Decision Maker

Edouard Philippe

  • Premier ministre

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Petitioning Emmanuel Macron

Sauvons celles qui sont encore vivantes

Le tournage de Jacqueline Sauvage, dans lequel j’ai pu ressentir ce que pouvait être « en vrai » la violence conjugale, ne m’a pas laissée indemne. Je suis, depuis, connectée avec toutes ces victimes (femmes, hommes et enfants). Il était de mon devoir de citoyenne de prendre la parole pour qu’elles ne se sentent plus abandonnées. J’ai besoin de vous, et surtout elles ont besoin de vous afin que nous n’ayons plus honte du nombre effrayant de 150 cadavres par an. Cette pétition est pour leur dire qu’elles ne sont plus seules et que nous allons y arriver. C’est aussi une façon de les prendre dans nos bras. Je fais une confiance totale au Président de la République mais nous devons lui envoyer un signal fort venant du peuple afin que l’horreur s’arrête. Œuvrons main dans la main avec le gouvernement. ENSEMBLE. On a besoin des citoyens, de la police, du corps médical, des hommes de loi et on a besoin de VOUS. Merci. Retrouvons nous le samedi 6 octobre à 14 heures, devant le Palais de Justice de Paris, 10 bd du Palais 75001. En province, n’hésitez pas à initier un rassemblement même jour, même heure. Sauvons celles qui sont encore vivantes Tous les trois jours, une femme meurt sous les coups de son conjoint ou de son ancien conjoint. L’an dernier, 123 ont ainsi perdu la vie. Et 225.000 autres ont été victimes de violences conjugales. Ces femmes ne sont pas des inconnues : ce sont nos mères, nos filles, nos amies, nos voisines. Le président de la République Emmanuel Macron a fait de l’égalité femmes-hommes la grande cause de son quinquennat ; et la lutte contre les violences faites aux femmes a été proclamée « grande cause nationale » pour l’année 2018.  Et pourtant, un silence assourdissant persiste. Il faut que cela s’arrête. Il faut que notre cri de révolte soit aussi retentissant que le déni qui règne aujourd’hui. Monsieur le président, agissons pour que ces femmes ne meurent plus dans l’indifférence totale, pour que nous n’ayons plus honte de ces cadavres. Les lois existent, mais leur application est inégale. Des initiatives efficaces sont développées, mais leur déploiement repose trop souvent sur l’implication de quelques-uns. Il faut donner les moyens d’agir à ceux qui prennent en charge les femmes victimes et les hommes auteurs de ces violences. En mettant fin à l’horreur, une femme battue doit ne pas être doublement terrifiée par un autre cauchemar qui va commencer. Lors des premiers dépôts de plainte, les victimes doivent être écoutées avec la plus grande attention. Nous demandons une formation O.BLI.GA.TOI.RE nationale de tous les métiers de loi (police, gendarmerie, juges, magistrats) et un plan d’urgence pour l’hébergement des femmes. Il faut faire évoluer la médiation pénale, en imposant à l’agresseur une interdiction d’approcher le domicile de l’agressée. Il faut contraindre les hommes « violents » à se soigner. Enfin, il est urgent de repenser la loi sur la légitime défense : comment une femme pourrait-elle répondre en « proportion » à un ou des coups de poings donnés par un homme ? C’est impensable. Pour les cas de violences conjugales, qui touchent aussi les enfants, la légitime défense est obligatoirement différée et ne peut être proportionnée. Une évolution de la loi devrait néanmoins se garder de donner le droit aux victimes de se faire justice elles-mêmes. C’est cet inextricable qu’il faut résoudre. Si vous voulez manifester votre engagement, je vous propose que nous nous retrouvions toutes et tous le samedi 6 octobre à 14h, devant le Palais de Justice de Paris. Tous ensemble, montrons à ces femmes que nous leur tendons la main, et que viendra un jour où elles ne seront plus seules. SAUVONS CELLES QUI SONT ENCORE VIVANTES

Muriel ROBIN
775,768 supporters
Victory
Petitioning Emmanuel Macron

Contre le statut officiel de première Dame "Brigitte Macron"

Fondateur du mouvement de l'Égalité Nationale , je reste un citoyen engagé. J'ai dénoncé la corruption pendant la campagne présidentielle 2017 pour favoriser la moralisation de la vie politique française. Nous ne savions pas alors qui serait le prochain Président et peu importe puisque les mêmes règles sont pour tout le monde.  L'Egalite Nationale met donc en place cette pétition . Aujourd'hui, un statut particulier est en cours de préparation à l'Elysée concernant l'épouse du Président de la république. Un cabinet spécial ainsi que des fonds propres lui seront alloués. Paradoxalement le recours aux emplois familiaux sera bientôt interdit à l'Assemblée nationale. C'est une des mesures-phares du projet de loi de moralisation de la vie politique française.  Il n'y a aucune raison pour que l'épouse du chef de l'état puisse obtenir un budget sur les fonds publics. Brigitte Macron dispose à l'heure actuelle d'une équipe de deux à trois collaborateurs, ainsi que de deux secrétaires et deux agents de sécurité et cela est suffisant. Si cette question doit être tranchée elle devra se faire dans le cadre d'un référendum et non du fait d'un seul homme. C'est au peuple de France de choisir de sa représentativité et à nul autre. Par ailleurs, les Français à plus de 65% sont défavorables à la création d'un statut particulier pour Brigitte Macron... Avec un tel statut la première dame usera de son rôle comme bon lui semble et ce sera lui reconnaître une existence juridique qui permettrait de bénéficier d'un budget , d'un rôle important, de nombreux collaborateurs, chauffeurs , protection renforcée et autres avantages... A l'heure où l'état souhaite faire des économies dans le budget de l'armée et souhaite moraliser la vie politique , se pose un problème de conscience nationale.  Emmanuel Macron bien que Président, ne peut décider de tout à lui seul...Nombreux ont voté pour lui juste pour faire barrage au Front National et non pas parce qu'ils cautionnaient son programme. Nous dénonçons farouchement toutes les attaques sexistes envers Brigitte Macron et nous ne remettons nullement en cause ses compétences. Cependant, dans une période de moralisation de la vie politique française, au moment du vote d'un décret interdisant aux députés d'employer un membre de leur famille, dans la mesure ou nous nous sommes farouchement battu pendant l'élection présidentielle en organisant en autre le contre rassemblement à la place de la république en réponse à celui de François Fillon au Trocadéro, nous ne pouvons donc décemment cautionner l'initiative d'un statut spécifique à l'épouse du Président Macron. De nombreuses modifications de statuts nous semblent donc prioritaires, à savoir celui des travailleurs, celui des petits retraités délaissés, les étudiants défavorisés par la baisse de l'APL, la crise des migrants etc... Le "droit de pétition" a été institué en France par ordonnance en 1958. Monsieur le Président Emmanuel Macron dans son discours de Versailles a fait part de l'importance qu'il attacherait aux pétitions importantes . "Je souhaite que le droit de pétition soit revu, afin que l’expression directe de nos concitoyens soit mieux prise en compte et que les propositions des Français puissent être présentées, dans un cadre défini et construit, à la représentation nationale", a déclaré le président de la République Nous lui adresserons donc cette pétition. Elle est issue de la société civile et nous sommes donc prêts à nous entretenir avec le chef de l'état à ce sujet. Nous vous ferons part de l'avancement de cette pétition dans la mesure ou un entretient avec Emmanuel Macron nous serait proposé .  Thierry Paul Valette  Fondateur de l'Egalite Nationale  Petition à l'initiative de l'Egalite Nationale  https://m.facebook.com/egalitenationale/

