Decision Maker

Edouard Philippe

  • Premier ministre

Does Edouard Philippe have the power to decide or influence something you want to change? Start a petition to this decision maker.Start a petition
Petitioning Emmanuel Macron

Sauvons celles qui sont encore vivantes

Le tournage de Jacqueline Sauvage, dans lequel j’ai pu ressentir ce que pouvait être « en vrai » la violence conjugale, ne m’a pas laissée indemne. Je suis, depuis, connectée avec toutes ces victimes (femmes, hommes et enfants). Il était de mon devoir de citoyenne de prendre la parole pour qu’elles ne se sentent plus abandonnées. J’ai besoin de vous, et surtout elles ont besoin de vous afin que nous n’ayons plus honte du nombre effrayant de 150 cadavres par an. Cette pétition est pour leur dire qu’elles ne sont plus seules et que nous allons y arriver. C’est aussi une façon de les prendre dans nos bras. Je fais une confiance totale au Président de la République mais nous devons lui envoyer un signal fort venant du peuple afin que l’horreur s’arrête. Œuvrons main dans la main avec le gouvernement. ENSEMBLE. On a besoin des citoyens, de la police, du corps médical, des hommes de loi et on a besoin de VOUS. Merci. Retrouvons nous le samedi 6 octobre à 14 heures, devant le Palais de Justice de Paris, 10 bd du Palais 75001. En province, n’hésitez pas à initier un rassemblement même jour, même heure. Sauvons celles qui sont encore vivantes Tous les trois jours, une femme meurt sous les coups de son conjoint ou de son ancien conjoint. L’an dernier, 123 ont ainsi perdu la vie. Et 225.000 autres ont été victimes de violences conjugales. Ces femmes ne sont pas des inconnues : ce sont nos mères, nos filles, nos amies, nos voisines. Le président de la République Emmanuel Macron a fait de l’égalité femmes-hommes la grande cause de son quinquennat ; et la lutte contre les violences faites aux femmes a été proclamée « grande cause nationale » pour l’année 2018.  Et pourtant, un silence assourdissant persiste. Il faut que cela s’arrête. Il faut que notre cri de révolte soit aussi retentissant que le déni qui règne aujourd’hui. Monsieur le président, agissons pour que ces femmes ne meurent plus dans l’indifférence totale, pour que nous n’ayons plus honte de ces cadavres. Les lois existent, mais leur application est inégale. Des initiatives efficaces sont développées, mais leur déploiement repose trop souvent sur l’implication de quelques-uns. Il faut donner les moyens d’agir à ceux qui prennent en charge les femmes victimes et les hommes auteurs de ces violences. En mettant fin à l’horreur, une femme battue doit ne pas être doublement terrifiée par un autre cauchemar qui va commencer. Lors des premiers dépôts de plainte, les victimes doivent être écoutées avec la plus grande attention. Nous demandons une formation O.BLI.GA.TOI.RE nationale de tous les métiers de loi (police, gendarmerie, juges, magistrats) et un plan d’urgence pour l’hébergement des femmes. Il faut faire évoluer la médiation pénale, en imposant à l’agresseur une interdiction d’approcher le domicile de l’agressée. Il faut contraindre les hommes « violents » à se soigner. Enfin, il est urgent de repenser la loi sur la légitime défense : comment une femme pourrait-elle répondre en « proportion » à un ou des coups de poings donnés par un homme ? C’est impensable. Pour les cas de violences conjugales, qui touchent aussi les enfants, la légitime défense est obligatoirement différée et ne peut être proportionnée. Une évolution de la loi devrait néanmoins se garder de donner le droit aux victimes de se faire justice elles-mêmes. C’est cet inextricable qu’il faut résoudre. Si vous voulez manifester votre engagement, je vous propose que nous nous retrouvions toutes et tous le samedi 6 octobre à 14h, devant le Palais de Justice de Paris. Tous ensemble, montrons à ces femmes que nous leur tendons la main, et que viendra un jour où elles ne seront plus seules. SAUVONS CELLES QUI SONT ENCORE VIVANTES

Muriel ROBIN
537,515 supporters
Petitioning Edouard Philippe, Agnès Buzyn, Emmanuel MACRON, Patrick Bernasconi, Edouard Philippe

