Fondateur et Président de + Simple, 

Jean-Paul Mochet, Président et fondateur de Coperience, 

Arthur Moraglia, Co-fondateur et Président de Villyz, 

Pierre Morizot, Co-fondateur et CEO de Waltio, 

Noëlle Mougammadoussane, Directrice de la conformité et du contrôle interne de MONI,

Arnaud Mournetas, Fondateur de Redstart Inc. et Directeur général de Kriptown, 

Dominique Mucchuelli, Trésorière Femmes Business Angels,

Cédric Nallet, CEO de Smartpush, 

Serge Ngoube, CEO de Investally, 

Solenne Niedercorn-Desouches, Hôte du podcast Finscale, 

Patrick de Nonneville, Co-fondateur d’October, 

Chloé Payan, Responsable clubs et communauté France de Curiosity Club, 

Victor Pecot, CEO de FlameUp, 

Aurore Perrin, CMO associée de Sapians, créatrice du podcast Just Focus et chroniqueuse Ma Minute Finance @Elle, 

Renaud Pestre, Co-fondateur de Pretto, 

Delphine Pinon, Créatrice du podcast et des formations Richissime, 

Patricia Pinto, CEO de Imerale, 

Anthony Piquet, Co-fondateur de Merci Prosper, 

Alix de Renty, Co-Fondatrice de Ladies Bank, 

Florence Richardson, Présidente d’Honneur de Femmes Business Angels et co-fondatrice de WinEquity, 

Paul Riché, CEO de Spayr, 

Alexandre Rispal, Consultant and Operating Partner et administrateur d’Insurtech France, 

Fanny Rodriguez, Secrétaire Générale de Fintecture et administratrice de l’ETPPA et l’AFEPAME, 

Stanislas Rohmer, VP Sales & Marketing de Mipise, 

Dominique Roos, CEO de transfertBanque / Si-Expertise, 

Alexis Rouëssé, CEO et co-fondateur de Arrago, 

Charles Ruelle, Co-Fondateur et CEO de Sezame, 

Olivier Rull, CEO de Caravel, 

Ignacio Sainz Iglesias, Directeur Général Délégué, VeraCash, 

Guillaume Simonin, Créateur des "feuilles volantes" et fondateur de Wizify.fr, 

Elyes Slama, Ingénieur d'affaires de Fininfo Solutions, 

Marc Tempelman, Cyril Garbois et Chaker Nakhli, Co-fondateurs de Cashbee, 

Alexandre Toussaint, Président de Baltis (Magellim),

Alexandre David, Co-fondateur et Président d’Heptalytics,

Bruno Van Haetsdaele, Président de Linxo,

Jérôme Tomasini, Startup Partner Lead Southern Europe de Stripe,

Marie Janoviez, Co-fondatrice de Caravel,

Mathilda Le Coq, Data Engineer de Meelo,

Julien Marion, Développeur frontend de Meelo,

Elisa Tual, Chargée de communication de VeraCash,

Sarah Declercq, Key Account Manager de Meelo,

Jérémy Vanhoutte, Business developer de Meelo,

Henri Testu, Key Account Manager de Meelo

Anne-Claire Caurier, CMO de Meelo,

Yannick Gourlain, CTO de Meelo,

Benjamin Kasprzak, COO de Meelo,

Wendy Norbert, Lead Dev de Meelo, 

Angela Decaestecker, Growth Marketer de Meelo,

Florent Maret, Lead Tech Engineer de Meelo,

Danel Benjamin, Business developer de Meelo,

Melvin Dufrane, Data Engineer de Meelo,

Celina Pruvost, Data Scientist Meelo,

Mathieu Devaux-Sabarros, Responsable éditorial et marque de VeraCash

Mathieu Rosey, Chief Operating Officer d'AML Factory,

Romain Cauquil, CTO de AML Factory

Therese Torris, Directrice Marketing de LaBienveillanceFinancière

Gregory Desmot, DG Cegid Petites Entreprises,

Fanny Lefèvre, CoS - Capital Cloud,

Kamel Nait Outaleb, CEO ONLYONE,

Adèle Jouhault, chargée de marketing chez Fortuneo.

