La Servelle en danger : Mobilisons-nous contre le parc photovoltaïque de Volvent

Le problème

But : Éviter que le versant sud du plateau de la Servelle ne soit artificialisé par l'installation d'un parc photovoltaïque…

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La presse en parle

Attention :
suivez bien les étapes et validez votre signature en cliquant sur le mail que vous recevrez de change.org (regardez éventuellement dans vos spam)

La Servelle...

La Servelle est le point culminant du massif de la vallée de la Roanne, en Drôme provençale.

Depuis son sommet de 1613 m, une vue de 360° sur tous les massifs voisins s’offre aux touristes et randonneurs, leur permettant par beau temps d’admirer le Glandasse, le Dévoluy, la crête de Boutarinard et de Praloubeau, le Mont Ventoux, la Montagne d’Angèle, les Trois-Becs.

 

 

Une belle randonnée conduit à ce sommet facile à gravir, traversant d’abord de la forêt à pins sylvestre, puis des prés parsemés de buis et de genêts, enfin un grand plateau recouvert de gazons alpins qui se termine au sommet devant une falaise abrupte. Selon la saison, on peut y observer une multitude de fleurs rares, d’arbres, d’insectes et d’animaux sauvages vivant dans cet écosystème typique du Diois où se rencontrent la végétation alpine et provençale. 

Cet immense espace s’ouvre au pastoralisme, à la balade, la cueillette, la chasse ou simplement à un pique-nique dans la nature. Certains endroits sont pâturés par des troupeaux ovins ou bovins. 

Aujourd’hui, cet espace naturel unique est menacé par le projet photovoltaïque porté par la mairie du village de Volvent en collaboration avec la société photovoltaïque CCE 

 

 

Vue simulée approximative et réaliste depuis la Servelle vers le sud Voir  la carte provisoire. Parc en cours d'agrandissement...

 

Vue simulée approximative et réaliste depuis la Servelle vers le sud
Voir  la carte provisoire. Parc en cours d'agrandissement..

Ce projet prévoit l’installation d’un parc photovoltaïque d’au moins 53 hectares, comprenant 69 000 panneaux solaires chinois (et non 6 900 comme nous l'indiquions par erreur dans un premier temps) et surélevés de 1,2 m à 2,4 m de hauteur posés sur une structure métallique. La surface du parc sera clôturée et pâturée par des ovins. Pour mieux faire passer la pilule, les développeurs qualifient ce projet « d’agrivoltaïque ». Pour cela, 19,93 hectares de forêt seraient défrichés. La réalisation implique un raccordement au réseau d’ERDF par une ligne enterrée de 39 km ainsi que la mise en place de pistes de circulation stabilisées par un matériau plastique de type nid d’abeilles. La société CCE (le développeur) cherche actuellement à augmenter la surface du parc afin d’obtenir une meilleure rentabilité devant les coûts élevés de raccordement, en contactant les propriétaires des parcelles voisines individuellement.

Quels sont les objectifs ?

La mairie de Volvent met en avant la production d’électricité verte, dans un contexte général qui cherche à accélérer la transition énergétique, favorisée par des nouvelles lois (loi APER et décret n° 2024-318 du 8 avril 2024 relatif au développement de l'agrivoltaïsme et aux conditions d'implantation des installations photovoltaïques sur des terrains agricoles, naturels ou forestiers).  Cette production d’électricité servirait à générer des ressources complémentaires pour la commune et maintenir une activité agricole car sa clôture protégerait les ovins des prédateurs. L’agrivoltaïsme n’est-il pas simplement dans ce projet un alibi ? 

On s’interroge sur le manque de transparence à ce stade du projet. Peu d’information, hormis sur le site internet de la mairie, une « vague réunion publique » un mercredi après-midi de septembre. Que cherche-t-on à cacher ?

En réalité, quelles seraient les conséquences de ce parc ?

Ce parc est un projet monstrueux à l’échelle du territoire.

