Séverine MFrance
18 oct. 2017
Bonjour, Vous êtes nombreux à répondre à l'appel de " #MoiAussi #StopPrescription ". J'essaie de vous lire tous, il m'est difficile de vous répondre à tous. Je tenais seulement à vous le dire : je vous lis. Et comme il faut que la parole enfin libérée soit constructive, des témoignages ou extraits de témoignages sont publiés sur ma page Facebook, anonymement, et chacun peut les consulter à cette adresse : https://www.facebook.com/severine.mayer.auteure/ Ce sont des arguments en faveur de #StopPrescription La proposition de loi qui tend à allonger le délai de prescription à 30 ans au lieu de 20 ans nous place dans l'urgence, car si jamais des modifications de la loi passaient en ce sens, alors il semble évident qu'il y a peu de chance que le gouvernement revienne dessus... Je rappelle que les représentants de Mr Macron n'avaient pas voulu signer la pétition (présentée par les ambassadeurs de Change.org). C'est un "détail" qui compte, nous devons savoir, qu'a priori, notre gouvernement n'est PAS en faveur de l'imprescriptibilité. Nous devons donc, si nous voulons obtenir satisfaction, nous mobiliser auprès de Mme Schiappa, de Mme Belloubet et de toutes les personnes qui, d'une manière ou d'une autre, représentent les citoyens que nous sommes à NOUS ENTENDRE et à prendre cette pétition en considération avant de décider de l'avenir des victimes. L'allongement du délai de prescription est une aberration parce que la prescription elle-même est une aberration ! La seule mesure qui convienne à des actes de barbarie est de les rendre imprescriptibles, et les agressions sexuelles sur mineurs sont des actes de barbarie. Ce sont des actes qui ont des conséquences sur tous les aspects de la vie des victimes, et qui portent atteinte à leur intégrité physique et psychologique. Plusieurs pays dont le Canada et l'Australie ont depuis longtemps adopté l'imprescriptibilité... Le Pays des Lumières resterait donc dans l'obscurité moyenâgeuse, ignorant quelles abjectes conséquences ces actes peuvent avoir sur une VIE ? Ignorant toutes les recherches concernant ces violences qui démontrent l'impact sur la société et l'économie d'un pays, car bien des victimes deviennent handicapées, se retrouvent en ALD, sont obligées de suivre des thérapies couteuses, sont parfois en incapacité de travailler, de subvenir à leurs besoins... Et c'est une aberration car les violeurs d'enfants ne sont pas forcément des vieillards invalides et inoffensifs ! Ce sont des individus susceptibles de récidiver à la moindre occasion, et ça aussi, les témoignages de victimes l'attestent : la majorité des témoignages que j'ai reçus parle d'autres victimes, connues sur le tard (trop tard !), ou pire, de plusieurs générations de victimes par un même agresseur notamment dans les cas d'inceste ou de violences à caractère incestueux... Doit-on accepter que la société protège des criminels sous couvert de prescription ? Doit-on accepter que des pédocriminels se promènent en liberté et soient libres d'agresser d'autres enfants ? NON ! Il est donc indispensable que chaque signataire de cette pétition se mobilise afin de faire passer le message : les décideurs doivent prendre cette pétition en considération parce qu'elle est le reflet de ce que nous souhaitons, et nous sommes près de 178 300 à attendre la fin du délai de prescription ! Ce n'est pas du tout négligeable ! Ces derniers temps, plusieurs médias ou personnalités ont parlé de la prescription SANS JAMAIS CITER CETTE PÉTITION ! Pourquoi ? Je n'arrive pas à obtenir la possibilité de m'exprimer auprès des médias, malgré plusieurs sollicitations... Pourquoi ? Faut-il parler de la prescription sans prendre en considération les centaines de commentaires, de témoignages de victimes (et de proches de victimes) à qui cette pétition a offert un espace d'expression ? Aberration, encore. J'ai contacté par mail les sénateurs Alain Houpert & Cyril Pellevat ainsi que Marlène Schiappa... Nous verrons si une réponse m'est apportée. J'ai tweeté et retweeté encore plusieurs personnalités politiques, des journalistes, des médias... Je vous invite tous à faire de même. Dérangez-les, interpellez-les, dites-leur de nous écouter, de lire cette pétition et les mises à jours, de nous entendre Isabelle Sezionale, Muriel Salmona ou moi afin que nous ayons une chance d'avancer les arguments en faveur de l'imprescriptibilité. Quelqu'un m'a dit que jamais une pétition sur ce sujet n'avait obtenu autant de signatures, et a priori c'est exact, alors nous devons attirer l'attention afin que ça ne soit pas pour rien... Je vais accélérer les envois de la pétition que je prévoyais pour début décembre, afin de fournir à nos interlocuteurs les arguments en faveur de l'imprescriptibilité des violences sexuelles sur mineurs. Encore merci pour vos témoignages, vos nombreux messages de soutien, et votre mobilisation. Continuez à envoyer vos témoignages ou photo (inscription manuscrite sur un papier de votre prénom, votre noms, votre date de naissance et #MoiAussi #StopPrescription à l'adresse suivante contact@severinemayer.com Si vous publiez sur les réseaux sociaux n'oubliez pas les hashtags #StopPrescription #MoiAussi #StopAuDéni A très vite ! Séverine
Copier le lien
Facebook
WhatsApp
X
E-mail