Thierry Paul VALETTE
318,923 supporters
Petitioning Edouard Philippe, Agnès Buzyn, Emmanuel MACRON, Patrick Bernasconi, Edouard Philippe

BATTONS-NOUS POUR OBTENIR UNE LOI SUR L'AIDE ACTIVE À MOURIR ! *

  Le 1er février 2019 : À PROPOS DU CHOIX - CITOYENS POUR UNE MORT CHOISIE L'association que nous avons créée pour vous représenter a tout juste une année d'existence. Nous continuons de travailler d'arrache-pied pour faire progresser le dossier de la fin de vie en France, en collaboration avec d'autres associations qui poursuivent le même combat.  Nous avons notamment créé un Guide pratique, une première en France, que vous pouvez télécharger et imprimer.  Si vous ne nous avez pas encore rejoints, ne tardez plus car votre participation est essentielle. L'adhésion est gratuite, je vous le rappelle. Voici le lien :  LE CHOIX. Je compte sur vous !                                  ****************  J'ai créé cette pétition en pensant à Anne et Françoise dont les histoires m'ont tant touchée que j'ai souhaité les partager avec vous et vous dire ma détermination à faire en sorte que très bientôt, dans notre pays, personne n'ait plus à faire ce qu'Anne a fait il y a plus d'une année et que Françoise s'apprête à faire à son tour... Anne était atteinte de la maladie de Charcot (SLA), une maladie qui l'enfermait progressivement dans son corps. Françoise, est également atteinte d'une maladie incurable et s'est préparée, elle aussi, à partir mourir en Belgique, car la loi française n'autorise pas l'euthanasie et le suicide médicalement assisté, et cela, malgré le fait que l'immense majorité des Français souhaitent qu'une telle loi soit votée, ainsi que le montre ce récent sondage IFOP. Malheureusement, elles ne sont pas seules dans ce cas, tant s’en faut. Ils sont nombreux ceux qui, chaque année, partent mourir dans un pays où la loi autorise l’euthanasie, lorsque leur souffrance physique ou psychique est devenue insupportable. Nous avions un espoir de voir cette loi votée dans un avenir proche lorsque le poste de Ministre des Solidarités et de la Santé a été confié à Agnès Buzyn, qui avait déclaré être favorable à une loi du type de la loi belge, lors d’un colloque au Grand Orient en 2015. Mais elle a changé d’avis et pense maintenant que la loi actuelle est suffisante. Le simple fait de devoir partir en Belgique ou en Suisse, à condition d’en avoir les moyens, est totalement inacceptable et montre bien l'hypocrisie de cette loi. Voyez un peu. La loi Claeys-Leonetti prévoit que seuls les médecins sont habilités à déclarer qu’un malade est en fin de vie, condition sine qua non pour être mis sous sédation profonde et continue jusqu'à la mort. Si les médecins décident que vous n’êtes pas aux portes de la mort, ils se contentent alors de gérer le mieux possible vos souffrances physiques dans le cadre des soins palliatifs, lorsque ceux-ci sont disponibles dans votre région, sans prendre en compte votre volonté de ne pas parcourir ce terrible chemin de croix.  La Haute autorité de la santé (HAS) a récemment précisé ce qui doit être considéré comme la fin de vie et l'on parle maintenant de quelques heures et au maximum, de quelques jours... En somme, on oblige tous les Français à « boire le calice jusqu'à la lie », selon les bons vieux préceptes de l'église catholique.  Mais comment peut-on se contenter d'une pareille loi dont la mise en application conduit au même résultat qu’une injection létale, à la mort du malade, sauf que dans le premier cas, cela peut prendre des semaines, alors que dans le second, c’est l’affaire de quelques minutes, au moment CHOISI par le malade ?                                             *******            J'ai rencontré Anne Bert en juin 2012 à l'occasion du Salon du livre d'Évian où nous avions toutes les deux été invitées. Nous sommes rapidement devenues amies. Quand elle a appris en fin d'année 2015 qu'elle était atteinte d’une maladie très grave, la maladie de Charcot (SLA), elle m'a annoncé la nouvelle et m'a dit qu'il était hors de question qu'elle vive cet insupportable enfermement et qu'elle ferait le nécessaire pour être euthanasiée en Belgique. Et c'est ce qu'elle a fait le 2 octobre 2017.  Il s'agit d'une maladie neurologique à évolution rapide, mortelle dans la quasi totalité des cas, qui attaque directement les cellules nerveuses qui sont responsables du contrôle des muscles volontaires, bras, jambes, mains, bouche (alimentation, déglutition et parole), ainsi que des fonctions respiratoires...                                               ******* Françoise Griso  partage l'opinion d'Anne et elle a eu envie de vous faire part de ce qu’elle est en train de vivre. Elle a 58 ans et voici ce qu’elle m’a raconté.  Elle souffre d’un cancer ORL depuis des années et même si elle n’a jamais cessé de se battre, elle arrive doucement mais sûrement en fin de parcours. Elle a subi de nombreuses chirurgies faciales et des séances de radiothérapie mais le mal continue de progresser. Françoise a la chance d’habiter aux portes de la Belgique et d’avoir pu monter un dossier qui lui permettra d'être euthanasiée chez nos voisins quand elle ne supportera plus la douleur. C'est elle seule qui CHOISIRA le moment. Elle nous a dit que sa décision était déjà prise et son dossier prêt, même si elle est bien triste de ne pas pouvoir finir sa vie dans SON pays…                                           ******  C'est pour vous que nous nous battons et nous avons besoin de votre aide. Il est essentiel que vous parliez de cette pétition autour de vous, que vous rejoigniez LE CHOIX car sans vous, sans votre aide, tout ce que nous faisons ne servira à rien ! Merci ! marie