Sources

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Pixpay .Lanceur de pétition

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Le problème

La Semaine de l'Éducation Financière se tiendra du 18 au 23 mars prochain.  À l'initiative de Pixpay et de France Fintech, +150 acteurs et décideurs engagés de la finance innovante, de l’éducation, de la recherche et de nombreux citoyens concernés ou simplement parents inquiets, appelons à renforcer urgemment l’éducation financière dans les programmes scolaires au travers de cette lettre ouverte. 

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Monsieur Gabriel ATTAL,

Premier ministre

copie Madame Nicole BELLOUBET,

Ministre de l’Éducation Nationale et de la Jeunesse

Paris, le 14 mars 2024


Renforcer l’éducation financière dans les programmes scolaires : une priorité nationale 


Monsieur le Premier Ministre,

Comme vous le savez, la “Semaine de l'Éducation Financière”, se tiendra du 18 au 23 mars prochain. À cette occasion, France FinTech et plus de 150 acteurs engagés de la finance innovante, de l’éducation, de la recherche et de la tech, appellent à intégrer plus fortement l’éducation financière dans les programmes scolaires.

Le Président de la République affirmait à juste titre, lors de sa conférence de presse de janvier 2024, que "l'avenir des enfants de la République reste encore trop déterminé par le nom de famille, l'endroit où l'on est né, le milieu auquel on appartient". 

Dans un environnement de plus en plus complexe et risqué, la compréhension des sujets financiers ne peut rester l’apanage des formations supérieures, des professionnels et experts du secteur ou des contribuables les plus aisés pouvant se faire conseiller et accompagner. 

L’éducation financière à l'école permet de réduire l’inégalité des chances et facilite l’accès à la connaissance des savoirs nécessaires à l'autonomie économique.

Elle constitue un levier de prévention du risque de surendettement, de préparation au financement de la retraite, d’amélioration du bien-être économique et par conséquent, de la santé mentale. 

D’un point de vue macro-économique, une meilleure éducation financière de la population peut contribuer à une création accrue de richesses en France, en stimulant l’investissement, la création d'emplois et in fine la croissance du PIB.

La corrélation entre éducation financière et santé économique d’un pays a été établie par une étude menée au Royaume-Uni, un pays en avance sur l’éducation financière de sa population. Celle-ci a démontré que si tous les adultes recevaient une éducation financière à l’école, 76 400 entreprises supplémentaires chaque année pourraient être créées - soit 123 000 emplois directs par an.

La France est en retard dans ce domaine. 

La récente étude internationale de l'OCDE sur la culture financière des adultes parue le 14 décembre 2023 met à nouveau en avant un retard considérable de la France en la matière. Les Français âgés de 18 ans et plus obtiennent une note de 12,45/20, se classant au 14ème rang des 39 pays de l'OCDE, en dessous de la moyenne, alors que l'institution considère qu’un citoyen est suffisamment éclairé pour faire des choix financiers judicieux à partir de la note de 14/20. 

Par ailleurs, selon la Banque de France : 41 % des Français ont le sentiment de ne pas disposer d’informations suffisamment fiables et neutres pour gérer efficacement leur budget et 69 % jugent leurs connaissances moyennes ou faibles sur les questions financières. 

La création du passeport EDUCFI pour les élèves de 4ème - décidée en 2016 dans le cadre de la stratégie nationale d'éducation économique budgétaire et financière et mise en œuvre en 2024 - est un premier pas significatif. Toutefois, deux heures d’initiation à la culture financière dans une scolarité, ne permettent pas de fournir aux élèves un bagage suffisant à la compréhension des notions essentielles.

L’instauration de séquences d’éducation financière ludiques, courtes et régulières, permettrait des progrès conséquents.