BATTONS-NOUS POUR OBTENIR UNE LOI SUR L'AIDE ACTIVE À MOURIR ! *

  Le 15 octobre 2018 : À PROPOS DU CHOIX - CITOYENS POUR UNE MORT CHOISIE L'association que nous avons créée pour vous représenter a maintenant 7 mois d'existence. Nous continuons de travailler d'arrache-pied pour faire progresser le dossier de la fin de vie en France, en collaboration avec d'autres associations qui poursuivent le même combat.  Nous avons notamment créé un Guide pratique, une première en France, que vous pouvez télécharger et imprimer.  Si vous ne nous avez pas encore rejoints, ne tardez plus car votre participation est essentielle. L'adhésion est gratuite, je vous le rappelle. Voici le lien :  LE CHOIX. Je compte sur vous !                                  ****************  J'ai créé cette pétition en pensant à Anne et Françoise dont les histoires m'ont tant touchée que j'ai souhaité les partager avec vous et vous dire ma détermination à faire en sorte que très bientôt, dans notre pays, personne n'ait plus à faire ce qu'Anne a fait il y a déjà un an et que Françoise s'apprête à faire à son tour... Anne était atteinte de la maladie de Charcot (SLA), une maladie qui l'enfermait progressivement dans son corps. Françoise, est également atteinte d'une maladie incurable et s'est préparée, elle aussi, à partir mourir en Belgique, car la loi française n'autorise pas l'euthanasie et le suicide médicalement assisté, et cela, malgré le fait que l'immense majorité des Français souhaitent qu'une telle loi soit votée, ainsi que le montre ce récent sondage IFOP. Malheureusement, elles ne sont pas seules dans ce cas, tant s’en faut. Ils sont nombreux ceux qui, chaque année, partent mourir dans un pays où la loi autorise l’euthanasie, lorsque leur souffrance physique ou psychique est devenue insupportable. Nous avions un espoir de voir cette loi votée dans un avenir proche lorsque le poste de Ministre des Solidarités et de la Santé a été confié à Agnès Buzyn, qui avait déclaré être favorable à une loi du type de la loi belge, lors d’un colloque au Grand Orient en 2015. Mais elle a changé d’avis et pense maintenant que la loi actuelle est suffisante. Le simple fait de devoir partir en Belgique ou en Suisse, à condition d’en avoir les moyens, est totalement inacceptable et montre bien l'hypocrisie de cette loi. Voyez un peu. La loi Claeys-Leonetti prévoit que seuls les médecins sont habilités à déclarer qu’un malade est en fin de vie, condition sine qua non pour être mis sous sédation profonde et continue jusqu'à la mort. Si les médecins décident que vous n’êtes pas aux portes de la mort, ils se contentent alors de gérer le mieux possible vos souffrances physiques dans le cadre des soins palliatifs, lorsque ceux-ci sont disponibles dans votre région, sans prendre en compte votre volonté de ne pas parcourir ce terrible chemin de croix.  La Haute autorité de la santé (HAS) a récemment restreint sa définition de fin de vie et l'on parle maintenant de quelques heures et au maximum, de quelques jours... En somme, on oblige tous les Français à « boire le calice jusqu'à la lie », selon les bons vieux préceptes de l'église catholique.  Mais comment peut-on se contenter d'une pareille loi dont la mise en application conduit au même résultat qu’une injection létale, à la mort du malade, sauf que dans le premier cas, cela peut prendre des semaines, alors que dans le second, c’est l’affaire de quelques minutes, au moment CHOISI par le malade ?                                             *******            J'ai rencontré Anne Bert en juin 2012 à l'occasion du Salon du livre d'Évian où nous avions toutes les deux été invitées. Nous sommes rapidement devenues amies. Quand elle a appris en fin d'année 2015 qu'elle était atteinte d’une maladie très grave, la maladie de Charcot (SLA), elle m'a annoncé la nouvelle et m'a dit qu'il était hors de question qu'elle vive cet insupportable enfermement et qu'elle ferait le nécessaire pour être euthanasiée en Belgique. Et c'est ce qu'elle a fait le 2 octobre 2017.  Il s'agit d'une maladie neurologique à évolution rapide, mortelle dans la quasi totalité des cas, qui attaque directement les cellules nerveuses qui sont responsables du contrôle des muscles volontaires, bras, jambes, mains, bouche (alimentation, déglutition et parole), ainsi que des fonctions respiratoires...                                               ******* Françoise Griso  partage l'opinion d'Anne et elle a eu envie de vous faire part de ce qu’elle est en train de vivre. Elle a 58 ans et voici ce qu’elle m’a raconté.  Elle souffre d’un cancer ORL depuis des années et même si elle n’a jamais cessé de se battre, elle arrive doucement mais sûrement en fin de parcours. Elle a subi de nombreuses chirurgies faciales et des séances de radiothérapie mais le mal continue de progresser. Françoise a la chance d’habiter aux portes de la Belgique et d’avoir pu monter un dossier qui lui permettra d'être euthanasiée chez nos voisins quand elle ne supportera plus la douleur. C'est elle seule qui CHOISIRA le moment. Elle nous a dit que sa décision était déjà prise et son dossier prêt, même si elle est bien triste de ne pas pouvoir finir sa vie dans SON pays…                                            ******  C'est pour vous que nous nous battons et nous avons besoin de votre aide. Il est essentiel que vous parliez de cette pétition autour de vous, que vous rejoigniez LE CHOIX car sans vous, sans votre aide, tout ce que nous faisons ne servira à rien ! Merci ! marie

Marie GODARD
375,008 supporters
Petitioning Edouard Philippe, Patrick Pouyanné

Interdire l'utilisation de l'huile de palme dans la «bio-raffinerie» Total de la Mède

En autorisant l'utilisation de l'huile de Palme pour la fabrication de carburants dans la « bio-raffinerie » Total de la Mède, le gouvernement de la France commet un crime écologique qui contribue à la déforestation en Asie du Sud-Est, favorise la disparition de la bio-diversité (nos cousins orangs outans sont fortement menacés par la disparition des forêts tropicales qui sont converties en monoculture de palmiers), crée l'appauvrissement des populations qui se retrouvent pieds et poings liés aux circuits de distribution de cette huile, prive la planète de ses poumons verts tout en favorisant le réchauffement climatique. En autorisant ces importations, le gouvernement et Total vont importer jusqu'à 500000 tonnes d'huile de palme, la consommation actuelle étant de 164000 tonnes par ans ! Les labels de certifications de l'huile de palme ne garantissent aucunement l'absence d'impact sur les forêts, la biodiversité et le réchauffement climatique. Monsieur le Premier Ministre, vous avez le pouvoir de mettre les paroles du président Macron, "make the planet great again" en conformité avec les actes de votre gouvernement, peu vertueux jusqu'alors sur les défis écologiques. Monsieur Pouyanné, en tant que Président Directeur Général de Total, vous avez le devoir de mettre fin à cette absurdité écologique et faire un premier pas en faveur d'une transition écologique vertueuse. Pensez aux forêts, aux orangs outangs, aux populations et à nos enfants.