Marie GODARD
435,876 supporters
Petitioning Edouard Philippe, Antonio Tajani, François de Rugy, Stanislas Guerini, Emmanuel Macron, Brigitte Macron, Donald Tusk, nicolas hulot, Council of the European Union, European Parliament, European Com...

Coller des animaux vivants : NON MERCI

Le Conseil d'Etat valide la chasse à la glu.   Je m'appelle Laurent KLEIN-PIERRON, je suis directeur de jardinerie et engagé politiquement comme animateur local au sein de la République En Marche à Montigny les Metz en Moselle. Je ne me prétends pas être particulièrement écologiste ou défenseur de la cause animale mais simplement un citoyen responsable qui pense que la barbarie n'a pas sa place dans les grandes démocraties. Comment prétendre vouloir sauver la planète et d'un autre côté ne pas se préoccuper d'un acteur majeur de la biodiversité qui disparait années après années. Malgré nos différences je pense que l'on peut se rassembler sur un sujet « transpartisan » qui nous concerne tous. Cette chasse dite «traditionnelle», jugée «cruelle» par les défenseurs des oiseaux, consiste à capturer des oiseaux à l’aide de baguettes en bois enduites de glu et dissimulées dans la végétation, sur des arbres ou buissons. Les chasseurs viennent ensuite décoller ceux qui ont été pris au piège et les nettoyer, souvent à l’aide d’un solvant. Gardés vivants, les oiseaux sont placés dans des petites cages, pour attirer grâce à leur présence leurs congénères, qui seront tirés au fusil. "Ils oublient que restant collés, (les oiseaux) peuvent se blesser et mourir d'épuisement ou de stress dans leur tentative de libération. En outre, le 'prélèvement' de l'animal par les chasseurs se réalise avec des solvants toxiques. S'il parvient toutefois à être défait de cette glu, l'oiseau peut également présenter des lésions traumatiques qui lui seront fatales les heures suivantes" Tous ensemble mobilisons nous pour faire pression sur les pouvoirs publics et la commission Européenne pour que cette chasse barbare soit bannie. Il est inadmissible dans les démocraties qui se disent mobilisées pour sauver la planète nous ne nous préoccupions pas des habitants de celle-ci. Protéger la biodiversité n'est pas une passion ou un hobby pour bobos parisiens mais une nécessité pour la planète et l'équilibre de la vie sur terre.  En seulement 30 ans, plus de 420 millions d'oiseaux en Europe ont disparu La sixième extinction massive de la biodiversité est bien en marche : en seulement 30 ans, 421 millions d'oiseaux ont disparu, non pas sur Terre mais seulement en Europe ! C'est l'estimation édifiante réalisée par une étude publiée dans le journal scientifique Ecology Letters. Pour les auteurs, « le déclin global de la biodiversité est sans précédent » (dans l'histoire de l'humanité). Les alertes scientifiques, les mobilisations internationales et locales semblent inefficaces devant le rouleau-compresseur d'une société marchande aveugle à son propre support de vie. Résultat : les écosystèmes s'appauvrissent ou sont méthodiquement stérilisés comme en témoigne le projet de barrage de Sivens en France qui a détruit une zone humide remarquable qui abritait de nombreuses espèces pourtant « protégées ». Si quelques espèces en voie d'extinction connaissent parfois un peu de répit, elles sont trop souvent les représentantes de la biodiversité symbolique, celle qui marque les esprits : pandas, baleines… Laissant de côté les espèces plus communes, dont les oiseaux, qui paient pourtant un lourd tribut. Cette étude menée par Richard Inger et Richard Gregory s'est basée sur 144 espèces d'oiseaux européens sur une échelle de 30 ans. Les données exploitées proviennent du Pan-European Common Bird Monitoring Scheme En effet, ces oiseaux offrent de multiples avantages pour les écosystèmes : ils aident à lutter contre les ravageurs en contrôlant leur prolifération, ils disséminent les graines des fruits qu'ils mangent et participent ainsi à la reproduction des végétaux. De plus, les oiseaux détritivores jouent un rôle clé dans l'élimination des charognes dans l'environnement. En outre, pour beaucoup de gens, les oiseaux demeurent le principal moyen dont ils interagissent avec les animaux sauvages, en écoutant leurs chants, en profitant de leur présence, en les alimentant et les observant. https://www.birdlife.org/europe-and-central-asia/news/les-oiseaux-des-champs-une-population-en-voie-de-disparition-en-europe MOBILISONS NOUS !!! MERCI POUR VOTRE CONTRIBUTION

