Atualização do abaixo-assinadoPédophilie/Délai de prescription : donnons le temps aux victimes d'obtenir justice !"J'aurais dû t'abandonner"...
Séverine MFrança
16 de set. de 2017
Bonjour à tous, Depuis la dernière mise à jour, nous avons avancé de quelques 230 signatures. C’est le signe que désormais nous n’obtiendrons pas beaucoup plus, en tout cas pas rapidement. Il a fallu presque deux ans pour obtenir 173 225 signatures, une mobilisation continue. Mais c’est remarquable, car jamais une pétition concernant la pédocriminalité n’a dépassé le cap de quelques milliers de signatures. La prochaine étape va donc démarrer, je n’imprimerai les signatures qu’à partir du 15 novembre, quelques centaines de signatures représentant un poids supplémentaire en notre faveur. J’ai acheté mes livres en plusieurs exemplaires (« Stop Prescription, ou la perpétuité des victimes de pédocriminalité » & « La Parole »). J’ai commencé à imprimer et relier les témoignages. Les dossiers seront envoyés dans la seconde quinzaine de novembre et je demanderai aux destinataires de bien vouloir réagir avant le 31 décembre. Je suis plus que jamais déterminée à mener ce combat jusqu’au bout. Cette semaine, j’ai vécu un énième et dernier abandon. De ma mère notamment. Les lignes qui vont suivre sont la dernière fois que je parle de mon vécu personnel. Si j’y fais référence aujourd’hui, c’est pour illustrer ce que subissent des millions de personnes victimes de violences pédocriminelles, notamment incestueuses. Je sais que vous serez nombreux à vous reconnaître dans mes mots. Le plus jeune de mes (1/2)frères va se marier à la fin du mois. Bien que nous n'étions pas fâchés, nous n'étions plus proches depuis que j’ai osé écrire mon premier livre, « La Parole » (2013). Il a toujours prétendu qu’il ne remettait pas en question ce que j’expliquais, mais qu’il était dérangé par le fait qu’on puisse faire le rapprochement entre lui et moi, donc parce qu’il se sentait sali. Je lui ai envoyé un SMS, pour lui dire que je comprends bien que je sois indésirable à son mariage, et lui ai souhaité d’être heureux. Il m’a répondu. Il s’est justifié de ne pas m’inviter (mais sincèrement je ne lui demandais pas !), pour des prétextes douteux, dont un en particulier, qui m’a donné la nausée : ce que je raconte sur « son père ». Il ose appeler ça un père. J’ai bloqué son numéro. Je le renie. Il n’est plus rien. J’ai voulu appeler ma mère avec qui j’avais préféré couper les ponts ces derniers mois, sur conseils du psychiatre qui me suit pour mon Syndrome de Stress Post Traumatique. Pas pour me plaindre de mon petit frère, je sais qu’il pourrait tuer qu’elle lui trouverait des excuses… Ses fils sont sa gloire. Je voulais seulement lui faire savoir que je sais, que c’est à cause de ses mensonges et sa manière d’utiliser et transformer les faits que mes frères ont préféré croire leur « père » innocent, ou en tout cas pas si coupable que ça. Elle ne m’a pas laissé le temps de parler. Elle m’a insultée. Elle a replongé dans le cynisme et l’horreur. Elle a encore dit que je mens, que « ça n’a pas commencé aussi tôt », « ça n’est pas arrivé aussi souvent »… Et elle m’a raccroché au nez. De rage, je l’ai identifiée sur un statut Facebook, visible d’une partie de mes amis concernés de prêt ou de loin par la pédocriminalité. Je voulais qu’elle ose donner publiquement « sa » version. Ses versions en réalité, car elles varient en fonction de ses humeurs. Elle ne l’a pas fait. Elle a préféré dire que j’étale « MA merde » en public. Elle a exigé que mes amis arrêtent de « dire des conneries », dit que ce n’est QUE ma version. Mais elle n’a pas donné sa version. Elle a dit qu’elle ne ME pardonnerait jamais… A sa place, je serais mortifiée et je supplierais pour que mon enfant me pardonne. Pas elle. Elle m’a envoyé un dernier SMS : « j’aurais dû t’abandonner comme ton