Si 81 % des Français pensent que l’éducation financière devrait être enseignée à l’école, nos enfants eux-mêmes sont conscients de l’enjeu : 64 % des 15-17 ans souhaitent mieux comprendre les moyens de paiement, le crédit, l’assurance, les placements. 

Répondre à leur attente légitime est naturellement impossible en deux heures.

Nous connaissons votre engagement et votre attachement aux sujets d’éducation et espérons que notre appel sera entendu.

Nous nous tenons à votre disposition pour poursuivre les réflexions et développer le plan d’action concret afin d’intégrer de la meilleure façon l’éducation financière dans les programmes scolaires.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de notre considération respectueuse.

France FinTech, pour
le collectif #EDUCFI pour nos enfants

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Pour aller plus loin : 

La mise en place du passeport EDUCFI pour les élèves de 4ème est donc un premier pas, et nous nous en réjouissons. Ne nous leurrons pas pour autant : deux heures de sensibilisation ne répondent pas à l’enjeu fondamental que représente la culture financière de nos enfants. 

La France est en retard.

Le manque de culture financière des Français est criant et s’illustre par 3 chiffres alarmants : 

  • Seuls 52 % des Français maîtrisent les intérêts simples, et le chiffre plonge à 40 % lorsqu'il s'agit d'intérêts composés.
  • La Banque de France accorde aux Français la note moyenne de 12,45/20 en la matière. Rappelons que l’OCDE considère un citoyen comme suffisamment éclairé pour faire des choix financiers judicieux à partir de 14/20.
  • Seule 6 % de la génération Z estime avoir de bonnes compétences financières. 

Pourtant, promouvoir l’éducation financière répondrait à un triple défi économique, social et environnemental.

L’éducation financière favorise une meilleure santé économique

D’un point de vue macro-économique, une éducation financière satisfaisante permettrait à la France de créer plus de richesse, de réduire le taux de chômage et d’encourager les investissements. La corrélation entre éducation financière et santé économique d’un pays a été établie par une étude menée au Royaume-Uni - un pays pourtant en avance sur l’éducation financière de sa population -  qui a démontré que : 

  • La priorisation de l'éducation financière ajouterait un supplément de près de 7 milliards de livres à l'économie britannique chaque année.
  • Si tous les adultes recevaient une éducation financière à l’école, cela se traduirait par la création de 76 400 entreprises supplémentaires chaque année - soit 123 000 emplois directs par an, réduisant ainsi le chômage de 8%. 

Par ailleurs, la retraite est une préoccupation essentielle pour une large part de nos concitoyens. Pour autant, ils se montrent souvent méfiants à l’égard des produits d’épargne destinés à la retraite, qu'ils perçoivent comme opaques et trop risqués en dépit de la simplification récente apportée par la loi PACTE en 2019. L'urgence de sensibiliser les jeunes générations à l'importance de l'épargne et son rôle prépondérant dans la préparation de leur retraite se fait de plus en plus ressentir. Sans éducation financière, le risque d’une forte paupérisation des générations futures de retraités est inévitable.

L’éducation financière est un impératif social pour la réduction des inégalités

Inégalités des chances d’une part. Lors d'une conférence de presse tenue en janvier 2024, Monsieur le Président reconnaissait que "l'avenir des enfants de la République reste encore trop déterminé par le nom de famille, l'endroit où l'on est né, le milieu auquel on appartient". Enseigner l’éducation financière à l’école, c’est lutter contre une transmission qui dépend exclusivement de la culture économique des parents, celle-ci étant très largement corrélée à leur catégorie socioprofessionnelle. Concrètement,  une personne ayant un faible niveau de culture financière perdrait 2 390 € par an, par rapport à une personne dotée d’un niveau moyen de connaissances en la matière.