Laurent KLEIN-PIERRON
295,237 supporters
Petitioning Edouard Philippe, Patrick Pouyanné

Interdire l'utilisation de l'huile de palme dans la «bio-raffinerie» Total de la Mède

En autorisant l'utilisation de l'huile de Palme pour la fabrication de carburants dans la « bio-raffinerie » Total de la Mède, le gouvernement de la France commet un crime écologique qui contribue à la déforestation en Asie du Sud-Est, favorise la disparition de la bio-diversité (nos cousins orangs outans sont fortement menacés par la disparition des forêts tropicales qui sont converties en monoculture de palmiers), crée l'appauvrissement des populations qui se retrouvent pieds et poings liés aux circuits de distribution de cette huile, prive la planète de ses poumons verts tout en favorisant le réchauffement climatique. En autorisant ces importations, le gouvernement et Total vont importer jusqu'à 500000 tonnes d'huile de palme, la consommation actuelle étant de 164000 tonnes par ans ! Les labels de certifications de l'huile de palme ne garantissent aucunement l'absence d'impact sur les forêts, la biodiversité et le réchauffement climatique. Monsieur le Premier Ministre, vous avez le pouvoir de mettre les paroles du président Macron, "make the planet great again" en conformité avec les actes de votre gouvernement, peu vertueux jusqu'alors sur les défis écologiques. Monsieur Pouyanné, en tant que Président Directeur Général de Total, vous avez le devoir de mettre fin à cette absurdité écologique et faire un premier pas en faveur d'une transition écologique vertueuse. Pensez aux forêts, aux orangs outangs, aux populations et à nos enfants.

Patrick FRÊNE
283,531 supporters
Victory
Petitioning Edouard Philippe, Emmanuel MACRON, Edouard Philippe, Mesdames et Messieurs les Parlementaires de l'Assemblée Nationale et du Sénat, Frédéric Lefebvre

Stop au gaspillage alimentaire en France !

La pétition européenne est ici (cliquez) Pendant des mois, avec des amis et bénévoles de ma commune, Courbevoie, nous avons récupéré trois soirs par semaine les invendus d'un supermarché pour les distribuer aux personnes nécessiteuses, notamment les SDF.  Fort de cette expérience et avec mon ami Mathieu Kassovitz, sensible à cette question, nous avons lancé cette pétition pour obtenir une loi imposant à tous les supermarchés de distribuer leurs invendus. Pourquoi une loi ? En France, aujourd'hui, nous avons: - D'un côté, une classe moyenne qui a de plus en plus de problèmes économiques. En effet, dès le 10 de chaque mois, des millions de Français sont sous l'eau après avoir payé leur loyer et leurs charges. En outre, il y a de plus en plus de SDF dans nos rues. - De l'autre côté, chaque supermarché gâche chaque jour plus de 50 kg de nourriture. C'est impensable avec la crise économique actuelle ! Notre proposition est donc simple et efficace : voter une loi demandant aux supermarchés de donner, soir après soir, tous leurs invendus à l'association de leur choix. Cette proposition, que nous avons donc testée sur le terrain à Courbevoie peut aider à éradiquer une partie de la faim dans notre pays. Le Sénat vient de voter à l'unanimité cette proposition le vendredi 10 avril dernier à travers un amendement dans la Loi dite "Macron". C'est maintenant au tour des députés de voter cet amendement. Des parlementaires de droite comme de gauche soutiennent cet amendement (Frédéric Lefebvre, Alexis Bachelay, Pouria Amirshahi, Guillaume Garot, Jean-Pierre Decool, Thierry Solere, Xavier Bertrand, Jean-Christophe Lagarde, Maurice Leroy, Christophe Premat). Concrètement, cette loi permettra à n’importe quelle association de récupérer des invendus consommables auprès d’un supermarché, et de les distribuer immédiatement, le soir même, aux démunis. Cet amendement dans la loi Macron sera soumis au vote avant l'été, contrairement au rapport du député Guillaume Garot sur la lutte contre le gaspillage alimentaire (qui ne sera pas débattu avant octobre puis voté en 2016).  Par ailleurs, nous avons été reçus à l'Elysée le mardi 5 mai  et le Président de la République, par l'intermédiaire de ses conseillers, nous a apporté son soutien. Si nous sommes des milliers à signer la pétition, nous pourrons pousser les députés et le gouvernement à adopter l'amendement pour légiférer au plus vite.  Vous êtes les ambassadeurs de ce projet. Disons ensemble Stop au gâchis alimentaire ! Arash Derambarsh (élu à Courbevoie) et Mathieu Kassovitz (acteur, réalisateur, et producteur) Voir ici une vidéo du Parisien: Distribution à Courbevoie Informations et contact : https://www.arashderambarsh-avocat.com/

Arash DERAMBARSH
210,200 supporters
Petitioning Monsieur le Ministre des Finances, Messieurs et Mesdames Les Députés, Messieurs et Mesdames les sénateurs, Emmanuel Macron, Edouard Philippe