père, j’aurais eu tous les honneurs ». Comme si elle avait été une mère digne de ce nom, une mère honorable. Si c’est « MA merde », c’est parce qu’elle n’a jamais assumé ses responsabilités de mère. Je ne découvre rien, j'accepte seulement une réalité que je rejetais parce que j'aimais une femme que je prenais pour une maman, malgré tout. Elle est comme ça depuis toujours, vile et toxique. Elle a dévoilée son mépris. En fait, elle a été déstabilisée parce que la dernière fois qu'elle m'a vue, j'étais vraiment suicidaire et en vrac. Elle s'attendait sans doute à ce que je m’effondre, encore. Définitivement peut-être… Bon débarras ? Au lieu de ça je l'ai prise à son propre piège : lui demander de donner publiquement "sa" version des faits. Elle sait très bien que ça ne serait crédible. C'est facile pour elle de donner sa version aux personnes concernées de près comme mes "frères", son dernier "mari", parce qu'ils ont tout intérêt à ce que tout le monde pense que je suis simplement une menteuse. Une folle. Mais comment donner une explication crédible à des mamans qui savent très bien que c'est impossible de ne pas s'apercevoir tôt ou tard de la douleur de son enfant, et que lorsqu'un enfant va mal, le rôle de sa mère est de le soutenir, pas lui enfoncer la tête sous l'eau ? Et quand bien même elle aurait douté, le doute ne doit-il pas bénéficier à son enfant plutôt qu’à un homme alcoolique et violent ? Je la renie. Je renie cette femme et tout ce qu’elle représente de bêtise et de mépris. Sa réaction me motive plus que jamais. Elle a oublié qui elle est, ce qu’elle a laissé faire. Elle a oublié qu’elle a choisi de se vautrer dans la complaisance au lieu de fuir ce monstre et de mettre ses enfants à l’abri dès qu’elle a compris qu’il me violait… Elle a oublié que les autres n’oublient pas, mes enfants et mon mari notamment, qui ont eu le déplaisir d’assister à ses multiples changements d’attitude. Je vais bien. Nous, mes enfants, mon mari & moi, allons bien. Il faut que disparaisse le délai de prescription des violences pédocriminelles. Si je pouvais porter plainte aujourd'hui, ma "mère" serait condamnée pour de multiples motifs. Mes "frères " seraient obligés de regarder la vérité en face. Et en fait, que ce soit clair... Je ne leur demandais même pas de me croire. J'arrive parfaitement à comprendre leur besoin de rejeter les faits, je n'aimerais pas être à leur place. Je leur demandais de se souvenir, en toute objectivité, ce que nous avons vécu sous le même toit : alcool, insultes, coups, privations, crasse. Et de m'écouter sans me juger en considérant que je dis peut-être la vérité... Sans faire passer les apparences avant tout, sans avoir honte ou peur d'être salis. Car si j'avais été entendue et soutenue par les miens, je n'aurais pas passé ma vie à souffrir en quête d'amour et de reconnaissance. Je n'aurais pas écrit de livre et je ne me serais pas lancée dans la croisade contre la prescription. Si c'est un monstre et un seul qui m'a torturée et violée pendant 14 ans, ce sont aussi cette parodie de maman et ces pseudos frères qui ont fait de moi ce que je suis : une femme en colère qui veut une chose, une seule : LA JUSTICE. Je vais bien et je ne lâche RIEN. Je partage cette expérience parce que je pense à tous ces jeunes qui m’ont écrit qu’ils n’osent pas porter plainte de peur de perdre leur famille. Je veux vous dire : peu importe ce que nous disons ou ne disons pas, ces gens nous rejettent, ils nous méprisent. Parce qu’ils sont comme cette mère défaillante et irresponsable qui se cache derrière des mensonges. Ils sont comme ce petit frère, un imbécile pathétique qui m'en veut à moi d'avoir osé raconter le pire plus qu'il n'en veut à son père de l'avoir commis. Ils sont les monstres. Eux, pas nous. A la fin, nous gagnerons. A très vite. Séverine.
Copiar link
WhatsApp
Facebook
Nextdoor
E-mail
X