Patrick FRÊNE
218,816 supporters
Victory
Petitioning Emmanuel MACRON, Edouard Philippe, Mesdames et Messieurs les Parlementaires de l'Assemblée Nationale et du Sénat, Frédéric Lefebvre

Stop au gaspillage alimentaire en France !

La pétition européenne est ici (cliquez) Pendant des mois, avec des amis et bénévoles de ma commune, Courbevoie, nous avons récupéré trois soirs par semaine les invendus d'un supermarché pour les distribuer aux personnes nécessiteuses, notamment les SDF.  Fort de cette expérience et avec mon ami Mathieu Kassovitz, sensible à cette question, nous avons lancé cette pétition pour obtenir une loi imposant à tous les supermarchés de distribuer leurs invendus. Pourquoi une loi ? En France, aujourd'hui, nous avons: - D'un côté, une classe moyenne qui a de plus en plus de problèmes économiques. En effet, dès le 10 de chaque mois, des millions de Français sont sous l'eau après avoir payé leur loyer et leurs charges. En outre, il y a de plus en plus de SDF dans nos rues. - De l'autre côté, chaque supermarché gâche chaque jour plus de 50 kg de nourriture. C'est impensable avec la crise économique actuelle ! Notre proposition est donc simple et efficace : voter une loi demandant aux supermarchés de donner, soir après soir, tous leurs invendus à l'association de leur choix. Cette proposition, que nous avons donc testée sur le terrain à Courbevoie peut aider à éradiquer une partie de la faim dans notre pays. Le Sénat vient de voter à l'unanimité cette proposition le vendredi 10 avril dernier à travers un amendement dans la Loi dite "Macron". C'est maintenant au tour des députés de voter cet amendement. Des parlementaires de droite comme de gauche soutiennent cet amendement (Frédéric Lefebvre, Alexis Bachelay, Pouria Amirshahi, Guillaume Garot, Jean-Pierre Decool, Thierry Solere, Xavier Bertrand, Jean-Christophe Lagarde, Maurice Leroy, Christophe Premat). Concrètement, cette loi permettra à n’importe quelle association de récupérer des invendus consommables auprès d’un supermarché, et de les distribuer immédiatement, le soir même, aux démunis. Cet amendement dans la loi Macron sera soumis au vote avant l'été, contrairement au rapport du député Guillaume Garot sur la lutte contre le gaspillage alimentaire (qui ne sera pas débattu avant octobre puis voté en 2016).  Par ailleurs, nous avons été reçus à l'Elysée le mardi 5 mai  et le Président de la République, par l'intermédiaire de ses conseillers, nous a apporté son soutien. Si nous sommes des milliers à signer la pétition, nous pourrons pousser les députés et le gouvernement à adopter l'amendement pour légiférer au plus vite.  Vous êtes les ambassadeurs de ce projet. Disons ensemble Stop au gâchis alimentaire ! Arash Derambarsh (élu à Courbevoie) et Mathieu Kassovitz (acteur, réalisateur, et producteur) Voir ici une vidéo du Parisien: Distribution à Courbevoie

Arash DERAMBARSH
210,452 supporters
Petitioning Edouard Philippe

Revalorisation de l'Allocation Adulte Handicapé

Prendre en considération les personnes en situation de handicap en France est un sujet important à mon sens, pour ne pas dire primordial ! Mr le Président, Mr le Premier Ministre et Mme la Secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées, Si je prends en exemple ma situation personnelle, comment feriez-vous pour continuer à avoir le goût de vivre, rien que celui-là ?  En effet, en 2014 je suis rentré à l'hôpital en marchant, avec des douleurs côté droit. Je suis ressorti 15 jours plus tard avec des douleurs intenses de l'autre côté, puis j'ai développé le syndrome de la queue de cheval, me retrouvant en situation de handicap, j'ai découvert ce qui m'attend pour l'avenir... Mon avenir, mais imaginons que vous soyez à ma place, Mesdames et Messieurs les Candidats. Pourriez-vous vivre à 45 ans sous le seuil de pauvreté, pourriez-vous accepter que votre vie qui était pleine de promesses se retrouve du jour au lendemain avec 808.46 euros/mois (montant de l'AAH) ? Le comble de cette nouvelle vie, si je veux vivre en couple, ma compagne doit accepter ma situation, me prendre tel que je suis, mais aussi m'assumer financièrement, parce que si elle gagne plus de 1122 euros/mois, ma pension AAH va diminuer pour chaque euro qu'elle gagnera en plus !  Ce qui veut dire que je suis déjà dépendant physiquement mais aussi financièrement. Où est ma dignité ? Plus aucun bénéficiaire de l'AAH doit se retrouver sans cette Allocation à cause des revenus de son conjoint(e) Que proposez-vous pour toutes les personnes qui comme moi, suite à un aléa thérapeutique ou une maladie, se retrouvent à devoir porter leur handicap, se battre avec leur santé, se battre avec leur douleur, se battre pour retrouver goût à la vie, se battre pour accepter leur handicap et en plus se battre pour vivre avec moins de la moitié du Smic brut ?Je demande, si il est possible, d'envisager une vraie revalorisation de l'AAH. Pas de 0.1% comme l'an dernier (il faut oser faire cette annonce) mais un véritable effort, une marque de respect pour toutes les personnes dans ma situation, soit plus d'un million de concitoyens, tout de même qui ne peuvent plus vivre sous le seuil de pauvreté.   Merci.