Inégalités de genre, d’autre part : revenus (les femmes gagnent 23,5 % de moins en moyenne dans le secteur privé), épargne (seules 15 % des femmes possèdent un PEA contre 23 % des hommes), investissement (11 % des femmes investissent en Bourse contre 24 % des hommes)... Autant de réalités qui témoignent des disparités économiques qui persistent entre les femmes et les hommes, alors même qu’elles constituent des socles importants de liberté et d’indépendance. Elles enferment trop souvent les femmes dans un foyer néfaste pour elles, ce qui constitue un terreau fertile pour les violences sexistes : 41 % des femmes ayant vécu en couple ont déjà subi au moins une forme de violence économique conjugale. Pour faire réellement de  l’égalité femmes-hommes la « Grande cause du quinquennat », prenons le sujet à la racine et éduquons nos enfants ! Des précautions simples mais terriblement efficaces existent :  avoir un compte personnel, ne pas transmettre ses codes d’accès de compte, alimenter le compte joint proportionnellement aux revenus de chacun… Elles doivent être enseignées à toutes et à tous.

L’éducation financière contribue à la transition environnementale que nous devons nécessairement opérer

L’impact du manque d’éducation financière est également environnemental. Notre argent représente, pour la majorité des Français, le premier poste d’émission carbone. Les banques françaises ont alloué plus de 350 milliards de dollars aux énergies fossiles entre 2016 et 2021, dont 130 milliards aux 100 entreprises développant le plus de nouveaux projets d’énergies fossiles. Éduquer nos enfants à être attentifs aux placements financiers réalisés avec leur argent n’est plus une option : c’est une nécessité pour garder une chance de respecter l’Accord de Paris.

L’éducation financière améliore la santé mentale en agissant sur le bien être financier

Enfin, ne négligeons pas l’impact de l’éducation financière sur le bien-être de tous. 36 % des 18-24 ans ont été confrontés à des difficultés financières en 2023. Or, 87% des Français ayant traversé une période financièrement difficile affirment avoir vécu au moins un trouble en raison de leur situation (stress, nervosité, anxiété, désordres du sommeil, épisodes dépressifs, pensées suicidaires…). Vous n’êtes pas sans ignorer la dégradation alarmante de la santé mentale de notre jeunesse depuis la crise sanitaire du Covid-19. Leur donner les clés pour ne pas se sentir submergés par la gestion de leurs finances, c’est aussi leur donner un moyen supplémentaire de prendre soin d’eux.

Pour toutes ces raisons, il est de votre devoir de proposer à nos enfants une éducation financière à la hauteur des enjeux. En tant qu’acteurs engagés de l’éducation et de la finance, voici nos préconisations. 

Éducation financière : comment l’enseigner ?

Dès l’âge de 5 ans, un enfant a la capacité cognitive d’épargner et de dépenser.  Dès 7 ans, il commence à forger ses habitudes financières. À partir de 11 ans en moyenne, il reçoit de l’argent de poche. Pour que nos enfants intègrent les bons réflexes de gestion budgétaire dès leur première confrontation à l’argent, il est important de commencer plus tôt cette sensibilisation.

Nous demandons à ce que cette éducation comprenne les piliers nécessaires à une bonne culture financière, à savoir : 

  • Intégrer les notions de valeur et de prix
  • Comprendre ses postes de revenus et de dépenses
  • Apprendre à donner
  • Se confronter à ses envies et savoir faire des choix
  • Apprendre à négocier
  • Savoir mettre de l’argent de côté et découvrir le fonctionnement des produits d’épargne
  • Savoir investir en conscience son argent
  • Se protéger des arnaques financières

Pour contribuer à l’initiative, 

  1. Engagez-vous en signant cette lettre ouverte
  2. Partagez la sur vos réseaux avec le #EDUCFI et en utilisant le Kit de communication mis à votre disposition  

Caroline Ménager, Benoit Grassin et Nicolas Klein, co-fondateurs de Pixpay

France Fintech

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Signataires et soutiens :

Caroline Ménager, Benoît Grassin et Nicolas Klein, Co-fondateurs de Pixpay et initiateurs de la démarche, 

