ZFE - Préserver, avec cohérence et discernement, le Droit à la Mobilité

Le problème

Mesdames, Messieurs,

La dégradation (destruction ?) constante de l’environnement et de l’intégrité sanitaire de notre quotidien est incontestable. Lutter contre ce phénomène implique forcément un changement de comportement. L’Etre humain étant souvent réfractaire par principe ou tradition au changement de ses habitudes, il doit souvent être « poussé.»

Les Institutions ont ce rôle : identifier et mener les actions nécessaires à l’ensemble des individus qu’elle administre dans l’intérêt commun.

Mais cela doit-il se faire à n’importe quel prix ?

Cela doit-il passer par la mise à l’écart d’une minorité, en occultant sans discernement les spécificités incontournables et bloquantes de chaque situation ? Perçue, bien souvent à raison, comme injuste, incohérente voire moralement discutable, l’application froide de règles avec leur lot de sanctions encourues entrave toute prise de conscience productive, aussi « verte-ueuse » soit-elle.

Supprimer leur droit de circuler, s’ils ne se plient pas aux règles, à des foyers pour lesquels le budget n’est, depuis longtemps, plus celui du plaisir et du superflu mais celui de la (sur)vie, alourdit toujours plus son rapport à un système complexe toujours plus écrasant. 

Aujourd’hui, beaucoup se battent au quotidien pour se loger, s’alimenter, se former, assister ses proches et moins proches, travailler. Pour ceux-là, se déplacer est un droit inaliénable, tout simplement vital, aujourd’hui menacé au nom d’une urgence environnementale et sanitaire, urgence abordée parfois de manière paradoxale.

-       Une ségrégation automobile est rendu obligatoire alors même que la cigarette reste en vente libre ou que l’industrie agroalimentaire et autres continuent d’inonder le marché de produits chimiques, hypercaloriques, non recyclables, énergivores, et abusant de ressources et de logistique sur toute la planète.

-       Les zones fortement urbanisées sont voulues préservées alors que l’on y bétonne à tout va au détriment des espaces verts pourtant salvateurs en santé et en température.

-       Le citoyen est forcé de changer une voiture payée, entretenue pendant plusieurs années, passant sans encombre un Contrôle Technique déjà mis en place pour veiller à un minimum de conformité sécuritaire et environnementale. 

-       Beaucoup de véhicules à bannir consomment entre 3 et 5 l/100km de moins et produisent moins de CO2 que bien des SUV/4x4 urbains ou autres voitures sportives modernes dont le seul critère de vertu est la récence de leur immatriculation ou leur hybridité aux avantages écologiques discutables.

-       L’achat de véhicules électriques est plébiscité alors qu’ils sont réputés plus polluants à produire et à recycler que les véhicules thermiques, que le réseau n’est pas adapté à une alimentation efficiente généralisée. Les augmentations continuelles du prix de l’électricité piège l’automobiliste et l’argument environnemental n’a plus sa place compte tenu des sources d’approvisionnement en énergie à développer pour absorber la demande (centrales nucléaires, éoliennes, import depuis des pays qui usent d’usines à charbon…)

 

Les usagers des véhicules visés et dont la cause est plaidée par la présente démarche, peuvent être des personnes en grande précarité, appartenant à une couche sociale dite « basse…» Mais qu’en est-il des autres, touchées, elles aussi, par ces mesures ? 

-       Les étudiants et jeunes actifs qui n’auront plus accès à des véhicules « petits budgets »

-       Les séniors qui roulent peu et dont un changement de voiture n’est plus une priorité.

-       Les aidants qui assistent et accompagnent des personnes âgées, malades ou handicapées et qui ne bénéficient déjà d’aucune reconnaissance officielle.

-       Les personnes qui vivent et/ou travaillent en ZFE.

-       Les classes « moyennes » qui gagnent souvent trop pour être suffisamment aidées (ce qu’elles ne cherchent pas si ce n’est pas vital) et pas assez pour atteindre et se maintenir dans une sérénité (pas une opulence) financière légitime qui permettrait de se projeter de manière positive dans l’avenir.

 

Les solutions proposées par les Institutions ne sont pas viables pour beaucoup des concitoyens :

-       Transports en commun ? 

Les contraintes de localisations et horaires d’activités ne sont pas toujours compatibles surtout pour les foyers en périphérie de ZFE dont la desserte est limitée. La voiture permet une souplesse et une praticité qui est impossible en transports en commun. Qu’en est-il du droit à un minimum de confort de vie et donc de bien-être social en ne souhaitant pas multiplier par 4 ses temps de trajets quotidiens vers son lieu de travail, temps perdus en correspondances diverses. Comment ne pas prendre en compte la dépose/récupération d’enfants en bas âge sur leur lieu de garde dans un trajet de/vers le travail ou encore l’accompagnement de ceux, plus âgés, à leurs activités sportives, culturelles ou artistiques ? 