Faire passer une loi pour contrer l’évasion fiscale

Je suis enseignant-chercheur à Grenoble, spécialisé en finance et éthique, et je suis choqué par la dérive de nos institutions et la corruption d'un système qui explose. La loi pour contrer l’évasion fiscale doit être une loi d’urgence 2019. Fin 2015,  l'amendement 340 qui aurait permis une lutte efficace contre l’évasion fiscale des entreprises  a été torpillé par 97% des députés (lire : Comment 97% des députés ont fait capoter la loi pour lutter contre l'évasion fiscale).  La loi de finance 2016 avec l’adoption de l’article 121 tranquillise les entreprises qui pratiquent l'évasion fiscale ( pour plus de détails, lire Pourquoi la loi de finance 2016 tranquillise les entreprises qui pratiquent l’évasion fiscale ?). Par exemple une amende ridicule maximale de 100 000 € est spécifiée. Conséquences : 80 milliards d’euros par an continuent de manquer dans les caisses de l’état français et les lobbies font la pluie et le beau temps au parlement. Le projet de loi de Michel Sapin sur la transparence économique a été examiné le 28 septembre 2016 et a montré l'agonie de la démocratie représentative. Le 8 décembre 2016, notre conseil constitutionnel repousse ce qu’il restait d’efficace dans la loi Sapin II en faisant primer la liberté des entreprises devant celles des citoyens. Depuis, rien n’a réellement bougé. Même hypocrisie du gouvernement et complicité des garants constitutionnels. En décembre 2018, la Cour des Comptes révèle même que les grandes entreprises pratiquent l’optimisation fiscale à grande échelle grâce au mécénat culturel. Aux Etats Unis, la loi Sarbanes-Oxley de 2002, adoptée suite au scandale ENRON, prévoit qu’en cas de falsification des états financiers, le directeur général et le directeur financier soient passibles d'une amende d'un million de dollars ou une peine de dix ans de réclusion ou plus. Cette loi a permis de récupérer des dizaines de milliards d’amendes. Elle a également permis au fisc américain de faire ouvrir les comptes des banques suisses. Lutter contre l’évasion fiscale, c’est trouver des financements pour assumer les transitions nécessaires à notre avenir. Pour la seule transition énergétique, cela créerait un million d’emplois. La loi pour contrer l’évasion fiscale doit être une loi d’urgence 2019. Article 1 : Les entreprises dont le chiffre d’affaires dépasse 150 millions d’euros devront publier chaque année le chiffre d’affaire, le nombre d’employés, le bénéfice et le montant d’impôt payé, pour chaque pays où elles ou leurs succursales exercent leur activité. Ces données sont accessibles à tous les citoyens conformément à la déclaration des droits de l’homme. Article 2 : En cas de falsification, le directeur général et le directeur financier sont passibles d’une peine de prison. Article 3 : Dans le cadre d’une politique volontariste de transparence, en adéquation avec la Responsabilité Sociale de l’Entreprise, les entreprises, qui accepteront que ces informations soient rendues publiques avant la mise en application de la loi, se verront attribuer un label « entreprise fiscalement citoyenne » Interpellons nos députés et notre Président pour déposer cette loi (voir sur https://sites.google.com/site/stopevasionfiscale) twitter @denisdupre5 .

Denis DUPRE
210,123 supporters
Petitioning Emmanuel Macron, Edouard Philippe, Marlène Schiappa, Jean-Luc Mélenchon

Non à l'augmentation des frais d'inscription pour les étudiant.e.s étranger.e.s !

  Edouard Philippe a annoncé ce matin l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiant.e.s étranger.e.s extra-communautaires. Au lieu de payer 170€ comme les étudiant.e.s français.e.s, nous devrons donc payer le tiers du coût réel des études soit près de 2800€ en licence et 3800€ en master et en doctorat ! Monsieur le Premier Ministre, Madame la Ministre de l’Enseignement Supérieur, vous allez empêcher des centaines d’étudiant.e.s comme moi de venir étudier en France ! Avec des frais d’inscription aussi élevés, qui s’ajouteraient à l’ensemble des coûts déjà très élevés que nous devons payer (coût du dépôt de dossier à campus france, 75 à 200€ en fonction des pays pour le test de français, 79 à 269€ pour le timbre fiscal nécessaire au titre de séjour, 90€ pour la CVEC, logement, transport prix des manuels…), je n’aurais jamais pu venir étudier en France ! Quand on est étudiant.e.s étranger.s en France, on doit déjà faire face aux mêmes galères que les étudiant.e.s français.e.s. Mais en plus de cela, on subit une précarité encore plus forte. En effet, nous sommes confronté.e.s à des nombreux obstacles, qu’ils soient administratif, sociales et pédagogiques. Administratifs car il est très compliqué d’obtenir un titre de séjour et une inscription en France (les démarches sont très nombreuses), sociale car nous n’avons pas accès aux bourses sur critères sociaux (seuls un très faible nombre d’entre nous ont accès à des bourses au mérite ou à des bourses financées par leur pays d’origine) et pédagogique car le fait de pouvoir rester en France ne dépends parfois ni de nous ni de l’université. En effet si la préfecture pense que nous nos études n’ont pas de caractère “réels et sérieux” elle peut décider de ne pas renouveler notre titre de séjour. En plus, rien n’est fait au sein de nos établissements pour nous permettre de réussir ! Le gouvernement affirme que cette réforme doit permettre d’attirer les “meilleurs” en France. Ce serait, soit disant, une réforme “d’équité” parce que les étudiant.e.s étranger.e.s “fortuné.e.s” paieraient notamment pour financer les bourses des étudiant.e.s étranger.e.s les plus précaires. En réalité, cette réforme va avoir une seule conséquence : fermer les portes de l’université à tou.te.s les étudiant.e.s qui comme moi n’ont pas les moyens de payer aussi cher ! Mêmes études mêmes droits: Il faut renoncer à l’augmentation des frais d’inscription des étudiant.e.s étranger.e.s hors UE ! Je vous demande donc aux côtés de nombreuses organisations, comme l’UNEF (l'Union Nationale des Etudiants de France), l’UEAF ( Union des Etudiants Algériens de France), l'UESNF ( Union des Etudiants et Scolaires Nigériens de France), la FESSEF ( Fédération des Etudiants et Stagiaires Sénégalais en France), l'ADEM ( Association des Diplômés et Etudiants Maliens), l'ADEEF ( Association des Etudiants Egyptiens de France), l'AJGF ( Association des Jeunes Guinéens de France), l'UEVF ( Union des Etudiants Vietnamiens de France) et Colcrea (Asociacion de Estudiant y Creadores Colombianos en Francia) de renoncer à l’augmentation de nos frais d’inscription au nom tout simplement de l’égalité. Nous étudions dans les mêmes amphis que les étudiant.e.s français.e.s, nous devons pouvoir avoir les mêmes droits ! Vous aussi aidez-nous en signant cette pétition et en la partageant sur les réseaux sociaux !    