En effet, la commune de Volvent se situe entre Aucelon au nord qui est classé Natura 2000 et Chalancon au sud qui fait partie du PNR des Baronnies provençales (1). Ces communes sont soutenues par l’état et l’Europe pour préserver la biodiversité et la spécificité du territoire (2). La mairie de Volvent a refusé l’adhésion (3) à une zone naturelle protégée alors que la commune se situe entièrement en ZNIEFF classe II, partiellement en ZNIEFF classe I (Zone Naturelle d'Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique). (4). Ce sont des habitats naturels inventoriés en France en raison de leur caractère remarquable. Le parc agrivoltaïque de plus que 50 ha se situerait en grande partie sur la ZNIEFF I, en totalité sur la ZNIEFF II. Cet espace naturel et unique en termes de végétation, flore et faune sera détruit. L’habitat de la faune sauvage vivant dans ce secteur sera perturbé. A noter que ce secteur a été repéré comme l’un des « sites à enjeux ou à forte valeur patrimoniale » par le Conservatoire Botanique National Alpin de Gap-Charance en 2008. (Sources CONSERVATOIRE BOTANIQUE NATIONAL ALPIN DE GAP-CHARANCE, 2008. Secteurs à enjeux et cartographie des habitats. Projet de Parc naturel régional des Baronnies Provençales. 605 p + annexes.) Les plantes sauvages rares (orchidées, anémones, pivoines, tulipes et de nombreuses autres) disparaitront, sans parler des insectes dont l’habitat sera menacé. 

 

 

La fragilité de la végétation existante, sur un terrain caillouteux avec peu d’humus soulève la question de sa survie sous les panneaux. Il est incertain que l’herbe repoussera sans irrigation sous les panneaux, alors que la commune se situe dans un secteur de sécheresse estivale et avec peu de ressources en eau. Quid de la protection incendie ?

Le parc sera visible depuis la vallée et depuis des trois principaux sommets du secteur (Couspeau, Angèle et bien sur la Servelle). Un miroir brillant selon la position de soleil. Personne ne pourra échapper à cette vision.

La réverbération des panneaux, surtout en période estivale, laisse craindre une forte augmentation de la chaleur, dans le secteur du parc et tout autour de celui-ci. D’autant plus que les parcelles se situent en partie dans un cirque exposé au sud. 

Entièrement clôturé, le parc photovoltaïque empêchera l’accès aux pâturages et espaces plus éloignés, nécessitant la création d’un nouvel accès à ces territoires, par la destruction d’autres zones fragiles situées plus en pente.

Ce projet va entraîner une dégradation majeure du paysage de cette zone, condamnant l’intérêt touristique de cette région. Commerces et locations de vacances subiront un effet négatif menaçant leur existence. 

A la fin de la période prévue d’utilisation de 30 ou 40 ans, le démantèlement de ce parc est incertain, laissant ce secteur dégradé pour des générations futures.

Au-delà des conséquences sur l’écosystème et le paysage, on peut fortement mettre en doute le bénéfice du projet pour la commune. Alors que ce projet est présenté par la mairie comme d’intérêt communal, il s’avère que les bénéficiaires sont pour l’essentiel des propriétaires privés. En effet, 73% de la surface du parc appartiennent à des propriétaires privés, dont 38 % à un seul propriétaire. Ce sont eux qui profiteraient des revenus de location et de la production d’électricité, bien plus que la commune elle-même. 

La rentabilité...
La rentabilité financière du projet semble questionnable, car les coûts de réalisation ne seraient amortis qu’après 23 ans de fonctionnement. 

 

 

En conséquence :

Nous demandons aux élus de la commune de Volvent et aux élus de la Communauté des Communes du Diois, de suspendre ce projet et de rechercher des solutions de transition énergétique qui respectent le patrimoine naturel et collectif. 

Nous demandons de stopper la dégradation du patrimoine naturel et des terres agricoles au profit des seuls intérêts privés.                                

Nous demandons à la Chambre d’Agriculture de la Drôme et à la préfecture de la Drôme d’exprimer leur opposition à ce projet surréaliste en accord avec leurs déclarations passées.

Nous demandons à la Chambre d’Agriculture de la Drôme et à la préfecture de la Drôme de créer une instance publique qui répertorie et valide les projets de transition énergétique, afin d’éviter le démarchage anarchique de l’espace naturel.

D’autres solutions de transition énergétique existent comme le modèle des Centrales Villageoises qui favorise une production locale d’énergie qui privilégie une gouvernance citoyenne et s’inscrit dans une réelle logique de territoire.

Ensemble, luttons contre l’artificialisation de la nature sauvage encore épargnée !