Julien Niquet et Benjamin Pedrini, Co-fondateurs d’Epsor, 

Hervé Alexandre, Professeur à l'Université Paris Dauphine - PSL, 

Damien Adam, Député de la 1ère circonscription de la Seine-Maritime, Commission du développement durable et de l'aménagement du territoire, 

Christine Decodts, Députée du Nord, Commissaire des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire, 

Paul Midy, Député de la 5e circonscription de l’Essonne, Commission des affaires économiques, 

Camille Aumont Carnel, Leadeuse d’opinion, autrice «#adosexo» et fondatrice de @jemenbatsleclito, 

Guillaume Autier, CEO de Meilleurtaux, 

Agnès Bricard, Ambassadrice de la mission sur l’Intéressement et la participation, Vice-Présidente de Pacte PME, Présidente d'Honneur du Conseil National de l'Ordre des comptables, Présidente Fondatrice de la Fédération Femmes Administratrices, 

Cyril Chiche, Co-fondateur et président de Lydia, 

Marie Degrand-Guillaud, Directrice générale et CEO de Nickel, 

Philippine Dolbeau, Présentatrice de l’émission L’Ecole du futur sur SQOOLTV, 

Flore Egnell, Directrice générale de Willa, Vice-Présidente de La Boussole, membre du Collectif #Femmes & #Mixité, d’ImpactFrance et mentor au sein de Moovjee, 

Geoffroy Guigou, Co-fondateur de Younited, 

Sébastien d'Ornano, Président de Yomoni, 

Alexandre Prot, Co-fondateur et CEO de Qonto, 

Alexia Reiss, Déléguée Générale de SISTA, 

Arbia Smiti, CEO et fondatrice de Rosaly, 

Caroline Span, Co-fondatrice de Welcome Account, 

Mathieu Stefani, Hôte du podcast Génération Do It Yourself et La Martingale, CEO - Alvo.market,

Aziliz de Veyrinas, Directrice Déléguée Les Echos-Le Parisien Événements, 

Pascal Froissart, Professeur des universités au CELSA - Ecole des hautes études en sciences de l'information et de la communication,

Catherine Abonnenc, Présidente de Femmes Business Angels, 

Pierre-Eloi Acar, CEO de Bling, 

Camille Ait-Taleb, Fondatrice de la communauté Elle Investit, 

Alexandra, Créatrice de contenus sur @parlonsbudget_ et autrice du livre Savoir gérer son budget (pour mieux en profiter), 

Sam Ashita, Experte en désendettement et éducation financière, 

Azénor, Fondatrice de Ma Petite Fourmi, 

Patrick Baron, Analyste de Banque française,

Joel Bassani, Fondateur et CEO de Jinnbee et co-président d’Insurtech France, 

Julien Benayoun, Co-fondateur et Directeur Général de Lita.co, 

Anne-Claire Bennevault, Présidente de SPAK, plateforme d'éducation financière, 

Laurent de Bernède, Fondateur et gérant d’Azulli, 

Pierre Bonodot, Directeur Finance & Technique d’Intériale Mutuelle et Secrétaire général d’Insurtech France, 

Clément Boulais, Directeur Général France de Truelayer, 

Amine Bounjou et Scott Gordon, Co-fondateurs de Kard, 

Pierre-Yves Breton, Directeur Général de AYDO, 

Nelly Brossard, Advisor et Vice-Présidente Insurtech France, 

Joao Cardoso, CEO de Lovys, 

Cedric Cassini, CCO de Treezor, 

Adrien Chaltiel, Co-fondateur d’Eldorado.co, 

Xavier de Champsavin, Co-fondateur de Fluence, 

Arwa Chaouki, Fondatrice d’EDUKAFI, 

Benjamin Chemla, François Ruty, Harjas Singh, Co-fondateurs de Shares, 

Joseph Choueifaty, Co-fondateur et CEO de Goodvest, 

Sylvie Cieply, Enseignant Chercheur IAE / Université de Caen, 

Muriel Claude, Senior Advisor Présidente,

Geoffrey Conca, Fondateur du programme pédagogique Pépette, 

Yoann Coumes-Gauchet, CEO de WeShareBonds, 

Maeva Courtois, Co-fondatrice et CEO d’Helios, 

Olivier Debeugny, Président de Lingua Custodia, 

François Derbaix, CEO Indexa Capital Group, 

Loïc Desmouceaux, Président de la FAS, 

Michaël Diguet, CEO d'Algoan, 

Adeline Dillmann, Conseillère en gestion de patrimoine et fondatrice de Fillenance, 