Jean Benoit MORO
312,294 supporters
Petitioning Edouard Philippe

Revalorisation de l'Allocation Adulte Handicapé

Prendre en considération les personnes en situation de handicap en France est un sujet important à mon sens, pour ne pas dire primordial ! Mr le Président, Mr le Premier Ministre et Mme la Secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées, Si je prends en exemple ma situation personnelle, comment feriez-vous pour continuer à avoir le goût de vivre, rien que celui-là ?  En effet, en 2014 je suis rentré à l'hôpital en marchant, avec des douleurs côté droit. Je suis ressorti 15 jours plus tard avec des douleurs intenses de l'autre côté, puis j'ai développé le syndrome de la queue de cheval, me retrouvant en situation de handicap, j'ai découvert ce qui m'attend pour l'avenir... Mon avenir, mais imaginons que vous soyez à ma place, Mesdames et Messieurs les Candidats. Pourriez-vous vivre à 45 ans sous le seuil de pauvreté, pourriez-vous accepter que votre vie qui était pleine de promesses se retrouve du jour au lendemain avec 808.46 euros/mois (montant de l'AAH) ? Le comble de cette nouvelle vie, si je veux vivre en couple, ma compagne doit accepter ma situation, me prendre tel que je suis, mais aussi m'assumer financièrement, parce que si elle gagne plus de 1122 euros/mois, ma pension AAH va diminuer pour chaque euro qu'elle gagnera en plus !  Ce qui veut dire que je suis déjà dépendant physiquement mais aussi financièrement. Où est ma dignité ? Plus aucun bénéficiaire de l'AAH doit se retrouver sans cette Allocation à cause des revenus de son conjoint(e) Que proposez-vous pour toutes les personnes qui comme moi, suite à un aléa thérapeutique ou une maladie, se retrouvent à devoir porter leur handicap, se battre avec leur santé, se battre avec leur douleur, se battre pour retrouver goût à la vie, se battre pour accepter leur handicap et en plus se battre pour vivre avec moins de la moitié du Smic brut ?Je demande, si il est possible, d'envisager une vraie revalorisation de l'AAH. Pas de 0.1% comme l'an dernier (il faut oser faire cette annonce) mais un véritable effort, une marque de respect pour toutes les personnes dans ma situation, soit plus d'un million de concitoyens, tout de même qui ne peuvent plus vivre sous le seuil de pauvreté.   Merci.

éric MICHIELS
187,531 supporters
Petitioning François de Rugy, Emmanuel Macron, Edouard Philippe

Interdisons les pailles en plastique en France #BasLesPailles

En France chaque jour 8,8 millions de pailles sont utilisées et jetées et ce uniquement dans la restauration rapide. Les pailles en plastique font partie des 10 déchets les plus ramassés sur les côtes françaises.  Pour siroter son jus de fruit ou son cocktail, la paille est devenue une vieille habitude bien plus qu’une nécessité. Mais les pailles en plastique jetables ne disparaissent pas dans la nature. Leur petite taille les rend difficilement recyclables et elles sont au mieux incinérées (polluant notre air) et au pire elles s'envolent et finissent dans le caniveau, polluant nos rivières et les océans. Les pailles en plastique font ainsi partie des 8 millions de tonnes de plastique déversées dans les océans chaque année - soit l’équivalent d’une benne à ordures de plastique déchargées chaque minute. Elles rejoignent le tristement célèbre 7ème continent de notre planète : le “Vortex” de déchets du Pacifique Nord. Ce continent, on n’en veut plus ! Les pailles finissent sur les plages et dans les océans, le plastique se morcelle et les animaux marins/oiseaux les confondent avec de la nourriture. Et tout cela nous revient évidemment: ingéré par les animaux, ce plastique se retrouve la plupart du temps… dans nos assiettes. J'ai décidé de m'engager pour l'avenir de notre planète en co-fondant l'association Bas Les Pailles, suite à la vidéo d'une paille en plastique retirée du nez d’une tortue marine. Cette triste image porte un message important:  Il est encore temps d’agir. Il ne tient qu’à nous de changer nos habitudes !  Au Canada, la ville de Tofino en Colombie-Britannique a éradiqué les pailles en plastique depuis 2016. Aux Etats-Unis, Seattle est devenue la première ville à interdire les pailles en plastique dès l’été 2018. En Angleterre, les citoyen.ne.s ont obtenu à la suite d’une pétition l’engagement de McDonald’s UK qui va désormais passer aux pailles en papier et l'interdiction des pailles en plastique sera débattue cette année. L’Ecosse, le Costa Rica, le Belize, le Kenya et Taiwan prévoient également une interdiction totale ou partielle des pailles en plastique. Qu'attend la France pour emboîter le pas ? Nous sommes convaincues que seule une mobilisation de masse pourra avoir un impact sur l’avenir des océans, c'est pourquoi Bas Les Pailles compte sur votre mobilisation. Pour les personnes qui ont besoin de pailles pour boire, l’interdiction des pailles en plastique pourra être solutionnée. En effet, des alternatives au plastique existent : en bambou, en inox, en verre, en amidon ou en carton.  Nous pouvons réussir ensemble. La France, membre de la campagne des Nations Unies #OcéansPropres, s’est engagée à devenir “une nation de l’excellence environnementale” et interdira les gobelets, verres et assiettes jetables en plastique, ainsi que les cotons tiges en plastique, d’ici 2020. L'interdiction des pailles en plastique va dans le sens de cet engagement. Mobilisons-nous ensemble contre la surconsommation et l’utilisation des pailles en plastique. Nous vous proposons un plan d’action en trois phases: Signez la pétition et partagez-la autour de vous. Lorsque vous commandez une boisson, précisez “sans paille” Faites circuler l’information auprès de vos proches et restaurants/bars de quartier et sur les réseaux sociaux #BasLesPailles Interpellez le Ministère de la Transition Ecologique, qui n'a toujours pas répondu à notre appel, sur son site internet et sur les réseaux sociaux. AIDEZ-NOUS à faire interdire les pailles en plastique en signant notre pétition. Avec votre soutien nous remettrons la pétition au Ministre de la Transition Ecologique et Solidaire, François de Rugy, et au Président de la République, Emmanuel Macron. Notre objectif : atteindre 200 000 signatures Ce n'est pas la mer à boire, juste une paille en moins ! Pour en savoir plus: www.baslespailles.org  Pour adhérer à l'association : bit.ly/baslespailles 