-       Acquérir une nouvelle voiture ?

Comment accepter sereinement d’avoir à remplacer un véhicule qui fonctionne parfaitement, répond aux normes du CT et a moins d’impact écologique que bien des véhicules considérés comme vertueux, et surtout ne coûte plus que le carburant, l’assurance et la maintenance ? 

Comment accepter de passer d’une berline dans laquelle on a « investi » pendant des années pour la maintenir dans un état impeccable à une petite citadine inadaptée à ses besoins juste parce que le budget ne permet pas d’acquérir un modèle équivalent ?

Quand bien même un foyer est disposé à en changer, qu’en est-il de ses moyens financiers ? Que ce soit pour 1.000 ou 10.000 €, un endettement est une opération engageante et contraignante qui doit rester un choix libre.

Parallèlement, le législateur n’interdit il pas tout endettement supérieur à 35% de son revenu et menace de sanctionner tout organisme bancaire contrevenant. Que faire alors si un foyer ne répond pas aux critères et qu’aucun organisme n’accorde de crédit ? 

Concernant les aides de l’Etat et des Collectivités, que faire lorsque les ressources excluent un foyer du dispositif parallèlement à son inéligibilité à un crédit ?

Que dire enfin à un parent isolé ou à un foyer avec 2 véhicules concernés pour qui assumer un financement d’un seul est déjà lourd et handicapant ?

Qu’est-ce qui (r)assure un foyer que le véhicule pour lequel on l’oblige à vivre toujours plus longtemps à crédit répondra aux normes des 5 ou 10 prochaines années ?

 

En résumé, que faire pour les administrés et contribuables qui n’entrent pas dans les cases du processus de transition ? Est-il juste et mérité d’être considéré comme un délinquant à mettre au ban de la société pour une norme automobile ? Cela vaut il la chandelle de briser l’employabilité et/ou la vie sociale d'une partie des citoyens ? Est-ce décent, cohérent et constructif pour une société dite civilisée et bienveillante de mettre des foyers dans une situation de « marche ou crève » (sans mauvais jeu de mot) ? Le rapport santé/économie/social sera-t-il réellement le bon ?

 

Certaines solutions existent et d’autres sont possibles pour laisser le temps aux véhicules anciens de vieillir dans la limite du raisonnable pour ensuite laisser la place progressivement aux nouveaux arrivants tout en limitant de façon acceptable leur utilisation :

-       Interdictions permanentes d’accès aux Centres-villes parfaitement gérable par des dispositifs Relais Bus-Tram.

-       Interdictions ponctuelles périurbaines lors de pics de pollution, fortes chaleurs ou événements générant de fortes affluences…

-       Création de zones de tolérances notamment en périphérie de ZFE moins impactée par la circulation et la pollution.

-       Parallèlement, comme durant la période de COVID, inciter les entreprises dont les activités le permettent à généraliser le télétravail afin d’alléger les flux routiers et sanctionner les abus (comme le seront les contrevenants de la vignette qui n’auront pas d’autre choix, la boule au ventre, d’aller gagner leur vie au risque de payer pour cela ou de se faire immobiliser le véhicule.)

 

Notre démarche n’est pas une simple et gratuite contestation « gauloise.» 

Elle est un réel et sincère appel à revoir la dureté d’un dispositif qui marginalise autant les foyers qui sont dans le besoin que ceux dont l’équilibre budgétaire est déjà assez malmené par la conjoncture. Nous ne souhaitons nous extraire d’aucune forme de civisme environnementale et sanitaire, bien au contraire. Nous souhaitons simplement que le processus gagne en souplesse et soutien, soit plus progressif, fédérateur et potentiellement moins répressif.

Nous sommes conscients des enjeux environnementaux mais une règle assimilée dans la souffrance et la contrainte ne sera jamais aussi respectée, admise et efficace que celle mise en place dans le respect du cahier des charges de chacun et l’intérêt de tous, avec cohérence, justesse et bon sens.

Nous nous exprimons simplement pour défendre un droit au déplacement libre. Si des aménagements sont inévitables, la nécessité de participer au maintien de l’effort collectif ne peut se faire au détriment des droits et obligations sociaux et professionnels qui assurent l’équilibre et la sérénité de l’ensemble des foyers, sans distinction, avec un raisonnement plus d’équité que d’égalité.

Nous vous remercions par avance de votre considération dans le traitement d’une préoccupation qui doit toucher tout le monde mais avec plus de discernement.