éric MICHIELS
184,690 supporters
Petitioning François de Rugy, Emmanuel Macron, Edouard Philippe

Interdisons les pailles en plastique en France #BasLesPailles

En France chaque jour 8,8 millions de pailles sont utilisées et jetées et ce uniquement dans la restauration rapide. Les pailles en plastique font partie des 10 déchets les plus ramassés sur les côtes françaises.  Pour siroter son jus de fruit ou son cocktail, la paille est devenue une vieille habitude bien plus qu’une nécessité. Mais les pailles en plastique jetables ne disparaissent pas dans la nature. Leur petite taille les rend difficilement recyclables et elles sont au mieux incinérées (polluant notre air) et au pire elles s'envolent et finissent dans le caniveau, polluant nos rivières et les océans. Les pailles en plastique font ainsi partie des 8 millions de tonnes de plastique déversées dans les océans chaque année - soit l’équivalent d’une benne à ordures de plastique déchargées chaque minute. Elles rejoignent le tristement célèbre 7ème continent de notre planète : le “Vortex” de déchets du Pacifique Nord. Ce continent, on n’en veut plus ! Les pailles finissent sur les plages et dans les océans, le plastique se morcelle et les animaux marins/oiseaux les confondent avec de la nourriture. Et tout cela nous revient évidemment: ingéré par les animaux, ce plastique se retrouve la plupart du temps… dans nos assiettes. J'ai décidé de m'engager pour l'avenir de notre planète en co-fondant l'association Bas Les Pailles, suite à la vidéo d'une paille en plastique retirée du nez d’une tortue marine. Cette triste image porte un message important:  Il est encore temps d’agir. Il ne tient qu’à nous de changer nos habitudes !  Au Canada, la ville de Tofino en Colombie-Britannique a éradiqué les pailles en plastique depuis 2016. Aux Etats-Unis, Seattle est devenue la première ville à interdire les pailles en plastique dès l’été 2018. En Angleterre, les citoyen.ne.s ont obtenu à la suite d’une pétition l’engagement de McDonald’s UK qui va désormais passer aux pailles en papier et l'interdiction des pailles en plastique sera débattue cette année. L’Ecosse, le Costa Rica, le Belize, le Kenya et Taiwan prévoient également une interdiction totale ou partielle des pailles en plastique. Qu'attend la France pour emboîter le pas ? Nous sommes convaincues que seule une mobilisation de masse pourra avoir un impact sur l’avenir des océans, c'est pourquoi Bas Les Pailles compte sur votre mobilisation. Pour les personnes qui ont besoin de pailles pour boire, l’interdiction des pailles en plastique pourra être solutionnée. En effet, des alternatives au plastique existent : en bambou, en inox, en verre, en amidon ou en carton.  Nous pouvons réussir ensemble. La France, membre de la campagne des Nations Unies #OcéansPropres, s’est engagée à devenir “une nation de l’excellence environnementale” et interdira les gobelets, verres et assiettes jetables en plastique, ainsi que les cotons tiges en plastique, d’ici 2020. L'interdiction des pailles en plastique va dans le sens de cet engagement. Mobilisons-nous ensemble contre la surconsommation et l’utilisation des pailles en plastique. Nous vous proposons un plan d’action en trois phases: Signez la pétition et partagez-la autour de vous. Lorsque vous commandez une boisson, précisez “sans paille” Faites circuler l’information auprès de vos proches et restaurants/bars de quartier et sur les réseaux sociaux #BasLesPailles Interpellez le Ministère de la Transition Ecologique, qui n'a toujours pas répondu à notre appel, sur son site internet et sur les réseaux sociaux. AIDEZ-NOUS à faire interdire les pailles en plastique en signant notre pétition. Avec votre soutien nous remettrons la pétition au Ministre de la Transition Ecologique et Solidaire, François de Rugy, et au Président de la République, Emmanuel Macron. Notre objectif : atteindre 150 000 signatures Ce n'est pas la mer à boire, juste une paille en moins ! Pour en savoir plus: Bas Les Pailles, un mouvement pour faire interdire les pailles en plastique en France 

Mounia EL KOTNI
175,726 supporters
Petitioning Emmanuel Macron, Edouard Philippe, Agnès Buzin, stephane travert, Bruno Le Maire, François de Rugy, GERARD LARCHER

Affichez obligatoirement le NutriScore des aliments sur tous les supports publicitaires