Morgane Dion et Léa Lejeune, Co-fondatrices de la plateforme d'éducation Plan Cash, 

Nicolas Domnesques, Créateur de contenu sur l'éducation financière, 

Stéphane Dothee, CEO ODONATECH,

Adrien Duchange, Développement des affaires France et Belgique d'Indexa Capital, 

Sophie Dumont, Fondatrice du podcast chitchatbudget, 

Victor du Boucher, Head of Banking de Papernest, 

Albert d'Anthoüard, Directeur Général Adjoint de Nalo, 

Sara El Bekri, Directrice générale de Friday Insurance SA, 

Antoine Ferahian, Directeur Général Moniwan.fr, 

Saskia Fiszel, Fondatrice de Virgil et de Spoune, 

Faustine Fleuret, Présidente et Directrice générale de l'Adan, 

Fabrice Florent, Créateur du podcast Histoires d’argent, 

Souleymane-Jean Galadima, Co-fondateur de Sapians, 

Charlotte Gaudin, Fondatrice d'AML Factory, 

Johannah Gay, Secrétaire Générale de Femmes Business Angels, 

Lorraine Goumot, Journaliste économique sur BFM Business, 

Aurélien Gouraud, Directeur de Lendopolis,

Léa Grandval, fondatrice de Soigne Ton Budget,

Adina Grigoriu, Présidente d’Active Asset Allocation, 

Olivier Herbout, Co-fondateur de Ramify, 

Jonathan Herscovici, Fondateur et CEO de StackinSat, 

Arthur Jacquemin, Président & fondateur, LaBienveillanceFinancière, 

Julien Jacquemin, Président de Gedeon, 

Amadou Kasse, Directeur Epargne Salariale et Retraite, Gerep,

Mark Kepeneghian, Président de Kriptown, 

Laurent Kocinski, CEO de Meelo, 

Camille Krejci, President de 21yield, 

Franck Labourdette, Directeur Général de Work4You, 

Thomas Lagier, CEO de Hedg, 

Zakaria Laguel, CEO de WeSave, 

Cathe Lamarque, Vice présidente de Femmes Business Angels, 

Caroline Lamaud Dupont, Fondatrice d'Anaxago, 

Alex Lamy, Créateur de L'Ami'ssive, 

Raphaël Leprette et Clémence Coursimault, Co-fondateurs de Money Walkie, 

Isabelle Le Bot, Directrice Générale de La France Mutualiste, 

Yann Le Floc'h, CEO & Cofondateur de Stairwage, 

Julien Lhoste, CEO de Wizbii et Obendy, 

Yoann Lopez, Fondateur et Président de Snowball, 

Pierre Llinas, ingénieur financier, Solactive AG,

L'investitude, Créateur de contenu sur l'éducation financière, 

Caroline Maitrot, Fondatrice de Nomad Education, 

Catherine Malaval, Administratrice de Femmes Business Angels, 

Ladislas Manset, CEO de Pono Technologies, 

Florence de Maupeou, Directrice générale de Financement Participatif France, 

Brice Mazeas, Account Executive chez Yomoni,

Cedric Menager, Directeur Général, Lesfurets, 

Éric Mignot, Fondateur et Président de + Simple, 

Jean-Paul Mochet, Président et fondateur de Coperience, 

Arthur Moraglia, Co-fondateur et Président de Villyz, 

Pierre Morizot, Co-fondateur et CEO de Waltio, 

Noëlle Mougammadoussane, Directrice de la conformité et du contrôle interne de MONI,