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Philippe GASSERTLanceur de pétition

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Le problème

Mesdames, Messieurs,

La dégradation (destruction ?) constante de l’environnement et de l’intégrité sanitaire de notre quotidien est incontestable. Lutter contre ce phénomène implique forcément un changement de comportement. L’Etre humain étant souvent réfractaire par principe ou tradition au changement de ses habitudes, il doit souvent être « poussé.»

Les Institutions ont ce rôle : identifier et mener les actions nécessaires à l’ensemble des individus qu’elle administre dans l’intérêt commun.

Mais cela doit-il se faire à n’importe quel prix ?

Cela doit-il passer par la mise à l’écart d’une minorité, en occultant sans discernement les spécificités incontournables et bloquantes de chaque situation ? Perçue, bien souvent à raison, comme injuste, incohérente voire moralement discutable, l’application froide de règles avec leur lot de sanctions encourues entrave toute prise de conscience productive, aussi « verte-ueuse » soit-elle.

Supprimer leur droit de circuler, s’ils ne se plient pas aux règles, à des foyers pour lesquels le budget n’est, depuis longtemps, plus celui du plaisir et du superflu mais celui de la (sur)vie, alourdit toujours plus son rapport à un système complexe toujours plus écrasant. 

Aujourd’hui, beaucoup se battent au quotidien pour se loger, s’alimenter, se former, assister ses proches et moins proches, travailler. Pour ceux-là, se déplacer est un droit inaliénable, tout simplement vital, aujourd’hui menacé au nom d’une urgence environnementale et sanitaire, urgence abordée parfois de manière paradoxale.

-       Une ségrégation automobile est rendu obligatoire alors même que la cigarette reste en vente libre ou que l’industrie agroalimentaire et autres continuent d’inonder le marché de produits chimiques, hypercaloriques, non recyclables, énergivores, et abusant de ressources et de logistique sur toute la planète.

-       Les zones fortement urbanisées sont voulues préservées alors que l’on y bétonne à tout va au détriment des espaces verts pourtant salvateurs en santé et en température.

-       Le citoyen est forcé de changer une voiture payée, entretenue pendant plusieurs années, passant sans encombre un Contrôle Technique déjà mis en place pour veiller à un minimum de conformité sécuritaire et environnementale. 

-       Beaucoup de véhicules à bannir consomment entre 3 et 5 l/100km de moins et produisent moins de CO2 que bien des SUV/4x4 urbains ou autres voitures sportives modernes dont le seul critère de vertu est la récence de leur immatriculation ou leur hybridité aux avantages écologiques discutables.

-       L’achat de véhicules électriques est plébiscité alors qu’ils sont réputés plus polluants à produire et à recycler que les véhicules thermiques, que le réseau n’est pas adapté à une alimentation efficiente généralisée. Les augmentations continuelles du prix de l’électricité piège l’automobiliste et l’argument environnemental n’a plus sa place compte tenu des sources d’approvisionnement en énergie à développer pour absorber la demande (centrales nucléaires, éoliennes, import depuis des pays qui usent d’usines à charbon…)

 

Les usagers des véhicules visés et dont la cause est plaidée par la présente démarche, peuvent être des personnes en grande précarité, appartenant à une couche sociale dite « basse…» Mais qu’en est-il des autres, touchées, elles aussi, par ces mesures ? 

-       Les étudiants et jeunes actifs qui n’auront plus accès à des véhicules « petits budgets »

-       Les séniors qui roulent peu et dont un changement de voiture n’est plus une priorité.

-       Les aidants qui assistent et accompagnent des personnes âgées, malades ou handicapées et qui ne bénéficient déjà d’aucune reconnaissance officielle.

-       Les personnes qui vivent et/ou travaillent en ZFE.

-       Les classes « moyennes » qui gagnent souvent trop pour être suffisamment aidées (ce qu’elles ne cherchent pas si ce n’est pas vital) et pas assez pour atteindre et se maintenir dans une sérénité (pas une opulence) financière légitime qui permettrait de se projeter de manière positive dans l’avenir.

 

Les solutions proposées par les Institutions ne sont pas viables pour beaucoup des concitoyens :

-       Transports en commun ? 

Les contraintes de localisations et horaires d’activités ne sont pas toujours compatibles surtout pour les foyers en périphérie de ZFE dont la desserte est limitée. La voiture permet une souplesse et une praticité qui est impossible en transports en commun. Qu’en est-il du droit à un minimum de confort de vie et donc de bien-être social en ne souhaitant pas multiplier par 4 ses temps de trajets quotidiens vers son lieu de travail, temps perdus en correspondances diverses. Comment ne pas prendre en compte la dépose/récupération d’enfants en bas âge sur leur lieu de garde dans un trajet de/vers le travail ou encore l’accompagnement de ceux, plus âgés, à leurs activités sportives, culturelles ou artistiques ? 