Le dimanche 27 mai 2018, l’Assemblée Nationale a rejeté, par 45 voix contre 18, les amendements proposés dans le cadre de la Loi Agriculture et Alimentation (EGalim) visant à rendre obligatoire l'affichage du Nutri-Score sur tous les supports publicitaires des denrées alimentaires. Sous la pression de lobbys très puissants, notamment certaines grandes multinationales de l'agro-alimentaire qui s'opposent au Nutri-Score et les grands groupes de médias, notamment les patrons de chaînes TV, qui sont intervenus auprès du Premier ministre et de nombreux députés, et malgré le fait que 80 d'entre eux (de la majorité) portaient au départ les amendements déposés, le vote en présence de seulement 63 députés dans l'hémicycle a été très largement négatif. La défense vigoureuse et documentée des députés Olivier Veran et Richard Ramos, porteurs des amendements, n'a hélas pas suffi. Les argument des opposants ont été affligeants. D'abord, un déni total des multiples travaux scientifiques et des rapports des autorités de santé publique nationales et internationales (HCSP, OMS,...) qui ont démontré l'impact délétère de la publicité sur les comportements alimentaires et l'état nutritionnel, notamment pour les groupes de populations vulnérables (enfants, adolescents, populations défavorisées...). Mais en plus, ils ont utilisé les éléments de langages démagogiques habituels des acteurs économiques, comme "il suffit de responsabiliser les parents ...",  alors qu'ils refusent de leur donner accès à l'information sur la qualité nutritionnelle des aliments qui leur permettrait justement de pouvoir prendre leurs responsabilités … Ils ont utilisé également des arguments totalement hypocrites et fallacieux,  laissant entendre, notamment par la bouche du ministre de l'agriculture, Mr Stéphane Travert, qu'un tel amendement était susceptible de menacer le Nutri-Score, qui n'aurait eu le feu vert de la Commission Européenne (CE)  que dans le cadre d'une "expérimentation". Ceci est totalement faux, l'arrêté (signé entre autres par Stéphane Travert) le 31 octobre 2017 ne prévoit nulle expérimentation, pas plus que la notification faite par la France à la CE en avril 2017, ni d'ailleurs dans l'aval donné par la CE à la France le 25 octobre 2017… De la même façon, les opposants à l'amendement ont agité le chiffon rouge de l'incompatibilité avec le règlement européen INCO. Là encore c'est totalement faux car l'amendement proposé ne rentrait absolument pas dans le cadre limitant du règlement INCO qui, notamment pas son article 35, ne permet pas de rendre obligatoire l'affichage du Nutri-Score sur les emballages des aliments. La proposition faite dans l'amendement concerne la publicité, pour laquelle aucun règlement européen n'entrave la capacité des états-membres à rendre obligatoire un logo nutritionnel sur les supports publicitaires. Quant à la référence au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) pour assurer un rôle de contrôle d'une auto-régulation des publicités alimentaires par les annonceurs eux-mêmes, le CSA n'a ni les compétences ni la capacité de juger du contenu des publicités ! Or, sur le plan nutritionnel, ce n'est pas que la forme qui compte mais aussi le fond, notamment la prise en compte de la qualité nutritionnelle des aliments qui sont promus (ce que donne l'affichage du Nutri-Score) et la capacité de fournir l'information aux consommateurs ! De plus, de nombreux travaux scientifiques montrent l'échec des auto-régulations s'appuyant sur le bon vouloir des industriels (ce que rappelle l'OMS et le HCSP) …Bref, les arguments avancés par ceux qui ont poussé à rejeter l'amendement "Nutriscore dans la publicité" ne sont absolument pas justifiés par l'intérêt des consommateurs et démontrent que les lobbys (chaînes TV, groupe médias et multinationales de l'agro-alimentaire) poussent pour faire passer la défense de leurs intérêts économiques par rapport à l'intérêt de la santé publique. Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier Ministre, Mesdames et Messieurs les Ministres, vous avez rappelé à plusieurs reprises votre volonté de développer de façon active la prévention face aux grands enjeux de santé publique auxquels la France est confrontée. Vous aviez l'occasion de le démontrer en élargissant l'application du Nutri-Score (une réelle avancée de Santé Publique que vous avez soutenue) à la publicité de façon obligatoire. Il n'existe aucune limite juridique ou technique à cette mesure que nous, citoyens et consommateurs réclamons pour améliorer notre information et nous aider à protéger notre santé et celle de nos enfants. Nous signataires de cette pétition, vous demandons donc de mettre en œuvre cette mesure importante de santé publique au plus vite.