Ensemble, préservons La Servelle pour les générations futures en choisissant un avenir durable, au service de tous et non de quelques particuliers ! 

AIDEZ NOUS A SAUVER LA SERVELLE EN SIGNANT CETTE PETITION !

Le Collectif local Sauvons la Servelle

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Volvent NATURELanceur de pétition
Victoire
Cette pétition a abouti avec 1 911 signatures !

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La Servelle...

La Servelle est le point culminant du massif de la vallée de la Roanne, en Drôme provençale.

Depuis son sommet de 1613 m, une vue de 360° sur tous les massifs voisins s’offre aux touristes et randonneurs, leur permettant par beau temps d’admirer le Glandasse, le Dévoluy, la crête de Boutarinard et de Praloubeau, le Mont Ventoux, la Montagne d’Angèle, les Trois-Becs.

 

 

Une belle randonnée conduit à ce sommet facile à gravir, traversant d’abord de la forêt à pins sylvestre, puis des prés parsemés de buis et de genêts, enfin un grand plateau recouvert de gazons alpins qui se termine au sommet devant une falaise abrupte. Selon la saison, on peut y observer une multitude de fleurs rares, d’arbres, d’insectes et d’animaux sauvages vivant dans cet écosystème typique du Diois où se rencontrent la végétation alpine et provençale. 

Cet immense espace s’ouvre au pastoralisme, à la balade, la cueillette, la chasse ou simplement à un pique-nique dans la nature. Certains endroits sont pâturés par des troupeaux ovins ou bovins. 

Aujourd’hui, cet espace naturel unique est menacé par le projet photovoltaïque porté par la mairie du village de Volvent en collaboration avec la société photovoltaïque CCE 

 

 

Vue simulée approximative et réaliste depuis la Servelle vers le sud Voir  la carte provisoire. Parc en cours d'agrandissement...

 

Vue simulée approximative et réaliste depuis la Servelle vers le sud
Voir  la carte provisoire. Parc en cours d'agrandissement..

Ce projet prévoit l’installation d’un parc photovoltaïque d’au moins 53 hectares, comprenant 69 000 panneaux solaires chinois (et non 6 900 comme nous l'indiquions par erreur dans un premier temps) et surélevés de 1,2 m à 2,4 m de hauteur posés sur une structure métallique. La surface du parc sera clôturée et pâturée par des ovins. Pour mieux faire passer la pilule, les développeurs qualifient ce projet « d’agrivoltaïque ». Pour cela, 19,93 hectares de forêt seraient défrichés. La réalisation implique un raccordement au réseau d’ERDF par une ligne enterrée de 39 km ainsi que la mise en place de pistes de circulation stabilisées par un matériau plastique de type nid d’abeilles. La société CCE (le développeur) cherche actuellement à augmenter la surface du parc afin d’obtenir une meilleure rentabilité devant les coûts élevés de raccordement, en contactant les propriétaires des parcelles voisines individuellement.

Quels sont les objectifs ?

La mairie de Volvent met en avant la production d’électricité verte, dans un contexte général qui cherche à accélérer la transition énergétique, favorisée par des nouvelles lois (loi APER et décret n° 2024-318 du 8 avril 2024 relatif au développement de l'agrivoltaïsme et aux conditions d'implantation des installations photovoltaïques sur des terrains agricoles, naturels ou forestiers).  Cette production d’électricité servirait à générer des ressources complémentaires pour la commune et maintenir une activité agricole car sa clôture protégerait les ovins des prédateurs. L’agrivoltaïsme n’est-il pas simplement dans ce projet un alibi ? 

On s’interroge sur le manque de transparence à ce stade du projet. Peu d’information, hormis sur le site internet de la mairie, une « vague réunion publique » un mercredi après-midi de septembre. Que cherche-t-on à cacher ?

En réalité, quelles seraient les conséquences de ce parc ?

Ce parc est un projet monstrueux à l’échelle du territoire.