Arnaud Mournetas, Fondateur de Redstart Inc. et Directeur général de Kriptown, 

Dominique Mucchuelli, Trésorière Femmes Business Angels,

Cédric Nallet, CEO de Smartpush, 

Serge Ngoube, CEO de Investally, 

Solenne Niedercorn-Desouches, Hôte du podcast Finscale, 

Patrick de Nonneville, Co-fondateur d’October, 

Chloé Payan, Responsable clubs et communauté France de Curiosity Club, 

Victor Pecot, CEO de FlameUp, 

Aurore Perrin, CMO associée de Sapians, créatrice du podcast Just Focus et chroniqueuse Ma Minute Finance @Elle, 

Renaud Pestre, Co-fondateur de Pretto, 

Delphine Pinon, Créatrice du podcast et des formations Richissime, 

Patricia Pinto, CEO de Imerale, 

Anthony Piquet, Co-fondateur de Merci Prosper, 

Alix de Renty, Co-Fondatrice de Ladies Bank, 

Florence Richardson, Présidente d’Honneur de Femmes Business Angels et co-fondatrice de WinEquity, 

Paul Riché, CEO de Spayr, 

Alexandre Rispal, Consultant and Operating Partner et administrateur d’Insurtech France, 

Fanny Rodriguez, Secrétaire Générale de Fintecture et administratrice de l’ETPPA et l’AFEPAME, 

Stanislas Rohmer, VP Sales & Marketing de Mipise, 

Dominique Roos, CEO de transfertBanque / Si-Expertise, 

Alexis Rouëssé, CEO et co-fondateur de Arrago, 

Charles Ruelle, Co-Fondateur et CEO de Sezame, 

Olivier Rull, CEO de Caravel, 

Ignacio Sainz Iglesias, Directeur Général Délégué, VeraCash, 

Guillaume Simonin, Créateur des "feuilles volantes" et fondateur de Wizify.fr, 

Elyes Slama, Ingénieur d'affaires de Fininfo Solutions, 

Marc Tempelman, Cyril Garbois et Chaker Nakhli, Co-fondateurs de Cashbee, 

Alexandre Toussaint, Président de Baltis (Magellim),

Alexandre David, Co-fondateur et Président d’Heptalytics,

Bruno Van Haetsdaele, Président de Linxo,

Jérôme Tomasini, Startup Partner Lead Southern Europe de Stripe,

Marie Janoviez, Co-fondatrice de Caravel,

Mathilda Le Coq, Data Engineer de Meelo,

Julien Marion, Développeur frontend de Meelo,

Elisa Tual, Chargée de communication de VeraCash,

Sarah Declercq, Key Account Manager de Meelo,

Jérémy Vanhoutte, Business developer de Meelo,

Henri Testu, Key Account Manager de Meelo

Anne-Claire Caurier, CMO de Meelo,

Yannick Gourlain, CTO de Meelo,

Benjamin Kasprzak, COO de Meelo,

Wendy Norbert, Lead Dev de Meelo, 

Angela Decaestecker, Growth Marketer de Meelo,

Florent Maret, Lead Tech Engineer de Meelo,

Danel Benjamin, Business developer de Meelo,

Melvin Dufrane, Data Engineer de Meelo,

Celina Pruvost, Data Scientist Meelo,

Mathieu Devaux-Sabarros, Responsable éditorial et marque de VeraCash

Mathieu Rosey, Chief Operating Officer d'AML Factory,

Romain Cauquil, CTO de AML Factory

Therese Torris, Directrice Marketing de LaBienveillanceFinancière

Gregory Desmot, DG Cegid Petites Entreprises,

Fanny Lefèvre, CoS - Capital Cloud,

Kamel Nait Outaleb, CEO ONLYONE,

Adèle Jouhault, chargée de marketing chez Fortuneo.

Sources

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Pixpay .Lanceur de pétition
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Les décisionnaires

Gabriel Attal
Premier Ministre français
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