Audrey COURTOIS
129,898 supporters
Petitioning Edouard Philippe

Légalisation de l'aide active à mourir

L'aide active à mourir désigne l'euthanasie et le suicide assisté : Ce dernier terme que certains trouvent inexact ou inapproprié exprime cependant une volonté de mort choisie par un malade qui se sait incurable et souhaite en toute conscience devancer la mort plutôt que de l'attendre dans des souffrances psychiques et physiques insoutenables. Pour cela, la malade qui aura mûrement réfléchi sa décision agira de lui-même sous contrôle médical.  Le 12 mars 2018                                                     IMPORTANT ET URGENT  Afin de pouvoir représenter officiellement les signataires de nos pétitions, Marie Godard  -- auteur de la pétition jumelée à la mienne --  et moi n'avons pas eu d'autre choix que de créer une association pour être auditionnées dans le cadre des États Généraux sur les lois de bioéthique et sur la fin de vie car "la procédure d’audition s’adresse aux associations et sociétés savantes". Cette association, nous l'avons appelée LE CHOIX - CITOYENS POUR UNE MORT CHOISIE. Pourquoi adhérer ? Parce que du nombre d'adhérents dépendra le poids de notre audition au Conseil Consultatif National d'Ethique (CCNE) le 19 avril 2018. Toutes les informations relatives à l'association sont sur le site www.mortchoisie.org L'adhésion est gratuite, et donc et nous dépendrons uniquement des dons des adhérents. Merci à celles et ceux qui nous ont déjà rejoint, Et pour les autres... voici le lien direct pour adhérer :   www.mortchoisie.org/adhérer    Nathalie Debernardi  -------------------------------- « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société, la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi. » Article IV de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1789    N’étant pas juriste, ni militante d’aucune association, j’ai voulu écrire un témoignage, huit mois après la mort de mon mari, atteint de la Maladie de Charcot (ou Sclérose Latérale Amyotrophique), pour que le droit au suicide assisté existe en France au plus vite. Actuellement cette maladie neurologique reste incurable et mortelle, aucun cas n'a JAMAIS été guéri. Nous avons vécu le processus de la maladie mon mari et moi dans notre chair à tous les deux, renonçant progressivement à tout ce que nous aimions vivre ensemble depuis le début de notre vie commune, il y a 10 ans seulement.  Marcher dans Paris, aller au cinéma ou à l'Opéra, danser, cuisiner ensemble, et tant d'autres choses. Nous avions l'un pour l'autre un amour inconditionnel qui nous a soutenu dans cette effrayante épreuve. Nous avions le sentiment qu'il était pris dans des sables mouvants dont rien, ni sa main toujours dans la mienne, ni la médecine, ne pouvait l'extraire. Bien sûr, nous avons eu des moments d'espoir lorsqu'un nouveau protocole était annoncé, tous les deux accrochés à la moindre nouvelle susceptible de nous laisser entrevoir une possibilité d'amélioration. Nous avions beau savoir qu'il était utopique d'espérer, nous avons mobilisé nos forces à chaque minute, chacun étant un soutien pour celui qui avait un moment de passage à vide, nous voulions croire à un espoir possible. Et puis à un moment, il est devenu évident que la mort allait nous rattraper. Nous sommes tous les deux athées bien qu'issus de familles chrétiennes, nous avons fait le choix d'un mariage laïc et nous avons mené notre vie loin de la religion où certains trouvent un refuge, une consolation, une acceptation. Raconter notre parcours me semble essentiel pour comprendre comment le choix de mourir peut devenir à un moment donné la seule alternative possible pour un malade. Beaucoup d'autres personnes pourraient écrire un témoignage du même ordre : les demandes légitimes du suicide assisté sont très nombreuses en France. En six mois mon mari est passé du stade de la difficulté à marcher au fauteuil roulant. Encore six mois et les deux jambes atteintes, ses bras ont commencé à s'affaiblir. Il n'avait plus la force de se retourner seul dans son lit, de passer seul du lit au fauteuil roulant, de se laver seul. Progressivement, la fonte musculaire lui a imposé une assistance permanente.  Un an et demi après le diagnostic, l’évidence de la condamnation à mort est apparue avec le début de l’atteinte diaphragmatique.  Un protocole expérimental visant à retarder le recours à une assistance respiratoire lui a été proposé : au cours de l’intervention chirurgicale (pose d’un stimulateur du diaphragme) il a contracté une pneumonie. A partir d'octobre 2013, il a fallu s'équiper à domicile d'une machine pour l'aider à expectorer, plusieurs traitements antibiotiques ont été impuissants à éradiquer la pneumonie et son état général s'est dégradé de jour en jour. Fausses routes, essoufflement, toux incessantes nuit et jour en dépit de séances quotidiennes de kinésithérapie respiratoire, amaigrissement de plus de 5 kilos en deux mois, sont devenus les signes d'une mort qui approchait inexorablement.  En novembre 2013, mon mari a décidé d'adhérer à l'ADMD (Association pour le Droit à Mourir dans la Dignité), un de ses fils et moi-même avons accepté de signer ses directives anticipées en qualité de personnes de confiance. Mi-décembre 2013, à sa demande, nous avons tenté d’aller en Suisse, mais il a été jugé intransportable. L'abandon de ses forces était tel qu'il n'avait plus l'énergie de lire, parler, de s’alimenter, de tenir son téléphone portable devenu trop lourd dans ses mains.  Mon mari n'avait plus qu'une envie : mourir. Face à la progression fulgurante de la paralysie musculaire, et l'impossibilité d'aller en Suisse, nous avons essayé de recourir à la prescription de morphine. Nous savions que le surdosage de la morphine aiderait mon mari à mourir. Devant la réticence des médecins - hospitaliers et généraliste de ville – qui, incrédules,  ne voulaient pas reconnaître la précipitation de l'évolution, nous avons dû batailler plusieurs jours avant de nous rendre enfin à l'hôpital pour une ultime consultation entre Noël et le jour de l'an. Nous étions confrontés aux absences des uns ou des autres, et dans une attente insoutenable. A chaque fois qu'il ouvrait les yeux, la nuit comme le jour, mon mari n'avait plus qu'une phrase : "je veux mourir".  Enfin, les médecins de l’hôpital ont accepté de le recevoir en consultation au service des urgences. Une prescription de morphine - à commander à notre pharmacie qui ne pouvait me la donner que le lendemain matin- nous a été confiée. L’hôpital n’a pas pu – ou pas voulu- lui en administrer. Nous avons dû attendre une ambulance 3 heures pour pouvoir rentrer chez nous. Mon mari est mort ce jour là, chez nous, quelques minutes après avoir été allongé sur notre lit. Il était médecin psychiatre - psychanalyste et depuis toujours redoutait de mourir à l’hôpital. Je lui ai tenu la main et lui ai dit encore mon amour, ses trois enfants étaient chez nous au moment de sa mort. Je revis mentalement depuis huit mois le parcours de la maladie, le courage extraordinaire de cet homme qui croyait en la science et qui voulait vivre pour notre amour. Un jour la souffrance physique et psychique est devenue insupportable. Il avait continué à travailler jusqu'en novembre dernier, faisant reculer chaque jour les limites de ses forces. Après avoir décidé de clore sa vie professionnelle qui était la passion de sa vie, il aurait voulu mourir tout de suite. L'espoir de guérison s'était effondré, il n'y avait plus de retour possible, il avait perdu 15 kilos en deux ans, il était à bout de forces. Il me disait que sa seule angoisse, c'était qu'il ne me verrait plus une fois qu'il serait mort. Il ne voulait pas nous faire vivre cette lente progression torturante de l'avancée vers la mort. Il aurait voulu choisir le jour de sa mort, Il aurait voulu pouvoir nous quitter, ses enfants et moi,  au moment où il avait encore la force de nous parler. Hélas, en France il n'est pas possible de recevoir une aide pour cela. C'est pourtant ce à quoi mon mari aspirait. La vie à un certain moment a quitté son regard. Si une aide pour mourir avait été possible, nous aurions pu vivre autrement le dernier jour de notre vie, dans une sorte de sérénité, d'apaisement. J’en appelle aujourd’hui à toutes celles et ceux qui comprennent que face à une telle situation, un malade peut souhaiter mettre fin volontairement à sa vie, la souffrance psychique et physique étant devenue insoutenable. Pour qu’une loi soit votée cette année, signez s’il vous plait cette pétition :  