En effet, la commune de Volvent se situe entre Aucelon au nord qui est classé Natura 2000 et Chalancon au sud qui fait partie du PNR des Baronnies provençales (1). Ces communes sont soutenues par l’état et l’Europe pour préserver la biodiversité et la spécificité du territoire (2). La mairie de Volvent a refusé l’adhésion (3) à une zone naturelle protégée alors que la commune se situe entièrement en ZNIEFF classe II, partiellement en ZNIEFF classe I (Zone Naturelle d'Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique). (4). Ce sont des habitats naturels inventoriés en France en raison de leur caractère remarquable. Le parc agrivoltaïque de plus que 50 ha se situerait en grande partie sur la ZNIEFF I, en totalité sur la ZNIEFF II. Cet espace naturel et unique en termes de végétation, flore et faune sera détruit. L’habitat de la faune sauvage vivant dans ce secteur sera perturbé. A noter que ce secteur a été repéré comme l’un des « sites à enjeux ou à forte valeur patrimoniale » par le Conservatoire Botanique National Alpin de Gap-Charance en 2008. (Sources CONSERVATOIRE BOTANIQUE NATIONAL ALPIN DE GAP-CHARANCE, 2008. Secteurs à enjeux et cartographie des habitats. Projet de Parc naturel régional des Baronnies Provençales. 605 p + annexes.) Les plantes sauvages rares (orchidées, anémones, pivoines, tulipes et de nombreuses autres) disparaitront, sans parler des insectes dont l’habitat sera menacé. 

 

 

La fragilité de la végétation existante, sur un terrain caillouteux avec peu d’humus soulève la question de sa survie sous les panneaux. Il est incertain que l’herbe repoussera sans irrigation sous les panneaux, alors que la commune se situe dans un secteur de sécheresse estivale et avec peu de ressources en eau. Quid de la protection incendie ?

Le parc sera visible depuis la vallée et depuis des trois principaux sommets du secteur (Couspeau, Angèle et bien sur la Servelle). Un miroir brillant selon la position de soleil. Personne ne pourra échapper à cette vision.

La réverbération des panneaux, surtout en période estivale, laisse craindre une forte augmentation de la chaleur, dans le secteur du parc et tout autour de celui-ci. D’autant plus que les parcelles se situent en partie dans un cirque exposé au sud. 

Entièrement clôturé, le parc photovoltaïque empêchera l’accès aux pâturages et espaces plus éloignés, nécessitant la création d’un nouvel accès à ces territoires, par la destruction d’autres zones fragiles situées plus en pente.

Ce projet va entraîner une dégradation majeure du paysage de cette zone, condamnant l’intérêt touristique de cette région. Commerces et locations de vacances subiront un effet négatif menaçant leur existence. 

A la fin de la période prévue d’utilisation de 30 ou 40 ans, le démantèlement de ce parc est incertain, laissant ce secteur dégradé pour des générations futures.

Au-delà des conséquences sur l’écosystème et le paysage, on peut fortement mettre en doute le bénéfice du projet pour la commune. Alors que ce projet est présenté par la mairie comme d’intérêt communal, il s’avère que les bénéficiaires sont pour l’essentiel des propriétaires privés. En effet, 73% de la surface du parc appartiennent à des propriétaires privés, dont 38 % à un seul propriétaire. Ce sont eux qui profiteraient des revenus de location et de la production d’électricité, bien plus que la commune elle-même. 

La rentabilité...
La rentabilité financière du projet semble questionnable, car les coûts de réalisation ne seraient amortis qu’après 23 ans de fonctionnement. 

 

 

En conséquence :

Nous demandons aux élus de la commune de Volvent et aux élus de la Communauté des Communes du Diois, de suspendre ce projet et de rechercher des solutions de transition énergétique qui respectent le patrimoine naturel et collectif. 

Nous demandons de stopper la dégradation du patrimoine naturel et des terres agricoles au profit des seuls intérêts privés.                                

Nous demandons à la Chambre d’Agriculture de la Drôme et à la préfecture de la Drôme d’exprimer leur opposition à ce projet surréaliste en accord avec leurs déclarations passées.

Nous demandons à la Chambre d’Agriculture de la Drôme et à la préfecture de la Drôme de créer une instance publique qui répertorie et valide les projets de transition énergétique, afin d’éviter le démarchage anarchique de l’espace naturel.

D’autres solutions de transition énergétique existent comme le modèle des Centrales Villageoises qui favorise une production locale d’énergie qui privilégie une gouvernance citoyenne et s’inscrit dans une réelle logique de territoire.

Ensemble, luttons contre l’artificialisation de la nature sauvage encore épargnée !

Ensemble, préservons La Servelle pour les générations futures en choisissant un avenir durable, au service de tous et non de quelques particuliers ! 

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