-       Acquérir une nouvelle voiture ?

Comment accepter sereinement d’avoir à remplacer un véhicule qui fonctionne parfaitement, répond aux normes du CT et a moins d’impact écologique que bien des véhicules considérés comme vertueux, et surtout ne coûte plus que le carburant, l’assurance et la maintenance ? 

Comment accepter de passer d’une berline dans laquelle on a « investi » pendant des années pour la maintenir dans un état impeccable à une petite citadine inadaptée à ses besoins juste parce que le budget ne permet pas d’acquérir un modèle équivalent ?

Quand bien même un foyer est disposé à en changer, qu’en est-il de ses moyens financiers ? Que ce soit pour 1.000 ou 10.000 €, un endettement est une opération engageante et contraignante qui doit rester un choix libre.

Parallèlement, le législateur n’interdit il pas tout endettement supérieur à 35% de son revenu et menace de sanctionner tout organisme bancaire contrevenant. Que faire alors si un foyer ne répond pas aux critères et qu’aucun organisme n’accorde de crédit ? 

Concernant les aides de l’Etat et des Collectivités, que faire lorsque les ressources excluent un foyer du dispositif parallèlement à son inéligibilité à un crédit ?

Que dire enfin à un parent isolé ou à un foyer avec 2 véhicules concernés pour qui assumer un financement d’un seul est déjà lourd et handicapant ?

Qu’est-ce qui (r)assure un foyer que le véhicule pour lequel on l’oblige à vivre toujours plus longtemps à crédit répondra aux normes des 5 ou 10 prochaines années ?

 

En résumé, que faire pour les administrés et contribuables qui n’entrent pas dans les cases du processus de transition ? Est-il juste et mérité d’être considéré comme un délinquant à mettre au ban de la société pour une norme automobile ? Cela vaut il la chandelle de briser l’employabilité et/ou la vie sociale d'une partie des citoyens ? Est-ce décent, cohérent et constructif pour une société dite civilisée et bienveillante de mettre des foyers dans une situation de « marche ou crève » (sans mauvais jeu de mot) ? Le rapport santé/économie/social sera-t-il réellement le bon ?

 

Certaines solutions existent et d’autres sont possibles pour laisser le temps aux véhicules anciens de vieillir dans la limite du raisonnable pour ensuite laisser la place progressivement aux nouveaux arrivants tout en limitant de façon acceptable leur utilisation :

-       Interdictions permanentes d’accès aux Centres-villes parfaitement gérable par des dispositifs Relais Bus-Tram.

-       Interdictions ponctuelles périurbaines lors de pics de pollution, fortes chaleurs ou événements générant de fortes affluences…

-       Création de zones de tolérances notamment en périphérie de ZFE moins impactée par la circulation et la pollution.

-       Parallèlement, comme durant la période de COVID, inciter les entreprises dont les activités le permettent à généraliser le télétravail afin d’alléger les flux routiers et sanctionner les abus (comme le seront les contrevenants de la vignette qui n’auront pas d’autre choix, la boule au ventre, d’aller gagner leur vie au risque de payer pour cela ou de se faire immobiliser le véhicule.)

 

Notre démarche n’est pas une simple et gratuite contestation « gauloise.» 

Elle est un réel et sincère appel à revoir la dureté d’un dispositif qui marginalise autant les foyers qui sont dans le besoin que ceux dont l’équilibre budgétaire est déjà assez malmené par la conjoncture. Nous ne souhaitons nous extraire d’aucune forme de civisme environnementale et sanitaire, bien au contraire. Nous souhaitons simplement que le processus gagne en souplesse et soutien, soit plus progressif, fédérateur et potentiellement moins répressif.

Nous sommes conscients des enjeux environnementaux mais une règle assimilée dans la souffrance et la contrainte ne sera jamais aussi respectée, admise et efficace que celle mise en place dans le respect du cahier des charges de chacun et l’intérêt de tous, avec cohérence, justesse et bon sens.

Nous nous exprimons simplement pour défendre un droit au déplacement libre. Si des aménagements sont inévitables, la nécessité de participer au maintien de l’effort collectif ne peut se faire au détriment des droits et obligations sociaux et professionnels qui assurent l’équilibre et la sérénité de l’ensemble des foyers, sans distinction, avec un raisonnement plus d’équité que d’égalité.

Nous vous remercions par avance de votre considération dans le traitement d’une préoccupation qui doit toucher tout le monde mais avec plus de discernement.

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Philippe GASSERTLanceur de pétition

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