Nathalie DEBERNARDI
375,008 supporters
Closed
Petitioning Edouard Philippe, Nicole Belloubet

Un-e enfant ne peut pas consentir !

Une enfant de onze ans a été violée dans le Val d'Oise. Pour le parquet de Pontoise, ça n'est pas considéré comme un viol même s'il y a eu par deux fois pénétration. Pourquoi ? Parce que pour le parquet il n'y a eu ni contrainte, ni menace, ni violence, ni surprise. La petite, tétanisée, n'a rien dit. Elle est donc supposée consentante. Ce ne sera qu'une atteinte sexuelle. Le viol est effectivement défini ainsi dans le Code pénal : « Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu'il soit, commis sur la personne d'autrui par violence, contrainte, menace ou surprise est un viol » Mais comment peut-on se poser la question du consentement à avoir un rapport sexuel pour un-e enfant de 11 ans ? Nombre de pays ont adopté une législation écartant toute question de consentement ou d'absence de consentement à une relation sexuelle en dessous d'un certain âge. Nous exigeons que toute pénétration commise par une personne majeure sur un-e mineur-e de 13 ans soit immédiatement qualifiée de viol, la contrainte résultant nécessairement de l'âge de la victime. Premières signatures : Collectif féministe contre le Viol, Collectif féministe " Ruptures", Collectif National pour les Droits des Femmes, Coordination des Associations pour le Droit à l'Avortement et la Contraception, Coordination Lesbienne en France, les Effronté-e-s, Fédération Nationale Solidarité Femmes, Femmes solidaires, Groupe pour l'Abolition des Mutilations Sexuelles, Ligue des Femmes Iraniennes pour la Démocratie, Maison des Femmes de Paris, Marche Mondiale des Femmes, Mémoire Traumatique et Victimologie, Osez le Féminisme, Planning Familial, SOS les Enfants, SOS les Mamans, V. Idéaux

Suzy ROJTMAN
124,127 supporters
Petitioning Marlène Schiappa, Emmanuel Macron, Brigitte Macron, Edouard Philippe, Agnès Buzyn

Egalité de l'aide financière pour toutes les femmes libérales en congé maternité

Bonjour, Je m’appelle Lucie, je suis kiné et je viens tout juste d’accoucher de mon 1er enfant. Je m’adresse à vous aujourd’hui pour vous faire part de mes difficultés de jeune maman professionnelle libérale conventionnée de santé. C’est avec une grande consternation que nous, femmes kinés, orthophonistes, infirmières, orthoptistes, sages femmes, chirurgiens dentistes et podologues, avons été informées de l'avenant 3 à la convention médicale concernant l'Avantage Supplémentaire Maternité (effectif depuis Octobre 2017) accordé aux femmes médecins pendant leur congé maternité, et nous sommes sincèrement heureuses pour elles. Je dis "consternation" car cela ne concerne QUE les femmes médecins libérales et que toutes les femmes représentant le milieu libéral paramédical ont été exclues de cet avenant. Dans cette société dans laquelle on ne parle que d'égalité homme/femme, ne serait-il pas évident que les femmes soient égales entre elles aussi ? En tant que Kiné, nous recevons pendant notre congé maternité une indemnité journalière d'environ 50€ par jour ainsi qu'une allocation forfaitaire de repos maternelle d'environ 3200€. Ces aides, dont nous sommes déjà ravies, ne comblent malheureusement pas nos charges mensuelles de cabinet, l'impôt sur le revenu, les cotisations mensuelles à l'URSSAF, la CARPIMKO, ainsi que nos frais personnels tels que prêt immobilier et j'en passe. Les femmes médecins se sont battues pour obtenir une aide décente, et nous les félicitons très sincèrement pour cette réussite. Nous revendiquons le droit à ce que chacune puisse vivre une grossesse sereine et épanouie sans avoir à appeler chaque jour son banquier pour demander une autorisation de découvert, ou la CPAM qui a parfois du retard pour payer les maigres indemnités journalières qui nous sont autorisées !!