Mounia EL KOTNI
182,554 supporters
Sauvons celles qui sont encore vivantes

Chères signataires, chers signataires, Vous avez raison, dans notre pays, les violences conjugales sont un phénomène massif, et souvent impuni. Nos mentalités et nos pratiques restent entachées de machisme, de stéréotypes et de lâcheté quand il s’agit de les dénoncer et d’accompagner celles qui les subissent. Quant aux dysfonctionnements institutionnels, ils sont une honte pour notre République. Vous êtes mobilisés, depuis longtemps déjà, pour dénoncer et combattre ce fléau. C’est pourquoi je tiens à vous présenter les premières mesures du Grenelle de lutte contre les violences conjugales. 1. Il faut d’abord assurer une mise à l’abri rapide des femmes qui fuient leur domicile conjugal. Une plateforme de géolocalisation est en cours de création pour que les victimes soient orientées, en temps réel, vers les places disponibles, près de chez elles. 1000 places d’hébergement dédiées aux femmes victimes de violences seront ouvertes à partir de janvier 2020. Elles viendront s’ajouter aux 5 240 places déjà existantes. Elles se répartiront en 250 places dans l’hébergement d’urgence et 750 places dans le logement social, solution qui peut être plus adaptée aux femmes qui partent avec leurs enfants. Les femmes victimes de violences auront par ailleurs accès à la garantie Visale, une caution gratuite de la part d’Action Logement. 2. La deuxième urgence consiste à assurer la protection des victimes à toutes les étapes de leurs démarches, pour les encourager à porter plainte. Car la plupart des féminicides ont lieu quand les femmes quittent leur conjoint ou portent plainte. Et quand elles trouvent le courage de le faire, elles se heurtent trop souvent à des réactions maladroites, déplacées ou indignes, au sein de nos commissariats et de nos gendarmeries. Nous lançons donc un audit de 400 commissariats et gendarmeries, ciblé sur l’accueil des victimes de violences conjugales, pour inciter au dépôt de plainte. Nous fournirons aussi un protocole unique d’évaluation du danger aux commissariats et aux gendarmeries, pour éviter toute disparité d’un territoire à l’autre. La possibilité de porter plainte à l’hôpital va être généralisée à partir du 25 novembre. Enfin, nous voulons identifier des procureurs référents spécialisés et expérimenter des chambres d’urgence pour que les dossiers soient traités en quinze jours, avec une meilleure articulation des différents acteurs judiciaires. 3. La troisième urgence consiste à assurer un éloignement effectif des conjoints et ex-conjoints violents. Nous voulons déployer, dans l’année, le bracelet électronique. Un projet de loi a été déposé pour que le juge puisse ordonner la mise en place de ce dispositif en cas de condamnation pour violences conjugales, mais aussi avant toute condamnation, dans le cadre d’un contrôle judiciaire ou d’une ordonnance de protection. Le bracelet devra être posé dans les 48h après le prononcé par le juge. 4. Enfin, nous voulons réformer notre législation en matière d’autorité parentale. Il faut en finir avec l’illusion qu’un conjoint violent pourrait être un bon père. Les enfants sont toujours des victimes d’un environnement familial dégradé. Beaucoup de pères violents utilisent leurs enfants comme un instrument de pression sur leur conjointe ou leur ex-conjointe. C’est pourquoi nous proposons deux mesures : - Quand le juge pénal examine une plainte, il pourra suspendre ou aménager l’exercice de l’autorité parentale : suppression du droit de visite et d’hébergement, possibilité pour la mère de prendre les décisions seule tout en continuant à percevoir une pension alimentaire. Cette mesure sera plus souple, plus opérationnelle et plus juste que le retrait de l’autorité parentale. - L’exercice de l’autorité parentale sera suspendu de plein droit en cas d’homicide volontaire par le conjoint, sans qu’il soit besoin d’une décision du juge. Et ce dès la phase d’enquête ou d’instruction. Le Grenelle, porté par la Secrétaire d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a commencé le 3/09/2019, en référence au numéro d’urgence 3919. Il durera jusqu’au 25 novembre. Il va préciser et enrichir ces premières annonces. Ce qui est en jeu, c’est de transformer très profondément nos mentalités, nos pratiques et nos institutions. Pour que la tolérance zéro devienne la règle, en matière de violences conjugales. Pour que toutes nos concitoyennes aient le droit de vivre libres et en sécurité, avec ou sans leur conjoint.