Lucie CORNET
110,585 supporters
Sauvons celles qui sont encore vivantes

Chère Muriel Robin, Chers signataires, Vous avez parfaitement raison. Il ne faut rien lâcher et nous ne lâcherons rien tant que perdurent les violences sexuelles et sexistes, notamment les violences conjugales. En banalisant l’horreur, elles asphyxient et détruisent les femmes qui les subissent. Ces violences sont indignes de la France. Pour les éradiquer, il faut mener un grand combat culturel, dans les esprits et dans les mœurs. Et ce combat, nous allons le gagner parce que nous sommes de plus en plus nombreux à dire que ça suffit. Je pense à #Metoo, à Marie Laguerre, à la pétition que vous avez lancée : je vous en remercie car un appel qui émane d’une grande figure, aimée des Français, décuple la portée de notre action. Depuis un an, avec la Secrétaire d’État Marlène Schiappa et sous l’égide du Président de la République, nous avons décidé que l’égalité entre les femmes et les hommes devait être la grande cause de notre quinquennat. Car, vous avez raison, il y a urgence. Depuis l’élection d’Emmanuel Macron, nous portons un ensemble de mesures pour prévenir les violences, accompagner celles qui les subissent vers la résilience et l’autonomie, punir et suivre ceux qui les pratiquent. C’est dans cet esprit que la secrétaire d’État a présenté le 1er octobre le premier plan de lutte contre les violences conjugales. Nous nous assurerons que toutes ces mesures produisent des effets bien réels pour nos concitoyens. Le gouvernement a lancé, le 30 septembre, une grande campagne de publicité pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles, notamment conjugales. Cette campagne, « Réagir peut tout changer », en appelle à la responsabilité individuelle et à la mobilisation collective. Chacun doit se sentir concerné s’il est témoin d’une scène de violences, dans les transports, à l’école, au travail ou dans le cercle familial. L’indifférence n’est pas une option quand une femme meurt, tous les trois jours, tuée par son conjoint ou son ex-conjoint. Cessons de trouver des excuses à ceux qui sont violents. Cessons de mettre en doute la parole des femmes qui ont le courage d’appeler à l’aide. Cessons d’être lâches. Ces victimes, nous leur devons la justice. Actuellement, seules 2% d’entre elles portent plainte. Car porter plainte est une démarche difficile, douloureuse. Pour reprendre vos mots, c’est parfois « un autre cauchemar » qui commence pour les femmes battues. Nous lançons donc en novembre la première plateforme de signalement en ligne des violences sexistes et sexuelles, opérationnelle 24H/24. Elle permettra aux victimes d’échanger avec des policiers spécialement formés qui pourront les aider dans leurs démarches. Pour gagner cette bataille culturelle, vous avez raison de dire qu’il faut mieux former les professionnels qui reçoivent les victimes. Depuis janvier 2018, nous avons déployé, sur tout le territoire, un grand plan de formation des policiers, des gendarmes et des magistrats. En 2019, les médecins seront également incités, grâce à un guide, à pratiquer ce qu’on appelle un « questionnement systématique » des femmes. Le but est de déceler celles qui sont victimes de violences pour les accompagner sur le chemin de la reconstruction et de la réinsertion. Tout notre système de santé doit s’adapter pour mieux accompagner les victimes. Pour assurer une prise en charge globale de leurs psycho-traumatismes, nous allons créer dix sites d’accueil et de soin, à partir de novembre prochain. Ils seront répartis sur tout le territoire. Le 28 septembre dernier, j’ai visité un centre, à Paris, qui héberge et protège, pendant plusieurs mois, des femmes âgées de 18 à 25 ans. « Je cherchais à survivre tous les jours, et c’est plus fatigant que de travailler 35h par semaine », m’a dit l’une d’elles. Je n’oublierai ni leurs témoignages, ni la seconde vie que leur offre ce centre d’accueil, dont nous allons nous inspirer. Nous ouvrons aussi 5 000 places d’hébergement pour les femmes réfugiées victimes de violences. Enfin, pour gagner cette bataille culturelle, qui est un combat de civilisation, il faut renforcer notre arsenal législatif. C’est dans cet esprit que nous avons porté le projet de loi qui renforce la lutte contre les violences sexuelles et sexistes. Il a été adopté cet été, à l’unanimité. Le harcèlement de rue est désormais puni par la loi. Par ailleurs, le délai de prescription pour les crimes sexuels commis sur les mineurs a été allongé de 20 à 30 ans, pour laisser aux victimes le temps de surmonter leur traumatisme avant de porter plainte. Enfin, la qualification du viol sur mineur de moins de 15 ans est désormais facilitée et étendue par la loi. Ce combat, chère Muriel Robin, il sera long et parfois pénible. Car vous savez, comme moi, que les résistances et les stéréotypes sont tenaces. Les actions que nous avons engagées ne montreront pas immédiatement tous leurs effets : il va falloir du temps pour qu’elles infusent les pratiques et, finalement, la société dans son ensemble. Mais notre détermination est totale et nous ne lâcherons rien. Car, pour reprendre vos mots, les Françaises et les Français le méritent.

4 days ago