1 month ago
Sauvons celles qui sont encore vivantes

Chers signataires, Avec Marlène Schiappa, j’ai reçu aujourd’hui Muriel Robin, Eva Darlan et Karine Plassard. Nous avons entendu à travers elles la voix - la vôtre - des 700 200 signataires de la pétition contre le fléau des violences conjugales. Vous avez raison : les violences conjugales, comme toute violence sexiste ou sexuelle, perpétuent des pratiques indignes d’une société. Alors, oui, j’entends votre colère et votre impatience. Mais ne sous-estimez pas notre détermination : comme Marlène Schiappa, je sais qu’il y a urgence, et c’est ce qui motive l’action coordonnée de tous nos ministères dans les domaines éducatif, juridique, médical, sportif, économique. Nous avons dédié plus d’argent public à cette cause que les pays les plus souvent cités en exemple. Nous avons pris des mesures fortes, comme le lancement de la première plateforme de signalement en ligne des violences sexistes et sexuelles, opérationnelle 24H/24 : https://www.service-public.fr/cmi. Des mesures contre le harcèlement scolaire et de rue. Des mesures contre les écarts de salaire et de carrière. L’égalité entre les femmes et les hommes est un combat au long cours. Mais c’est un de nos combats de tous les jours.

10 months ago
Sauvons celles qui sont encore vivantes

Chère Muriel Robin, Chers signataires, Vous avez parfaitement raison. Il ne faut rien lâcher et nous ne lâcherons rien tant que perdurent les violences sexuelles et sexistes, notamment les violences conjugales. En banalisant l’horreur, elles asphyxient et détruisent les femmes qui les subissent. Ces violences sont indignes de la France. Pour les éradiquer, il faut mener un grand combat culturel, dans les esprits et dans les mœurs. Et ce combat, nous allons le gagner parce que nous sommes de plus en plus nombreux à dire que ça suffit. Je pense à #Metoo, à Marie Laguerre, à la pétition que vous avez lancée : je vous en remercie car un appel qui émane d’une grande figure, aimée des Français, décuple la portée de notre action. Depuis un an, avec la Secrétaire d’État Marlène Schiappa et sous l’égide du Président de la République, nous avons décidé que l’égalité entre les femmes et les hommes devait être la grande cause de notre quinquennat. Car, vous avez raison, il y a urgence. Depuis l’élection d’Emmanuel Macron, nous portons un ensemble de mesures pour prévenir les violences, accompagner celles qui les subissent vers la résilience et l’autonomie, punir et suivre ceux qui les pratiquent. C’est dans cet esprit que la secrétaire d’État a présenté le 1er octobre le premier plan de lutte contre les violences conjugales. Nous nous assurerons que toutes ces mesures produisent des effets bien réels pour nos concitoyens. Le gouvernement a lancé, le 30 septembre, une grande campagne de publicité pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles, notamment conjugales. Cette campagne, « Réagir peut tout changer », en appelle à la responsabilité individuelle et à la mobilisation collective. Chacun doit se sentir concerné s’il est témoin d’une scène de violences, dans les transports, à l’école, au travail ou dans le cercle familial. L’indifférence n’est pas une option quand une femme meurt, tous les trois jours, tuée par son conjoint ou son ex-conjoint. Cessons de trouver des excuses à ceux qui sont violents. Cessons de mettre en doute la parole des femmes qui ont le courage d’appeler à l’aide. Cessons d’être lâches. Ces victimes, nous leur devons la justice. Actuellement, seules 2% d’entre elles portent plainte. Car porter plainte est une démarche difficile, douloureuse. Pour reprendre vos mots, c’est parfois « un autre cauchemar » qui commence pour les femmes battues. Nous lançons donc en novembre la première plateforme de signalement en ligne des violences sexistes et sexuelles, opérationnelle 24H/24. Elle permettra aux victimes d’échanger avec des policiers spécialement formés qui pourront les aider dans leurs démarches. Pour gagner cette bataille culturelle, vous avez raison de dire qu’il faut mieux former les professionnels qui reçoivent les victimes. Depuis janvier 2018, nous avons déployé, sur tout le territoire, un grand plan de formation des policiers, des gendarmes et des magistrats. En 2019, les médecins seront également incités, grâce à un guide, à pratiquer ce qu’on appelle un « questionnement systématique » des femmes. Le but est de déceler celles qui sont victimes de violences pour les accompagner sur le chemin de la reconstruction et de la réinsertion. Tout notre système de santé doit s’adapter pour mieux accompagner les victimes. Pour assurer une prise en charge globale de leurs psycho-traumatismes, nous allons créer dix sites d’accueil et de soin, à partir de novembre prochain. Ils seront répartis sur tout le territoire. Le 28 septembre dernier, j’ai visité un centre, à Paris, qui héberge et protège, pendant plusieurs mois, des femmes âgées de 18 à 25 ans. « Je cherchais à survivre tous les jours, et c’est plus fatigant que de travailler 35h par semaine », m’a dit l’une d’elles. Je n’oublierai ni leurs témoignages, ni la seconde vie que leur offre ce centre d’accueil, dont nous allons nous inspirer. Nous ouvrons aussi 5 000 places d’hébergement pour les femmes réfugiées victimes de violences. Enfin, pour gagner cette bataille culturelle, qui est un combat de civilisation, il faut renforcer notre arsenal législatif. C’est dans cet esprit que nous avons porté le projet de loi qui renforce la lutte contre les violences sexuelles et sexistes. Il a été adopté cet été, à l’unanimité. Le harcèlement de rue est désormais puni par la loi. Par ailleurs, le délai de prescription pour les crimes sexuels commis sur les mineurs a été allongé de 20 à 30 ans, pour laisser aux victimes le temps de surmonter leur traumatisme avant de porter plainte. Enfin, la qualification du viol sur mineur de moins de 15 ans est désormais facilitée et étendue par la loi. Ce combat, chère Muriel Robin, il sera long et parfois pénible. Car vous savez, comme moi, que les résistances et les stéréotypes sont tenaces. Les actions que nous avons engagées ne montreront pas immédiatement tous leurs effets : il va falloir du temps pour qu’elles infusent les pratiques et, finalement, la société dans son ensemble. Mais notre détermination est totale et nous ne lâcherons rien. Car, pour reprendre vos mots, les Françaises et les Français le méritent.

1 year ago